13/07/2012

DEALERS AFRICAINS A PLAINPALAIS: LA TRIBUNE DE GENEVE STIGMATISE -T-IL LES NOIRS?

Dealers Africains à Plainpalais et les habitants du centre ville de Genève, La Tribune de Genève par la voix d'une journaliste décrit le malaise des populations dans une longue interview d'un inspecteur de police publiée le 11 juillet 2012 en pages 1 et 16. Avis à tous les Noirs, Méfiez vous de passer à Plainpalais, vous serez pris pour un Dealer Africain !!!!

On nous explique pourquoi ces dealers aiment Plainpalais et sa Place... du Cirque : ils peuvent s'occuper de leur commerce aussi nocif que l'alcool tout en se protégeant contre l'arrivée des forces de l'ordre. On nous explique que les populations certainement blanches détestent ces africains dealers parce que les Blancs travaillent dur et doivent faire face à des Noirs paresseux qui ne font que le travail facile de vendre de la drogue.

C'est ABSOLUMENT TRISTE!!!!

J'aurais tant aimé qu'on nous donne le nombre de ces Africains dealers sur cette Plaine car la Police genevoise les connaît du bout de ses doigts? J'aurais aimé savoir qu'on nous dise qui sont ces populations interrogées?

Il est de notoriété que depuis au moins une dizaine d'années des Africains rôdent à la devanture même de la Tribune de Genève !!!

Qui sont ils ?

La Tribune de Genève a -t-il trouvé le phénomène nouveau pour lui consacrer toute une Page (interview d'une seule partie) et un Edito?

Pourquoi l'on ne se demande pas pourquoi ces Africains sont ils devenus si visibles?

Sont-ils les seuls qui dealent?

Qui les protègent au cas échéant ?

D'où vient la Drogue qu'ils vendent aux valeureux Blancs travailleurs et qui par pitié pour ces Africains leur prennent de la drogue?

Que font les autorités genevoises pour " intégrer" ces Africains dealers ou ont ils seulement choisi la voie de la facilité : se faire 100.000 FCH au détriment des Blancs ?

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publication du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

16/09/2011

PROFESSION ? JOURNALISTE À L’ONU.

unspecial.jpgUN Special, le magazine des fonctionnaires internationaux à Genève, a par la plume de son rédacteur en chef, Christian David, consacré un article à votre serviteur. Eclairage sur mon parcours, Genève internationale, racisme, travail d'un reporter africain à l'ONU, défense de l'usage du français etc...

Kiosque de l'ONU : La silhouette dégingandée, l'oreille collée sur son téléphone portable, Gorgui semble pensif en lisant, sur le présentoir, les unes des journaux. Et puis, comme tout le monde le connaît et réciproquement, il croise un regard, et son sourire laisse apparaître ses « dents du bonheur ».

Par CHRISTIAN DAVID, UNOG

Gorgui, vous êtes arrivé du Sénégal en 1999, en tant que correspondant à Genève auprès des Nations Unies, quel a été votre parcours ?

Je suis arrivé à Genève, tout d'abord pour terminer mes études. Pour le passage du siècle en 2000, Genève avait invité un artiste planétaire, Youssou NDour, au sujet duquel j'ai fait un reportage. Les articles sont publiés par « Sud, Quotidien », dont je deviens le correspondant permanent. J'ai rejoint le quotidien national, Le Soleil, l'Agence de Presse, Le Matin du Sénégal, et la radio anglaise, BBC Afrique. Actuellement, je travaille pour Walfadjri. Je suis le premier journaliste sénégalais, correspondant de presse aux Nations Unies. J'anime enfin, depuis six ans un séminaire, « l'Image de l'Afrique dans la presse en Occident - le cas de la Suisse » au centre romand de formation des journalistes suisses (CRFJ), à Lausanne.

Par vos paroles et vos actions, vous vous êtes révolté à plusieurs reprises contre le racisme ambiant. Comment le percevez-vous dans les organisations internationales (OI), et plus généralement, à Genève et en Suisse ?


Il est difficile de parler de racisme au sein des Nations Unies qui sont les garants des valeurs universelles. Un fonctionnaire de l'ONU ne peut pas être raciste ou alors, cela constitue une forfaiture. A Genève, j'ai été victime d'actes racistes de la part notamment d'un membre des forces de l'ordre lors du G8. Je dois cependant souligner que j'ai pu en débattre avec Mme Micheline Spoerri, à l'époque en charge du département Justice et police de Genève, et le haut commandement, en compagnie de Jean François Mabut, journaliste à la Tribune de Genève. J'ai, par la suite, participé au groupe de réflexion et d'action contre le racisme créé au sein de la police. J'y étais le seul africain. Je vais peut être enfoncer des portes ouvertes, mais je répète qu'il faut continuer à se battre avec véhémence contre l'absurdité du racisme dans un monde interdépendant et profondément multiculturel.

La Genève internationale est-elle un rêve ou une réalité pour vous ?


Je pense que la bureaucratie est présente. Il est essentiel que les grands directeurs des institutions sortent de leurs bureaux. Il faut que les populations suisses et genevoises qui accueillent l'ONU sur leur sol, intègrent cette communauté. Des actions comme les portes ouvertes, la découverte du patrimoine commun, sont incontournables et tout le monde est gagnant. J'en profite pour mentionner que votre magazine UN Special, qui s'ouvre à l'extérieur, met en place la bonne approche. Il existe déjà des activités communes entre missions, organisations et populations, des contacts se créent, des passerelles se bâtissent. Essayons, peut-être ensemble, de demander aux autorités genevoises et onusiennes de multiplier les actes d'ouverture en ce sens.

Parlez-nous de votre métier de journaliste, des rapports avec vos collègues et des thèmes qui vous préoccupent ?


Depuis plus d'une dizaine d'années, sans ou avec peu de moyens, j'essaie sans relâche de véhiculer des informations sur l'ONU qui peuvent avoir un impact pour nos pays africains. Les informations que nous recevons par ailleurs des grandes agences sont destinées d'abord aux lecteurs occidentaux. Et l'angle de traitement ne trompe guère. Il est donc important qu'une voix africaine soit audible. Si vous parlez des droits de l'homme, du commerce, il est important que l'Afrique ne soit pas ignorée car ces sujets sont au coeur des préoccupations de notre continent. En tant que journalistes, nous jouissons d'une grande liberté. N'étant pas fonctionnaires de l'ONU, nous constituons une corporation qui donne du dynamisme en interne au système onusien. Les briefings de presse sont véritablement caractéristiques, car ils offrent, par la diversité des collègues, des questions et débats intéressants qui brisent parfois la monotonie et le discours convenu ambiants. L'ONU nous dit beaucoup de choses mais nous ne voyons pas toujours sur le terrain la matérialisation des discours. Notre rôle est finalement de noter les bonnes intentions des Nations Unies et surveiller leur accomplissement. La présence de journalistes des pays du Sud, renforce le caractère universel de l'ONU. Si nous parvenons à crédibiliser l'interaction entre le discours et les actes, tout le monde y gagnera en crédibilité et en visibilité.

Sur votre carte de visite je peux lire : « L'Afrique est son berceau, le monde est son lit ». Qui est l'auteur de cette phrase ?


C'est de moi. Nous avons créé un site panafricain à partir des Nations Unies : « continent premier » (www.continentpremier.com). Ce magazine a été officiellement lancé, au club de la presse, le vendredi 23 avril, au cours d'une conférence de presse présidée par la directrice de l'information et de la communication du bureau genevois des Nations Unies de l'époque, Mme Marie Heuzé. Nous voulons parler de l'Afrique mais nous n'avons pas des oeillères. Pour nous la solidarité des peuples n'est pas un vain mot. Toute l'humanité a le même destin, malgré nos différences. Si par exemple une dégradation de l'environnement ou une crise politique se produit quelque part, le monde entier en souffrira.

Justement, les pays du Sud ne paient-ils pas la facture des pays du Nord en matière environnementale, etc. ?


Le système capitaliste et mondialiste a pour effet de faire disparaître les ressources de notre planète, tout le monde en pâtit et surtout les plus pauvres. KofiAnnan avait préconisé l'idée du « pollueur payeur » avec son ONG. Les responsables des dégâts doivent assumer pleinement cette responsabilité. Il existe une conscience internationale du respect de la biodiversité et de la gestion des ressources locales. Importer des viandes de l'Europe pour faire vivre des populations, hormis en cas d'urgence, est une absurdité. La production locale est plus saine, elle préserve l'environnement, crée un tissu économique et permet enfin aux populations de rester sur place au lieu de chercher un hypothétique eldorado ailleurs.

Vous venez d'être nommé Observateur pour l'utilisation du français dans les organisations internationales, quel est votre sentiment sur la manière d'accomplir ce nouveau mandat ?


Les collègues francophones m'ont fait cet honneur car ils ont compris que j'étais un homme de principes. Je souhaite que l'on recrée l'équilibre entre les langues. Le français aux Nations Unies ne doit pas être courtisé comme une belle femme, c'est une des six langues officielles et une des deux langues de travail. Avec la routine, l'anglais s'est imposé dans la ville de Calvin, Rousseau, Voltaire. Je précise que j'adore la langue de Shakespeare mais je pense qu'à Genève, les gens ne doivent pas avoir honte d'écrire et de parler français et c'est à l'ONU de faire respecter l'équilibre des langues. Je me réjouis d'ailleurs que l'ancien ambassadeur sénégalais, inspecteur du corps commun d'inspection, M. Papa Louis Fall, ait été chargé, par l'Assemblée générale de préparer un rapport sur « la situation du multilinguisme dans les organismes du système des Nations Unies ». Pour nous journalistes francophones, c'est souvent compliqué de restituer la substance de l'information même si nous comprenons parfaitement l'anglais, comment faire par exemple en radio si vous n'entendez pas la voix de l'expert qui répond mais tout le temps celle du journaliste qui traduit ?

C'est une obligation pour le système des Nations Unies, de pouvoir s'adresser aux peuples dans leurs langues. Il y va de sa crédibilité et d'une bonne compréhension de son message.

Lien de l'article : http://www.unspecial.org/UNS709/t23.html

Source : UN SPECIAL- Numéro- 709- Septembre 2011.

 

 

 

 

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