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  • Manifestation contre un troisième mandat : Des Sénégalais bravent le froid à Genève contre la candidature de Wade

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  • Manifestation contre un troisième mandat : Des Sénégalais bravent le froid à Genève contre la candidature de Wade

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    Dirigée par Moda Mbaye, membre de Rewmi domicilié en France voisine, la manifestation contre la candidature de Me Wade n'a pas attiré grand monde. Déterminés les 10 manifestants, 9 hommes et une femme, ont fait face au froid glacial de la Suisse en plein hiver et en plein air sous la ‘Chaise Cassée’ devant l'entrée principale des Nations Unies pour dire : ‘Non à la candidature inconstitutionnelle du Président Wade’ comme on peut lire sur l'une des banderoles exhibées.

    (Correspondant permanent à Genève) - Des Sénégalais ont fait, hier, mardi, 24 janvier 2012, à 12 heures, preuve de témérité en affrontant le froid et quelques gouttes de pluie pour empêcher la goutte d'eau de trop dans le vase de la candidature du chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, officiellement investi par son parti le Pds et une coalition de partis politiques. Les manifestants sont pour la plupart des membres du parti de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, l'un des candidats face à l'actuel locataire du palais de la République. ‘Non ! Non ! Non ! à la confiscation du pouvoir’, ‘Terminus J-33’, ‘Pour le respect de la démocratie au Sénégal, non au 3e mandat de Wade’, les affiches et banderoles expriment les griefs et autres souhaits des manifestants flanqués de t-shirts rouges pour montrer la sortie au président Wade. Et pour faire un peu de bruits, les mécontents du régime libéral n'ont pas manqué d'idées. En effet, ils se sont munis de vuvuzelas ... rouges.

    Moda Mbaye, l'initiateur de la marche explique que la candidature du président Wade est ‘asociale’, car, dit-il, : ‘Un vieillard est normalement respecté en Afrique mais avec l'attitude de Wade, on se permet d'user de tous les mots contre lui’. Alioune Diouf, représentant de la Cellule d'initiative et d'actions en Suisse rappelle que le candidat du Pds ‘avait promis de réviser la Constitution en 2000. Il avait ainsi signé un pacte avec le peuple sénégalais en bloquant le mandat du Président à deux’. Notre interlocuteur de souligner que ‘ce pacte moral a été rompu car le Président a changé de trajectoire car il veut nous imposer son fils’. Pour sa part, Mouhamed Sall croit que ‘la candidature de Wade est très dangereuse pour le pays. En plus son bilan est désastreux. Par ailleurs, c'est lui qui avait dit qu'il ne pouvait pas se représenter en 2012. J'en conclus dès lors que sa candidature est une violation de la Constitution’. Selon Moussa Cissokho, ‘Wade ne veut ainsi qu'installer son fils à la tête du pays’. Ce dernier se veut catégorique : ‘Nous sommes prêts à nous battre jusqu'à la dernière goutte de notre sang car le Sénégal ne sera jamais une monarchie’.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

    Publié et imprimé à Dakar ce jour par le quotidien privé Walfadjri- Sénégal- Lien: http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=78503

  • Les 54 Etats du continent africain méritent-ils un siège au Conseil de Sécurité ?

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    ibaderthiam.jpgL'Afrique peine, encore, à peser, véritablement, sur le cours des évènements mondiaux. D'éminents intellectuels africains et européens réunis le vendredi 13 janvier 2012 à la Salle 12 des Nations Unies à l'occasion du 7ème anniversaire du magazine panafricain ContinentPremier.Com édité à Genève ont abordé la thématique de « l'Afrique dans la nouvelle géopolitique mondiale : souveraineté et démocratie. ». Extrait de la communication du Pr Iba Der Thiam, agrégé d'Histoire, Médaille d'Or de l'UNESCO, Commandeur de l'Ordre de la Pléiade de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

    (.... )L'Afrique a été découpée en morceaux, à Berlin, en 1885. On l'a colonisée. On lui a imposé le travail forcé, les réquisitions et les corvées, les brimades et les humiliations, l'Apartheid, le néocolonialisme, des accords de partenariat économique injustes, fondés sur l'échange inégal, des élites dirigeantes beaucoup plus soumises aux maîtres occidentaux, qui les ont choisis, qu'aux Etats, dont ils sont originaires (...)

    Certaines puissances, alliées aux pays colonisateurs, en ont profité pour continuer de considérer que les 54 Etats Africains ne méritent pas de jouer un rôle significatif dans la gouvernance mondiale, si bien que l'Afrique est absente du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Elle est mal représentée au sein du FMI et de la Banque Mondiale, ainsi que du G8 et du G20, où elle n'occupe qu'un rôle de figurant.

    Les règles de l'OMC foulent au pied ses intérêts et privilégient ceux des pays riches.

    La Cour Pénale Internationale semble n'avoir été créée, que pour les seuls africains, alors que les tenants de l'Apartheid vivent, voyagent et dorment en paix, comme bien d'autres, dans le reste du monde. Avec un attrait de presse, on a fait de l'Afrique, le continent de la corruption, des élections frauduleuses, de l'incompétence des élites, la patrie du tribalisme, de la dictature, incapable de prendre, seule, en main, son destin..

    A la première crise, on fait appel à l'étranger, au nom d'un droit d'ingérence à géométrie variable.

    suite de l'article ici:http://www.afrik.com/article24557.html

    (Afrik.Com)

    Par le Professeur Iba Der Thiam dont vous verrez la totalité du discours sur :

    http://www.continentpremier.com/?magazine=62&article=1792

  • Gaétan Vannay, responsable de la rubrique internationale de la radio suisse romande : ‘La communauté internationale n’est pas assez forte dans son opposition face à Bachar Al Assad’

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    gaetanvannay.JPG

    Grand reporter, le journaliste suisse était l'un des rares journalistes occidentaux présents en Libye aux durs moments des combats entre les forces de Kadhafi et les rebelles.Il s'est aussi rendu en Syrie, en prenant énormément de risques pour faire son travail de journaliste.Gaetan Vannay a séjourné à Zentan, en Libye les deux dernières semaines de mars et en Syrie, il est resté à Hama du 19 juillet au 3 août 2011.Le lauréat du Prix Jean Dumur 2011 nous raconte ses différentes expériences qui lui ont valu cette auguste reconnaissance.

    GENEVE - Entre les feux de l'Otan, les bombardements des troupes de Kadhafi, les attaques des soldats d'Assad, notre confrère suisse raconte les souffrances des populations. Son travail lui a valu la reconnaissance internationale. Il aurait pu également y laisser sa vie, comme tant d'autres avant lui. Dans son Rapport annuel, rendu public cette semaine, la Presse emblème campagne (Pec) qui avait demandé au Conseil des droits de l'Homme d'assurer la sécurité des journalistes au cours des violences dans la République arabe syrienne, informe au niveau mondial qu'au moins 106 journalistes ont été tués en 2011.


    Massacres en Syrie


    Le journaliste suisse n'atteste pas, durant sa présence en Syrie, des nombreux massacres dont seraient victimes les populations excédées par le pouvoir autocratique du président syrien qui a hérité le pouvoir de son père. Le journaliste n'invente pas des faits. Il raconte ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu, en toute objectivité : 'Moi, ce à quoi, j'ai assisté s'est passé en deux temps. D'abord, ce sont dix jours de manifestations pacifiques et extrêmement bien organisées tous les jours et surtout les vendredis après la prière qui rassemblaient quelques dizaines de personnes. Les manifestations étaient pacifiques, bien structurées et les gens n'étaient pas armés.'
    Quid des bandes armées ? Gaetan Vannay assure qu'il n'a pas vu des bandes armées qui terrorisaient le gouvernement syrien, comme le prétendent les autorités syriennes pour justifier leur violence à l'égard des populations en révolte. Notre interlocuteur poursuit : 'Un matin, j'ai vu arriver des chars et des forces de sécurité à Hama pour commencer la répression. Je les ai vus tirer sur les populations qui essayaient de se protéger comme elles pouvaient.' Gorge nouée, notre interlocuteur se retient, et poursuit comme s'il était investi d'une mission de témoigner, afin que personne ne dise 'je ne savais pas' : 'J'ai vu aussi six ou sept personnes armées du côté des opposants'.

    Lire la suite ici/

    http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_art=77953


    Article publié ce 4 janvier 2012 par Walfadjri-Sénégal, quotidien privé imprimé à Dakar, en page Internationale



    Auteur El Hadji Gorgui Wade NDOYE, journaliste accrédité à l'ONU directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

  • Hilary Clinton à l'ONU: Une sécurité royale pour Mme le Ministre!

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    HILARY.jpgLa Secrétaire d'Etat de la Première puissance mondiale, Mme Hilary Clinton, est à Genève, ce jour. Elle participera à une série de manifestations liées, notamment  aux activités du Haut Commissariat aux droits de l'Homme (célébration de la journée internationale)a, du  Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) etc. Elle donnera ainsi un discours à 18 heures au Palais des Nations. Pour cette femme, pas comme les autres, une sécurité plus que présidentielle est mise en place. J'entre pas ici dans tous les détails et restrictions annoncées à celles et ceux qui se lèvent tous les matins pour aller bosser au siège européen de l'ONU.

    Une sécurité plus que spéciale pour Mme Clinton à l'enceinte même des Nations-Unies. On apprend par ailleurs que des chiens du FBI étaient dans la cité de Calvin il y a quelques jours. Aucun ministre de la planète n'a eu cette protection dans la Maison des peuples du Monde !

    J'ai interpellé, par principe, l'ONU, ce matin lors du briefing régulier réservé à la presse internationale, sur ce traitement différencié. Eh bien la réponse, on se renvoie la balle! «  Il faut voir avec le service de sécurité !». C'est ce qu'on appelle une réponse diplomatique pour vous dire "M. l'impertinent, allez sois un peu cool !"

    Personnellement au delà du caractère spectaculaire de l'événement, je trouve quelque chose de romantique chez les Américains! Non, je suis très sérieux ! Ils se considèrent comme les Maîtres du Monde et ils ne « jouent » pas avec ça, ni leur pays, ni leur drapeau. Hey, amusez-vous à regarder un passeport américain. Il y est écrit que ce passeport appartient à un citoyen américain et nous vous demandons de lui accorder toute assistance en cas de besoin. I like it !

    Et pour des gens qui se sentent lésés pour ce trop de sécurité, ou qui comme moi, revendique l'égalité pour tout humain et en toute circonstance, certains Américains n'hésiteront à vous répondre le plus naturellement possible: " We are a Great Nation !". Cela aussi, j'Adore !

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité aux Nations Unies, directeur de publication du magazien panafricain www.ContinentPremier.Com

  • PROFESSION ? JOURNALISTE À L’ONU.

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    unspecial.jpgUN Special, le magazine des fonctionnaires internationaux à Genève, a par la plume de son rédacteur en chef, Christian David, consacré un article à votre serviteur. Eclairage sur mon parcours, Genève internationale, racisme, travail d'un reporter africain à l'ONU, défense de l'usage du français etc...

    Kiosque de l'ONU : La silhouette dégingandée, l'oreille collée sur son téléphone portable, Gorgui semble pensif en lisant, sur le présentoir, les unes des journaux. Et puis, comme tout le monde le connaît et réciproquement, il croise un regard, et son sourire laisse apparaître ses « dents du bonheur ».

    Par CHRISTIAN DAVID, UNOG

    Gorgui, vous êtes arrivé du Sénégal en 1999, en tant que correspondant à Genève auprès des Nations Unies, quel a été votre parcours ?

    Je suis arrivé à Genève, tout d'abord pour terminer mes études. Pour le passage du siècle en 2000, Genève avait invité un artiste planétaire, Youssou NDour, au sujet duquel j'ai fait un reportage. Les articles sont publiés par « Sud, Quotidien », dont je deviens le correspondant permanent. J'ai rejoint le quotidien national, Le Soleil, l'Agence de Presse, Le Matin du Sénégal, et la radio anglaise, BBC Afrique. Actuellement, je travaille pour Walfadjri. Je suis le premier journaliste sénégalais, correspondant de presse aux Nations Unies. J'anime enfin, depuis six ans un séminaire, « l'Image de l'Afrique dans la presse en Occident - le cas de la Suisse » au centre romand de formation des journalistes suisses (CRFJ), à Lausanne.

    Par vos paroles et vos actions, vous vous êtes révolté à plusieurs reprises contre le racisme ambiant. Comment le percevez-vous dans les organisations internationales (OI), et plus généralement, à Genève et en Suisse ?


    Il est difficile de parler de racisme au sein des Nations Unies qui sont les garants des valeurs universelles. Un fonctionnaire de l'ONU ne peut pas être raciste ou alors, cela constitue une forfaiture. A Genève, j'ai été victime d'actes racistes de la part notamment d'un membre des forces de l'ordre lors du G8. Je dois cependant souligner que j'ai pu en débattre avec Mme Micheline Spoerri, à l'époque en charge du département Justice et police de Genève, et le haut commandement, en compagnie de Jean François Mabut, journaliste à la Tribune de Genève. J'ai, par la suite, participé au groupe de réflexion et d'action contre le racisme créé au sein de la police. J'y étais le seul africain. Je vais peut être enfoncer des portes ouvertes, mais je répète qu'il faut continuer à se battre avec véhémence contre l'absurdité du racisme dans un monde interdépendant et profondément multiculturel.

    La Genève internationale est-elle un rêve ou une réalité pour vous ?


    Je pense que la bureaucratie est présente. Il est essentiel que les grands directeurs des institutions sortent de leurs bureaux. Il faut que les populations suisses et genevoises qui accueillent l'ONU sur leur sol, intègrent cette communauté. Des actions comme les portes ouvertes, la découverte du patrimoine commun, sont incontournables et tout le monde est gagnant. J'en profite pour mentionner que votre magazine UN Special, qui s'ouvre à l'extérieur, met en place la bonne approche. Il existe déjà des activités communes entre missions, organisations et populations, des contacts se créent, des passerelles se bâtissent. Essayons, peut-être ensemble, de demander aux autorités genevoises et onusiennes de multiplier les actes d'ouverture en ce sens.

    Parlez-nous de votre métier de journaliste, des rapports avec vos collègues et des thèmes qui vous préoccupent ?


    Depuis plus d'une dizaine d'années, sans ou avec peu de moyens, j'essaie sans relâche de véhiculer des informations sur l'ONU qui peuvent avoir un impact pour nos pays africains. Les informations que nous recevons par ailleurs des grandes agences sont destinées d'abord aux lecteurs occidentaux. Et l'angle de traitement ne trompe guère. Il est donc important qu'une voix africaine soit audible. Si vous parlez des droits de l'homme, du commerce, il est important que l'Afrique ne soit pas ignorée car ces sujets sont au coeur des préoccupations de notre continent. En tant que journalistes, nous jouissons d'une grande liberté. N'étant pas fonctionnaires de l'ONU, nous constituons une corporation qui donne du dynamisme en interne au système onusien. Les briefings de presse sont véritablement caractéristiques, car ils offrent, par la diversité des collègues, des questions et débats intéressants qui brisent parfois la monotonie et le discours convenu ambiants. L'ONU nous dit beaucoup de choses mais nous ne voyons pas toujours sur le terrain la matérialisation des discours. Notre rôle est finalement de noter les bonnes intentions des Nations Unies et surveiller leur accomplissement. La présence de journalistes des pays du Sud, renforce le caractère universel de l'ONU. Si nous parvenons à crédibiliser l'interaction entre le discours et les actes, tout le monde y gagnera en crédibilité et en visibilité.

    Sur votre carte de visite je peux lire : « L'Afrique est son berceau, le monde est son lit ». Qui est l'auteur de cette phrase ?


    C'est de moi. Nous avons créé un site panafricain à partir des Nations Unies : « continent premier » (www.continentpremier.com). Ce magazine a été officiellement lancé, au club de la presse, le vendredi 23 avril, au cours d'une conférence de presse présidée par la directrice de l'information et de la communication du bureau genevois des Nations Unies de l'époque, Mme Marie Heuzé. Nous voulons parler de l'Afrique mais nous n'avons pas des oeillères. Pour nous la solidarité des peuples n'est pas un vain mot. Toute l'humanité a le même destin, malgré nos différences. Si par exemple une dégradation de l'environnement ou une crise politique se produit quelque part, le monde entier en souffrira.

    Justement, les pays du Sud ne paient-ils pas la facture des pays du Nord en matière environnementale, etc. ?


    Le système capitaliste et mondialiste a pour effet de faire disparaître les ressources de notre planète, tout le monde en pâtit et surtout les plus pauvres. KofiAnnan avait préconisé l'idée du « pollueur payeur » avec son ONG. Les responsables des dégâts doivent assumer pleinement cette responsabilité. Il existe une conscience internationale du respect de la biodiversité et de la gestion des ressources locales. Importer des viandes de l'Europe pour faire vivre des populations, hormis en cas d'urgence, est une absurdité. La production locale est plus saine, elle préserve l'environnement, crée un tissu économique et permet enfin aux populations de rester sur place au lieu de chercher un hypothétique eldorado ailleurs.

    Vous venez d'être nommé Observateur pour l'utilisation du français dans les organisations internationales, quel est votre sentiment sur la manière d'accomplir ce nouveau mandat ?


    Les collègues francophones m'ont fait cet honneur car ils ont compris que j'étais un homme de principes. Je souhaite que l'on recrée l'équilibre entre les langues. Le français aux Nations Unies ne doit pas être courtisé comme une belle femme, c'est une des six langues officielles et une des deux langues de travail. Avec la routine, l'anglais s'est imposé dans la ville de Calvin, Rousseau, Voltaire. Je précise que j'adore la langue de Shakespeare mais je pense qu'à Genève, les gens ne doivent pas avoir honte d'écrire et de parler français et c'est à l'ONU de faire respecter l'équilibre des langues. Je me réjouis d'ailleurs que l'ancien ambassadeur sénégalais, inspecteur du corps commun d'inspection, M. Papa Louis Fall, ait été chargé, par l'Assemblée générale de préparer un rapport sur « la situation du multilinguisme dans les organismes du système des Nations Unies ». Pour nous journalistes francophones, c'est souvent compliqué de restituer la substance de l'information même si nous comprenons parfaitement l'anglais, comment faire par exemple en radio si vous n'entendez pas la voix de l'expert qui répond mais tout le temps celle du journaliste qui traduit ?

    C'est une obligation pour le système des Nations Unies, de pouvoir s'adresser aux peuples dans leurs langues. Il y va de sa crédibilité et d'une bonne compréhension de son message.

    Lien de l'article : http://www.unspecial.org/UNS709/t23.html

    Source : UN SPECIAL- Numéro- 709- Septembre 2011.

     

     

     

     

  • Out of Africa: Une pétition du Cran pour que les Etats africains quittent l'ONU.

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    crisedeFachoda.jpgLE CARREFOUR DE RÉFLEXION ET D’ACTION CONTRE LE RACISME ANTI-NOIR (CRAN)- Observatoire du Racisme anti-Noir en Suisse, demande aux États africains de sortir de l'organisation des Nations Unies. Objectif: DIRE NON AUX INGÉRENCES EXTÉRIEURES ET POUR LE RESPECT DE LA DIGNITÉ ET DE LA SOUVERAINETÉ AFRICAINES! Peut-on lire dans un document qui nous est parvenu. La démarche est-elle la meilleure, est elle venue à son heure?

    « Les derniers événements survenus en Libye viennent à point nommé pour dénoncer de la manière la plus conséquente l’instrumentalisation d’une organisation, l’ONU, créée pour garantir la paix, dans le respect du droit international, en une machine de guerre visant à défendre les objectifs stratégiques de ceux qui la dominent, quitte à sous-traiter ses nouvelles initiatives à l’organisation militaire la plus puissante et la plus guerrière du monde, l’OTAN. Au moment où les Africains sortent d’un bilan mortifère de 50 ans d’indépendance sans souveraineté, ces initiatives sonnent à la fois comme une provocation jubilatoire et une affirmation arrogante d’une volonté de recolonisation, ainsi que de déni de dignité et de souveraineté africaines », écrit le CRAN.

    Le débat est lancé sur ma page Facebook ! A voir ici:

    http://www.facebook.com/gorguiwadendoye

     

    Vous pouvez aussi donner votre avis sur ce blog sur l'espace réservé aux commentaires qui sont ouverts à toutes et à tous.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain

    http://www.ContinentPremier.Com

  • L'Once d'or au cou du pauvre africain !

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    L'once d'or a atteint un niveau historique de 1.750 dollars, jeudi. L'Afrique qui détient le quart de la production mondiale, n'en profitera pas! Pourquoi, parce que nos hommes qui font la politique chez nous ont signé des contrats de maîtres à esclaves avec leurs amis. Ils préfèrent la charité que la valeur du fruit du labeur de leurs peuples.

    La plupart des producteurs de ressources minières ''sont perdants en raison des contrats léonins qui ont, pendant longtemps, caractérisé ce secteur. Ils sont perdants en raison des politiques minières passives qui ont été, pendant longtemps, mises en œuvre. Ils sont perdants du fait des termes contractuels et des arrangements fiscaux défavorables'' regrette un ministre sénégalais dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse nationale. Abdoulaye Baldé, chargé des Mines, de l'Industrie, de l'Agro-industrie et des PME martèle : ''Les gouvernements africains ont conclu des contrats avec des sociétés minières qui prévoient des relations déséquilibrées'' de nature à ''[empêcher] les gouvernements et les citoyens [africains] de maximiser les avantages de l'exploitation minière''.

    Les images de la famine devraient interpeller ce qui reste en nous encore d'humain à défaut de nous obliger à rabattre les cartes pour un jeu plus transparent !

    L'Heure n'est -elle pas venue de rendre justice au Continent africain !

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

     

  • Talla Sylla, candidat à la présidentielle de 2012 : « Les Nations Unies ne doivent pas attendre que le sang coule au Sénégal pour réagir »

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    tallasylla.JPGGENEVE- Présent, à Genève, le 23 juillet,  à la manifestation de protestation contre la  candidature en 2012 du Président Wade, Talla Sylla qui est considéré comme un des martyrs de l’alternance au Sénégal demande au peuple sénégalais de s’inscrire sur les listes électorales et d’éviter « le piège du chaos » dans lequel Abdoulaye Wade qui est « déjà fini » veut installer le pays. Il demande le gel des avoirs présidentiels à l’image de ceux des « dictateurs » et de sa famille. Talla Sylla prend ainsi en témoin les Nations Unies en déposant avec le Mouvement « Notre Sénégal » à la suite d’une manifestation contre la candidature de Me Wade sur la place des Nations, à Genève, précédée du dépôt d’une pétition munie de 10.000 signatures au siège européen de l’ONU.

    Vous venez de déposer une pétition contre la candidature de Wade adressée à Ban Kim Moon, Secrétaire général des Nations – Unies, qu’attendez-vous de la Communauté internationale?

    Je suis ici devant le palais des Nations Unies avec les Sénégalais pour répondre à la manifestation organisée par le mouvement « Notre Sénégal »,   le Collectif « Galgui » et il y a également « M23 » et d’autres mouvements qui ont lancé le même appel. Nous avons eu à déposer une pétition  qui a été signée par 10.000 sénégalais. Il était important de dire au Secrétaire Général des Nations unies à qui nous avons remis la lettre que si le silence de celui qui doit dénoncer est sinon complice du moins responsable des agissements criminels, l’inertie de celui qui doit sanctionner est au minimum un encouragement.

    Que voulez-vous dire plus concrètement ?

    Les  Nations Unies qui sont outillées pour savoir ce qui s’est réellement passé dans notre pays doivent anticiper et ne doivent pas attendre que le sang coule. Les Nations Unies ne doivent pas attendre qu’il y ait le chaos. Il faudrait, en amont, que l’ONU prenne des dispositions, qu’elle soit pro active pour aider le peuple sénégalais dans cette quête parce ce peuple est entrain de poser les actes qu’il faut pour reprendre sa souveraineté. Depuis un certain nombre d’années nous assistons à une perte de cette souveraineté. Notre Constitution de notre pays dit, en son article 3, que la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par l’intermédiaire de ses représentants mais aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de cette souveraineté. En vérité depuis plus de dix ans, les élections sont reportées au Sénégal. Toutes les élections  au Sénégal hormis la présidentielle de 2007 ont été reportées. Il y a eu également par deux fois la prorogation du mandat des députés. Un président de l’Assemblée nationale qui avait un mandat a été balayé par le Président de la République. Le président de la Commission nationale autonome a été poussé à la démission. Ce sont là autant d’actes qui ne sont pas exhaustifs et qui démontrent que ceux qui sont au pouvoir ont confisqué la souveraineté du peuple sénégalais. Alors tout ce qui se passe depuis cette date historique du 23 juin 2011 prouve que le peuple sénégalais a décidé de reprendre la main et de reprendre sa souveraineté.

    Vous demandez l’implication de l’ONU mais comment allez-vous faire vous concrètement au sein de l’opposition pour répondre aux Sénégalais qui disent que vous devez vous unir  pour faire partir Maître Wade ?

    Vous savez l’unité de l’opposition n’est qu’une modalité pour unir le peuple. Si les organisations d’opposition refusent de s’unir, c’est au peuple qui a le plus intérêt à cette unité de rester uni pour que le Sénégal soit sur les rails. Nous avons pour notre part toujours interpellé ce peuple et nous continuons à l’interpeller. Aujourd’hui il réagit et nous sommes entrain d’assister à une révolution. Au fond la révolution c’est un mouvement qui met en branle d’énormes masses humaines qui prennent en charge leur propre destin. Le Sénégal est en révolution quand au mois de mars dernier, ceux qui sont au pouvoir avaient parlé de coup d’Etat, nous leur avions dit nous allons vous offrir une révolution et ce sera votre pur cauchemar.  Ils sont entrain de vivre une révolution démocratique et c’est à nous hommes politiques d’être modestes et d’être à l’écoute du peuple. Il ne faudrait pas être tenté de récupérer un tel mouvement  et de ne rien faire qui tente de créer la zizanie dans le pays, de ne rien faire qui puisse installer le chaos dans le pays. Wade est fini et puisqu’il est fini, c’est lui qui a intérêt à installer le chaos pour s’en sortir. Nous devons être vigilants et très organisés pour encadrer le processus de son départ. C’est ce qui entrain de se passer. J’espère que nous trouverons les passerelles nécessaires au niveau de la classe politique et citoyenne.

    Wade propose d’organiser des élections anticipées qu’en dites-vous ?

    La Constitution permet au président de la République de démissionner. Il n’a donc pas besoin de notre avis pour démissionner. Je veux dire que si Abdoulaye Wade démissionne aujourd’hui ou demain on aura une élection présidentielle anticipée quelque soit le contexte. Il n’a qu’à démissionner et n’a pas besoin de nous demander notre avis ni de proposer une élection anticipée.  Pour le reste nous ne pouvons que demander à nos concitoyens d’aller s’inscrire sur les listes électorales. Il faut organiser des journées de mobilisation pour que les gens aillent s’inscrire et retirer les cartes d’identité et d’électeurs et se tenir prêts pour ne pas être surpris. C’est cela notre message.

    Cela fait longtemps que vous n’êtes pas au Sénégal, quel message de solidarité envoyez-vous à vos collègues de la politique et au peuple dont une partie manifeste au même moment que vous sur la place de l’Obélisque ?

    Cela fait quelques années que j’ai acquis la conviction que la diaspora sénégalaise a un grand rôle à jouer dans les changements à venir. Je suis donc dans une tournée des pays où des Sénégalais sont installés que ce soit en Afrique ou en Europe comme en Amérique ou ailleurs. Je rencontre nos compatriotes avec qui je mène des échanges pour voir comment organiser leur implication dans ce processus que nous avons tous en partage  et qui va nécessairement conduire au renouveau du Sénégal.

    Propos recueillis, à Genève, par El hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine  panafricain en ligne  (ContinentPremier.Com)