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  • "Unissons-nous pour prévenir l’extrémisme violent", par Ban Ki-moon Secrétaire général des Nations Unies

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    L’extrémisme violent porte directement atteinte aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies et menace gravement la paix et la sécurité internationales.

    Des groupes terroristes, parmi lesquels Daech et Boko Haram, n’hésitent pas à enlever des jeunes filles, bafouer systématiquement les droits des femmes, détruire des biens culturels, travestir les valeurs pacifiques qui sous-tendent les croyances religieuses et assassiner brutalement des milliers d’innocents dans le monde entier.

     

    Ces groupes attirent comme des aimants les combattants terroristes étrangers, qui succombent facilement à leur rhétorique simpliste et séductrice.

    L’extrémisme violent ne vise pas uniquement une religion, une nationalité ou un groupe ethnique. De fait, aujourd’hui, la grande majorité des victimes qu’il fait de par le monde sont musulmanes.

    Pour combattre ce fléau, il nous faut donc adopter une stratégie concertée et prendre des mesures de nature à résoudre le problème plutôt qu’à l’exacerber.

    Force est de constater, sur la base de nos nombreuses années d’expérience, que le manque de détermination et l’adoption de politiques à court terme musclées, axées exclusivement sur la sécurité et faisant peu de cas du respect des droits de l’homme ont dans bien des cas aggravé le phénomène.

    Ne perdons pas de vue que ce que les groupes terroristes veulent, ce n’est pas seulement semer la violence, mais aussi déclencher en retour une réaction excessive.

    Il nous faut donc agir calmement et avec bon sens, et ne pas nous laisser gouverner par la peur, ni provoquer par ceux qui cherchent justement à exploiter ce sentiment.

    Gardons-nous, au motif de combattre l’extrémisme violent, de prendre des mesures qui risqueraient au contraire de l’encourager. Ce mois-ci, j’ai présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies un Plan d’actions pour la prévention de l’extrémisme violent, dans le cadre duquel je propose des mesures concrètes et globales visant à lutter contre les facteurs qui contribuent à ce fléau, et en particulier aux formes d’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme.

    Le plan d’actions contient plus de 70 recommandations concernant l’adoption de mesures concertées aux niveaux mondial, régional et national. Ces mesures sont axées sur cinq principes étroitement liés :
    Premièrement, il faut donner la priorité à la prévention.

    La communauté internationale est incontestablement fondée à se défendre contre l’extrémisme violent en utilisant les moyens légaux à sa disposition, mais pour éliminer ce fléau une fois pour toutes, elle doit avant tout en combattre les causes.
    S’il n’y a pas qu’un chemin qui mène à l’extrémisme violent, nous savons néanmoins que ce phénomène se propage surtout dans les régions où les droits de l’homme sont foulés aux pieds, les possibilités de participation à la vie politique sont très limitées, les aspirations de la population à une société sans laissés-pour-compte sont ignorées et un trop grand nombre de citoyens, et en particulier de jeunes, manquent de perspectives susceptibles de donner un sens à leur vie.

    Comme nous le constatons en Syrie, en Lybie et ailleurs, l’extrémisme violent rend les vieux conflits encore plus difficiles à régler.

    Nous savons que certains éléments doivent nécessairement être réunis si l’on veut réussir à régler le problème, à savoir la bonne gouvernance, le respect de l’état de droit, la participation des citoyens à la vie politique, l’accès à une éducation de qualité et à des emplois décents et le respect plein et entier des droits de l’homme.

    Nous devons prendre conscience du rôle que les jeunes peuvent jouer dans la consolidation de la paix et faire un effort tout particulier pour engager le dialogue avec eux. Renforcer le pouvoir d’action des femmes et protéger leurs droits doit également figurer parmi nos priorités.
    Deuxièmement, il faut gouverner avec intégrité et mettre en place des institutions publiques dignes de ce nom.

    Les idéologies vénéneuses ne naissent pas par hasard. L’oppression, la corruption et l’injustice nourrissent la rancœur; or, les extrémistes sont très doués pour cultiver le sentiment d’exclusion.

    C’est pourquoi je demande instamment aux dirigeants de redoubler d’efforts pour faire en sorte que les institutions publiques soient largement représentatives et véritablement tenues de rendre des comptes à la population, et continuerai à les engager à entendre les doléances des citoyens et à prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à toutes lacunes.
    Troisièmement, la prévention de l’extrémisme et la promotion des droits de l’homme vont de pair.

    Bien trop souvent, les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme ont négligé les éléments fondamentaux que sont les garanties d’une procédure régulière et le respect de la légalité.

    On s’appuie fréquemment sur des définitions larges du terrorisme ou de l’extrémisme violent pour ériger en crime les actes légitimes de groupes d’opposition, d’organisations de la société civile et de défenseurs des droits de l’homme. Ce type de définitions ne doit pas fournir un prétexte aux gouvernements pour réprimer les critiques ou museler leurs détracteurs.

    Encore une fois, les extrémistes violents cherchent délibérément à provoquer des réactions excessives. Ne tombons pas dans le piège.
    Quatrièmement, il faut adopter une stratégie de mobilisation totale.

    Le plan d’actions repose sur une stratégie qui vise à mobiliser les pouvoirs publics dans leur ensemble.

    Il s’agit de briser les barrières qui empêchent de coordonner les actions menées en faveur de la paix et de la sécurité, du développement durable et des droits de l’homme et l’action humanitaire aux niveaux national, régional et mondial – y compris au sein de l’Organisation des Nations Unies.

    Le plan d’actions tient par ailleurs compte du fait qu’il n’existe pas de solutions passe-partout. Nous devons aussi mobiliser la société dans son ensemble – les chefs religieux, les dirigeantes, les responsables de groupements de jeunesse actifs dans le monde des arts, de la musique et du sport, ainsi que les médias et le secteur privé.
    Cinquièmement, il faut mobiliser le système des Nations Unies dans son ensemble.

    J’ai l’intention de renforcer la démarche coordonnée adoptée à l’échelle du système des Nations Unies pour aider les États membres à s’attaquer aux causes de l’extrémisme violent.

    Le plan d’actions est avant tout un appel urgent à agir de concert pour lutter contre ce fléau dans toute sa complexité.

    Engageons-nous ensemble à forger un nouveau partenariat mondial pour prévenir l’extrémisme violent.

     
    Par Ban Ki-moon
    Secrétaire général des Nations Unies
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  • Genève et l'Accueil des Migrants: Le saviez-vous?

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    Anne Emery Torracinta, Christina Kitsos, Migrants, Accueil, DIP, Conseil d'Etat, AllophonesAnne_Emery-Torracinta.jpgDepuis leur création, en 1968, les classes d’accueil proposent les matières suivantes : français, allemand, anglais, mathématiques et « connaissance du milieu » (cours combiné de géographie et d’histoire en relation avec Genève et la Suisse). A ces matières s’ajoutent des cours de langue maternelle qui sont organisés dès que l’effectif atteint 10 élèves pour une langue donnée. En effet l'article 4, al. 4, du concordat HarmoS du 14 juin 2007 stipule: « En ce qui concerne les élèves issus de la migration, les cantons apportent, par des mesures d'organisation, leur soutien aux cours de langue et de culture d'origine (cours LCO) organisés par les pays d'origine et les différentes communautés linguistiques dans le respect de la neutralité religieuse et politique».


    Continent Premier, le site Francophonu.ch de l'Association suisse des Journalistes francophones invitent Mme Chritina Kitsos (photo 1), chargée des affaires migratoires République et canton de Genève Département de l'instruction publique, de la culture et du sport à nous parler de l'accueil des élèves allophones nouvellement arrivés à Genève, appelés aussi primo-arrivants. de même Mme Kitsos nous parlera plus généralement de la politique d'intégration genevoise de cette cohorte d'élèves dont le nombre ne cesse d'augmenter au vu du contexte géopolitique international alors que les moyens ne suivent pas toujours.

    Notons par ailleurs, à la suite de Mme Anne Anne Emery-Torracinta, Ministre en charge de l'instruction publique que " le Conseil d'Etat garantit à Genève l'accès à l'école obligatoire aux enfants sans papiers en dépit d'une politique fédérale fort restrictive et injuste". " Ce droit est maintenant reconnu dans toute la Suisse et ces enfants ne restent plus hors de l'école", disait elle le 20 novembre dernier, à l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant Pour Un Monde Plus Juste. Genève est une pionnière en Suisse, un pas sur les traces d'Henri Dunant, père fondateur de la Croix rouge et grand Humaniste.

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  • Burundi, nous ne devons pas nous taire face au génocide rampant !

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    Burundi, Génocide, Conseil de sécurité, Droits humains, charniers, Le Président burundais se dit chargé d'une mission divine ! Voici ce que lui sert le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme des Nations Unies : "Il est désormais tout à fait clair qu’une enquête indépendante, approfondie, crédible et impartiale est nécessaire sans délai", dans un communiqué reçu par Continent Premier.


    GENEVE - (SUISSE)- Zeid Raad Zeid Al-Hussein, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a averti, ce vendredi 15 janvier 2015, que de nouvelles Nkurunziza, Zeid, tendances très préoccupantes étaient en train d’émerger au Burundi, y compris des violences sexuelles commises par des membres des forces de sécurité et une forte augmentation des disparitions forcées et des tortures. Il a aussi réclamé une enquête urgente sur les événements qui se sont déroulés à Bujumbura les 11 et 12 décembre 2015, y compris sur l’existence possible d’au moins neuf charniers.

    « Les attaques du 11 décembre contre trois camps militaires et les violations des droits de l’homme à grande échelle qui ont suivi semblent avoir déclenché des tendances nouvelles et profondément perturbantes de violations des droits de l’homme », a déclaré le Haut-Commissaire.

    Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré que, selon de multiples témoins, de nombreuses dépouilles auraient été transportées hors des quartiers où se sont déroulées les opérations de recherche des 11-12 décembre pour être emmenées vers des lieux inconnus. 

    De plus, a-t-il dit, des témoins ont rapporté qu’au moins neuf charniers existeraient à Bujumbura et dans ses environs, y compris un dans un camp militaire, et qu’ils contiendraient au moins 100 corps, tous de personnes qui auraient été tuées le 11 décembre 2015. 

    Il a aussi été signalé que, dans certains cas, des membres des Imbonerakure auraient forcé des personnes à creuser des fosses, soit sous la menace d’être elles-mêmes exécutées, soit avec la promesse d’être payées. Des rapports indiquent aussi que certaines d’entre elles auraient ensuite été effectivement exécutées. 

    « Mon organisation est en train d’analyser des images satellite afin d’apporter des éclaircissements sur ces allégations très graves ». « Tous les signaux d’alarme, y compris celui d’une dimension de plus en plus ethnique de la crise, sont en train de virer au rouge », a martelé Zeid Ra’ad Al Hussein, selon la même source. 

    Rappelons qu'Adama Dieng, le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide, confiait, en marge de la tenue d'une session spéciale sur le Burundi, être « très inquiet de la manipulation de l’ethnicité à la fois par le gouvernement et l’opposition », dans le but de dresser hutus et tutsis les uns contre les autres. Dans un entretien accordé à Alpha Diallo de la Radio des Nations-Unies, à Genève, Adama Dieng plus que préoccupé, ne mâchait pas ses mots : " les discours de haine et la rhétorique utilisés actuellement au Burundi ressemblaient à ceux observés au Rwanda voisin avant le génocide de 1994".

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du Magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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  • Deux éléments: Arrestation Oumar Sarr-PDS - Sénégal. Déchéance de la nationalité aux bi nationaux- France.

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    Macky Sall, Francois Hollande, Nicolas Sarkozy, Abdoulaye Wade, Oumar Sarr, PDS, Sénégal, FranceI - Sénégal: L'arrestation d'un leader de l'opposition, Oumar SARR, PDS, parti du président Abdoulaye Wade, à la suite de sa reprise inintelligente, inélégante et irresponsable des propos erronés du journal Le Monde.fr me paraît bien inopportune ! Je voudrais demander humblement au Président Macky Sall de le faire libérer. Que mes amis qui lisent ce texte et qui sont proches du cercle présidentiel le lui disent ! Oumar Sarr a bien commis une faute pour quelqu'un qui est censé apporter pourquoi pas une alternative à la politique du Président Sall mais le mettre en prison n'est pas digne de notre Démocratie. Sur encore la question de Lamine Diack, il nous faudrait fondamentalement : 1- savoir si, effectivement, il a financé avec cet argent des partis ou des individus, et le dire c'est réfléchir sur les sources du financement des partis politiques, de la société civile et de certains individus dans notre pays. Par ailleurs, et si lamine Diack avait trompé tout son monde ( les gens savaient-ils, leur avait il dit qu'il a touché de l'argent de l'athlétisme pas propre ? A t-il réellement dépensé cet argent pour la " bataille de Dakar" comme il l'aurait déclaré? Cela mérite aussi d'être bien posé; de même et s'il était finalement aussi blanc comme ses cheveux dans cette Histoire? Bravo au journaliste Alassane Diop de RFM qui a posé la question du financement des partis dans son émission. Les Sénégalais ont le droit et devoir de savoir !

    II- France: Sur la déchéance de la nationalité aux binationaux. Le Président François Hollande, a été mal inspiré. Certes, la lutte contre le terrorisme doit être "impitoyable" et tout le monde doit resté vigilant, mais j'ajouterai surtout cher François que la lutte doit être très intelligente. La mayonnaise du FN de Marine Le Pen risque de faire glisser beaucoup d'hommes politiques vers des sentiers sinueux. Il n y a pas de justice là où il n y a pas d'égalité. Tous les criminels doivent avoir le même traitement face à la Loi. la division de la société française qui est arrivée à un niveau indécent avec Nicolas Sarkozyde Nagy Bocsa, risque de se creuser davantage avec cette décision ministérielle du Gouvernement dit de gauche. S'il y a une valeur ajoutée politique à cette mesure très indélicate, elle ira seulement au FN. Et ce serait fort bien dommage pour la France!

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  • Corruption athlétisme: Le fils de Lamine Diack nie tout, selon la BBC

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    Massata Diack, Lamine Diack, BBC, iaaf, corruption, athlétismeMassata, le fils de Lamine Diack, l'ancien président de l'IAAF inculpé pour corruption en France, a déclaré à la BBC qu'il rejette toutes les accusations. Pour lui toute cette Affaire vise à salir le travail effectué par son père. Le fils de Lamine Diack dit être au Sénégal. "Je ne vais pas disparaître du Sénégal où je vis", précise-t-il. A ses yeux, si la justice fait son travail, les enquêteurs comprendront que Lamine Diack n'a rien fait".

    Lire plus bas son entretien avec la BBC.

    http://continentpremier.com/?article=2053&magazine=86

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  • Burundi : la nouvelle alerte du Conseil des droits de l'homme pour éviter une guerre civile

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    Burundi,  ONU, UNICEF, GENOCIDE, Alpha Diallo, Zeid, Elisa Nkerabirori, Adama Dieng,L’ONU et en particulier le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme ne cache plus leur inquiétude face à la terrible situation au Burundi. Un pays qui semble avoir franchi un pas de plus vers la guerre civile. En témoignent ces 400 personnes tuées depuis le 26 avril, ces 3500 arrestations en lien avec la crise politique actuelle et ces 220.000 réfugiés auxquelles s'ajoutent de nombreux déplacés internes.

    Au Conseil des droits de l'homme de l'ONU ce jeudi à Genève, le Haut-Commissaire Zeid a réclamé une action vigoureuse de la communauté internationale pour éviter une autre guerre civile au Burundi.

    « La situation au Burundi est explosive et le pays est sur le point de basculer dans la guerre civile ». Devant le Conseil des droits de l'homme, le Chef des droits humains de l'ONU s'est inquiété de l’escalade de la violence dans ce pays où au moins 400 personnes ont été tuées depuis le 26 avril dernier. Selon Zeid Ra'ad Al Hussein, le carnage du week-end passé à Bujumbura a confirmé l'étendue des violences et des intimidations qui sont en train de renvoyer le Burundi vers un passé profondément troublé, sombre et horriblement violent. C'est pourquoi, il rappelle que « le temps des réponses fragmentaires et des petits bricolages est terminé ». La situation au Burundi réclame une réponse robuste et décisive de la part de la communauté internationale. Une façon de mettre chacun devant ses responsabilités afin d'éviter une guerre civile qui pourrait avoir des connotations ethniques graves et des conséquences régionales alarmantes.

    Face à ce sombre tableau décrit par le Haut-Commissaire Zeid, la Représentante du Burundi a dénoncé les propos de certaines personnalités étrangères qui délibérément déguisent la réalité sur la situation à Bujumbura.  Elisa Nkerabirori, du Ministère des droits humains du Burundi a souligné que « la convocation de cette session trouverait fondement aux dires des représentants de certains pays occidentaux dans la prévention des massacres à grande échelle, voire d'un génocide dans un futur proche. Elle a rappelé « qu'il y a des termes que l'on n'emploie pas à la légère ».

    De son côté, l'Union africaine plaide pour un véritable dialogue inter-burundais et ce dialogue politique inclusif est la seule solution pour mettre fin à cette crise au Burundi.

    Photo: Un jeune garçon burundais réfugié dans un camp de Nyarugusu, en Tanzanie (UNICEF/R. Beechey)

    (Mise en perspective d'Alpha Diallo, Nations-Unies, à Genève ; avec des extraits sonores du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein ; et Elisa Nkerabirori, du Ministère des droits humains du Burundi)

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  • Stromae s'est marié !

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    STROMAE, FORMIDABLE, SUBINFO, CONTINENTPREMIER, MARIAGE,BELGIQUEA 30 ans, Mr. Formidable, s'est marié, en toute discrétion, le 12 décembre 2015, en Belgique. "Une raison de plus de le trouver Formidale ! Le chanteur Stromae, de son vrai nom Paul Van Haver, s'est offert un beau cadeau de Noël avec un peu d'avance", selon SudInfo.be qui a décroché le scoop! 


    Stromae a épousé sa chérie Coralie Barbier, qui est aussi sa styliste. 


    Gorgui et Continent Premier.Com lui souhaitent ainsi qu'à l'heureuse élu un très bon ménage et une vie for mi da ble! AmiIn.

     

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com.

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  • Un beau dimanche ! Enfin, le FN a perdu !

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    Marine Lepen, FN, France, Sénégal, Afrique, régionales, Nicolas SarkozyUne défaite est une défaite et tant mieux pour l'image de la France. Laisser un parti ouvertement raciste envahir comme cette peste la Métropole a été, aurait été, serait une grave erreur. Cependant notons que le Clan Le Pen qui a régné de manière éphémère en France durant cette semaine brunie par des discours hallucinants où Marine a cru bon de s'attaquer à la Coopération internationale en nommant un grand pays comme le Sénégal qu'elle a essayé de ridiculiser. Mais c'est mal connaître la FORCE DES LIENS FAIBLES. On ne s'attaque pas au Sénégal quand on est Français ! C'est mal connaître ce pays, ses hommes et ses ressorts.

    En réalité la jeunesse francophone en a marre de cette arrogance qui veut que l'Afrique n'est qu'une mendiante qui doit sa survie à la générosité de l'Occident. On peut bien en rire, aujourd'hui comme hier quand on sait ce qui se passe, quand on comprend comment nos pays sont soumis à un diktat qui fait qu'ils nourrissent ceux qui profitant de leurs médias déclament leur fièvre généreuse. Surtout c'est incongrus quand on s'appelle la France et ce depuis des siècles ! Le problème ce sont les dirigeants et autres politiciens heureusement que beaucoup de citoyens ne sont pas dupes et ne se laissent plus berner par tant de mensonges! 

    C'est l'occasion de dire aussi à Nicoals Sarkozy de rectifier le tir. Ce que nos aînés ont toléré par amitié, par égard par humilité les nouvelles générations d'Africaines et d'Africains ne le toléreront pas.

    Bravo à tous les Français notamment à ceux d'origine coloniale qui ont lavé l'Affront lépéniste. Soyez encore vigilants et maintenez le Cap. Impliquez vous vraiment dans la politique et faites vous entendre. La démocratie est loin d'être parfaite notamment quand une majorité se croit au dessus de Tout mais elle offre aussi des portes et des fenêtres d'accès à la gestion de la Cité qu'il vous faudra saisir afin de ne plus être les dindons de la FARCE. 

    Le réveil républicain de ce dimanche 13 décembre devrait aussi servir à faciliter le dialogue social, renforcer la République et l'ancrer dans des valeurs inclusives, venir en aide aux jeunes de France désemparés par le chômage, en quête de plus de considération ... 

    Pour l'Afrique française, ce qui s'est passé dimanche dernier devrait nous faire ouvrir les yeux car bien sûr elle est là la lame de fond (Plus de 6 millions de Français ont voté pour le FN), les idées de Le Pen gagnent des esprits le plus souvent déconnectés d'une certaine réalité complexe du Monde.

    A nos hommes politiques de s'engager aujourd'hui plus que jamais pour se libérer de toute forme de joug et d'investir leur énergie pour les populations longtemps humiliées et utilisées pour des combats qui n'étaient pas les leurs. Le sang versé par les Africains du Maghreb comme de l'Afrique sub-saharienne ne soit pas passé par pertes et profits. Au delà du sang l'Afrique donne, a trop donné continue à donner et son humiliation doit s'arrêter.

    Lève toi Afrique et apporte ce supplément d'âme qui manque tant à ce monde où tout s'effondre !

     

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais, directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com

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  • GENEVE: "Ainsi périssent les ennemis de la République"

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    2015 Escalade, Genève, Mère Royaume, 1602, Duc de Savoie, Terrorisme, Envahisseurs

    La Marmite est cassée ! Mère Royaume est ressuscitée, Genève est restée libre!

    Pendant qu'on y est : la Fête de l'Escalade symbolise la défaite du Duc de Savoie (Nb: "A l'époque de l'Escalade, la Savoie c'était l'italie et le Saint Empire Romain Germanique", précise Philippe Souaille​). Il est vrai que le Roi de France Henri IV informé de la victoire des Genevois les "félicite d'avoir déjoué l' offensive du duc de Savoie et les assure de son aide en cas de nouvelle attaque", écrit l'Etat de Genève. Charles-Emmanuel Ier avait lancé son attaque dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 et voulait s'emparer de ce qui sera notre Canton-Planète !

    L'envahisseur a perdu comme les terroristes perdront!

    Que vive la République !
    Que Vive l'Humanité!

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais accrédité auprès des Nations-Unies-Genève.

    Directeur du magazine panafricain et francophone en ligne www.ContinentPremier.Com

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  • ALERTE TERRORISTE: ONU TOUT SE PASSE BIEN

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    IMG_0542.jpgJe vais très bien (selfie il y a 2 min de mon bureau)! A tous les Amis et Amies qui me font l'Honneur de s'inquiéter de la situation au Palais des Nations-Unies, je dis tout se passe bien. La vie continue.


    La sécurité onusienne est professionnelle, s'est renforcée et ne donne aucun signe d'énervement. Mieux, dehors des Tibétains sont entrain de manifester !
    Tout est sous contrôle, in cha Allah.


    Les terroristes, leurs commanditaires, leurs financiers, leurs supporters, ne gagneront pas ! Ils ne gagneront pas! Ils ne gagneront pas !

    Le reste aux responsables politiques de ce monde d'être au service des populations ... à la Hauteur de leur Mission: RENDRE CE MONDE PLUS HUMAIN. Tout autre discours ne mènera à rien !

    El Hadji Gorgui Wade NDOYE, ContinentPremier.Com

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  • VIGILANCE CONTRE LES BARBARES: L'ONU SORT SES ARMES !

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    SOYONS VIGILANTS: DES BARBARES SERAIENT SUR NOTRE SOL !

    POLICE GENEVE, BARBARIE, TERRORISME, ONU, ALERTE,Dans le cadre des investigations menées suite aux attentats de Paris, tant sur le plan international que national, la police genevoise et ses partenaires recherchent activement des personnes dont le signalement a été fourni par la Confédération, lit-on dans un communiqué du Département de la Sécurité, parvenu à la Rédaction de ContinentPremier.Com. La police genevoise, sur la base de ces informations, augmente son niveau de vigilance et renforce l’engagement de ses agents sur le terrain.
    "Les autorités genevoises ont reçu hier après-midi de la part de la Confédération le signalement d’individus suspects susceptibles de se trouver à Genève ou dans la région genevoise. Des investigations sont menées en étroite collaboration avec les services nationaux et internationaux afin de pouvoir localiser et interpeller ces individus", poursuit notre source.

    Au Palais de l' Organisation des Nations unies, à Genève, le Service de sécurité est en alerte maximum, gilets par balles, arme lourde notée ici et là.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye Bis, directeur des publications magazine panafricain en ligne wwwContinent Premier.Com.

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  • Pour la scolarisation des enfants syriens au Liban: LENA CHAMAMYAN en Concert au Victoria Hall

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    Lena Chemamya,  Syrie, Arménie, Liban, Suisse, Librairie arabe, Olivier, Demain, samedi 5 décembre, à 20 heures, au Victoria Hall, la chanteuse syro-arménienne, Lena Chamamyan donne un concert caritatif au profit des enfants de Syrie réfugiés au Liban.  L'artiste est considérée comme une pionnière qui montre la capacité d’une femme orientale à vivre sa passion et à prendre en main son destin d’artiste.

    Lauréate de nombreux prix dans le monde arabe, en trois albums, dont le dernier fut entièrement écrit et arrangé par elle,  elle forge un style unique, alliant la tradition de l’Orient, du lyrique et du jazz.

    Dans une note reçue par ContinentPremier.Com, on apprend qu'après les albums Asmar Ellon et Shamat, basés sur des chansons folkloriques réarrangées, Lena a donné de nombreux concerts à travers le monde et a eu la chance de rencontrer différents musiciens et un public diversifié.

    En 2011, secouée par la souffrance du peuple dans son pays, la Syrie, et le monde arabe, "elle a développé un nouvel espace musical, qui transpose ces sentiments d’affliction, et à travers lequel Lena souhaite partager avec le public une énergie nouvelle et positive". Ce projet est le reflet des dernières années d’expérience de Lena, fondé sur un esprit jazz oriental. "Un rôle plus important est accordé pour le chant, qui nous invite à découvrir l’harmonie naturelle et mutuelle entre la voix humaine et les instruments acoustiques".

    Une thématique universelle

    La vie, la dignité, l’espoir et l’antiviolence sont les thèmes dominants des nouvelles chansons, dont la majeure partie a été écrite et composée par la chanteuse. Avec ces titres et certains des morceaux précédents, la performance se voudra un message artistique qui s’adresse à l’être humain, loin de toutes les formes politiques. En tant que femme syrienne, Lena a traduit sa propre expérience via plusieurs compositions du projet fortement impliquées dans les questions féminines.

    NB: Concert au profit du Centre éducatif Tahaddi qui offre une scolarisation à des enfants de réfugiés syriensau Liban.

    Billets: de 25 FCH à 100 FCH. Commandez en ligne ici: 

    http://billetterie-culture.ville-ge.ch/spectacle?id_spectacle=1770

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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  • PARIS -GENEVE: Le réchauffement dangereux dans le climat politique français !

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    Marine Le Pen, FN, France, Voix du Nord, Le Temps, Elections, Irak, Syrie, LibyeUne Une en cache un article. Hier, alors que l'Humanité, réunie à travers ses leaders, discutait de la Mère Terre, La Voix du Nord barrait sa Une en Lettres Capitales contre La Marine Len qui selon le journal " n'a pas les mêmes valeurs" qu'elle et que cette dernière "se contredit" et porte les " ferments de la division". Au même moment, coup du hasard, nous dit le Temps, Marine Le Pen est interviewée pendant 25 minutes, aux bonnes questions du journaliste coincé par le temps, Mme Le Pen jubile dénonce l'Europe, l'islamisme, ces partis qui ont permis la mort des états en Irak, en Libye et en Syrie...

    Ici, à Paris, les journalistes s'interrogent sur la Une courageuse de la Voix du Nord alors que le FN parti à 1% dans les années 80 est à 30% de l'électorat français. 1/3 des Français est prêt à Marine fan de Poutine à la place de @Hollande. Les jeux sont ils déjà faits ? Gauche et Droite sont interpellées ! Pourront elles renverser la vapeur aux régionales, dans une semaine? Et qui sait après ? L'avenir, nous le dira.

    Pour ma part, je le disais, il y a quelques mois, je n'ai pas peur de Marine Lepen et son FN. Elle peut être horrible, susciter de la peine Marine mais au moins elle va mettre de la lumière sur la politique de la France qui imposera aux pays francophones d'avoir une politique plus lisible par rapport à l'ancien colonisateur avec qui nous partageons une grande page de notre Histoire humaine, même si, de part et d'autre, certaines forces visibles ou invisibles ont tenté et tentent d'ignorer cette Histoire... par arrogance, par mépris, par dépit, par haine !

    En bas Marine, vive la France !

    Demain, sera un autre Jour ! Nous le ferons ensemble ou il sera en lambeaux devant notre ignorance, notre mépris, notre manque de solidarité et de courage !  


    Que Vive l'Afrique ! Qu'émergent de belles et nouvelles lumières qui fixeront les lignes de l'Horizon radieux que fixent les regards des plus lucides et généreux parmi nous !

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com  -

    (Paris, le 1er décembre 2015).

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  • « Les enfants doivent être sujets et non pas objets », Anne Emery Torracinta.

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    Droits des Enfants, Anne Emery Torracinta, Esther Alder, Carlo Santarelli, mappemonde, Enfants du monde, Genève, Burkina Faso, Bengladesh, Haïti, Suisse, PalestineAnne Emery-Torracinta , Conseillère d’Etat (Ministre) en charge du Département de l’Instruction Publique (DIP), République de Genève, a annoncé, ce 20 novembre 2015, la mise sur place d’un Conseil des enfants car dit-elle « les enfants doivent pouvoir s’exprimer sur les sujets qui les concernent ». C’est pourquoi, elle a décidé d’inscrire dans la loi sur l’enfance et la jeunesse que prépare son Département, le principe de la participation des jeunes. A cet effet, Anne Emery Torracinta a reçu près de 200 élèves du canton de Genève venus lui présenter leurs projets pour faire de ce principe une réalité. 

    La Maire de Genève, Esther Alder a informé les enfants que la Ville est engagée, dans un vaste projet pour la promotion des droits de l’enfant. Dans ce cadre, dit-elle : "nous allons travailler autour de nombreux projets qui vous concernent. Nous allons travailler pour vous. Mais, surtout, nous allons travailler avec vous". Dans cette optique, la Ville de Genève va mettre l’accent sur la participation des enfants à tous les projets qui les concernent, renseigne Mme Alder.

    DSC_8776.jpgLa Maire de Genève lancera aux enfants : " Soyez attentifs. Des informations vont vous être transmises et des propositions vont vous être faites, par l’école, par le parascolaire, par les partenaires associatifs, parce que je veux recueillir vos idées pour faire bouger la Ville".


    Rappelons que ce 20 novembre, Journée internationale des enfants, la  Ville de Genève - Officiel, la République et canton de genève, l'Ong Enfants du Monde ont célébré cette fête à travers de nombreuses activités autour d'Un Monde plus Juste.

    DSC_8787.jpgUne mappemonde réalisée par 3.500 élèves en Suisse, au Burkina Faso, en Palestine, à Haïti et au Bangladesh a été installée dans le préau de l'école des Grottes... au grand bonheur de Carlo Santarelli, Secrétaire général de l'Ong Enfants du Monde, initiatrice de cet évènement qui promeut la Convention internationale pour les Droits des Enfants.  

    Image Continent Premier.Com.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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  • Nigeria: 17.000 victimes du terrorisme de Boko Haram !

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    NIGERIA, BOKO HARAM, TERRORISME, PALESTINE, ADAMAWA, HUMANITE... Au Nigéria, les barbares de Boko Haram continuent leur macabre besogne ! Ces bandits qui se croient intéressants à la cervelle de bouillie ont commis un attentat, le 17 novembre, dans la ville de Yola, capitale de l'État d'Adamawa, qui a fait 32 morts et 80 blessés. Rappelons que ces lâches, groupuscule sans dignité ni foi ni âme ni religion, apprentis terroristes aux méthodes grégaires ont fait depuis 2009 plus de 17.000 victimes au Nigéria et dans les pays voisins, pour l'essentiel des civils.

    Je renouvelle ici toute ma solidarité avec les Nigérians, un grand peuple de travailleurs, aujourd'hui, les premiers de la Classe en Afrique pour leur développement économique devant même l'Afrique du Sud et sous peu parmi les 25 premiers de notre planète ! 

    Mes pensées vont également au peuple meurtri de Palestine, à nos frères de Mauritanie dont une partie vit encore sous une forme d'esclavage "invisible" ! Oui, partout où l'Humain souffre, notre force et notre énergie devraient lui venir en réconfort en paroles et en actes. Nous le pouvons ! Méditons encore l'exemple du Colibri et nous sauverons notre Humanité de tous ces bandits et barbares qui l'accablent quelle que soit leur couleur, quelle que soit leur religion, qu'importe leur pays, qu'importe leur station sociale etc... Nous le pouvons ! Oui !

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications, magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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  • Attaques terroristes: Les réfugiés ne doivent pas être les victimes collatérales, avertit l'ONU!

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    terrorisme, paris, liban, tchad, nigeria, russie, égypte, turquie,onu, hcr, oim, droits de l'HommeL'Europe n'a accepté de relocaliser que 147 réfugiés sur les 820.000 arrivés sur son sol ! La diabolisation dangereuse des réfugiés liée à la récente attaque des terroristes de Daesh ne fait que renforcer les sentiments de xénophobie et de peur, a annoncé l'ONU. Le Haut commissariat aux réfugiés qui demande de la vigilance souligne clairement que les réfugiés ne doivent pas être les boucs émissaires et les victimes collatérales des attaques barbares de Paris et d'ailleurs. Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l’ONU rappelle, par ailleurs, qu’il y a actuellement 13, 5 millions de déplacés internes en Syrie et 4,2 millions de réfugiés sont actuellement dans les pays frontaliers notamment au Liban. Les appels d'urgence sont peu financés pour aider ces personnes vulnérables. L’Europe qui a promis d’accueillir des réfugiés ne presse pas le pas. Des pays membres de l'U.E qui avaient profité pourtant de l'aide du HCR comme la Hongrie ont préféré fermer leurs frontières en érigeant des barbelés.  Ainsi pour la relocalisation des 820.000 (Syriens 22%, Irakiens, Afghans etc) réfugiés déjà arrivés sur le vieux continent notamment par la mer, seuls 147 ont été effectivement acceptés. L'ONU conseille que l'ouverture de voies légales d'acceptation des réfugiés et des migrants serait l'attitude la plus intelligente.  

    L’ONU rappelle l’Europe à son devoir et à sa promesse d’accueillir des réfugiés sur la base de la Convention de 1951. Cette Convention exclut clairement les criminels dans ses dispositions. L’ONU demande ainsi à l’Europe de sortir de la politique politicienne la question des réfugiés qui doit être traitée avec humanité. 

     
    Les portes paroles des Nations Unies ( Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCD), Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et de l’OIM ( Organisation internationale pour la migration), demandent plus de vigilance et plus d’intelligence afin de ne pas jouer le jeu de cet Etat voyou autoproclamé islamique qui veut diviser les Occidentaux et le reste du monde en créant des tensions à l’intérIeur même des frontières qui mettraient face à face l’Islam et les autres religions. 
     
    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com
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  • Le terrorisme peut être vaincu, par le Gnl Mamadou Mansour Seck*, ancien Ambassadeur à Washington

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    Mansour Seck, Sénégal, Washington, terrorisme, Forum DakarJusqu’ici, les terroristes ont utilisé  la surprise pour s’attaquer aux Etats et autres institutions. Les Chinois ont défini, il y a bien longtemps le terrorisme en disant: «C’est tuer UN et terroriser 10.000»

    Il se trouve que l’effet des médias modernes tels que la télévision, l’internet dont les réseaux sociaux et le téléphone portable, fait que l’audiovisuel combinant l’image en temps réel et l’information immédiate, produit un impact multiplicateur sur le nombre de terrorisés. Au lieu de 10.000, ils peuvent être plus d’un milliard de témoins de l’image qui peut faire le tour du monde en quelques secondes ou minutes. Ils peuvent ainsi voir et entendre tout ce qui se passe en matière de catastrophes ou de crimes sur toute notre planète.

    L'utilisation de l’arme de la surprise chez les terroristes, consiste ainsi à frapper en un moment et en un lieu où on ne les attend pas.

    Un Directeur des enseignanats de CIA, en parlant devant le congrès américain après l’attentat du 11 septembre 2001  disait: «les terroristes se sont comportés comme tout le monde et se confondent dans la masse de la population sans se faire remarquer jusqu’au moment où ils commettent leurs crimes. Et c’est seulement par la suite que nous essayons  de les identifier.»

    - Quelques exemples

    Qui peut imaginer à l’avance que le pays le plus puissant du monde, militairement et économiquement, pouvait être déstabilisé pendant plusieurs semaines par un groupe d’une vingtaine d’individus? Ils ont attaqué le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, deux symboles de la puissance américaine. Pendant ces jours, les passagers ne prenaient plus l’avion qui est de loin le plus grand moyen de transport des Américains, le téléphone était inutile parce que saturé.

    C’est d’ailleurs pourquoi on parle de guerre asymétrique. En effet, il ne s’agit plus d’une guerre conventionnelle entre avions, chars de combat et bataillons de chaque côté, mais celle d’un groupe de quelques dizaines de personnes endoctrinées, fanatisées qui attaquent les institutions par surprise.

    Ils emploient des femmes et des enfants portant des ceintures d’explosifs pour tuer des personnes en regroupement comme dans les marchés et les mosquées. En effet, ils savent que les forces de sécurité se méfient naturellement moins des femmes et des enfants que des hommes adultes.
    Un terroriste passager d’un avion avait introduit un exploit dans ses chaussures pour faire sauter l’aéronef. Certains terroristes se sont déguisés en femmes avec la Burqua pour éviter les contrôles. D’autres ont porté l’uniforme de l’armée pour tromper et tuer des innocents.
    Cette arme de la surprise peut être combattue de plusieurs manières.

    - Mesures à prendre

    Depuis une quinzaine d’années les forces de sécurités et les services de renseignements se sont modernisés et sont mieux outillés pour anticiper et éviter certains attentats. Des mesures de sécurité ont été prises dans les aéroports, dans les avions et aux frontières.L’électronique permet de connaitre, avec l’image et les empreintes digitales, l’identité des passagers avant vol. Tout objet tranchant ou tout liquide est interdit aux passagers. Les bagages à mains sont soumis au scanner. Les caméras de surveillance filment les activités des lieux publics. Les téléphones portables permettent aux citoyens de filmer toute scène particulière et de mettre ce «témoignage» à la disposition des services de sécurité. Les ordinateurs de la NSA (National security Agency) disposent d’un algorithme pouvant traquer des suspects en portant des données de leurs téléphones portables. Les drones (avion sans pilote) peuvent traquer les chefs terroristes jusque dans les montagnes de l’Afghanistan. Il est pratiquement impossible aux chefs de guerre de communiquer avec leurs troupes par téléphone ou autres moyens de communication. Car, tout signal électromagnétique est détectable et peut même permettre de «géolocaliser» le lieu d’émission. Ce moyen de renseignement est appelé ELINT (Electromagnétique Intelligence). Une mesure qui pourrait être fatale aux terroristes serait la prévention par l’éducation et l’information de la population sur leurs différentes manifestations. Dans les pays qui ont déjà subi des attaques terroristes, les populations ont non seulement acquis des réflexes d’autodéfense et d’information des services de sécurité à la place de la peur, mais elles acceptent une certaine limitation de leurs libertés pour faciliter leur combat contre ce mal. C’est le cas des Etats-Unis, de la France de l’Angleterre et d’Israël.

    La récente maitrise d’un terroriste qui se préparait à commettre un attentat dans un train par des passagers en France est un cas encourageant.
    Il y a quelques années un Nigérian a dénoncé son propre fils qui planifiait de faire exploser un avion en vol, ce qui a sauvé des vies humaines.
    Une autre opportunité d’exploiter une vulnérabilité des terroristes, c’est qu’ils ont commencé à occuper des espaces importants et ambitionnent même d’établir des Etats comme l’a exprimé Abou Bakr Al Bagdadi, le chef de l’Etat islamique entre l’Iraq et la Syrie.
    C’est également la prétention du chef Abubacar Shekau de Boko Haram au Nigéria et dans les pays voisins.

    Pourtant, Al Qu’aida n'a jamais voulu établir un Etat à la différence de l’Etat islamique certainement pour tenir compte de sa vulnérabilité.
    Une autre «faiblesse» des terroristes est de vouloir mener des combats en unités militaires importantes comme ils l’ont fait au Nord du Mali, en Iraq et en Syrie ; c’est-a-dire d’essayer de mener un combat conventionnel. Ce qui n’est pas leur fort.
    Dans ces cas, ils n’ont plus la surprise comme arme et sont plus facilement détectés avant toute attaque. Il leur sera alors plus difficile d’utiliser la tactique du «hit and run» (frapper et fuir) plus facile pour de petits groupes.
    C’est quand ils quittent leur statut de petits groupes faciles à dissimuler et en mobilité permanente qu’ils exposent plus facilement.

    S’il est difficile de prévoir les attentats suicides, en revanche, il faut constater que ces candidats aux suicides sont le produit de leur environnement social. Ils peuvent être frustrés par le chômage par exemple et être victimes de lavage de cerveau.
    Dans ce combat, il ne faut évidemment pas négliger les problèmes sociaux tels que la pauvreté, le chômage des jeunes, la répartition inégale des richesses, la corruption, l’absence de l’Etat dans certaines parties du pays (Nord Mali, Nord-Est du Nigéria). Ces sujets de mécontentement sont exploités par des terroristes. Les Américains reconnaissent d’ailleurs que l’une des failles qui a facilité les attentats de septembre 2001  provient de leur mauvais réseau de renseignements humains (HUMINT, Human Intelligence), c’est-à-dire leur méconnaissance de l’environnement social et culturel et des sujets de mécontentement et de frustration des populations. Les 3000 jeunes européens volontaires terroristes pour aller faire la guerre du Jihad en Syrie, en Iraq et en Afghanistan sont tous fichés pour être contrôlés dès leur retour en Europe.

    Deux suspects de l’attentat contre l’avion B747 de la Panam qui a explosé au-dessus de Lockerbie le 21 décembre 1988 avec 270 morts viennent d’être arrêtés par la police. Ce qui veut dire que tous ceux qui ont collaboré avec les terroristes mèneront désormais une vie de traqués.
    Les activités des ONG religieuses dans nos banlieues et nos villages doivent être contrôlées de jour et de nuit dans notre pays à 95% musulman. Les contenus des sermons des imams doivent être analysés. (*)
    Le terrorisme ne connaissant pas de frontière, seule une mutualisation des services de renseignements et de sécurité à l’échelle mondiale peut combattre ce mal avec efficience. Même la nation la plus puissante au monde ne peut gagner seule cette guerre.
    En  Afrique, nos services de sécurité doivent se moderniser, maitriser les technologies de l’information et de la communication, surveiller les réseaux sociaux de l’internet ; et disposer d’unités d’élites discrètes bien entrainées, bien armées et bien renseignées  (type GIGN ou NAVY SEALS qui ont tué Ben Laden au Pakistan en 2011).
    La décision récente du Nigéria et du Niger de créer des comités de vigilance permettra de faire participer les populations à la recherche du renseignement.

    Le Comité Intergouvernemental des services de sécurité Africains (CISSA) qui est censé coordonner le renseignement et le combat contre le terrorisme au niveau de l’Union africaine n’est malheureusement pas encore opérationnel. Il s’agit pourtant d’une urgence. Les résultats de toutes les opérations antiterroristes, qu’elles soient des réussites ou des échecs devraient être partagés par les services de sécurité. De même que celles qui ont permis d’éviter des actes terroristes.
    En effet, l’attentat contre l’hebdomadaire Charlie-Hebdo au début de cette année à Paris, les opérations Serval au Mali en 2003 et Geronimo à Abbottābād au Pakistan en 2011 pour tuer Ben Laden, les attentats  de septembre 2001, entre autres, devraient faire école. Les circonstances, avant, pendant et après l’événement, devraient être étudiées avec minutie par les forces de sécurité pour en tirer des leçons.

    - Autres Mesures        

    Il faut évidemment compléter ces mesures par le renforcement de la lutte contre les narco-trafiquants, le contrôle des transferts d’argent (pôle de GIABA, groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent), la surveillance de nos frontières trop poreuses. L’efficience relative que nous avons obtenue récemment en fermant nos frontières pour éviter la propagation de la maladie Ebola venant des pays voisins peut être réorientée et optimisée pour un contrôle plus serré de nos frontières.
    La récente décision américaine de développer des drones (avions sans pilote) au Nord Cameroun permettra de renforcer radicalement les moyens de renseignements sur Boko Haram dans la zone du Lac Tchad commune au Niger, au Nigéria, au Cameroun et au Tchad. C’est cependant dommage que cette décision soit prise aussi tard et qu’elle n’ait pas été concrétisée plus tôt et au Nord du Nigéria.
    Enfin, nos érudits en Islam devraient s’exprimer plus ouvertement sur la signification de l’Islam, cette religion de paix et du Jihad. L’interprétation radicale de la charia que les Jihadistes utilisent comme arme n’a pas été pratiquée par le meilleur des musulmans,  c’est-à-dire le prophète Mohamed (PSL). En effet, la Charia a été érigée bien après sa mort.
    Dans les années 1990, les Salafistes algériens ont choisi le saint mois de Ramadan, celui de la tolérance, du pardon et de la générosité pour les musulmans,  pour tuer leurs frères et sœurs de la même religion.
    Le Turc Gulen donne la signification originale du Jihad qui est la lutte pour défendre l’Islam (petit Jihad) et surtout la lutte contre soi-même pour le perfectionnement moral du musulman contre les tentations charnelles, l’arrogance, et pour la modestie et la générosité (le grand Jihad).

    - Conclusion

    La meilleure arme contre la surprise, c’est bien le renseignement, le renseignement et le renseignement, qui permet, entre autres, la prévention.
    En effet, il ne peut y avoir de solution universelle à ces menaces particulières ni de modèle «One size fits all» (une taille pour tout le monde). A chaque menace, il faut adapter une réponse pertinente qui demande de la créativité. Un bon réseau de renseignements partagés et recoupés et surtout par un  système combinant les données Humint et Elint, une surveillance permanente par les drones des zones affectées et des réseaux sociaux de l’internet sont des facteurs indéniablement nécessaires à la victoire.
    Cette batterie de mesures ne peut prétendre être exclusive. Et ceci ne veut pas dire non plus que le terrorisme est déjà vaincu. Il reste encore dangereux et même mortel. Toutefois, si tous les pays comprennent enfin qu’il s’agit d’une guerre globale sans frontières et qu’elle doit être menée ensemble, à l’échelle mondiale, par les Etats et leurs peuples et pas seulement par les forces de sécurité, alors seulement les terroristes ne trouveront plus d’espace pour leurs activités criminelles. Il n’y a plus de place désormais à la «guerre des polices».
    Mais attention à la routine. La sentinelle ne doit pas dormir, ni même bailler.

    * Le Général Mamadou Mansour Seck, est ancien Chef d’Etat major général des armées (CEMGA) du Sénégal, ancien ambassadeur du Sénégal à Washington, au moment des attentats du World Trade Center. 

    Lien: http://www.sudonline.sn/le-terrorisme-peut-etre-vaincu_a_27062.html

    Source: SUD QUOTIDIEN- Sénégal

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  • Burundi: Il faut arrêter le Président Pierre Nkurunziza !

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    Pierre Nkurunziza, Burundi, génocide, Rwanda, Kagamé, ONU, UNHCR, Réfugiés, UNHCDJe sors, ce jour du briefing avec l'Anglais Scott Campbell, Chef de la Division Afrique de l'Ouest et centrale du Haut Commissariat aux droits de l'Homme, tétanisé. Comment au 21ème siècle uniquement pour le pouvoir un fils d'un pays pouvait se permettre après toutes les leçons sues et ou non sues de l'Histoire humaine de jeter ses compatriotes dans l'enfer.

    Oui, l'on n'est pas loin d'un génocide au Burundi si rien est fait ! Accuser d'avoir violé la Constitution de son pays pour obtenir un autre mandat, voici Pierre qui n'a rien d'un Saint et qui se croit investi d'une mission divine sacrifier son peuple.

    Le Rwanda n'est pas loin ! D'ailleurs Kagame menace en traitant d'irresponsable Nkurunziza qui veut " massacrer son peuple".

    Le Conseil de sécurité de l'ONU avertit. L'Union Africaine avertit et propose des sanctions. La France s'y mêle et prépare d'ailleurs un projet de Résolution. Pendant ce temps 200. 000 réfugiés doivent être nourris logés et gardés par l'ONU. Pendant ce temps, le Président autoproclamé investi d'une mission laisse se perpétrer des massacres, des arrestations extra judiciaires.

    252 morts depuis Avril dernier. Voici ce roitelet burundais, ce dictateur nouveau qui empêche son opposition de manifester son mécontentement et use jusqu'à l'abus imbécile des forces du pouvoir, ses agents secrets pour tuer !


    Le haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'Homme, le Jordanien Zeid Ra’ad Al-Hussein DIT à qui veut l'entendre: « Les horreurs du passé ne doivent pas se répéter".

    (Image Continent Premier)

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU. Directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

     
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  • Sécurité aéroportuaire: L'Afrique veut relever les défis !

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    Ali Tounsi, ACI Afrique, aviation, aéroport, sécurité, Le trafic Africain ne représente que 3% du trafic mondial. En 2014 le trafic cumulé des aéroports africains était d’environ 181 millions de passagers enregistrant une croissance de seulement 2.9% par rapport à l’année 2013. Au-delà de la faiblesse de la fréquentation et des ressources humaines, s’ajoute un manque de sécurité, d’infrastructures modernes et de moyens. Pourtant, les prévisions du trafic aérien en Afrique sont plutôt optimistes mais beaucoup reste à faire pour soutenir cette croissance. 

     

    Hammamet (TUNISIE)- La 54ème assemblée générale de l’ACI Afrique, à Hammamet, est pour la région africaine composée de 61 membres réguliers répartis dans 49 pays gérant 250 aéroports et 26 partenaires commerciaux, une occasion de mettre sur la table tous les problèmes auxquels l’aviation africaine est confrontée pour apporter des solutions durables face aux urgences. Les responsables réunis en Tunisie ont mesuré à sa juste valeur leur degré d’engagement pour que l’Afrique, qui a su résister au choc financier et économique de 2009 en affichant des taux de croissances honorables et malgré des fléaux comme Ebola et le terrorisme, puisse assurer plus que jamais sa place dans le 21ème siècle.


    Défis

    Le transport aérien en Afrique souffre de plusieurs handicaps empêchant son développement, souligne Ali Tounsi, le Secrétaire général d’ACI-Afrique dans un rapport soumis aux membres de cette organisation. Des extraits de ce rapport dont Continent Premier a eu accès font état notamment:

    • D’un espace aérien quasi fermé pour les liaisons interafricaines : La Décision de Yamoussoukro censé ouvrir l’espace aérien interafricain est devenue obligatoire le 12 août 2002, après son approbation par des chefs d'États et des gouvernements de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en juillet 2000. Cependant, note le Rapport, 27 ans après la Déclaration initiale de Yamoussoukro en 1988, et plus de 13 ans après que la Décision de Yamoussoukro soit devenue pleinement contraignante, il y a peu d’avancées. L'Afrique a la densité de vols la plus basse de tous les continents. Le marché intra-africain représente moins de 1% du marché mondial.

    • Des billets d’avions les plus chers au monde : un vol aller/retour de Banjul en Gambie à Ndjamena au Tchad environ coûte trois mille dollars 3000$ et nécessite 21 heures de voyage. Pour ce montant, on pourrait avoir un vol aller/retour de Nairobi à destination de Shanghai ! C’est le fait du manque de compagnies africaines performantes et le coût des taxes très élevés, justifie le Rapport du Secrétaire général d’ACI-Afrique.

    • Un plus grand nombre d’accidents de transport aérien : Le continent africain détient le record malheureux du plus grand nombre d’accidents de transport aérien au monde. Beaucoup reste à faire au niveau des compagnies aériennes, des aéroports et de la règlementation.

    Solutions

    Face à ce diagnostic, sans complaisance, ACI-Afrique a mis en place une série de mesures pour accompagner efficacement ses aéroports membres. En effet, l’industrie du transport aérien est une source de croissance économique très fragile en Afrique qui nécessite une prise de conscience collective et une grande volonté pour casser les barrières du protectionnisme et la libéralisation de l’espace intra- africain. Aussi l’investissement dans les ressources humaines, l’amélioration des infrastructures et le matériel et l’adaptation des réglementations nationales aux standards internationaux sont les piliers pour une industrie aérienne pérenne en Afrique.

    ACI-Afrique, souligne le Rapport, mise beaucoup sur la formation du personnel de ses aéroports membres. Ainsi, le Bureau Régional continue de mettre fortement l'accent sur l’offre de séminaires de formation et de bourses d’études pour les membres de la région. ACI Afrique en coordination avec le Fonds ACI et le Programme d’Assistance aux Aéroports des Pays en voie de Développement (DNA) de l’ACI ont organisé un ensemble de cours de formation gratuit pour les aéroports membres. Depuis le début de l’année 2015, 154 personnes de 51 pays ont été formées gratuitement par l’ACI. Notons que ces formations déclinées en français et en anglais ont eu lieu au Maroc, au Bénin, aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada et tournaient principalement autour de l’évaluation des alertes à la bombe, à la prise de décision collaborative d’aéroport (ACDM), au défi de la formation en matière de sûreté en Afrique, la sécurité aéroportuaire, la participation à des exercices de simulation d’accident d’avion ( à Atlanta et à Montréal). En outre la fin de l’assemblée générale d’ACI Afrique est marquée par l’ouverture d’un séminaire de formations sur le leadership et la décision collaborative d’aéroports du 23 au 25 octobre à Hammamet.

    Sécurité: une expérience africaine qui s’exporte.


    Le Programme APEX né en Afrique fait des émules dans le reste du monde. Soulignons que ce Programme APEX pour l’amélioration de la sécurité dans les Aéroports membres, des équipes d’experts ont effectué des revues de sécurité dans les aéroports du Caire (Egypte), de Ndjamena (Tchad), de Dakar (Sénégal), d’Abuja (Nigeria), de Lagos (Nigeria), d’Entebbe (Ouganda) et de Bamako (Mali) du 3 mai au 26 juin 2015.. Le nombre de visites APEX en Afrique s’élève à 16 ce qui représente 35% de toutes les missions dans le monde. Ce taux montre bien une grande volonté des aéroports africains pour améliorer le niveau de sécurité.


    Pour son rayonnement international ACI Afrique qui aura pour la première fois un de ses représentants comme vice-président de l’ACI monde dès janvier 2016 et en droite ligne de sa stratégie de communication participe aux évènements régionaux et internationaux. Son secrétaire général était à Dakar, le mois de juin dernier pour participer à l’assemblée générale de l’UGAACO (Union des gestionnaires d’aéroports de l’Afrique centrale et de l’Ouest). Présent en Afrique du Sud en septembre 2015, le secrétaire général d’ACI Afrique a présenté le thème de "la sécurité en Afrique et les moyens pour l’améliorer » à l’occasion du 21ème forum de développement de World routes summit à Durban. ACI Afrique était aussi présente à Montréal Canada à la réunion des directeurs régionaux de l’ACI. 

    Crédit photo: Chiheb Trabelsi

    El Hadji Gorgui Wade NDOYE. 

     INTERVIEW: 

    Ali Tounsi, le Secrétaire général ACI-Afrique : " Les aéroports qui ne seront pas aux normes seront affichés sur internet"



    La 24ème Assemblée générale annuelle, du Conseil International des Aéroports (ACI) région Afrique, qui s'est tenue du 20 au 22 Octobre 2015 à Hammamet, Tunisie, a permis aux 400 preneurs de décision, des prestataires de service dans le monde, des gestionnaires d'aéroports, des leaders de l'industrie, ainsi que les présidents et les membres du Conseil de l’ACI Afrique de discuter du thème: «Leadership et Innovation dans la Gestion des Aéroports". Tous les aspects pour une industrie aéronautique leader et innovante en Afrique, l'amélioration de la gestion aéroportuaire, l'encouragement à l’innovation dans le secteur et la formation des leaders de demain ont été traités. Aussi les menaces futures de cyber sécurité sur l'aviation et leurs impacts et le besoin de travailler ensemble pour élaborer un cadre règlementaire de cyber-sécurité a été abordé, sous la présidence de Pascal Komla, Président ACI-Afrqiue. Ali Tounsi, le Secrétaire général nous en dit plus dans cet entretien exclusif. 


    ContinentPremier.Com (CP): Monsieur Ali Tounsi, peut-on savoir aujourd’hui les ambitions de votre organisation au vu des nombreux défis qui pèsent sur l’aviation africaine ?

    Ali Tounsi: «L’ACI-Afrique représente les exploitants d’aéroports Africains. Sa mission principale est de promouvoir l'intérêt collectif des aéroports et les communautés qu’elle dessert et de promouvoir l'excellence dans la gestion et l'exploitation des aéroports, contribuant ainsi à fournir aux passagers un système de transport aérien plus sûr, plus sécurisé, efficace et écologiquement responsable.. Notre mission, au vu des problèmes auxquels font face des aéroports africains, est d'améliorer la sécurité, parce qu'il y a un grand problème en Afrique : un taux d'accidents très élevé, pas de ressources et surtout une faiblesse dans la connaissance des normes et recommandations internationaux relatif aux aéroports. Alors nous sommes en train d'œuvrer à travers des programmes d'assistance aux aéroports, la formation, le partage des connaissances, pour relever ce défi et améliorer le niveau de connaissance et de technicité du personnel travaillant dans les aéroports. Vous savez que la Déclaration d’Abuja exige que tous les aéroports soient certifiés d'ici la fin 2015. Or, aujourd’hui il y a seulement 28 % des aéroports qui sont certifiés. Il y a donc beaucoup à faire dans un temps très court, parce qu’un aéroport non certifié ou qui n'assure pas la sécurité ou n’est pas conforme aux standards internationaux sera affiché sur le net. Cela peut réduire son trafic car personne ne veut atterrir dans un aéroport qui n’est pas conforme. Ça c'est le grand défi et nous avons réservé une partie de notre budget pour faire beaucoup plus de formations. Cent cinquante quatre (154) personnes de 51 pays ont été formées gratuitement en 2015 mais notre objectif c'est de faire peut-être le double d'ici peu. Cela demande beaucoup de ressources et beaucoup d'efforts, mais nous saurons relever le défi". 


    CP: L'Afrique de demain est entrain de naître avec une économie en pleine croissance malgré les difficultés, quel est le rôle que vous comptez jouer pour accompagner le Continent dans son envol?

    Ali Tounsi: "Comme vous le savez et comme beaucoup d'experts l'ont dit, l’Afrique est jeune elle a du potentiel, du dynamisme et des ressources. Maintenant, avec à peu près 181 Millions de passagers par an, notre ambition c'est de jouer avec les grands, avec nos capacités, avec nos ressources, on peut le faire. Cela nécessite seulement de la bonne foi, de la coopération et de la prise de conscience collective. C'est pas difficile, on peut le faire si on œuvre ensemble pour l'amélioration du Continent". 

    CP: Pour la première fois d'ailleurs dans l'Histoire un de vos membres va occuper le poste de vice-président de l'ACI Monde ! Pensez-vous que cela vous donnera une meilleure image, à vous qui êtes des techniciens et que les hommes politiques ont compris aussi les enjeux ?

    Ali Tounsi: « Bien sûr ! En fait, c'est la première fois mais ça ne sera pas la dernière ! Nous avons en Afrique le plus grand développement économique au monde. Des pays comme le Ghana et le Nigeria comptent parmi les pays qui progressent le plus au monde ce qui donne une idée du futur de l'Afrique. On a aussi de grands leaders et de l’influence. La nomination du président de l'ACI Monde, qui comporte actuellement plus de 1.800 aéroports n’est pas une chose facile mais qui se mérite, considérant les efforts qu'on est en train de faire avec de maigres moyens. Juste un petit exemple : un programme qui a démarré en Afrique, l’Apex (l'excellence en matière de sécurité), est devenu maintenant un programme mondial ! En 3 ans, on l’a expérimenté, et les autres l’ont adopté ». 

    CP: Le programme APEX est donc né en Afrique?

    Ali Tounsi: « Oui et on a beaucoup d'autres programmes qui sont nés en Afrique. En fait, en Afrique, on a beaucoup d'idées, on a beaucoup de créativité mais le problème parfois, c’est que ça n'aboutit pas. Mais si c’est repris de l'autre côté ça aboutira. C'est ça qu'il faut changer peut-être ! Mais ce programme a abouti et on est même allé faire des audits de grands aéroports comme à Beijing en Chine qui fait 85 millions de passagers et à Toronto au Canada, aussi aux États-Unis, en Amérique latine, on était partout. C'est né en Afrique et maintenant c'est devenu universel et ça démontre qu'on a du potentiel en Afrique". 

    CP: Le Maroc vient de renouveler votre accord de siège. Une bonne nouvelle ?


    Ali Tounsi: « Oui, le renouvellement du contrat de siège est une bonne chose car le Maroc est un grand leader en Afrique. Maintenant on a le bi-pôle en Afrique: l’Afrique du Sud au sud et on a le Maroc au nord et être dans un des pôles ne fait que renforcer nos moyens, nos experts etc. Parce que notre hôte l’ONDA au Maroc nous offre aussi des experts pour aider les autres aéroports en Afrique". 

    Propos recueillis, à Hammamet, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com 

     

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  • Bonne Fête Algérie ! Meilleurs pensées aux morts en ce Toussaint !

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    Algérie, Indépendance, Afrique, France, colonialisme, 1er novembre, 1954, Setif, Guelma, de Gaulle, Loi cadre, Defferre1954, l'Algérie vivait un Toussaint rouge qui allait mettre fin à 132 ans de présence coloniale française dans cette terre considérée alors comme un Département français !!!

    Le 1er Novembre? Le jour où les fellaghas d'Algérie, comme je le rappelais, empruntèrent le chemin inéluctable pour la libération de l'Afrique coloniale française ! Oui, oui, oui ! N'en doutez pas ! 1954, on était, certes, à quelques années du Discours historique de de Gaulle à Brazzaville annonçant l'autodétermination, des massacres indicibles perpétrés par l'armée française à Sétif et à Guelma! 

    Mais c'est effectivement ce jour du 1er novembre 1954 que des jeunes Algériens ont déclenché ce qui sera appelé plus tard la guerre d'Algérie qui prit fin avec les Accords d'Evian et l'indépendance du pays en 1962. Que vient faire l'Afrique noire là dedans, et le Maroc et la Tunisie? 

    Eh bien, pour notre gouverne, la France décide pour mieux s'occuper de son Algérie française de se débarrasser des deux ailes : le Maroc et la Tunisie à qui elle donna sur un plateau d'argent l'indépendance et pour les pays du Sahel francophone, la France retarde l'échéance et propose la Loi Cadre ou Deferre qui accorde l'autonomie aux colonies et ouvre la voie à leur indépendance entre 1958 et 1960. 

    De même l'Algérie doit aussi cette indépendance acquise dans le sang à l'exemplaire solidarité des pays d'Afrique nouvellement libres qui ont défendu ses intérêts aux Nations Unies dans ce qui sera appelé la "Question algérienne". 

    Vous voyez que nous sommes obligés de nous entendre mais faudrait-il nous connaître assez à défaut de nous aimer de nous respecter les uns les autres en nous débarrassant des complexes d'infériorité et de supériorité ! 

     Il y a le Soleil. Vive l'Afrique !

    El hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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