18/04/2013

Emprisonnement de Karim Wade, ancien Ministre du gouvernement de son père : Que la justice fasse son travail !

 

karim wade, Sénégal, Abdoulaye Wade, Macky Sall, enrichissement illicite, CREIA mes amies et amis notamment un d'Yverdon et une du Sénégal qui me demandent d'intervenir sur la situation de mon pays. Je dis, primo, Merci pour la Confiance. Mais je voudrais surtout dire que JE N'AI RIEN A DIRE !


 

Ni Macky Sall, ni Abdoulaye Wade, ni Karim, ne sont ni l'Alpha ni l'Omega de la Vie des Sénégalais !!!

 Nous devons apprendre à dépersonnaliser les débats, nous devons apprendre à sacraliser moins les personnalités, surtout politiques !

 Nous sommes plus attachés aux gens qu'à leurs idées ! Et c'est Dommage pour ce pays.

Aujourd'hui c'est Karim, Karim, Karim. Hier c'était Idy, Idy, Idy. Avant c'était les Homos, les Homos, les Homos !
Quand est-ce que nous parlerons du Progrès de notre pays, des chantiers réels à bâtir en toute détermination et en toute humilité? Quand est-ce que les gens arrêteront de pavaner juste parce qu'ils sont élus ceci ou cooptés ici et là?
Les Aînés, on les appelle Grands, les plus jeunes Boys ! Oui, au Respect de tout humain, à la préservation de peu de valeurs qui nous restent encore, mais NON aux discussions et autres éloges ou attaques ad hominen !
Maintenant, pour être plus bavard, Karim ancien Ministre tout puissant du gouvernement de son père le Pr Wade, est soupçonné d'avoir acquis frauduleusement une richesse qui équivaudrait au 10ème du Pib moyen du Sénégal. Il est actuellement en prison, en attendant que la machine judiciaire fasse son travail.
Ben, que la Justice indépendante fasse son boulot. Ben, que les journalistes fassent le leur comme chaque citoyen.
Demain, ce sera un autre procès celui de Habré, là encore le Sénégal est attendu!
L'arbre à palabres a des limites objectives dans ce 21ème siècle ! Alors que 15 pays africains tirent l'économie mondiale, aucun d'eux n'est un pays francophone !!!!
A méditer ! Wa Salam.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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10/02/2013

Invitation au concert d'Ismael Lô à l'ONU : 20 Mars, Journée Mondiale de la Francophonie!


ismael lÔ,nations unies,genève,continentpremier magazine,francophonie,sénégal,suisseLes lectrices, lecteurs et les bloggeurs de la Tribune de Genève sont invités gratuitement à participer au concert qu'organise l'Association ContinentPremier éditrice du magazine éponyme en collaboration avec la Mission du Sénégal et la Mission de la Francophonie auprès des Nations Unies, à Genève. Le concert est donné par Ismael Lô, artiste international sénégalais, le 20 mars prochain dans la grande salle des Assemblées des Nations Unies.

Le concert est uniquement sur invitation. Le nombre de place est limité. Je vous prie dès lors de bien vouloir vous inscrire, au plus vite, par vos noms et prénoms plus votre courriel ou adresse. Le jour - J, les invités devront se munir de leur carte d'identité pour l'entrée à l'ONU ( Entrée Pregny en face de la Croix rouge) où le Service de sécurité et d'Accueil de ContinentPremier les aidera à se diriger à la Salle des Assemblées. 

Nous organisons ce concert gratuitement malgré l'énorme budget de 55.000 FCH pour fêter nos valeurs francophones et la langue française. Ce choix d'inviter, de grandes écoles, instituts, l'université et nos aimables lectrices et lecteurs, relève de notre volonté de faire vivre de manière partagée et pratique la diversité culturelle et linguistique et l'importance de la langue française comme langue de travail avec l'anglais du système onusien. Notons que le français, l'anglais, l'espagnol, l'arabe, le  russe, et le chinois) constituent les 6 langues officielles des Nations Unies dont le siège européen est à Genève ( canton qui à lui seul regroupe près de 194 cultures!).

Inscription ici directement: info@continentpremier.com avant le 15 février à 18 heures précises.

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Ismael Lô,

Celui qui murmurait sur les murs a pu conquérir le public sénégalais et international par son sérieux, sa clairvoyance et un cœur d'or et une démarche aussi limpide que l'eau de roche! Musicien, il l'est, peintre il est, panafricaniste il demeure comme il restera aux yeux de beaucoup un grand sentimental et un humaniste discret. La thématique de ses chansons tourne grandement autour de la défense des droits des femmes, des enfants, des plus faibles notamment les paysans et les ouvriers. Ismael Lô chante aussi la fraternité sans frontière, le panafricanisme, le dialogue politique, le développement et la paix dans le Continent africain. 
A Sun - City (Afrique du Sud), lors des Koras Awards, il reçoit les prix du meilleur artiste africain et du meilleur clip vidéo de l'année. Il est Disque d'Or avec " BISSO NA BISSO " album dans lequel il e! st invité par PASSY le rappeur Franco- Congolais. Il vit et investit au Sénégal dans l'agriculture et dans l'éducation. L'artiste a reçu de nombreuses distinctions pour ses qualités humaines et son engagement. 
En reconnaissance de sa contribution au processus d'intégration sous - régionale et à la promotion de la femme africaine, Ismaël LÔ est nommé Ambassadeur de la Femme de L'Afrique de l'Ouest par l'Association des Femmes de l'Afrique de l'Ouest (A.F.A.O.) qui est une institution spécialisée de la CEDEAO. (El Hadji Gorgui Wade Ndoye)

Voir sur Youtube quelques morceaux de l'artiste dont :

1- Jammu Africa (Paix en Afrique ), ici l'artiste sénégalais en Afrique du Sud.

2- La Femme sans Haine

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NB: Le concert commence à 18 heures 30 et finit à 20 heures 30, le mercredi 20 mars 2013, dans la prestigieuse Salle des Assemblées des Nations Unies.

Les bonnes volontés peuvent soutenir l'association en demandant un bulletin de versement qui sera transmis sur demande par la poste si la résidence est en Suisse, sinon par virement bancaire ou par chèque.

Ordinairement la souscription annuelle est à partir de 30 FCH.

Les entreprises, organisations et individuels qui veulent sponsoriser la manifestation sont les bienvenus et peuvent nous contacter via courriel ou au téléphone au: 0041-78-659-03-71

BIEN A VOUS

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13/10/2012

HOLLANDE A DAKAR : UN DISCOURS RESPONSABLE ET ENGAGE !

hollande, dakar, paris, france, sénégal, discours de dakarHier, vendredi 12 octobre 2012, avec intelligence et pragmatisme, le Président français, François Hollande, a réussi à faire oublier le petit Sarko qui était venu gentiment insulter les Africains, il y a 5 ans ! 

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt d'engagement et de distanciation le discours adressé aux Africains par François Hollande à Dakar à l'Assemblée nationale.

Respectueux, engagé, responsable ...! Un discours très actif ...!

Aux Africains et aux Français d'en saisir la portée et d'aller ensemble comme il l'a dit épaules contre épaules !

En tout cas j'aime le ton, la subtilité, l'appel à un type de relations gagnant gagnant qui n'oublie pas l'Histoire mais qui projette les peuples vers un avenir de progrès assumé et partagé !

J'y reviendrai ...

 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

04:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, dakar, paris, france, sénégal, discours de dakar | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

03/08/2012

HILLARY CLINTON SALUE LE SENEGAL UN PAYS SANS COUP D'ETAT!

hillary.jpg"Les Etats-Unis sont fiers du Sénégal, un pays qui n'a jamais connu de coup d'Etat", a dit Mme Hillary Clinton, hier, dans un discours prononcé à l'université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, devant les membres du gouvernement, des parlementaires, diplomates, ainsi que le corps professoral et les étudiants.

En 2007, Nicolas Sarkozy suscitait une vive émotion avec son ''discours de Dakar'', prononcé dans la même salle (auditorium de l'UCAD II), à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne. Il avait notamment déclaré que "le drame de l'Afrique", c'est que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire" se rappelle t-on.

Hillary Clinton a martelé que le Sénégal est ''un modèle pour l'Afrique et le monde entier" et que ceux qui doutent que l'Afrique n'est pas mûre pour la démocratie n'ont qu'à venir au Sénégal!

Soulignons que Mme Clinton est arrivée à Dakar trois jours après la visite de Laurent , Ministre français des Affaires Étrangères.

La deuxième alternance démocratique qui a eu lieu au Sénégal en mars dernier donne beaucoup d'espoirs. Pour l'Heure, le citoyen voudrait plus profiter des promesses qui lui sont faites de mieux être!

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

30/05/2012

4400 prisonniers palestiniens, dont quelque 200 mineurs, et plus de 300 prisonniers faisant l'objet d'un internement administratif détenus par Israël.

DSCN0016.JPGL'élection présidentielle en France avec l'arrivée au pouvoir de François Hollande a presque noyé l'information. Au Moyen Orient, les choses bougent. Le 14 mai dernier 1600 palestiniens prisonniers dans les geôles israéliennes ont recommencé à se nourrir, en attendant leur libération , après avoir signé avec les autorités israéliennes un accord dont la signature a été facilité par l'Égypte à la demande de Mahmoud Abbass, Chef de l'Autorité palestinienne. Que vient donc faire le Sénégal là dans?

ARRET DE LA GREVE DE FAIM DES PRISONNIERS PALESTINIENS EN ISRAEL: LA MAIN INVISIBLE DU SENEGAL!

GENEVE- 4400 prisonniers palestiniens, dont quelque 200 mineurs, et plus de 300 prisonniers faisant l'objet d'un internement administratif sont entre les mains du gouvernement d'Israël, rappelle Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies. Au nom du Sénégal , Président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Abdou Salam Diallo, Ambassadeur auprès des Nations Unies à New York, a séjourné les 3 et 4 avril derniers, à Genève, coeur et poumon des droits humains du système onusien, pour demander la libération des prisonniers en interpellant le monde entier de manière claire et nette sur la nécessité absolue de faire respecter les droits humains des peuples de Palestine.

Suite ici: http://continentpremier.com/?magazine=64&article=1822

Légende Photo: (En conférence de presse): Amb. Abdou Salam Diallo entouré de droite à gauche par M. Issa Qaraqe, Ministre palestinien chargé de la question des prisonniers et Représentant de la Palestine, Amb. Riyad Mansour, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, à Genève et Mme Corinne Momal Vanian, Directrice de l'Information à l'ONU.

Crédit: ContinentPremier

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

14:51 Publié dans Crise Israél- Palestine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : palestine, prisonniers, 2012 israel, ban ki moon, nations unies, sénégal, égypte, abdou salam diallo | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

10/05/2012

C'EST AUJOURD'HUI A 20 HEURES A LA MAISON DES ASSOCIATIONS.

  • UPAF.jpgDémocratie et Élections: Regards croisés sur le Sénégal et la République du Congo: l'Université populaire africaine UPAF ouvre le débat à la Maison des Associations, ce jeudi 10 mai 2102 à 20 heures à la Maison des Associations, 15, rue des Savoises, pas loin du Moulin rouge.
    Le directeur de l'UPAF, Mutombo Kanyana a dévoilé le programme du mois de mai de la plus jeune et pas moins dynamique université populaire de la Ville de Genève. Enseignement, Musique, cinéma, conférences, le choix est riche et diversifié
  • Jeudi 10 mai 2012 à 20 heures, à la Maison des Associations, 15 rue des Savoises, non loin du Moulin Rouge : Deux expériences récentes de processus électoraux ont eu lieu, l’un au Sénégal et l’autre en RDC. L'un, non entaché de fraudes, et l'autre entaché de fraudes reconnues par tout le monde, y compris relativement par le fraudeur. Mais les deux processus ont un point commun : deux chefs d’État sortant contre lesquels une large opposition s'est organisée, avec des différences bien sûr. Pourquoi cela (départ du sortant) a-t-il marché au Sénégal, pourquoi pas en RDC ? Il s'agit là d'une des questions que soulève le regard croisé à porter sur ces processus électoraux qui symbolisent la problématique générale de l'alternance démocratique dans les pays africains... (Entrée libre!) Venez Très Nombreux enrichir le Débat.
    Intervenants: • « RDC vs Sénégal : Retour sur deux processus électoraux atypiques. Regards croisés »
    Avec El Hadji Gorgui WADE NDOYE (journaliste, rédacteur en chef de Continent Premier, magazine en ligne) et Philippe LIONDJO (président de la Section Suisse de Congo en Légitime Défense, membre fondateur de la Fédération des organisations et de ressortissants congolais de l'extérieur)

 

A noter également sur votre Agenda:

 

Lundi 7 Mai 2012, 20h00

SOIREE AFRO-USA

  • « Little Senegal »

Film de rachid Bouchareb (Algérie), 2001, 98'. Avec Sotigui Kouyaté, Roschdy Zem, etc.

Entrée : 5.-

Alloune, un vieux guide du musée africain « La Maison des Esclaves » à Gorée, au Sénégal, part aux États-Unis pour retrouver les descendants de ses ancêtres qui y ont été déportés comme esclaves. Il se retrouve dans le quartier de Harlem où vit la communauté africaine, Little Senegal. Début d'aventures où éclatent les malentendus historiques entre ceux restés en Afrique et ceux qui ont été déportés en esclavage ...

Mercredi 16 Mai 2012, 20h00

« Le Monument de la Renaissance africaine à Dakar et sa face cachée: Détournement symbolique ou récupération politique ? »

Par Marc MENOUD (Collégien)

Présentation du Travail de Maturité (Collège Emily Gourd)

Entrée libre - Salle Carson

Cocktail offert après le débat

Le très controversé Monument de la Renaissance africaine, visible de tous les côtés à Dakar, restera sans aucun doute comme le vestige le plus colossal des la présidence Wade au Sénégal. Un Collégien a choisi de le décortiquer et de le dévoiler sous toutes ses facettes pour son travail de fin d'année. Avec un accompagnement de l'UPAF (l'artiste plasticien et enseignant Momar SECK, membre du comité de l'UPAF, et MUTOMBO Kanyana, directeur). Le résultat, très remarquable, a été salué par l'une des meilleures notes de sa promotion ...

Manifestation organisée en collaboration avec le Collège Emily Gourd et le soutien de la Fondation Ethique et Valeurs.

Vendredi 25 Mai 2012, 20h00

A L'OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DE L'AFRIQUE

« Mali, Nigéria, Sénégal, Ouganda, etc. : Les religions venues de l'extérieur sont-elles afro-compatibles avec la construction des Etats africains modernes ? »

Avec plusieurs invités

Entrée libre

Au Mali, des rebelles islamistes viennent, non seulement d'occuper la moitié du pays, mais également de placer celle-ci sous la Sharia (législation islamique). Au Nord du Nigéria, des Etats appliquent déjà la Sharia et on n'y compte plus les affrontements sanglants entre Africains « chrétiens » et Africains « musulmans ». Au Sénégal, après avoir occupé une fonction remarquable dans la colonisation du Sénégal, notamment sur le plan économique, les confréries religieuses d'émanation islamique s'illustrent par leur influence politique. En Ouganda, la rébellion la plus féroce contre le pouvoir en place est menée par une « Armée de résistance du Seigneur », après les « Forces du Mouvement du Saint-Esprit » menées par Alice Lakwena. ... A contrario, au Bénin, pays par

excellence des traditions ancestrales, les grands prêtres Vodou se tiennent hors du microcosme politique. Les religions venues de l'extérieur sont-elles afro-compatibles avec la construction d'Etats africains modernes ?

ATELIERS SLAM

Atelier REGAF TV / D.I.Y. (DO IT YOUR SELF) :

Thématisation de sujets puis rédaction et réalisation et mise en ligne d'une émission sur REGAF TV par les jeunes eux-mêmes et/ou mise en ligne en temps réel de textes, Slam, poésie, article sur Regards Africains (version journal).

Ateliers SLAM / D.I.Y. :

Ecriture en commun avec les jeunes

Animateur : l'Artiste Slameur Ali La Pointe - 2 Plume

Infos : UPAF. Tél. 022 343 87 93 - 079 754 54 85

COURS DE LANGUES AFRICAINES

- BAMBARA : Tous les mercredis, 19h00

- LINGALA : Tous les mercredis, 19h00, sauf vacances

- SWAHILI : Tous les jeudis 18h30, sauf autres indications et vacances

Prix :

- Jeunes jusqu'à 16 ans : 120.-/pers.

- Jeunes jusqu'à 25 ans : 160.-/pers.

- Adultes membres UPAF : 220.-/pers.

- Adultes non-membres UPAF : 240.-/pers.

Pour 10+2 séances. Paiement par tranches possible.

Inscrivez-vous ! Tél. 022 343 87 93, 079 754 54 85

POUR LES ENFANTS & ADOLESCENTS (8-16 ans) :

S'inscrire d'abord : Les cours seront proposés une fois atteint un nombre minimum de pré-inscriptions.

Inscrivez vos enfants. Pour une meilleure intégration !

NEWS :

EXPOSITION

Peinture sur acrylique d'Iréna VAN BERKEL

Jusqu'au dimanche 6.05.2012 - De 17h00 à 21h00

Galerie de l'Horloge : Avenue de la Jonction 17, 1205 Genève

CONFÉRENCE

« Migrations et droits humains. La Suisse, l'Europe et leurs étrangers »

Par Astrid EPINEY

Mardi 22.05.2012, 20h30

Salle Jean-Jacques Gautier, Rte du Vallon 1, Chêne-Bourg/GE

Entrée libre

Org. : DiversCités (www.diverscités.ch)

EN VENTE A l'UPAF

DES DVD INCONTOURNABLES QUI FONT L'HISTOIRE :

(Tout à 30.-/pièce, frais de port compris)

- "FRANTZ FANON, un héritage sans frontières", documentaire de Jérôme-Cécil Auffret, 2012, 52' - NOUVEAU !

- SANKARA - "Burkina Faso, une Révolution rectifiée. Des Empires africains à la France néo-coloniale, une histoire du Pays des Hommes intègres", documentaire de Thuy-Tiên Ho, 2011, 52 - NOUVEAU !

- "Meurtre à New York : MALCOLM X et la naissance de l'Afro-Américanisme", documentaire de Emmanuel Tronquart et Michel Noll, 2008, 52'

- "Mort à Memphis : Le mystérieux assassinat de MARTIN LUTHER KING", doc. de Thomas Giefer, 2006, 52'

- "Une Révolution sans fin : JEAN-BERTRAND ARISTIDE et le destin incertain d'HAÏTI", doc. de Nicolas Rossier, 2007, 52'

- "Une mort de style colonial : L'assassinat de PATRICE LUMUMBA", doc. de Thomas Giefer, 2006, 52'

- "Est-il permis de débattre avec DIEUDONNE?", doc. d'Olivier Mukuna, 2009, 84'

- "Entre la Coupe et l'élection" (le destin des LEOPARDS DU ZAÏRE, 1re équipe Noire-africaine à participer à la Coupe du Monde), doc. de Monique Phoba et Guy Muya Kabeya, 2008,

 

 

12/04/2012

Ahmed Ben Bella : Un homme qui refusa toute sa vie d’être raciste envers ses oppresseurs français !

 

Ahmedbenbella.jpgAu Peuple d'Algérie Frère et à tous les Africains, mais aussi à ses amis français, je présente mes condoléances pour le rappel à Dieu d'Ahmed Ben Bella, le premier Président de l'Algérie libre. Je voudrais respectueusement m'incliner devant sa mémoire pour la lutte mémorable qu'il a menée avec les autres Algériens pour la libération de leur pays sous joug colonial.

Je ne vous dirai pas que s'il n'y avait pas cette guerre que les différents gouvernants français nommaient honteusement la crise d'Algérie, l'Afrique Noire ne serait jamais libre, en tout cas, et clairement dans les années 60.

La Loi cadre ou Defferre a été précipitée en 1956 pour mieux s'occuper de l'Algérie dite française. Le Maroc de même que la Tunisie ont été libérés pour mieux s'occuper de l'Algérie! Mais ces deux nouveaux Etats ont fait jouer les liens de sang, la fraternité religieuse pour soutenir le FLN et éviter l'encerclement des Fellaghas!

Des Sénégalais ont été envoyés pour casser de l'Algérien, ils étaient Musulmans pour certains mais ils luttaient pour l'intégrité territoriale de leur patrie: la France qui allait de Dunkerque à Mostaganem!

Aux Nations Unies les Africains s'étaient divisés en pro Français et pro Algériens. Les nouveaux Etats africains indépendants ont eu des postures différentes quant à la question algérienne. Entre Africains on s'est même traités de traitres selon qu’on est pour ou contre la cause algérienne! C'est dire la centralité de la question algérienne à l’époque dans les relations internationales!

Et contrairement à ce que certains ont soutenu, Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal et futur membre de l’Académie française celui-là même qui a corrigé la Constitution française de 1946 était bien pour l'Algérie indépendante. Sur ce dossier il était sur la même ligne que son ancien premier ministre et rival Mamadou Dia.

 

L'autre secret c'est qu'effectivement l'une des raisons fondamentales de la séparation du Mali ( ancien Soudan français) et du Sénégal est liée à la crise algérienne. Le Général de Gaulle avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la Fédération du Mali.

Ben Bella un homme du pardon

Je retiens de Ahmed Bella que j’ai rencontré deux ou trois fois à Genève et qui m’a fait le plaisir de me recevoir longuement en tête dans son bureau à la Fondation Nord Sud Développement, cet homme qui a refusé jusqu’à la fin de sa vie de détester ceux qui avaient opprimé son peuple, ceux contre qui il s’est battu. Lors de la préparation de Conférence de Durban à Genève, il me confiera : « Je ne peux être raciste.». Je lui ai fixé un regard profond pour lui dire sans ouvrir ma bouche et pourquoi et comment ? Le sage africain, me dira alors : « Vous savez quand nous luttions pour notre indépendance des Français étaient aussi avec nous. Et quand j’ai failli être tu Saumure, ce sont des Français comme Jean Paul Sartre qui m’ont sauvé la vie. »

Il s’appelait Ahmed Ben Bella. Musulman, résistant face au colonialisme c’est-à-dire la domination de l’homme par l’homme. Il avait 95 ans. Il est Algérien. Il est né Français. Il meurt chez lui en Algérie algérienne auprès de sa famille.

Repose en paix Doyen

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais accrédité aux Nations-Unies, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

27/03/2012

LE SENEGAL A ELU SON PRESIDENT DANS LE CALME ET LA DIGNITE: JE SUIS FIER DE MON PEUPLE!

 

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    Merci avant tout rapport à mon peuple, aux Sénégalaises et aux Sénégalais pour votre civilité. Peuple oui c'est à toi que je m'adresse car c'est toi qui a su sauvegarder la grandeur de mon pays: le Sénégal éternel.

  • Merci, grâce à toi, aujourd'hui plus que jamais ma fierté en toi et ma dignité de Nègre sont renforcées!
  • Vive la République !. Vive le Sénégal!
  • Félicitations à Macky Sall, le nouveau PR élu dans la transparence et la liberté!
  • Merci également au Président Wade d'avoir accepté sa défaite afin que les Sénégalaises et les Sénégalais puissent dormir en toute quiétude en ce jour du 25 mars 2012, anniversaire du rappel à Dieu du Cheikh et Calife de la tidjania sénégalaise Serigne Babacar Sy.
  • Le Sénégal a ses mystères dont le vulgaire ne se doute guère, n'est ce pas Pr Djibril Tamsir Niane!
  • Maintenant au travail peuple vaillant et demain est un autre Jour. In Cha ALLAH

Votre fils, El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

26/02/2012

PAIX AU SENEGAL: Ismael Lô, artiste international, des intellectuels africains et amis lancent un Appel.

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Appel d’intellectuels pour un Sénégal de paix

Nous, intellectuels du Sénégal et d’autres pays d’Afrique, amis et sympathisants, signataires de cet appel, ne pouvant rester indifférents devant le spectacle désolant des violences liées à la contestation de la candidature de Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, violences qui ont déjà fait six morts et de nombreux blessés, craignant que ces événements malheureux ne soient le prélude à une instabilité qui risque de plonger le Sénégal dans la tourmente en entravant sa marche vers le progrès tant dans le domaine économique, social, culturel que politique, déplorons et condamnons sans réserve le manque de civilité, les écarts de langage, les discours de haine de certains de nos hommes et femmes politiques, qui ont fini de prendre le pays en otage par une lutte de pouvoir qui se réclame, tant du côté du parti majoritaire que du côté de l’opposition, du peuple, noble terme galvaudé, avili. Nous déplorons la violente répression des forces de l’ordre ; nous dénonçons les manigances de tous bords, les mesquineries politiciennes ainsi que la quête de sensationnalisme de certains journalistes qui, parfois, rajoutent à la tension. Le Sénégal ne doit pas devenir une Côte d’Ivoire-bis par la faute de politiciens irresponsables. Le pays de la Téranga ne doit pas sombrer dans la grossièreté et le ridicule en détruisant en quelques jours les résultats de tant d’efforts courageusement consentis par nos ancêtres.

Nous exprimons ici notre solidarité et nos condoléances sincèrement affectueuses aux familles des victimes et nous apportons notre soutien moral à l'ensemble de la population civile vivant dans la peur et dans l’incertitude ; nous affirmons notre engagement sans faille dans la recherche de la paix dans notre pays. Nous y convions nos chefs religieux et coutumiers, nos artistes, nos écrivains, nos hommes de culture et de science, notre élite économique et tous les hommes et femmes étrangers vivant parmi nous.

Nous appuyons, sans réserve, toutes les actions et pratiques faites en direction du dialogue et de l’apaisement et exigeons de tous les responsables des élections libres, justes et transparentes afin que Sénégal poursuive noblement sa marche vers la démocratie. 

Appel initié par :

M. El Hadji Gorgui Wade NDOYE, journaliste, Genève

M. Khadim NDIAYE, philosophe, Montréal

M. Ismaël LO, Artiste, Sénégal

Les signataires :

M. Makhily GASSAMA, Professeur, diplomate, ancien ministre, Sénégal

M. Bassirou NDIAYE, administrateur Archipo, Sénégal

M. Thierno GUEYE, philosophe, Montréal

Mme Vitraulle MBOUNGOU, journaliste, Montréal

M. Kara Sylla KA, Artiste, Genève

M. Badu SENE, Cooperative fattori comuni, Rome

M. Hamath Boudou DIALLO, Genève,

Mme Fatimatou BALDE, Annemasse- France

M. Bassirou SAMASSA, Genève

Melle Micheline PACE, Genève

Dr Marie France de Meuron

Melle Fatimata NIANG, Juriste, Genève

Mme Esse ESSENAM, Auteur-Compositeur.Interprète

Mme Djemaâ CHRAITI, écrivaine, Genève

M. Hafid OUARDIRI, Président Fondation de l'Entre Connaissance

Melle Maryline PERRIER, enseignante, Ambilly

M. Moussa SOW, Moussa Sow, enseignant-chercheur en littérature et cinémas africains francophones, The College of New Jersey, Ewing, New Jersey.

M. Mamadou DIOP, Economiste, Genève

M. Jossart MUANZA, journaliste, Ecublens-Lausanne

Dr Nicolas FRANCESCHETTI, Genève

M. Raphaël Dodji EKLU-NATEY, Biologiste, Consultant R&D, Genève

M. Amidou DIAO, Gestionnaire en fiscalité des entreprises, Canada

 

NB: La liste est ouverte à toutes les sensibilités favorables à préserver la Paix au Sénégal.

 

Contact :

Gorgui Wade Ndoye : Tél : 0041 76 203 61 62. Courriel : ndoyosa@yahoo.com

Khadim Ndiaye : Tél +1 5143843767, khadim_mail@yahoo.ca

10/02/2012

EDITORIAL « LE MONDE » CONTRE WADE : DES INTELLECTUELS PROCHES DU PRESIDENT DENONCENT L’ « ARROGANCE » ET « L’INGERENCE ».

abdoulaye-wade.jpgDans son éditorial du 31 janvier 2012, le journal Le Monde, bien reçu au Sénégal, titre : « Prenez votre retraite, monsieur Wade.». Des intellectuels sénégalais proches du pouvoir apportent une réponse point par point à ce qui semble pour eux la continuité de l' « ingérence » de la France en Afrique par la main de journalistes qui ont fait preuve de « manque de déontologie », d' « arrogance » et « ignorance » du terrain, se désolent-ils dans une longue lettre de réponse. 

« Le 26 février, Abdoulaye Wade, 86 ans, sera bien candidat pour un troisième mandat à la présidence du Sénégal. Candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes ; malgré les bourrasques sociales frondeuses qui depuis plusieurs mois balaient par rafales ce pays d'Afrique de l'Ouest ; malgré les mises en garde américaines et européennes ; malgré son âge. Candidat, donc, mais à quel prix ? » (Voir suite article du Monde plus bas).

"Quelle arrogance !

Comment un journal, eût-il la prétention de se faire appeler « Le Monde », ose-t-il adresser une injonction à un Chef d'Etat démocratiquement élu par son peuple et légalement investi par le Conseil Constitutionnel de son pays, injonction dans laquelle, il lui intime l'ordre de renoncer à sa candidature contre l'avis de l'écrasante majorité  de son peuple, tel un seigneur dictant sa volonté à son valet ?

Mais, pour qui, ces gens du « Monde » se prennent-ils (comme l'a écrit, un journal sénégalais patriote, légitimement indigné par cette attitude cavalière), pour se permettre de décréter des oukases, fondés sur la calomnie et la falsification systématique des faits, pour oser imposer leur volonté à notre peuple ?

Ont-ils, jamais, pensé aux conséquences qu'auraient le retrait d'Abdoulaye WADE de la compétition présidentielle ? Sont-ils assez naïfs, pour espérer que l'écrasante majorité des sénégalais s'en accommoderait, dans la résignation pure et simple, comme si elle ne sait pas, elle, non plus, convoquer des rassemblements, occuper la rue au nom de la résistance active, brûler des pneus et créer un chaos qui risquerait de n'être rien, par son ampleur et sa force, à côté de ce qu'on a vu jusque-là. Aucun sénégalais, qui aime son pays, ne le souhaite pour lui. Nous sommes un peuple admirable, qui aime la paix et qui n'aspire qu'à vivre en paix, loin de toute violence.

En guise de contrevérités, dont il est fait état, plus haut, énumérons-les, ensemble, en mettant le curseur sur chacune d'elles :

1°) Dire que Maître Abdoulaye WADE a été candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes et lui contester, dans le même mouvement, le droit de briguer un second mandat, est une inexactitude, mieux, une manipulation de l'opinion, que l'on veut tromper, en ne lui cachant, sciemment, la vérité.

Dans un pays démocratique, où la liberté d'opinion s'exprime, quotidiennement, prendre prétexte de l'avis exprimé par quelques 5 à 6 juristes se couvrant du manteau de « constitutionnalistes », alors qu'ils sont, dans les faits, presque tous, des leaders ou des membres influents, connus et reconnus, de partis politiques d'opposition, beaucoup plus préoccupés de mettre leur science au service exclusif des intérêts particuliers de leurs formations respectives,  que de dire le droit et la jurisprudence,  pour affirmer , péremptoirement, qu'ils détiennent seuls la vérité, a quelque chose de court et de simpliste.

Ce parti-pris est d'autant plus choquant que, lors d'un Séminaire tenu le 21 Novembre 2011 à Dakar, un panel de juristes nationaux et internationaux, composés de Professeurs Agrégés, d'Enseignants émérites, de Recteurs d'Universités, de Doyens de Facultés de Droit, parmi les plus éminents, les plus expérimentés et les plus célèbres du Sénégal, d'Europe, d'Amérique et d'Afrique ont battu en brèche, avec une rigueur scientifique admirable, les thèses de ceux, qu'un grand juriste appelle des « constitutionnalistes-tailleurs », cités plus haut. Avec érudition et compétence, ils ont démontré, que le droit qu'a Me WADE de se porter candidat est consacré par la loi internationale en vigueur, aux Nations-Unies, comme en Europe, en Afrique et dans son propre pays et qu'il peut, légalement, briguer un second mandat, sous le régime de la Constitution de 2001, s'il jouit de tous ses droits civils et politiques.

Lorsque « Le Monde » cache cette information capitale à ses lecteurs, il commet une faute, au plan de la déontologie.

La preuve, au demeurant, que ces Experts avaient raison sur leurs collègues, moins expérimentés et plus jeunes, a été apportée par la décision du Conseil Constitutionnel. Au sujet de cette dernière institution, le Journal « Le Monde » jette le discrédit sur les 5 Sages, « tous nommés et bien traités par le Président », aux seules fins de valider sa candidature. C'est une accusation très grave. Au Sénégal, comme ce fut le cas en France, c'est le Chef de l'Etat qui nomme aux fonctions civiles et militaires. Cela ne date pas de l'Alternance, mais du tout début de l'indépendance. Tant que SENGHOR était là, « Le Monde » n'a jamais trouvé rien à redire, parce qu'il était célèbrement connu pour sa francophilie. Aujourd'hui, on se met à brûler ce qu'on avait, jadis, adoré. Le Conseil Constitutionnel, dans sa forme actuelle, a été installé en 1992, bien avant l'avènement de WADE. Son Président actuel n'a pas hésité à mettre WADE en prison, quand il était dans l'opposition. Tout dernièrement, le Conseil a rejeté sa requête, demandant l'invalidation de la candidature de 3 personnes.

Dans chacune de ses décisions, la voix du Président ne compte qu'en cas d'égalité des votes, pour ne pas bloquer la prise de décision. Dans tous les autres cas, elle a le même poids que celle des autres Sages. Dès lors, le fait qu'il ait bénéficié comme tous les Hauts Magistrats du pays d'un réajustement de son traitement ne peut avoir le sens que « Le Monde » lui donne, que s'il avait bénéficié d'un privilège, ce qui est loin d'être le cas. Au Sénégal, le Président WADE a multiplié le salaire de plusieurs corps de métier par 3, au nom de ses convictions libérales, démocratiques et sociales, pour les soustraire, justement, à toute forme de corruption. La plupart des corps de métier concernés sont, pourtant, dominés par des opposants notoires. Mais, au nom de la même éthique, il avait accepté que le mouvement alter mondialiste tienne ses assises à Dakar, à quelques mois de l'élection présidentielle, au nom du droit d'expression que ce mouvement, comme tout autre doit avoir. Mieux, quand il a eu des difficultés à boucler son budget, il n'a pas hésité à lui donner un modeste coup de pouce.

2°) Votre journal évoque ce qu'il appelle « des bourrasques sociales frondeuses » dont le Sénégal serait le théâtre.

En faisant ces déclarations, il reconnaît que notre pays est un pays démocratique, car, il n'y a que dans les vraies démocraties que des frondes s'expriment librement.

Nous ne considérons pas cela, au Sénégal, comme une maladie honteuse, car, ce serait oublier, que nous sommes dans un pays, où la liberté d'opinion s'exprime entre autres, à travers 174 partis politiques légalement constitués en 2011 (contre une trentaine, à peine, avant l'an 2000), des dizaines de centrales syndicales, 47 syndicats sectoriels, dans un secteur comme l'Education Nationale ; un pays où on compte, en plus, 25 journaux quotidiens, plus de 20 hebdomadaires, autant de mensuels, 10 télévisions, qui seront, bientôt, 11 et plus de 200 radios nationales, régionales, communautaires, etc.

Le Sénégal, c'est, également, une société d'opinion publique, dans laquelle le débat est libre, la confrontation des idées, permanente et les éruptions sociales, fréquentes.

C'est le même cas de figure, que nous avons, en France. C'est, aussi, le cas en Italie, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, etc., comme l'actualité récente en porte témoignage.

Si votre Journal ne le sait pas, qu'il apprenne que le Président WADE a, lui-même, inscrit, personnellement, dans la Constitution de 2001, le droit à la manifestation et que,  dans toutes les tournées, qu'il a faites, depuis 2000, il ne cesse de dire aux populations jeunes, adultes, personnes âgées des deux sexes, d'exprimer leur mécontentement et leurs opinions, par des manifestations publiques ou le port de brassards rouges. C'est vous dire, qu'il n'a, jamais, douté de la maturité de son peuple. Au contraire.
Aujourd'hui, dans notre pays, des femmes de ménage, des maîtres d'écoles coraniques, des mécaniciens, des marchands ambulants, des handicapés, des invalides, des artistes, des élèves, des étudiants d'écoles supérieures privées organisent des marches, s'expriment dans les radios et les télévisions et occupent les colonnes de journaux. Le Sénégal n'avait rien connu de pareil, avant 2000. Une nouvelle citoyenneté, la citoyenneté de l'Alternance a pris souche, permettant à de multiples personnalités de s'épanouir. Le Président WADE a, toujours, salué cette expression plurielle, à la seule condition qu'elle ne donne pas lieu à des violences, car le Chef de l'Etat a fait de la paix, son credo.

Notre pays n'a, par conséquent, pas honte de la situation décrite par « Le Monde ». Il en tire, au contraire, fierté et assurance, car Me Lamine GUEYE disait que « le sénégalais n'est dangereux que quand il se tait ».

Si cela émeut un journal comme « Le Monde », le Sénégal le regrette pour lui, car notre démocratie a fait le pari du pluralisme, de la liberté d'opinion, de la liberté de pensée et d'expression et s'accommode, parfaitement, de toutes les frondes, qui prouvent sa vitalité, la tolérance de ses populations, l'ouverture d'esprit de ses élites, dont on ne trouve l'équivalent nulle part ailleurs en Afrique.

On a vu, par exemple, une télévision lancer, pendant une semaine, des messages de haine et d'agitation et même de subversion, mettre en vedette des opposants notoires, pour qu'ils dépeignent des situations alarmistes,  lancer, même, des appels à la désobéissance civile, à la violence et à l'Armée, en toute liberté. Cela ne se voit qu'au Sénégal.

Ce que les journaux sénégalais et les télévisions sénégalaises osent écrire et diffuser, on ne le trouve nulle part ailleurs, pas même en France, sans que cela ne tire à conséquences.

Cela fait notre fierté, preuve, assurément, que les démocraties les plus respectueuses des droits humains et les plus avancées ne se trouvent pas là, où on les situe, habituellement.

3°) Au sujet des mises en garde américaines et européennes, évitons l'amalgame. Il est nécessaire de préciser qu'elles ne sont, d'abord, pas de la même nature. Le ton, non plus, n'est pas le même, pas plus, au demeurant, que le contenu, les intentions et la démarche.

Les Américains sont un peuple plein de délicatesse, issu d'une histoire de métissage, qui a enraciné en eux la tolérance et le respect d'autrui. Leurs rapports avec le Sénégal ont toujours été empreints d'amitié et de fraternité. Le Président BUSH avait beaucoup de respect et d'estime pour le Président WADE. Les Américains n'ont, jamais, cherché à imposer un Leader, au Sénégal. Ils n'ont, jamais, colonisé l'Afrique. Ils ont, même, aidé ce continent à se libérer de ses colonisateurs. D'autres, en revanche, ont, à travers leurs médiats, cherché à susciter des candidatures fantaisistes et ont même poussé tel ou tel homme de paille, à briguer la magistrature suprême, dans le secret dessein d'en faire une créature à leur dévotion. Dans cette opération, ils bénéficient, à quelques exceptions près, toujours, de la complicité des milieux influents de leurs pays, parmi lesquels, une certaine presse, parce que lesdits milieux, en patriotes, toujours prêts à défendre le drapeau national, ne voient dans l'entreprise que la grandeur de leur patrie, l'extension de son influence et la récupération de positions perdues, au détriment, évidemment, des intérêts des peuples victimes de ces combinaisons. Ils ont, toujours, besoin pour réussir, du concours de ceux que SENGHOR appelaient  les « nègres de service », qui, plus préoccupés de leur avenir personnel que de l'intérêt général, se font les complices conscients ou non de la mise sous tutelle de leur Etat.

Quand le Conseil Constitutionnel, se fondant sur la jurisprudence Yoro FALL (Professeur d'Université et Fonctionnaire International), datant de la présidentielle de 2007, invalide 3 candidatures indépendantes, sur des bases régulières, lesdits médiats ne se focalisent, que sur le sort d'une seule personne, qui se trouve, curieusement, être la moins compétente, n'ayant même pas terminé le cycle élémentaire, la moins experte, qui n'a, jamais, été, ni conseiller municipal, ni conseiller régional, ni député, ni sénateur, qui ignore tout de l'Etat, de ses rouages et de ses règles de fonctionnement, sans parler des grands enjeux nationaux, régionaux et internationaux (alors que l'un des recalés est un ancien de Louis Le Grand, sémillant et distingué, doublé d'une expertise en Finances Internationales). Une telle attitude prouve, assurément (que le sujet concerné en ait ou non conscience), qu'on a besoin d'un individu « soumis et malléable », à instrumentaliser, pour retrouver, au Sénégal, les positions, aujourd'hui, perdues.

Cela dit, lorsque des pays amis expriment des préoccupations sur la situation de notre pays, leur démarche ne nous gène, nullement, à la seule condition qu'on n'oublie, jamais, que le Sénégal est un pays indépendant, souverain,  qui n'a de leçon ou d'ordre à recevoir de personne et qu'on peut lui adresser des indicatifs, tout au plus, des optatifs, mais, jamais, des impératifs, comme disait l'autre .

4°) Lorsque «  Le Monde » prétend que Maître Abdoulaye WADE a choisi  « le conflit », il émet une autre contrevérité manifeste.

De la date de sa prise de pouvoir, en 2000, jusqu'à nos jours, il a lancé, à l'opposition, près d'une vingtaine d'appels au dialogue et à la concertation, appels qui se sont déroulés aux dates suivantes.

On n'en citera que certains. 

•1.      Avril 2003 appel du Président Wade à l'Opposition, pour la constitution d' "une majorité d'idées"

•2.      Décembre 2003, appel "pour une participation de l'opposition aux décisions majeures"

•3.      Février 2004, Wade réitère son appel pour la constitution d'une "majorité d'idées" et invite l'opposition parlementaire à se joindre au gouvernement. L'U.R.D. de Djibo Leyti Ka, bien que n'ayant pas contribué à l'alternance du 19 mars 2000, accepte; Par contre, l'AFP de Moustapha Niasse décline l'offre, pendant que le PIT de Amath Dansoko pose comme condition préalable, un "large dialogue national".

•4.      Avril 2005, Le Président Wade réitère son appel à l'occasion de son message à la Nation. Pour toute réponse, l'opposition, lors d'un meeting à Kaolack, le 24 mai 2005, lance l'IDEWA (Initiative pour le départ de Wade), un président démocratiquement élu et dont le mandat est en cours.

•5.      Septembre 2005, rencontre entre le chef de l'Etat et l'opposition. Au sortir de l'audience, un "Comité paritaire" est proposé par Wade, pour réfléchir sur processus électoral et sur un organe de supervision des élections, en perspective des élections générales de 2007.

•6.      Janvier 2006, de retour de la Mecque Wade écrit des lettres personnalisées aux leaders de l'opposition pour les convier à nouveau au "dialogue politique".

•7.      Octobre 2006, nouvel appel du chef de l'Etat au "dialogue politique", le lendemain de la Korité, qui devait consacrer l'entrée au gouvernement du Ptp de Maître El hadji Diouf et du Parti de la Réforme de Abdourahim Agne, qui estime quant à lui que « c'est le meilleur discours de Wade depuis cinq ans ».

•8.      Mars 2007, après la confirmation de sa réélection, le 25 février 2007, par le Conseil Constitutionnel, Wade lance un autre appel à "l'union de toutes les forces vives" du pays. L'opposition reste indifférente.

•9.      Mars 2008, suite à une audience accordée au Président exécutif de la Raddho (Réseau africain pour la défense des droits de l'homme), Maître Wade réitère sa volonté de recevoir l'opposition, pour renouer les fils du dialogue. Réponse de l'opposition : « c'est un piège !».

•10.   Mai 2008, joignant l'acte à la parole, l'opposition, regroupé au sein du « Front siggil senegal », organise, le 18 mai 2008, un meeting à la Place de la Gare, à Saint-Louis, et lance « la Grande offensive pour le départ de Wade », un président démocratiquement élu, et dont le mandant est toujours en cours. C'est le leader de la Ld, M. Bathily, qui donne le ton, en déclarant, lors de ce meeting, couvert par tous les médias sénégalais : « Wade doit quitter le pouvoir. Aujourd'hui, nous devons clore le débat et pousser Me Wade vers la sortie ».

•11.   Décembre 2008, le chef de l'Etat, à l'occasion de son message traditionnel de fin d'année, réaffirma son ouverture au dialogue et à la concertation, « pour relever tous les défis », avec tous les Sénégalais.

•12.   Avril 2009,  A l'occasion de la fête de l'indépendance du 4 avril, le chef de l'Etat félicite l'opposition pour les résultats obtenus, lors des dernières élections locales du 22 mars, et réitère son appel à renouer les fils du dialogue avec elle.

•13.   Mai 2009, l'opposition exige d'être saisie par écrit, pour donner suite à l'appel de Wade, non sans réclamer des « termes de référence », pour la tenue de ce dialogue.

•14.   Juin 2009, Le chef de l'Etat matérialise sa volonté d'ouverture et de dialogue en nommant un responsable d'un parti allié (le Parti de la Réforme) au poste nouvellement crée de « Ministre-conseiller chargé des affaires politiques ». Et fait parvenir, le 13 juin 2009, par le biais de son nouveau ministre-conseiller, une lettre dans laquelle il invite l'opposition à « un dialogue franc, loyal et républicain ».

•15.   Décembre 2009, en dépit du boycott, par l'opposition, des travaux de la Commission de revue du Code électoral, le Chef de l'Etat donne droit aux deux conditions posées par l'opposition pour revenir à la table des négociations : la nomination d'un modérateur et l'engagement public à transformer en lois et règlements les propositions qui sortiront des travaux.

•16.  Janvier 2010, A l'occasion du séisme qui venait de frapper le peuple frère d'Haïti, le chef de l'Etat invite l'opposition au Palais pour une concertation, relative à la constitution d'un vaste mouvement de solidarité africaine - impliquant l'Union africaine -, en faveur de ce peuple meurtri, dont le rôle dans la libération du monde noir n'est plus à démontrer. Non seulement, l'opposition déclina cette offre, mais investit dés le lendemain les médiats pour fustiger cette initiative de solidarité panafricaine.

•17.  Février 2010, A l'occasion du lancement des festivités marquant le cinquantenaire de notre accession à la souveraineté suprême, le président Wade fit parvenir des invitations aux leaders de l'opposition, et chargea également son chef du protocole de les convier de vive voix à honorer de leur présence la cérémonie inaugurale, au Stade L.S.Senghor. L'opposition brilla par son absence, sous prétexte que les invitations leur sont parvenues tardivement.

•18.  Février 2010, Lors de la visite du Chef de l'Etat aux autorités religieuses de Tivavouane, à l'occasion du Maouloud 2010, le Khalife général des Tijanes, Serigne Mansour Sy, s'était fait positivement l'écho des appels que le chef de l'Etat n'a eu de cesse de lancer à l'opposition, pour une synergie des forces et des intelligences de tous les fils de ce pays. Le porte-parole du Khalife des Tijanes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Ibn, a été désigné comme facilitateur, aux fins de renouer les fils du dialogue entre l'opposition et le pouvoir...

•19.  L'avant dernier appel visait à  constituer une Commission mixte, chargée, avec l'Union Européenne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, de vérifier le fichier électoral et le code  électoral et de proposer des améliorations. Ce travail est terminé. 108 propositions ont été faites. WADE les a, toutes, acceptées, sauf celle concernant le bulletin unique, qui est une nouveauté au Sénégal. Un Comité de Pilotage et de Suivi, dans lequel, la majorité est minoritaire, a été installé, sous la présidence d'un élément de la société civile.

  1. La dernière initiative prise par une structure dénommée le G 6 a, également, rencontré son agrément et sa bénédiction. L'un des membres de ce groupe, en l'occurrence l'Architecte ATEPA, a, d'ailleurs, reconnu, récemment, dans les colonnes de « Jeune Afrique » que, s'il y a blocage du dialogue, la faute n'en incombe pas au Chef de l'Etat du Sénégal.

5°) Comment, « Le Monde » peut-il, prétendre que le système de l'Alternance démocratique parait compromis, au Sénégal, sans apporter la moindre preuve de ce qu'il avance.

Si l'Alternance de 2000 a eu lieu, sans heurt, c'est parce que Maître WADE l'a voulu pacifique. Il a refusé toute chasse aux sorcières et a passé l'éponge sur les multiples erreurs de mal-gouvernance, qui auraient pu donner lieu à des manifestations de règlements de comptes, de vengeance, de revanche ou, simplement, de refus de l'impunité, jusque et y compris celles concernant les affaires de licence de pêche et des faux passeports diplomatiques, ou de détournement, à des fins personnelles, de quota pétrolier, alloué au pays.

Il a, non seulement, pardonné à tous, mais a, même, donné à son prédécesseur, qui était un démocrate sincère, son avion personnel,  pour qu'il aille le représenter au Sommet de la Francophonie, au Caire, avant de patronner sa candidature à l'OIF.

Quand ses adversaires ont prétendu que le peuple lui avait tourné le dos, WADE leur a proposé la tenue immédiate d'élections anticipées, qui leur donnerait, avant même la fin de son mandat actuel, l'occasion de le remplacer par la voie des urnes, la seule qui soit véritablement démocratique. Ils ont, tous, décliné son offre, parce qu'ils ne croyaient pas, sincèrement, à ce qu'ils proclamaient, bruyamment, dans leurs déclarations.

A la veille de la réunion du Conseil Constitutionnel, WADE a, plusieurs fois, déclaré, que, si sa candidature était invalidée, par les 5 Sages, il se soumettrait, automatiquement, au verdict sorti des délibérations, quitterait les affaires et regagnerait sa maison, au Point E, à Dakar, pour prendre une retraite bien méritée.

Peut-on citer en Afrique, un seul Chef d'Etat, qui a proclamé pareille attitude dans une situation comparable ?

6°) Une autre contrevérité du « Monde » doit être notée. Ce n'est pas Maître WADE, qui a jugé que son premier mandat sort du cadre de la réforme constitutionnelle de 2001, mais la jurisprudence sénégalaise, telle qu'établie par le Président Abdou DIOUF, après la réforme constitutionnelle de 1991 (le mandat qu'il avait étrenné depuis 1988 n'était pas concerné par celle-ci), d'une part, d'autre part, l'avis unanime de juristes compétents, qui savent qu'une réforme constitutionnelle n'est rétroactive, que, si le législateur le mentionne, expressément. Ce qui n'est pas le cas, au Sénégal, où les Articles 27 et 104 règlent la question, comme le Professeur Seydou Madani SY, 1er Agrégé de Droit au Sénégal et Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Président Abdou DIOUF,  l'affirme à la page 82, de l'édition 2009, de son livre, le confirme dans celle de 2011, sans changement, livre intitulé : «  Les régimes politiques sénégalais, de l'indépendance à l'Alternance politique ». Karthala. Il est vrai, qu'entre Octobre 2011, date de la parution de la dernière édition et le 21 Novembre 2011, sa position a radicalement changé.

7°) « Le Monde » se gausse des propos prêtés à Maître WADE, disant : «Je l'ai dit. Je me dédis».Cette ironie discourtoise et irrespectueuse a quelque chose d'inélégant, pour ne pas dire plus.

Dans le propre staff du « Monde », combien, parmi ses collaborateurs, ont eu à dire des choses, avant de se dédire ?

Dans votre propre pays, M. l'éditorialiste du « Monde », combien de leaders ont dit des choses, avant de se dédire ? Nos cadres politiques et journalistiques en ont recensé plusieurs dizaines, au cours des décennies passées et de la période récente. Le cas de Me WADE n'a, par conséquent, rien de singulier, encore moins d'amusant. 

Il n'y a que les imbéciles, qui ne changent pas d'avis. De toutes manières, dans aucun pays du monde, une simple déclaration d'intention, verbalement exprimée, n'a, jamais, eu une valeur juridique. S'accrocher à un tel argument, prouve, à suffisance, qu'on n'a rien de plus solide à évoquer

8°) S'agissant du bilan de Maître WADE, si, au « Monde », on ne le trouve pas brillant, c'est, soit, parce que ce journal en ignore le contenu, soit parce qu'il refuse, au nom de son objectif de déstabilisation, de regarder la réalité de face.

Parler de « gabegie et de corruption, de misère enracinée » dans un pays, qui s'est doté d'une Cour des comptes et de toutes les structures destinées à lutter contre la corruption, la concussion et dont la gestion est, régulièrement, vérifiée par les institutions internationales, dans un pays, qui, de 2000 à nos jours, a vu son PIB, passer de 500 à 1 350 dollars, un pays dont le Budget est passé de 500 milliards de francs, environ, à près de 3000 milliards de francs, dans la même séquence temporelle, un pays tellement crédible, au demeurant, que lorsqu'il a lancé un emprunt de 500 millions de dollars, sur le marché international, on lui en a proposé 1250 (preuve de confiance ne peut être plus forte), manque, totalement, de sérieux.

Aujourd'hui, les réalisations du Gouvernement, marquées, notamment, par le dynamisme, la diversification et l'innovation, ont permis, au Sénégal, de se hisser au rang de pays à revenus intermédiaires et de se projeter sur les rampes de l'émergence, comme en portent témoignage, les taux de croissance positive, parmi les meilleurs de l'UMEOA et de la CEDEAO, un taux d'inflation, qui classe notre pays au premier rang des Etats africains, des performances agricoles exceptionnelles et inédites, un niveau d'endettement relativement bas, un code des marchés considéré comme un modèle en Afrique, par le FMI et la Banque mondiale, des recettes en hausse constante et la maîtrise de l'énergie et de l'eau, autant d'atouts permettant au Sénégal, de figurer dans le lot des 11 pays dits « marchés pionniers ».

La confiance des bailleurs de fonds et des partenaires au développement, celle des banques et des organismes de crédit, ainsi que des investisseurs est totale. Les recettes augmentent constamment, tandis que la pression fiscale reste maîtrisée, à cause d'une gestion prudente et vertueuse de notre économie. La dette intérieure est raisonnable.

Cerise sur le gâteau, le Ministre chargé de l'Economie et des Finances du Sénégal a été nominé meilleur Ministre d'Afrique dans le domaine de ses compétences, par le Financial Times, pour l'année 2011 et salué comme tel par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

9°) Lorsque « Le Monde » dit, que le système éducatif s'effondre, « si les baobabs du Sénégal l'entendaient, ils seraient pris d'un rire inextinguible » », comme aimait à dire le poète Léopold Sédar SENGHOR.

Qu'on en juge !

De l'Alternance à nos jours, le Président Abdoulaye WADE a mis en place, un vaste programme d'infrastructures scolaires. Il a décidé d'allouer une allocation de bourse ou d'aide à tous les étudiants, sans tenir compte de leur origine sociale, le développement de l'Enseignement Coranique, à travers les Daaras Modernes, le relèvement, très sensible, des revenus des enseignants, autant d'actions à comptabiliser dans le Secteur de l'Education.

Parallèlement à ces actions, le Sénégal a mis en œuvre, une politique hardie de renforcement de ses ressources humaines, à travers, notamment, l'allocation de 40% de son budget au secteur de l'Education et de la Formation.

Ainsi, dans le Préscolaire, le nombre d'écoles est passé de 93 en 2000, à 1033 en 2010, le nombre d'enseignants de 396 à 2 686, le taux brut de scolarisation dans ce secteur grâce à la Case-des-tout petits de 2,31% à 9,8%, avec la construction de plus de 332 cases des Tout-petits,  saluées par l'UNESCO  et qui constituent, en plus, l'une des initiatives pédagogiques les plus hardies, depuis PIAGET, sortie directement de la tête de Me WADE et dans laquelle, l'ordinateur pour les enfants de 2 à 4 ans est omniprésent.

Dans l'Elémentaire, le nombre d'enseignants est passé de 2000 à 2010, de 19876 à 42931. Il a, donc, plus que doublé, en 10 ans. Si on avait fait la même chose, depuis 1960, le Sénégal serait, actuellement, au niveau de la Corée. Rappelons que, de 1816 à 1960, soit, en 144 ans, le e système colonial n'a inscrit à son actif, que 12% de taux de scolarisation.

Dans les cycles moyen et secondaire, le nombre des collèges est passé de 220 à 749, soit 3 fois plus, celui des lycées de 19 à 134, soit, 7 fois plus, le personnel enseignant de 6471 à 17113, soit près de 3 fois plus.

Les daaras modernes, qui n'existaient pas avant 2000, sont, actuellement, au nombre de 8 et les classes d'alphabétisation ouvertes sont 710.

Mais, l'Education sous l'Alternance, c'est, surtout, le lancement d'innovations majeures, relatives, par exemple, aux classes numériques et à l'équipement des établissements en ordinateurs.

Les salaires des personnels ont triplé, dans la séquence temporelle considérée, de l'avis des 47 syndicats d'enseignants existants.

En ce qui concerne  l'Enseignement Supérieur, les Universités, les Centres Universitaires Régionaux et la Recherche Scientifique, avant l'an 2000, ceux de ces secteurs, qui existaient, étaient plongés dans la crise. Depuis cette date, 11% du budget lui est consacré, alors que la moyenne en Afrique est de 3%.

Les conditions d'accès se sont améliorées, les salaires des chercheurs et enseignants ont été multipliés par plus de 2,5 ; les fonds de recherches ont augmenté fortement.

Les universités sont passées de 2 à 5 dans le Public et dans le Privé, de 31 à 146. Le budget de 5 à 40 milliards, le nombre de boursiers, multiplié par 3, sans parler de l'introduction de réforme, comme celle appelée LMD.

10°) En dehors de l'Education, d'autres réalisations peuvent être signalées : au plan de l'Hydraulique, on a, là, aussi, enregistré une évolution qualitative. La situation a fortement changé, de 2000 à nos jours.

On a, ainsi, noté une nette amélioration du secteur de l'Eau, porté par le financement de programmes innovants, la définition d'une lettre de politique sectorielle et la promulgation d'une Loi sur l'Eau et l'Assainissement.

Le nombre de forages motorisés est, ainsi, passé de 800 à 1500, le taux de desserte a évolué de 46 à 78%, le taux de desserte par forage de 20 à 60%, le nombre de localités branchées au réseau d'eau est passé de 1500 à 7000, soit près de 5 fois plus.

On peut, de même, mentionner plusieurs programmes réalisés (projet Gorom Lampsar, Ndiosmone, Palmarin, etc...), qui visent, tous, à améliorer les conditions de vie des populations. Mieux, l'Alternance peut tirer fierté de ce que certains ouvrages hydrauliques d'une longueur de 200 kms ont été, pour la première fois, introduits en milieu rural.

Concernant la question des inondations, des efforts immenses ont été déployés, privant, ainsi, l'opposition de son fonds de commerce habituel, qui constituait, pourtant, un héritage récurrent du régime précédent.

Dans le domaine de l'Habitat, le Gouvernement a, entre autres acquis, réalisé un vaste programme d'Habitat Social, à travers le Plan Jaxaay, qui sera renforcé par le Programme « Une famille, un toit ». De nombreux projets privés ont, en outre, été avalisés.

Le Gouvernement s'intéresse, également, à la question du coût des loyers.

Au titre de la Santé et de la Prévention, le budget du Ministère est passé, de 5%, avant 2000, à plus de 10% du budget national et comment il compte atteindre les 15%, en 2015, pour satisfaire aux OMD.

De 2000 à 2011, les hôpitaux ont plus que doublé. Les postes de santé sont passés de 807 à 1 245, les pharmacies régionales de 5 à 11, alors que le nombre d'ambulances a été multiplié par plus de 10, tandis que les salaires des personnels ont triplé. On aurait pu ajouter des chiffres révélateurs sur les personnels recrutés, le Plan Sésame, accordant la gratuité des soins et des médicaments aux personnes âgées de plus de 60 ans, la création d'un Centre Antipoison et les mesures prises en faveur des déficients rénaux, sans parler de la gratuité obtenue pour certaines maladies (tuberculose, sida, paludisme, grossesse nécessitant une césarienne, lutte contre les maladies prénatales, etc.) et, pour certaines catégories comme les indigents, les handicapés, sans parler du succès obtenu dans la lutte contre le VIH/SIDA, avec un taux de prévalence de 0,7%, le plus bas d'Afrique.

11°) Quand le journal « Le Monde » parle de « misère », au Sénégal, il prouve sa méconnaissance de la réalité.

Les performances de l'Alternance dans le secteur de l'Agriculture, grâce à la réalisation d'importants programmes, tels que la  Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (GOANA) et le Plan Retour vers l'Agriculture (REVA) ont permis, au Sénégal, de satisfaire, sensiblement, les besoins en produits alimentaires, de réduire notre dépendance vis-à-vis des importations en céréales, notamment et de jeter, ainsi, les bases de l'autosuffisance alimentaire du pays.

A ce propos, la production céréalière est passée de 1 739 655 tonnes à l'an 1 de la GOANA, (2007-2008) à 2 267 822 tonnes à l'an 3 de sa mise en œuvre.

Le Sénégal couvre, ainsi, plus de 100% de ses besoins estimés. Il est, même, en train de se positionner comme un pays exportateur de produits agricoles.

Au plan de l'Elevage, la contribution de ce secteur, à la croissance économique, grâce à la création d'un Département spécifique, a généré de multiples programmes relatifs à l'amélioration génétique de la race animale et à l'augmentation de la production en lait et en viande, qui constituent une grande nouveauté.

C'est ainsi que, plus de 10 000 fermes modernes, 35 unités pastorales, 538 infrastructures hydrauliques et 120 000 inséminations, le renforcement notable du personnel et des moyens budgétaires ont été réalisés, qui marquent toute une rupture radicale avec le passé.

On aurait pu évoquer le domaine des infrastructures avec l'Aéroport Blaise DIAGNE, la rénovation du port de Dakar, devenu un Hub dans la sous-région, la création d'Air Sénégal International et la Muraille Verte, le Monument de la Renaissance Africaine, l'Autoroute à péage, les nombreux échangeurs, qui ont décongestionné la capitale, la voie de contournement Rufisque-Bargny, les 7 Merveilles de Dakar et le lancement prochain du Chemin de Fer Dakar- Bamako à grand écartement.

12°) Si l'analyse que « Le Monde » fait de la situation du Sénégal n'a pour référence, que le point de vue d'un éditorialiste de « L'Observateur », journal d'opposition d'un candidat connu, il donne l'impression de n'avoir, décidément, aucun argument sérieux à sa portée, car l'exemple qu'il a choisi manque totalement de crédit, tant son hostilité au Gouvernement et son parti-pris sont connus de tous, au Sénégal.

13°) « Le Monde » ne se prive, hélas, pas d'évoquer ce que notre opposition appelle, faussement, « la dévolution monarchique du pouvoir », malgré tout ce que Maître WADE a dit sur cette querelle sans intérêt. Ce fonds de commerce a été tellement rabâché, qu'il ne fait plus recette. « Le Monde », en brandissant cet argument éculé, démontre son déphasage total par rapport à l'actualité sénégalaise.

Le seul « cas de dévolution monarchique du pouvoir » dans notre pays, se trouve dans notre opposition. Ce furent le cas SENGHOR, qui, en modifiant la Constitution, en son Article 35, a permis à son Premier Ministre, nommé par ses soins et non élu, de le remplacer à la tête de l'Etat, pour le reste de la durée de son mandat. Votre journal avait-il, à l'époque, bronché ?

14°) S'agissant des jeunes rapeurs, auxquels, « Le Monde » fait référence, il s'agit d'un groupe créé par un journaliste connu et financé par un candidat adversaire du Président WADE, dont l'arme favorite est la corruption des consciences. Certains d'entre eux étaient d'illustres inconnus, il y a quelques mois, sur la scène musicale locale.

La simple existence de ce groupe politicien prouve, que le Sénégal est un pays sans tabou. Il a réalisé « son printemps » africain, en 1963, en 1968, e, 1974, en 1978, en 1980, en 1988, en 1994, en 2000, depuis, donc, l'époque senghorienne et celle du Président DIOUF. Sous ce rapport, aucun mouvement de jeunes rapeurs ne lui fait peur. Le rap est un mode d'expression utile, riche, coloré, véhiculant des messages du plus haut intérêt, qui expriment les préoccupations existentielles d'une jeunesse, qui s'interroge sur sa société et sur son avenir. Sous ce rapport, il doit mériter la plus grande attention et doit être analysé avec tolérance et esprit d'ouverture.

15°) « Le Monde »  a, aussi, évoqué l'état des droits humains au Sénégal.

Comment, les droits de l'homme auraient-ils reculé dans un pays, où, de 2000 à nos jours, le nombre de manifestations (marches, défilés) a atteint, en 10 ans, un chiffre nettement supérieur à celui cumulé des 40 années, allant de 1960 à la chute du régime post-senghorien et où n'existe aucun détenu politique, aucun détenu journaliste ou syndicaliste. Le Sénégal est la patrie de la tolérance, où 95% de musulmans cohabitent avec 4,5% de chrétiens, un pays où toutes les fêtes chrétiennes sont célébrées dans le calendrier républicain, qui a été, politiquement, dirigé par un chrétien, de 1951 à 1980.

un pays  dans lequel, les sénégalais de l'Etranger sont représentés, depuis plus d'une décennie à l'Assemblée Nationale, un pays,  qui a voté une loi sur la parité  homme-femme intégrale et totale dans toutes les fonctions électives et semi-électives, un pays où même Marine LEPEN, malgré son orientation politique, n'aurait eu aucun mal à rassembler 500 signatures d'élus pour sa candidature. Dans ce petit pays, qui s'appelle le Sénégal, apprenez, chers messieurs du « Monde », qu'au moment où ces lignes sont écrites, l'Assemblée Nationale du Sénégal examine un projet de loi, modifiant l'Article 42 de la Constitution, qui fait, désormais, du Président de la République, le Premier Protecteur des Arts et des Lettres et le Premier Protecteur de l'Environnement. Ceux qui nous donnent des leçons, gagneraient à se mettre à la hauteur de ces avancées audacieuses, plutôt que de nous stigmatiser.

16°) « Le Monde » ne pouvait ne pas évoquer le faux problème, relatif à l'âge de Maître WADE. Il se garde bien, cependant, de révéler à ses lecteurs que le véritable chef de l'opposition actuelle, au Sénégal, le Président des « Assises Nationales » est toujours en activité alors qu'il a fêté en 2011 ses 90 ans, ce dont tout notre peuple se réjouit.

C'est cette discrimination dans le traitement de l'information, qu'on appelle la politique des deux poids et deux mesures, car votre journal ne dit, jamais, mot de ce qu'il y a en face. Maître WADE est, grâce à Dieu, bien portant, lucide, capable de travailler plus de 12 heures par jour, avec une vivacité d'esprit, une clairvoyance, une créativité et une capacité de jugement et de décision, hors du commun.

17°) « Le Monde », pour nuire à WADE, essaie de donner un coup de pouce à l'opposition sénégalaise, mais, s'y prend, hélas, très gauchement. En effet, ce journal, qui se veut, pourtant, la vitrine d'un grand pays démocratique, n'hésite pas à prêcher l'illégalité, le refus de la loi, alors que celle-ci s'impose à tous, dans toutes les démocraties sérieuses.

Au lieu de dénoncer ceux qui, depuis 2005, demandent, injustement, le départ de WADE contre la volonté populaire et en dehors de toute élection, acceptent le verdict du Conseil Constitutionnel, quant il les arrange, comme lorsqu'il valide leurs propres candidatures, mais, le rejette quand il fait de même, pour WADE, il les encourage, au contraire, en considérant que ce que la loi et le suffrage universel ne leur a pas donné, la rue peut le leur offrir. Dans son propre pays, « Le Monde » prêcherait-il une telle démarche ? En démocratie, c'est le suffrage des électeurs qui donne le pouvoir et le retire et non la rue.

Mais, ce qui est triste, c'est que nous avons là la preuve que « Le Monde » connait très mal notre pays. Le M 23 n'a, jamais, réussi, depuis des mois, à rassembler 10 000 personnes, en dépit d'un soutien, presque total, de toute la presse écrite et filmée, qui, par une tradition datant de l'ère coloniale, a, toujours, été anti-gouvernementale.

Il est temps de conclure.

L'acharnement dont le Sénégal est l'objet, le lynchage médiatique, qu'on lui applique, avec une férocité exceptionnelle, s'inscrit dans une stratégie de conjuration fomentée par tous ceux que le Sénégal et son Chef d'Etat gênent,  parce qu'ils compromettent leurs plans de reconquête du continent, à cause des projets, dont ils sont porteurs : Renaissance Africaine, Etats-Unis d'Afrique, Monument de la Renaissance Africaine, 3ème Festival Mondial des Arts Nègres, libération des élites de la servitude intellectuelle des ex-colonisateurs, réécriture de l'Histoire de l'Afrique et de celle du monde, falsifiée par ceux que l'inégalable Cheikh Anta DIOP appelait « les fraudeurs », articulation entre l'Afrique et sa Diaspora, considérée comme la 6ème Région du continent, Grande Muraille Verte, Port du Futur, Aéroport Blaise DIAGNE, ouverture vers le Brésil, l'Amérique du Sud et les Caraïbes, ouverture vers le Monde Arabo-Islamique et, surtout, vers la Chine, l'Inde et l'Asie ; promotion des valeurs et des langues nationales, refus du mimétisme axiologique étranger, au profit des valeurs de civilisation du monde noir ; dénonciation d'une gouvernance mondiale injuste, antidémocratique et à géométrie variable ; refus des accords de partenariat Economique qui ne favorisent pas le développement ;  revendication, pour l'Afrique et le Monde Noir, d'une place plus juste dans les organisations internationales, qui doivent être impérativement démocratisées, diplomatie indépendante, capacité endogène à gérer et à régler ses problèmes, sans aucune tutelle extérieure, à travers le NEPAD, etc.

On ne pardonne pas à notre pays et à son Leader, d'être présents sur tous ces chantiers,  d'incarner une Afrique debout de connaitre, dans le menu détail, comment marche le monde et de revendiquer la dignité, la justice, l'égalité absolue, sans aucun complexe vis-à-vis du monde développé, ou de quelque autre Etat que ce soit, de promouvoir, partout, une politique souverainiste de libération et d'enregistrer des succès dans cette voie.

Ce modèle-là, on ne veut pas qu'il perdure et inspire d'autres pays. Ce fut la voie qu'avaient, au début des années 60, ouverte, Patrice LUMUMBA, Sylvanus OLYMPIO, Sékou TOURE, Modibo KEITA, Gamal Abdel NASSER, Kwame NKRUMAH, Jomo KENYATTA et Thomas SANKARA, Cheikh Anta DIOP, Majhmout DIOP, Abdoulaye LY, et, hier, Nelson MANDELA, avant sa libération. Cette flamme ne s'éteindra jamais. Comme l'avait dit, en substance, Toussaint LOUVERTURE, à ceux qui tentaient de le faire taire : Les racines de la rébellion qu'il incarnait, sont si profondes, qu'elles continueront, toujours, d'alimenter l'arbre de la liberté, quoiqu'on fasse.

Mais, parce qu'il est le pays de Ndaté YALLA, d'El Hadji Omar Foutiyou TALL, de Lat Dior Ngoné Latyr DIOP, de Mamadou Lamine DRAME, de Cheikh Ahmadou Bamba, d'El Hadji Malick SY, de Limamoulaye THIAW, d'El Hadji Abdoulaye NIASSE, de Fodé Kaba DOUMBOUYA, de Niokhobaye DIOUF, d'Aline Sitoe DIATTA, etc., le Sénégal et son Président, en ne s'appuyant que sur le Droit, la justice et la volonté souveraine du peuple, résisteront à tous les assauts, d'où qu'ils viennent, parce que l'indépendance, la dignité et la liberté n'ont pas de prix.

Ils le feront, sans haine, ni passion, sans violence, ni sectarisme, dans la paix, la tolérance et l'ouverture constante au dialogue et à une coopération internationale, sans exclusive, respectueuse de l'égale dignité des peuples et des cultures et de l'intérêt commun de tous les partenaires.

Au vu de tout ce qui précède, lorsque l'éditorialiste du « Monde » proclame que le Sénégal est, maintenant, affaibli, il se trompe, gravement.

Ce qui s'est passé, ces jours-ci, a ouvert les yeux à notre peuple.

Dans un quotidien dakarois, un, artiste de renommée internationale a déclaré, avec tristesse, que « l'opposition sénégalaise se comporte en hors la loi ». Il ne pensait, certainement, pas à l'opposition républicaine, qui a, tellement, honte de ce qu'elle voit et entend, qu'elle préfère se taire, opposition, que le Président WADE respecte, mais à une minorité d'activistes extrémistes, qui a, hélas, occupé, le plus souvent, le devant de la scène, au cours des semaines écoulées. Celle-là opte pour la rue et non pour les urnes, bafoue les lois de la République, au premier rang desquelles, la Constitution ; elle calomnie des magistrats prestigieux, agresse la première institution du pays, refuse tout verdict du Conseil Constitutionnel, qui ne lui plait pas ou qui ne l'arrange pas ; et, au non d'une minorité agissante, bruyante et sonore, hurlant des slogans insolents, pousse des jeunes innocents à la mort, en les poussant à s'attaquer aux forces de l'ordre.

Cela fait, elle se permet, grâce à la complicité de certains médiats, d'alarmer l'opinion nationale et internationale, qu'elle instrumentalise contre le régime de l'Alternance.

Elle transporte, dans une fourgonnette L 200, des pneus usagés et des bidons d'essence, les dépose dans plusieurs carrefours, y met le feu et invite, ensuite, par téléphone, les télévisions à venir filmer, même, si aucune âme, qui vive, n'est repérable dans tout le paysage environnant.  Ce tour d'illusionnisme, accompagné de commentaires tendancieux vise d'autant plus à donner l'impression, que le Sénégal brûle, que pendant des semaines, des reportages et des articles alarmistes de la presse à sa dévotion ont préparé l'opinion à l'imminence de tensions « gravissimes ». A la vérité, le Sénégal n'est pas en feu, car ce pays ne se résume pas à quelques villes.       

Cette même minorité impose, en plus, sa propre interprétation de la loi fondamentale du pays, refuse tout débat sur ce sujet, écarte tout dialogue et toute recherche de consensus et essaie d'éviter, coûte que coûte, les élections, parce qu'il sait que le verdict lui sera  défavorable.

Enfin, elle se met, complaisamment, sans aucun patriotisme, au service de l'étranger, qu'il invite à venir lui donner, injustement et illégalement, le pouvoir que la volonté populaire lui refuse, parce qu'elle n'a, jamais pu réunir 10 000 personnes, chaque fois qu'elle a eu à manifester, sur les 13 millions de sénégalais.

La nouvelle prise de conscience de cet artiste, que partage, au demeurant, l'écrasante majorité du peuple, constitue la preuve éclatante, que notre pays sortira des secousses actuelles, plus renforcé que jamais, parce que plus sensibilisé aux vrais enjeux en cause et plus impliqué dans les stratégies de résistance à mettre en place, pour barrer la route aux adversaires de la démocratie.

Ce Sénégal nouveau, en cours de gestation, acceptera t-il de confier son destin à n'importe quelle classe politique ?

On aura la réponse, s'il plaît à Dieu, le 26 Février 2012.

Pour leur part, les Forces Alliées pour la réélection du Président WADE, en 2012, fortes, à la date d'aujourd'hui, de 82 partis politiques, de plus de 863 mouvements de soutien et de 126 groupements sociaux et citoyens, gardent, plus que jamais, confiance en l'avenir  de Me WADE et en celui du Sénégal."

 Fait à Dakar, le 04 Février 2012

l'Article du Le Monde décrié

Prenez votre retraite, monsieur Wade

Editorial | LEMONDE | 31.01.12 | 15h27   •  Mis à jour le 01.02.12 | 11h23

Le 26 février, Abdoulaye Wade, 86 ans, sera bien candidat pour un troisième mandat à la présidence du Sénégal. Candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes ; malgré les bourrasques sociales frondeuses qui depuis plusieurs mois balaient par rafales ce pays d'Afrique de l'Ouest ; malgré les mises en garde américaines et européennes ; malgré son âge. Candidat, donc, mais à quel prix ?

Dimanche 29 janvier, les cinq "sages" du Conseil constitutionnel, tous nommés et bien traités par un président qui sait acheter les fidélités, ont validité sa candidature. Mais, pour en arriver là, le président a affaibli son pays - gravement.

Le Sénégal fait partie de ces trop rares nations d'Afrique jusque-là épargnées par les coups d'Etat ; un pays où l'on connaît la valeur des alternances démocratiques. Abdoulaye Wade est en passe de rompre cette belle tradition. Nourri par vingt-six ans d'opposition et quelques passages en prison, il a choisi le conflit. Il avait promis le contraire. Il avait assuré qu'il "verrouillerait" une Constitution qui lui interdit de se présenter en 2012.

Après le "règne" socialiste (1960-2000) de Léopold Sédar Senghor, puis celui d'Abdou Diouf, la Loi fondamentale a été modifiée en 2001 dans l'ancienne colonie française pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Dans le même esprit, le septennat est devenu quinquennat. Mais voilà, il y a quelques mois, le président sortant a changé d'avis. Elu peu de temps avant la réforme constitutionnelle, il juge que son premier mandat sort du cadre de la réforme, sans peur de contredire l'avis formel des juristes indépendants et sa propre parole. "Je l'ai dit. Je me dédis", a-t-il lâché, estimant que nul autre que lui n'est mieux qualifié pour diriger le pays. Son bilan n'est pourtant pas brillant.

C'est vrai, hélas, pour l'économie, dans un pays de plus de 13 millions d'habitants, à la démographie dynamique : gabegie, corruption, misère enracinée, effondrement du système éducatif... C'est vrai aussi pour les libertés publiques : le Sénégal n'est pas la Tunisie de Ben Ali, ni le Congo, mais la protection des droits de l'homme a fortement reculé sous Wade.

C'est vrai pour l'évolution de la démocratie aussi. "L'alternance Wade en 2000 n'aura produit qu'une forme dégénérée du pire de notre démocratie ", s'alarme l'éditorialiste de L'Observateur, Fallou Mbacké Diallo. Car le vieux président rêve de promouvoir son fils par un tour de passe-passe démocratico-héréditaire honteux.

De tout cela, Abdoulaye Wade n'a cure. Il s'accroche, malgré le large front du "tout sauf Wade" emmené par de jeunes rappeurs engagés, d'anciens alliés fidèles tombés en disgrâce, l'opposition socialiste et de vastes pans de la société civile. Ce front hétéroclite et terriblement divisé n'est pas parvenu à le faire changer d'avis. Le président réprime pour faire taire la contestation. L'opposition n'a plus de recours légal contre la candidature Wade. Il lui reste l'appel à la rue, avec risques de débordements. A qui la faute ?

Source: site internet du Le Monde, Lien : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/01/31/prenez-v...

18/01/2012

MARK MULLER AU MAD : Un homme d’Etat à la rencontre du peuple d’en bas !

LAVILLIERS.jpgJe ne voudrais pas disserter de la violence dont on accuse le Conseiller d'Etat. Je pose ici la simple équation de la vie privée, de la vie tout court des femmes et des hommes qui nous dirigent.

Une note du journaliste Pascal Décaillet, sur sa page Facebook en référence à sa participation à l'émission Infrarouge de la Rts,  a fouetté le désir que j'avais de dire ce que je pensais de l'Affaire Muller au MAD. Ce désir a été refoulé par l'organisation du 7ème anniversaire de  ContinentPremier aux Nations Unies. Ce matin, le Mur de Décaillet, journaliste protéiforme et d'une grande générosité attirait mon attention et a fait revenir ce désir enfoui.

Oui, cher Pascal, je suis d'accord avec toi sur ta pensée selon laquelle les hommes politiques ont droit à une vie privée comme tout un chacun surtout dans un pays démocratique, libre et où ces ministres n'ont même pas besoin de gardes du corps. Je n'ai pas encore le temps mais j'avais pensé écrire un article position sur ce sujet.

Le Mad est un lieu public, lieu agréable où se rencontre le petit peuple très souvent et y voir un conseiller d'Etat démontre à souhait l'humilité de cette personne et la sécurité qui règne dans notre canton monde. Ceci dit, je ne juge pas des actes décriés qui pourraient arriver à tout un chacun et surtout quand on est reconnu par des jaloux et des envieux. Toute bagarre est une faiblesse, les conditions qui l'ont induite me sont étrangères mais ce qui est important à souligner c'est aussi de voir un Homme d'Etat qui aurait pu fêter le 31 décembre aux Maldives choisir la rue du Stand!

 Encore d'accord et d'accord avec toi qu'il faudrait plutôt juger les hommes politiques sur leurs actions.

Tu sais Pascal, j'ai vu Mark Muller aller acheter lui même du sable pour son chat à la Coop de Plainpalais. Oh comme tous les Genevois ! Pas de scoop, mon Gorgui, me diras tu ! J'ai échangé avec lui quelques mots car il n'y avait pas grand monde et je venais juste après lui.

Quand, je l'ai reconnu quelques mois plus tard accompagné au concert de Bernard Lavilliers, que j'étais parti couvrir, le mardi 22 novembre 2011 au Château Rouge d'Annemasse bondé de monde, j'ai préféré lui laisser profiter du moment. Il était à trois mètres de moi ! A chaque fois que je sentais qu'il retourner la tête, j'en faisais autant pour qu'il ne me reconnaisse pas.

Certes on aurait souhaité voir nos hommes politiques sans tâches, toujours, tout le temps. Jusqu'à, souvent, les confiner dans des costumes serrés, des tailleurs étroits. Jusqu'à faire de leur diction un ramassis châtié et incompréhensible. Peut-être alors faudrait-il aller chercher nos femmes et hommes politiques dans les couvents dans les synagogues ou dans les mosquées ou autres temples !!!

 Imaginez vous un seul instant un ministre sénégalais au marché public!

 Que dire d'un ministre français entrain de danser en banlieue et en public !

 El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

Blog tdg: http://continentpremier.blog.tdg.ch/

 

17:38 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mark muller, pascal décaillet, le mad, vie publique, vie politique, genève, conseil d'etat, sénégal, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

16/01/2012

Premières retombées de la Conférence anniversaire de Continent Premier le vendredi aux Nations-Unies:

merci.jpg 1 - Je me rends bien compte aujourd'hui plus que jamais que je compte en Suisse et ailleurs de véritables amies et amis. Oui mon Père enseignait à sa famille " d'investir dans les humains." etc.
2- Un éditeur sérieux voudrait publier en Livre dans les meilleurs délais les communications de la Rencontre. Voici ce qu'écrit l'éditeur "Pourrez-vous prendre contact avec moi la semaine prochaine par mail ou au tél *****(dès 9h15) pour envisager la publication de cette conférence et d'autres livres..."
3- Un de nos aînés Suisse d'origine maghrébine veut publier sous forme d'opuscule à la " Indignez-vous" de Stéphane Hessel le Cours magistral du Professeur Iba Der Thiam sur l'Afrique dans la géopolitique mondiale.
4- Un Ambassadeur ravi du succès, et Dieu Sait qu'il en a bien participé, m'a dit : " Gorgui tu travailles avec la Providence". Oui je suis un éternel optimiste cela ne réduit en rien mon réalisme qui me permet d'aimer et de m'indigner.

5- ... Encore Merci. Merci et Merci...........
El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur du Magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

02:21 Publié dans Genève Internationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : anniversaire, afrique, onu, iba der thiam, sénégal, francophonie, maroc, livres | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

10/01/2012

7ème Anniversaire de ContinentPremier: L'ONU abrite un grand débat sur l'Afrique.

Conférence sur l'Afrique et la nouvelle géopolitique mondiale: Souveraineté et Démocratie -

 

 

Le thème est pour nous adéquat pour reconsidérer la situation africaine, 50 ans après les indépendances, et pour mieux comprendre cette soif des peuples africains à plus de liberté, de démocratie, de progrès et de bien être. Ne l'oublions pas par ailleurs le Printemps arabe est parti de l'Afrique. L'Afrique a donc quelque chose à dire au reste du monde. Comment saisir ce discours ? Comment rendre le bruit intelligible ? Quelles solidarités construire ? L'idée de renaissance africaine est -elle encore d'actualité ?

Voilà autant de questions que nos éminents conférenciers et amis traiteront le 13 janvier 2012 à 18 heures à la Salle 12 du Palais des Nations Unies, à Genève.

Conférenciers

Nous attendons à cette importante rencontre  ces personnalités :

Boubacar Boris Diop ( écrivain sénégalais et philosophe), Anne Cécile Robert ( Pr de Droit à Paris, Rédactrice en cheffe adjointe au Monde Diplomatique - Paris), Sanou Mbaye ( Economiste, ancien fonctionnaire à la BAD, écrivain - Londres), Gilles Labarthe (journaliste, auteur de nombreux livres sur l'Afrique notamment sur l'Or africain - Genève et Paris), Pr Iba Der Thiam (Agrégé d'Histoire, vice-Président de l'Assemblée Nationale du Sénégal Président du Comité Scientifique du Festival Mondial des Arts Nègres), Pr Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la santé du Sénégal, Directrice exécutive du Programme Faire reculer le Paludisme- OMS-Genève.

Entrée au Palais des Nations - Unies

Comme vous le savez, sans doute, la sécurité à l'ONU nous impose de respecter l'horaire et d'annoncer la venue de nos invités. A ce titre, j'attire votre aimable attention sur le fait que nous aurons besoin au plus vite la confirmation de votre participation à cette importante rencontre. Il suffit simplement de nous faire un courriel avec votre nom  et prénoms. N'oubliez pas, s'il vous plaît, de vous munir de votre carte d'identité ou autre document d'identification.

Cocktail avec des spécialités sénégalaise et marocaine

Un apéritif avec des spécialités du Sénégal sera offert au public présent pour dire Merci !

Vous me permettrez de vous remercier, par avance, pour votre disponibilité pour donner à cette manifestation une réussite éclatante. Le thème, le lieu, les personnalités invitées méritent le déplacement.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de nos  hommages respectueux.

Contact : El Hadji Gorgui Wade NDOYE, responsable et directeur du magazine panafricain

Internet : www.ContinentPremier.Com - Email : g.ndoye@continentpremier.com - Téléphone : 076-203-61-62.

02/01/2012

YOUSSOU NDOUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL !?

YoussouNdour.jpgMadagascar a eu son président Dj !  Haiti a son président élu et chanteur professionnel. Certains rêvent d’un Sénégal avec un président chanteur après un premier président poète. Youssou Ndour déclara –t-il en ce 2 janvier 2012 s’il est candidat à la présidentielle sénégalaise de février prochain. Tout Dakar a les oreilles tendues aux lèvres de l’enfant de la Médina devenu un des hommes les plus connus sur la planète. Est-ce suffisant pour diriger un pays comme le Sénégal ?  
SENEGAL: Le chanteur Youssou Ndour et pas moins homme d'affaires dira aujourd'hui s'il est enfin candidat à la présidentielle de février 2012 ou s'il va soutenir un candidat déjà connu. Youssou qui est d'une popularité incontestable en dehors même des frontières sénégalaises m'avait dit à Genève qu'il ne sera pas candidat mais qu'il en soutiendrait un et n'excluait pas à l'époque de soutenir l'actuel Chef de l’État. Cette seconde hypothèse est à mon avis devenue caduque vu sa radicalisation contre le pouvoir de Gorgui Wade. Qui va-t-il alors soutenir? La logique aurait voulu que ce fût Cheikh Tidiane Gadio ( ancien ministre des affaires étrangères de Wade débarqué sans diplomatie par le Président Wade. C'est devant sa télé qu'il apprit la nouvelle!) chez qui est née l'idée de son mouvement Feke maci bolé. Mais mon ami et grand frère Gadio n'a aucune chance d'être élu Président en 2012!
L'hypothèse la plus improbable est que notre artiste interplanétaire se décide lui-même d'aller affronter Wade si jamais ce dernier reste toujours en lice ! Eh bien pourquoi pas? Mais ce serait stratégiquement une grosse erreur même si cela lui donnerait le temps d'une campagne toute la puissance de dire au parti au pouvoir qui l'a un peu négligé qu'il était YOUSSOU NDOUR, homme planétaire et milliardaire, n'en déplaisent à ceux qui pensent le contraire. Mais You Président au Sénégal, ce ne sera pas non plus pour 2012.
Que la Paix Règne dans mon pays et dans le monde. Amen!

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur de publication du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

21/12/2011

Je te salue fils de Ngilann, toi Léopold Senghor, Noir, Français et Africain : il y a dix ans tu nous quittais !

senghor_noir_et_blanc05.jpgPoète-président, tirailleur sénégalais, catholique à la mère musulmane, premier noir agrégé de grammaire française et membre de l'Académie, la mémoire de Sédar, qui signifie celui que l'on ne peut humilier reste dans nos souvenirs, éternelle. Léopold Sédar Senghor, fils de Diogaye Basile et de Ngilaan Bakhoum fut le premier président du Sénégal indépendant.

Père de la jeune Nation sénégalaise, Senghor n'en était pas moins un fidèle à la France, ne dira -t-il pas dans ses envolées lyriques dont il a le secret : « Seigneur Dieu parmi les nations blanches place la France à la droite du Père. ». Senghor a lutté contre les préjugés raciaux, s'est intégré suffisamment dans la culture française jusqu'en en assimiler l'essence.

Je me rappelle (en fouillant à la Bu de l'assemblée française ses prises de paroles de 52 à 1958)  ses positions en tant que député noir français au Palais Bourbon quand il usait jusqu'à en abuser, avec si belle perfection, de la belle langue de Molière pour mettre au pas ses adversaires blancs sur des questions comme l'indépendance disons l'autonomie des pays d'Afrique et celle d'Algérie. Il était soldat dans l'armée française pendant que son pays devenu celui de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa  était sous la domination allemande.

Le Sérère (une des ethnies) du Sénégal fut fait prisonnier. Au cachot ne cédant pas au désespoir il prit sa plume pour parler de la situation de maltraitance extrême des prisonniers Noirs.

La France est libérée et aux premiers rangs des bataillons étaient les Noirs d'Afrique et leurs frères du Maghreb. Lui comme tant d'autres pouvaient également espérer de la France plus de la reconnaissance comme l'avait promis De Gaulle! "La fidèle Afrique, comme l'appelait Senghor, serait sûrement récompensée pour avoir contribué à cette victoire et pour sa loyauté envers la France au temps du danger".

On gardera aussi de Senghor le Chef d'Etat qui pouvait être dur car il croyait à la magie du travail qui libère, il était un fin politicien qui face à l'adversité savait prêter une oreille attentive. C'est lui qui ouvrit la voie de la démocratie à son pays alors que le reste de l'Afrique noire était en majorité sous le joug de militaires ou autres dictateurs bien connus.

C'est encore Senghor, même s'il y a été aidé, qui quitta volontairement le pouvoir pour le céder à Abdou Diouf, l'actuel Secrétaire général de la Francophonie qui me confia un jour, à Genève, qu'il était fier de l'héritage de Senghor et qu'il l'assumait.

Senghor a laissé aux Sénégalais à défaut de le développer un pays enraciné dans de hautes valeurs culturelles et humanistes ouvert aux souffles du monde et profondément assis sur un socle de dialogue fécondant et de paix.

Alors que la stabilité proche et future du Sénégal interpelle chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais à l'approche des élections présidentielle et législatives du mois de février prochain, le souvenir de Senghor en ce 20 décembre, date de sa mort, n'est qu'un viatique pour plus de vie et de joie au Sénégal.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU, direceteur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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17/12/2011

Elle est partie faire sa dernière danse auprès des étoiles

cesariaEvora.jpgLa Diva africaine, la femme aux pieds nus, celle qui a été aussi un symbole vivant de toute la grandeur de la patience humaine qui paie, la Cap Verdienne, la femme africaine, Césaria Evora n'est plus !
L'Afrique pleure ses enfants assassinés en Italie à peine les larmes se refroidissaient et le cœur toujours gros que le Ciel vient nous prendre cette voix, cette présence, cette force de 70 hivernages !
Aïe, Aïe, Aïe, mais l’Afrique Mère les enterrera dans la Dignité et chantera la vie... Seigneur Dieu Accueille Tes enfants et Donne leur ce que la Terre des Hommes n'a jamais su leur donner.
El Hadji Gorgui Wade NDOYE, journaliste sénégalais accrédité à l’ONU, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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14/09/2011

Economie sénégalaise, Noirs en Libye. voir la vidéo de Léman Bleu

Voir dans cette vidéo ( lien plus bas) de Genève à Chaud Léman Bleu, Le président du Mouvement des Entreprises du Sénégal est de passage à Genève: Mbagnick Diop – Président du MEDS (Mouvement des Entreprises du Sénégal).

Des Noirs, en Libye, luttent pour leur survie:
Gorgui Ndoye – Journaliste – Continent Premier

Le Théâtre Les Salons revit ! Et va instruire … le procès de Socrate !
Alain Carré – Directeur artistique du Théâtre Les Salons

Une nouvelle grille pour Léman Bleu !
Charles-André Aymon – Directeur de Léman Bleu

http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-13092011

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28/08/2011

REED BRODY, HUMAN RIGHTS WATCH SUR L’AFFAIRE HABRE: « Le Sénégal doit agir à la hauteur de sa tradition d'Etat respectueux du droit international et des droits humains.»

ReedBrodyrHRW1.JPGGENEVE- Revenu, récemment, du Tchad et au lendemain de la décision du Président Wade de  renvoyer le Président Habré dans ce pays qui demandait le jugement ou l'extradition de l'ancien Chef de l'Etat tchadien en exil au Sénégal, Reed Brody de Human Right Watch qui fait du jugement du Président Habré la priorité de ses priorités jusqu'à refuser un poste aux Nations-Unies se dit prêt si le Sénégal ne respecte pas son engagement envers la Communauté internationale ( juger Habré au Sénégal ou l'extrader), de présenter un Plan C. Etat des lieux avec celui que des média occidentaux appellent « Le chasseur de dictateurs »

ContinentPremier.Com : Avez vous discuté du cas Habré avec le gouvernement Tchadien et peut on savoir les contours de votre voyage au Tchad ?

Avant  que je ne me rende au Tchad,  le gouvernement tchadien avait déjà  adopté cette démarche très responsable de demander l'extradition de Hissène Habré vers la Belgique.  A N'Djaména, j'ai effectivement été reçu par le Premier Ministre et le Ministre des Droits de l'Homme, et j'ai rencontré les victimes et les différentes ONG impliquées. Nous avons discuté de l'importance que cette prise de position soit rendue publique, ce que le gouvernement a fait après consultation  avec l'Union africaine. En effet,  le Tchad est certainement l'État qui a la meilleure légitimité pour appuyer cette solution et exprimer les attentes de la société tchadienne.

Pensez-vous,  enfin, que le Sénégal va juger Habré ou l'extrader vers la Belgique?

Un jugement au Sénégal était préférable, mais nous savons maintenant qu'il n'aura pas lieu. Le gouvernement sénégalais l'a fait savoir de façon non équivoque. Désormais, le Sénégal est donc tenu d'extrader Hissène Habré. En effet, en tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies contre la torture,  à défaut de juger Habré lui-même, le Sénégal est tenu de l'extrader. Le Comité des Nations Unies contre la Torture a d'ailleurs déjà condamné le Sénégal pour son inertie en 2006.

Concrètement qu'attendez-vous du Sénégal ?

Le Sénégal doit agir à la hauteur de sa tradition d'Etat respectueux du droit international et des droits humains. La Belgique a les moyens d'organiser un procès équitable et ce, dans les meilleurs délais.  En effet, un juge belge et des officiers, de la police judiciaire, spécialisés dans l'enquête des crimes contre l'humanité, ont préparé le dossier pendant plus de quatre ans. Ils se sont rendus au Tchad, ont interrogé des témoins, visité les centres de détention et d'anciens charniers du régime et ont saisi des copies de milliers de documents des archives de la police politique de Hissène Habré, dont des listes quotidiennes de prisonniers et de personnes mortes en détention. De plus, Bruxelles a la capacité d'accueillir les victimes et les autres représentants de la société civile tchadienne et surtout de garantir l'accessibilité de ce procès aux tchadiens.

Y a-t- il alors un « plan C » si Habré n'était ni jugé au Sénégal ni extradé en Belgique?

Je n'envisage pas un seul instant que Hissène Habré ne soit pas jugé, c'est seulement le temps qui joue contre les victimes qui luttent depuis 20 ans pour que justice leur soit rendue. De nombreux survivants sont déjà décédés, mais depuis que je me bats à leurs côtés, j'ai eu le temps d'apprécier leur courage et leur détermination. Dés lors, si l'extradition vers la Belgique est à nouveau bloquée par le Sénégal, nous présenterons  un plan C.

Votre organisation, avec le recul, pense-t-elle avoir fait avancer ou retarder le procès tant attendu de Habré?

Les victimes ont déclenché la procédure judiciaire contre M. Habré en 2000, alors que ce dernier jouissait d'une immunité totale depuis sa chute du pouvoir en 1990.  Avec d'autres militants - de l'Association Tchadienne pour la Promotion des Droits de l'Homme, de la RADDHO, de la FIDH etc, Human Rights Watch a soutenu les victimes dans cette démarche, et les suivantes,  ainsi que dans l'investigation des crimes commis pendant la dictature. De nouveau, quand les juridictions sénégalaises se sont déclarées incompétents en 2001, l'impunité de Habré aurait été consacrée si les victimes n'avaient pas été accueillies par la Belgique. Et ainsi de suite. En réalité, ce qui a retardé le procès ces dix dernières années, ce sont les manœuvres dilatoires employées par le gouvernement sénégalais. Ce que nous avons fait, c'est aider les victimes à surmonter les différents obstacles qui ont été dressés sur leur route et qui ont  transformé ce dossier en un véritable imbroglio politico-judiciaire.

Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

 

 

 

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22/08/2011

Sur ma Page FaceBook: Cap Vert, Libye, Italie, Sénégal, Syrie

capvert.jpgViva le Cap Vert! L'opposant Jorge Carlos Fonseca a remporté le second tour de l'élection présidentielle organisé dimanche, selon les résultats provisoires. Son adversaire du parti au pouvoir, Manuel Inocencio Sousa, a aussitôt reconnu sa défaite. Je rappelle que le Président sortant avait décidé de ne pas se représenter respectant ainsi la Constitution de son pays! Le Sénégal fera-t-il mieux? Me Wade, cher Président, la balle est dans ton camp!

 Libye- Italie: "Nos entreprises peuvent être rassurées. Le nouveau gouvernement libyen respectera tous les contrats," a martelé Franco Frattini, ministre des Affaires Étrangères de Berlusconi. Il a souligné que des ingénieurs de la société Saipem, filiale du groupe pétrolier italien ENI, travaillaient déjà à la remise en état d'infrastructures pétrolières en Libye. Et les ingénieurs Sénégalais dans tout ça? Président Wade j'espère t'avais bien négocié? Quel monde?

Sénégal: Le 23 août le Président Wade est attendu pour le petit pèlerinage à la Mecque. Espérons, devant la Kaaba, il trouvera la Lumière et la Sagesse nécessaires, pour prononcer le seul véritable « waax waxèet » (Ndlr se dédire en wolof) valable, qu'on aurait aimé l'entendre dire: "Je ne suis plus candidat en 2012". Et qu'il organise des élections libres et transparentes afin que le Meilleur Gagne et que le Sénégal se mette au Travail!

 SYRIE: Enfin l'ONU bouge!!! A Genève, le boucher Assad aura bien chaud! Notons que le Conseil des droits de l'homme tient, ce lundi 22 août, une session extraordinaire consacrée à «La situation des droits de l'homme en République arabe syrienne». La session se déroulera à partir de 11h30 en salle XX du Palais des Nations, à Genève. En fait, il avait déjà fini le boulot!!!

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Photo: Jorge Carlos Fonseca - Le nouveau Président du Cap Vert

Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

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27/07/2011

Contre un troisième mandat du Président Wade: Des Sénégalais devant l'ONU.

manifestation.JPGRassemblement contre la candidature du Président Wade devant les Nations Unies: Le Mouvement «Notre Sénégal» transmet une pétition avec 10.000 signatures à l'intention de Ban Ki Moon

GENEVE- C'est en présence de Talla Sylla, que le mouvement «Notre Sénégal» qui regroupe sur Facebook plus de 40 mille amis, a transmis au Service de sécurité de l'ONU une lettre portant une pétition destinée au Secrétaire générale des Nations Unies signée, selon le mouvement par 10.000 personnes qui réclament la non candidature de Wade à l'élection présidentielle de 2012, une candidature jugée «illégale» par Mamadou Diouf, le porte parole du Mouvement, qui a lu lors du rassemblement les motifs de leur action. A l'issue de la manifestation qui a regroupé une cinquantaine de personnes et qui s'est déroulée sous l'encadrement de la police suisse et dans le calme malgré les mots durs portés contre le régime de l'alternance, des manifestants nous ont donné leur réaction.

Mamadou Djigo, secrétaire général du mouvement «Notre Sénégal». L'organisateur du rassemblement se dit satisfait de son bon déroulement. «Il y a eu du monde parce que notre pays en vaut la peine, a-t-il annoncé.» Et de porter ses critiques envers le gouvernement du Président Wade «Nous sommes très déçus et très inquiets par rapport à la situation du pays. Même s'il y avait, ici, que deux personnes qui manifestent pour témoigner notre désapprobation par rapport à ce qui se passe au Sénégal, pour nous, c'est un motif de satisfaction. Beaucoup de Sénégalais aiment profondément notre pays». «Certes, l'avenir s'annonce sombre, poursuit -il, mais il y a un éclairci avec la naissance d'une conscience citoyenne.» Mamadou Djigo salue par ailleurs la présence de Talla Sylla à la manifestation. «C'est une satisfaction, martèle-t-il, Nous sommes heureux de le voir à cette manifestation car talla est quelqu'un de bien. Il a refusé les privilèges. S'y il y avait un prix du patriotisme à décerner, nous n'hésiterons pas à le lui donner.»

Moustapha Kamal Thiam, (responsable de l'APR en Suisse), chargé de s'occuper de des modalités administratives et pratiques de la manifestation a déclaré que «L'objectif de la manifestation est d'alerter l'opinion internationale à travers les Nations Unies, la communauté européenne et tous les dirigeants du monde afin qu'ils n'attendent pas ce qui s'est passé en côte d'Ivoire, en Libye, en Égypte, et dans d'autres pays en situation conflictuelle pour prendre des mesures à l'image de celles prises par le Conseil de sécurité ( envoi de militaires etc...)». Pour l'informaticien et ancien de l'ÉNEA c'est «Maintenant qu'il faut régler le problème en interpellant le président Wade, de lui dire qu'il n'a pas le droit de se représenter pour un troisième mandat. Nous ne voulons pas qu'on entre dans une situation conflictuelle au Sénégal pour que la communauté internationale commence à agir.» Le représentant du parti de Macky Sall conclut par une satisfaction: « Je me réjouis, a t-il asséné, de cette organisation qu'on a réussi de très fort belle manière. Maintenant il faudrait que tous les responsables d'association ou de partis politiques et tous les Sénégalais qu'on puisse travailler davantage en synergie pour qu'à chaque fois de besoin on puisse se rencontrer ici à Genève devant le Palais des Nations Unies pour manifester afin d'alerter la communauté internationale.»

Pape Faye du parti socialiste à Paris dit venir en tant que citoyen sénégalais apporter son soutien aux Sénégalais de Suisse qui sont de plus en plus engagés en politique, et en tant que membre du parti socialiste car souligne-t- il: « Il nous faut coordonner et harmoniser nos cations au niveau de la diaspora pour mieux faire face à ce ces voyous de l'alternance qui sont prêts à tout.»

Babacar Diédhiou du Collectif Galgui (Lyon). Présent à Genève pour manifester devant les Nations Unies, ce membre de la société civile explique que le mouvement Galgui s'engage pour plus de démocratie et de citoyenneté responsable au Sénégal. «On appelle tous les Sénégalais à une prise de conscience, dit-elle, pour qu'ensemble on puisse construire notre pays.» Il fera remarquer: «Au delà des hommes politiques, il y a la question humaine et la question de la responsabilité. Aujourd'hui, ce qui ruinent ce pays sont autant les partis politiques que des citoyens simples. Regardez par exemple, ce qui se passe avec les accords de pêche! Il y a, en effet, des pêcheurs qui falsifient les licences et dans plusieurs domaines c'est la même chose. Que dire de ces commerçants qui ne payent pas non plus leurs impôts!»

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine panafricain en ligne (ContinentPremier.Com)

 

17:14 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : notre senegal, senegal, talla sylla, ban ki moon, onu, geneve | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye