Exécution de deux adolescents palestiniens par l'armée israélienne: Pour l'ONU, les enfants ne constituaient aucune menace. (27/05/2014)

 Israel, palestine, enfance, réfugiés, balkans, onu, centre afrique, HCR, Cameroun, Mali, OMS, UNICEFLe Haut-Commissariat aux droits de l’homme annonce les premières conclusions de l’enquête au sujet de l’exécution de deux adolescents palestiniens par l’armée israélienne le 15 mai 2014. Les experts se sont entretenus avec des témoins et ont examiné des photos et des vidéos afin de reconstruire la scène. L’enquête indique que les adolescents, qui participaient à des manifestations, ne représentaient aucune menace.  L’exécution semble être un usage excessif de la force par l’armée israélienne. Le HCDH exhorte les autorités israéliennes à rendre publiques leurs conclusions sur l’incident. 

 Réfugiés centrafricains au Cameroun

 Le HCR déclare « qu’il n’y a pas assez d’aide qui atteint les réfugiés de Centrafrique au Cameroun ». Le nombre de décès d’enfants réfugiés est particulièrement élevé depuis la mi-avril. 29 enfants réfugiés sont morts entre le 14 avril et le 18 mai, principalement pour cause de déshydratation, d’hypothermie ou d’anémie. Selon un porte-parole du HCR : « beaucoup de réfugiés arrivent au Cameroun dans un état trop grave pour pouvoir être sauvés ».

 Suite à des témoignages confirmant la présence de combattants anti-Balaka au Cameroun, le HCR accélère le processus de déplacement des réfugiés proches de la frontière vers 6 camps et plusieurs villages.  Déjà 25’000 réfugiés ont été déplacés.

 Environ 2000 personnes fuient la RCA chaque semaine pour se réfugier au Cameroun. Pour pouvoir continuer à s’occuper du nombre grandissant de réfugiés, le HCR a besoin de 22.6 millions de dollars, mais pour l’instant, seulement 4.2 millions ont pu être récoltés.

 Le PAM indique que le taux de malnutrition est actuellement de 25% environ, ce qui est largement au-dessus du seuil d’alerte qui se situe à 15%. L’organisation a prévu un plan d’urgence sur 8 mois pour aider 100’000 personnes. L’opération coûterait dans son ensemble 15.6 millions de dollars, mais le PAM n’a pour l’instant reçu aucune contribution et il renouvelle son appel aux dons.

Nouveaux déplacements de population au Mali

 Suite à de nouvelles confrontations armées à Kidal, dans le Nord-Est du Mali, entre les forces du gouvernement et les combattants touaregs du MNLA, des habitants commencent à fuir la ville pour se réfugier dans les pays voisins, comme le Niger, la Mauritanie ou le Burkina Faso. Certaines personnes ont confié s’être cachées chez elles durant deux jours, sans nourriture, dans l’attente de la fin des combats. 

La ville de Gao est également agitée. Des habitants redoutant une attaque de la ville se pressent dans des bus bondés en direction de Bamako.

 Environ 137’ 000 Maliens étaient réfugiés dans les pays entourant le Mali au début du mois de mai et 137'000 Maliens étaient partis se réfugier dans une autre zone du pays.

 Inondations dans les Balkans

 Les trois préoccupations majeures sont actuellement les milliers d’évacués, les glissements de terrain, ainsi que les carcasses d’animaux. Le nombre de morts a atteint 44 personnes, 22 en Bosnie et 22 en Serbie. Le nombre de disparus reste toujours inconnu. 

 UNICEF déclare que de nombreuses infrastructures de santé et scolaires ont été détruites. En Serbie, 150 écoles sont à ce jour fermées. En Bosnie, on considère qu’un quart de la population a été touchée, dont 50’000 enfants. 2'000 glissements de terrain se sont déjà produits, augmentant maintenant les inquiétudes concernant les risques de déplacements de mines datant de la guerre qui se font emporter par les flots en dehors des zones dans lesquelles elles étaient signalées.

UNICEF prévoit une assistance psychologique pour les plus touchés et a également envoyé du matériel sanitaire, de la nourriture ainsi que des médicaments. L’organisation a besoin de 3.6 millions pour venir efficacement en aide aux femmes et aux enfants.

 L’OMS exprime ses préoccupations à propos des maladies pouvant être générées par la catastrophe. Elle met également la population en garde concernant les cadavres d’animaux transportés par l’eau qui représentent un potentiel risque sanitaire. L’OMS estime cependant que ces risques sont contrôlables si les précautions de base sont respectées. Les eaux étant progressivement en train de se retirer, l’élimination des animaux morts est maintenant une des priorités.

 Synthèse informations de source onusienne par Naomi Noël (Stagiaire), sous la supervision de El Hadji Gorgui Wade Ndoye www.ContinentPremier.Com

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