12/12/2012

Vidéos: Effet Carla Del Ponte, faut-il traduire l'ex procureur de la Cour pénale internationale en justice?

Pr Albert Bourgi, Cour pénale internationale, CPI, Luis Ocampo, Carla del Ponte, Addis Abeba, soudan, côte d'ivoire, La Hague L'ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Ocampo fera t-il l'objet d'une plainte de la part de pays africains qui l'accusent d'avoir été instrumentalisé par le Conseil de Sécurité notamment par les Etats-Unis pays non signataire du Statut de Rome et qui se donne tous les moyens pour y traduire qui il veut tout en signant des accords bilatéraux protégeant tous ses fonctionnaires et militaires ? Le Pr Albert Bourgi, Professeur de Droit en France n'exclut pas cette idée. Il est interrogé en Ethiopie à l'occasion de la tenue de l'atelier international sur la gouvernance judiciaire mondiale organisée par  le Laboratoire de Prospective et de Sciences des Mutations, Département de Sociologie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Dakar à Addis Abeba les 3 et 4 décembre 2012. 

Pour bon nombre d'observateurs africains et d'intellectuels en Droit international en Europe, la Cour pénale internationale (CPI) ne remplit pas son rôle. La CPI serait une cour partiale téléguidée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, un organe politique aux mains de 5 puissances mondiales dont les 3 (Etats-Unis, Chine et Russie) ne sont même pas Etats-partie au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale.
 
Les critiques formulées par Albert Bourgi et tant d'intellectuels africains, européens et américains, à l'encontre de la CPI constituent des charges lourdes.  
 
Ecoutons ici le Pr Bourgi : 
 
 
Pour le Pr Bourgi, comme pour son collègue Guy Rassatonga Rignault, il ne s'agit pas de dédouaner d'éventuels criminels africains ni de faire le jeu de l'impunité en demandant la réforme ou la mort de la CPI, mais il s'agit de permettre à la Cour d'honorer ses prérogatives en jugeant des crimes dont elle est compétente sur toutes les latitudes avec impartialité. A ce propos, le Pr Guy Rassatonga Rignault ouvre des pistes :
 
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Ecoutons ici le spécialiste en Droit:   
 
 El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

06/06/2012

ISRAËL • "Amis Africains, vous nous gâchez notre rêve !" Par Kobi Nahshoni

"La revue du parti ultraorthodoxe Shas a récemment publié une lettre ouverte adressée aux Soudanais et aux Erythréens "infiltrés" en Israël. Le message est simple : "Nous ne voulons pas vivre avec vous ! Tout en se défendant de racisme, bien sûr.

La revue du Shas [parti politique israélien ultraorthodoxe] vient officiellement de rejoindre la lutte contre les clandestins menée par son président [et ministre de l'Intérieur israélien] Eli Yishaï. Yom LeYom, l'organe du parti ultraorthodoxe, a publié une lettre aux étrangers "qui s'infiltrent", qui se veut "une vraie conversation avec les vrais Soudanais, par affection et par souci des convenances". Mais sa conclusion est la suivante : "Vous nous gâchez notre rêve. Mieux vaut que nos chemins se séparent."

Le rabbin Moshe Shafir commence sa lettre sur un ton prétendument apaisant : "Chers Soudanais, nous vous aimons. Rien de ce que pourra vous faire un Juif ne peut être pire que les balles que l'on tire sur vous à la frontière égyptienne."

Puis il explique pourquoi les deux populations ne peuvent pas vivre ensemble. "Une société [celle des immigrés] qui est en fait une bombe sociale à retardement, marquée par le vol, la violence, la sodomie et l'assimilation, qui s'accompagnent de la destruction de l'institution du mariage et de la juste cellule familiale - une telle société doit être tenue à l'écart et à distance, et le plus tôt sera le mieux."

Selon cette lettre, le peuple juif est retourné sur sa terre après bien des années d'exil "pour concrétiser le potentiel positif de l'humanité (...). Vous avez montré que ça n'est pas 'votre truc' ; c'est pourquoi il vaut mieux nous séparer en amis. (...) Vous nous gâchez notre rêve. (...) Peut-être nous avez-vous aidés à plusieurs égards, mais, dans les circonstances actuelles, ce n'est sans doute plus le cas."

"Il n'y a là aucun racisme ni aucune autre doctrine raciale, se défend Moshe Shafir. Il s'agit des principes de vie en société entre êtres humains convenables." Plus loin, il enfonce le clou : "Cela n'a rien à voir avec le racisme des nazis - grands dieux, non ! -, qui était tout le contraire : une société corrompue et meurtrière s'est débarrassée d'un peuple étranger et honnête qui ne lui faisait que du bien et compensait ses déséquilibres par la pureté de ses vertus."

Le rabbin conclut son article en citant le célèbre discours de Martin Luther King, I Have a Dream : "Ecoutez, mes chers et tendres Soudanais. Aux Etats-Unis, le rêve de Martin Luther King est devenu réalité. Allez-y, mettez cela en pratique au Soudan et en Erythrée. Nous promettons de vous aider, nous serons même ravis de le faire, comme toujours."

Parallèlement, le ministre de l'Intérieur Eli Yishaï rencontrait ce dimanche l'ambassadeur d'Erythrée en Israël, Tesfamariam Tekeste. Dans une déclaration, le ministre dit avoir demandé au diplomate de porter un message à son peuple : "Israël ne peut pas devenir une destination pour les Erythréens ni pour aucun clandestin qui, à l'avenir, pourra être placé en centre de détention."

Les deux hommes ont également évoqué une coopération entre les deux pays pour le retour des clandestins "infiltrés" en Erythrée. Selon le ministère des Affaires étrangères et en vertu des obligations internationales d'Israël, il n'est pour l'heure pas possible de les renvoyer."

Article original:

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4237739,00.html

Texte traduit de l'anglais par CourrierInternational

12:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : kobi nahshoni, israël, afrique, Érythrée, soudan, eli yishaï, yom leyom, martin luther king, moshe shafir, migrants en israël | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye