25/08/2014

Arnaud Montebourg démonte les politiques d'austérité : " La France est à l'arrêt..."

 " Les politiques d'austérité sont inefficaces et injustes...Il faut avoir le courage de dire qu'elles aggravent les déficits... Oui il existe d'autres choix possibles pour la France et pour l'Europe", " La France est à l'arrêt..." a déclaré, depuis Bercy; le socialiste Arnaud Montebourg qui fait faisait face à la presse à la suite de la démission du Gouvernement Manuel Valls.

 L'ancien Ministre de l'économie demande "d'arrêter le coulage de l'économie" !

Sauf surprise de dernière minute, il semble que se séparer de Christiane Taubira, serait une grosse erreur même si Manuel voudrait la tête de la Grande Dame. Wait and see !

Arnaud retourne parmi les Français pour travailler. Il fait appel au général romain qui préféra quitter le pouvoir pour aller labourer son champ. Il a remercié Mme Aurélie Filippetti et Benoît Hammon. 

Notons qu'Arnaud Montebourg dans sa déclaration de 10 minutes n'a jamais prononcé les noms de Hollande et de Manuel Valls !  


El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

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25/11/2013

Nucléaire iranien : Un Accord bon pour la paix universelle!

Je me réjouis de l'Accord trouvé hier soir sur le Nucléaire iranien. Un Accord historique que Netanyahou se précipite à rejeter en sortant le canon: " une erreur historique", dit-il ! S'il veut attaquer l'Iran alors qu'il le fasse tout seul et arrête de mener le monde dans des gouffres inextricables. Le monde a envie enfin de vivre sans la guerre sans les haines. Oui, c'est possible car ces hommes politiques qui partout nous mènent en bateau nous devrions leur dire : Çà suffit ! Partout dis-je ! Partout ! Nous voulons vivre dans la Paix à défaut d'Egalité et de Fraternité ! Heureux de vivre dans ce grand Canton où le Monde vient chercher calme et Paix !

Cet Accord montre que l'Humanité peut dialoguer. Nous n'en pouvons plus de ces guerres qui arrachent la vie d'innocents et qui laissent les pays exsangues. Dans quel pays ces 20 dernières années la guerre a apporté une paix durable?

El hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité aux Nations Unies, Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com


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06/09/2013

BAN KI MOON : BRAVO SUR LA SYRIE !

BanKiMoon1.jpgBAN KI MOON AU MOINS SUR LE COUP DE LA SYRIE TIENT SON ROLE DE CONSCIENCE MORALE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE. LE PATRON DES NATIONS UNIES VEUT RESTER LOGIQUE !!!! C'EST A TON SON HONNEUR ! "J'AI ENVOYÉ LES INSPECTEURS J'ATTENDS AU PLUS VITE LES RÉSULTATS DE LEUR ENQUÊTE. IL N'Y A PAS DE SOLUTION MILITAIRE AU CONFLIT SYRIEN". VOICI LA QUINTESSENCE DU MESSAGE DU CORÉEN HIER AU G-20 !


JE PENSE PERSONNELLEMENT QUE L'ONU A ASSEZ SOUFFERT DE SES INCOHÉRENCES JUSQU'EN EN PERDRE SA CRÉDIBILITÉ QUE LAISSER OBAMA ET HOLLANDE BOMBARDER LA SYRIE SUR LA BASE DE LEUR ENVIE PERSONNELLE ET DE LEURS INTÉRÊTS BASSEMENT ECONOMIQUES SERAIT UNE BELLE BÊTISE POUR L'ONU ! CELA A ÉTÉ L'OBJET DE MON ECHANGE AVEC LAKHDAR BRAHIMI MÉDIATEUR CONJOINT DE L'ONU ET DE LA LIGUE ARABE LORS DE SA CONFÉRENCE DE PRESSE A L'ONU.

POURQUOI AVOIR ATTENDU SI LONGTEMPS APRES QUE L'ONU A DEJA ANNONCE 100.000 MORTS POUR SAUTER SUR CE MASSACRE HORRIBLE A L'ARME CHIMIQUE DONT LES AUTEURS NE SONT PAS ENCORE OFFICIELLEMENT IDENTIFIES POUR DIRE NOUS ALLONS ENFIN FAIRE LA GUERRE. IL N'Y A PAS DE GAZ QUI S’ÉCHAPPE PAR LA ? GARE A L'INTOXICATION !

ATTENDRE LES CONCLUSIONS DES INSPECTEURS DE L'ONU EST UNE OBLIGATION MORALE A LAQUELLE NI OBAMA NI HOLLANDE NE PEUVENT SE SOUSTRAIRE. ILS DÉFIERAIENT AUSSI LE MONDE COMME ASSAD DONT ON SAIT QUE LA FAMILLE A REGNE EN TERREUR EN SYRIE COMME LE FAIT LA FAMILLE SAOUD EN ARABIE SAOUDITE MAIS SOUTENUE PAR L'AMERIQUE!

J'AI SOUTENU OBAMA COMME HOLLANDE EN TOUTE LIBERTÉ ET EN TOUTE LIBERTÉ JE LEUR DIS VOUS FAITES FAUSSE ROUTE. CERTES ILS BATTRONT ASSAD EN CAS DE GUERRE MAIS CE QUI EST SUR ILS RENDRONT LE MONDE PLUS INGOUVERNABLE QU'IL NE L'EST ACTUELLEMENT. UNE COHORTE DE TERRORISTES SAUVAGE VA NAÎTRE DES CENDRES DE CETTE SALE GUERRE. ET CE SONT NOUS LES PLUS PAUVRES QUI N'AVONS PAS DE BUNKER QUI PAYERONS LES POTS CASSES PAR LA BÊTISE DE DEUX HOMMES QUI SE PENSENT PUISSANTS.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du Magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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24/04/2013

Refus de Visa aux intellectuels africains : Un Député suisse hausse le ton !

 
Didier Berberat, Francophonie, France, suisse, belgique, canada, visa, afriqueDidier Berberat, membre du Parlement Suisse, Président de l'Association Défense du Français, réchauffe l'idée d'un visa francophone. Il était interrogé, à Yverdon Les-Bains, à l'occasion de la première édition du Festival Verbophonie qui a eu lieu dans le cadre de al célébration de la semaine de la Francophonie.

 La question du refus de visa aux élites africaines notamment francophones a été beaucoup débattue en Francophonie mais le constat est réel, la France, la Belgique, le Canada, la Suisse sont durs dans l'attribution des visas aux Africains. Parfois des organisations bien connues invitent, paient les billets, les hôtels et leurs "Invités" n'arrivent jamais !

 

Monsieur Berberat, qui s'offusque de cette situation ne manque pas d'arguments à ce sujet (Voir la vidéo - (3 minutes).

Cliquez ici :

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

 

14:56 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : didier berberat, francophonie, france, suisse, belgique, canada, visa, afrique | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

28/02/2013

Lettre à Monsieur Stéphane Hessel-(1917-2013) par Christian David de UN-Special

Shessel.jpgJe vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Cher Monsieur Hessel,

Au moment de vous envoyer cette lettre, j’ai pensé que la publier dans ce magazine serait peut-être la meilleure façon de vous la faire parvenir.

Je vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Grâce à cette rencontre je commence à me familiariser avec l’Organisation. En suivant votre parcours grâce aux livres que vous aviez publiés, aux articles dans la presse, je comprends la signification du mot engagement.

Lors de mon arrivée à l’ONU, puis plus tard avec la charge occupée dans le magazine, je pense souvent : « qu’aurait fait Stéphane Hessel ?» face aux quelques contrariétés, trahisons, attaques personnelles et à chaque fois, dans mon imagination, j’entends votre voix.

Votre message n’a jamais changé : ni haine ni ressentiment malgré toutes les épreuves, voire les abominations que vous avez eu à subir et toujours un message extrêmement optimiste et positif sur la nécessité de continuer à défendre les valeurs  et les objectifs de l’Organisation  des Nations Unies envers et contre tout.

Je réalise mon rêve d’entretien avec vous pour le magazine publié en janvier 2012 . *Arrivé avec une heure d’avance à votre hôtel, je suis anxieux et tendu, par crainte de ne pas être à la hauteur. Et puis, nous parlons, sans aucun langage convenu, de votre histoire qui se confond avec celle de l’ONU, d’indignations, d’engagement, de littérature, de l’importance de la famille et de l’amitié. Ce moment  est intense.

Profiter, avec jubilation et gourmandise de chaque jour que vous offrait la vie était votre credo depuis  votre évasion d’un camp de la mort. Cette perception de cadeau quotidien était peut-être encore plus présente à la fin de votre vie.

Je voulais donc respectueusement, parmi tous ces hommages rendus, vous adresser un remerciement sincère, affectueux et vous signifier que le siècle, que vous avez traversé de votre lumineuse et digne présence, sera à jamais marqué par votre empreinte qui perdurera auprès des générations futures.

*http://www.unspecial.org/2012/01/entretien-stephane-hessel/

 

18:06 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stephane hessel, christian david, un special, nations unies, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

13/10/2012

HOLLANDE A DAKAR : UN DISCOURS RESPONSABLE ET ENGAGE !

hollande, dakar, paris, france, sénégal, discours de dakarHier, vendredi 12 octobre 2012, avec intelligence et pragmatisme, le Président français, François Hollande, a réussi à faire oublier le petit Sarko qui était venu gentiment insulter les Africains, il y a 5 ans ! 

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt d'engagement et de distanciation le discours adressé aux Africains par François Hollande à Dakar à l'Assemblée nationale.

Respectueux, engagé, responsable ...! Un discours très actif ...!

Aux Africains et aux Français d'en saisir la portée et d'aller ensemble comme il l'a dit épaules contre épaules !

En tout cas j'aime le ton, la subtilité, l'appel à un type de relations gagnant gagnant qui n'oublie pas l'Histoire mais qui projette les peuples vers un avenir de progrès assumé et partagé !

J'y reviendrai ...

 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

04:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, dakar, paris, france, sénégal, discours de dakar | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

30/09/2012

Coppé et le racisme anti Blanc : l'oubli et le déni du sang des Arabes et des Noirs versés pour la liberté de la France!

Coppé qui veut diriger l'UMP de son maître Sarko réchauffe le "Racisme anti Blanc" sans le nommer laissant aux journalistes le soin d'étaler sa nouvelle trouvaille. 

 
Juste dire qu'il n'en est pas l'auteur ni l'inspirateur ni l'instigateur. Il reprend des idées de son Papa Le Pen dont la fille vient de demander d'exclure le kippa sur les lieux publics français, ne se limitant pas au sport favori des anti musulmans qui veulent raser l'Islam de l'espace public et mieux privé de tout habitant de l'Hexagone ! 
 
Au moins le Papa Le Pen a le courage hideux de ses funestes idées! 
 
Jean François Coppé est un des éléments de l'arrière garde français c
omme le philosophe populiste Alain Finkielkraut et j'en passe. Tous les deux sont devenus français comme leur idole le petit Sarko soit parce que leur papa a été réfugié ou migrant et naturalisé ou né après cette naturalisation de leur géniteur! Ils fuyaient les persécutions contre les Juifs et autres au moment où les Noirs et les Arabes que certains veulent continuer à mettre à la péréphérie étaient déjà Français et beaucoup ont payé de leur sang de leur vie pour Libérer la France.
 
Honte à la misère de l'Oubli à l'Arrogance devenue maîtresse de certains intellos dont ni les discours ni les messages ne sont des contributions à la quête de plus de justesse de paix et de solidarité normale et agissant enetre les différentes communautés vivant dans cette vieille Europe !
 
Ces Noirs et autres Arabes qui sont visés et qui se distinguent par un mutisme meurtrier et un manque d'organisation lamentable sont eux les fils pour la plupart des anciens combattants venus libérer la France du petit Hitler à la moustache qui faisait tant peur !!!! 
 
Bref, et la vie continue!
 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste accrédité aux Nations Unies à Genève, Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

03:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : françois coppé, racisme anti blanc, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

07/09/2012

"La lugubre élucubration de M. Millet": Le Clézio dénonce une corruption de la pensée contemporaine.

Jean Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de la Littérature, multiculturalisme, racisme, xénophobie, Anders Breivik, Norvège, france,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une tribune exclusive, publiée par le Nouvel Observateur, J.M.G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature (2008) réagit, à la publication du livre de Richard Millet, «Eloge littéraire d'Anders Breivik».

Le Clézio s'étonne de la banalisation du racisme, du rejet du multiculturalisme, de la propension actuelle de certains intellectuels, notamment en France, à légitimer des actes de xénophobie et de folie comme celui de Breivik sous le couvert de la liberté d'expression. Après avoir avoir présenté le cas Breivik, l'éloge qui a été consacré à ce tueur froid par un auteur-éditeur français Millet, Le Clézio annonce avec force:

«La question du multiculturalisme, qui semble obséder si fort certains de nos politiques et quelques-uns de nos prétendus philosophes, est une question déjà caduque. Nous vivons dans un monde de rencontres, de mélanges et de remises en cause. Les mélanges et les flux migratoires existent depuis toujours, ils sont même à l'origine de la race humaine (la seule race). Le multiculturel tel qu'on le nomme en ce moment n'est plus suffisant. Il fabrique des ghettos, isole les cultures et favorise le durcissement de leurs radicalismes.». Le Prix Nobel de la Littérature se pose alors cette question fondamentale: «Si Céline est un génie et un provocateur, est-il suffisant d'être provocateur pour avoir du génie?».

Lire ici l'excellent texte de Le Clézio publié par le Nouvel Observateur:

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120905.OBS1344...


Photo: Merci Olsson -Copyright © Nobel Media AB 2008 

Par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain 

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15/07/2012

Johnny Hallyday se dévoile : L'Afrique, le français, son coma, sa famille, la musique, le sport ...

JohnnyHallydayle10juilletàQuébec.jpg

QUEBEC - (CANADA) - L'édition 2012 du Festival d'été de Québec ( 5 au 15 juillet) bat son plein et les Plaines d'Abraham, jadis, terres de guerres entre Américains, Anglais, Français, Québécois, sont devenues le théâtre de grandes joies, de rencontres, d'amour et d'émotions. Ce 10 juillet, la légende vivante de la musique française, Johnny Hallyday y donnait un concert attendu à la suite de son dernier show qui remonte en 1975 ! Avant de monter sur scène et reproduire son fameux spectacle du stade de France, Johnny a bien voulu rencontrer la presse. C'est un ami d'Ottis Reding et de Jimi Hendrix, sensible et reconnaissant à la vie après avoir échappé à la mort qui répondait à nos questions. (Morceaux choisis).

Concert en Afrique

Le chanteur français se dit prêt à donner un spectacle en Afrique. «Oui, j'aimerais jouer en Afrique.». Il était juste interpellé vers la fin de sa conférence de presse, et avant même de terminer la phrase son épouse Laetitia arrivait, et comme pour toujours, pour soutenir son mari. Et là, Johnny très fier, nous présenta à sa femme avec ses mots " Ma femme aime l'Afrique. Elle a fait beaucoup de choses avec l'Unicef en direction de l'Afrique." Læticia Hallyday , avec son sourire, acquiesce et appuie. Un des membres de son staff se rapproche et propose de nous laisser ses contacts.

Défense du français

«Je chante en français déjà et je ne sais pas s'il ne faut que défendre la langue française.» nous a -t-il répondu lors de la conférence. Notons que la 45ème édition du Festival d'été de Québec a été ouvert cette année par une soirée dédiée à la Francophonie qui organisait pour la première fois un Forum sur la langue française abrité par la Ville de Québec. Johnny poursuit: « Je suis français et c'est en français que je chante.».


Concert et Public

Pour plaire au public québécois, Johnny a fait le même concert que le stade de France qu'il dit d'ailleurs faire un peu partout. Quand les jeunes me voient, ils disent « Johnny comment ça va?» rapporte le chanteur dont la notoriété dépasse des générations de mélomanes. «J'ai commencé à chanter en 1960. Je ne pensais pas durer. Je me disais: prends ton plaisir où il est.». C'est sans compter avec le public, comme l'avoue Johnny, très reconnaissant à ses fans: « Le succès d'un artiste c'est aussi le public.».

Le festival d'été de Québec

Donnant son avis sur le festival de Québec, Johnny Hallyday a dit que c'était le plus grand festival au monde. «C'est un festival formidable comparable à Woodstock. Il en faudrait plusieurs et partout dans le monde. C'est bon pour le public autant que pour les artistes.» suggère le Rockeur français.

Bonheur et Retour sur la scène

La rencontre avec Mathieu Chedid, l'auteur compositeur plus connu sous le nom d'artiste -M- redonne à la mega star internationale le goût de faire de la musique. « Hospitalisé, en coma pendant trois semaines, j'avais perdu ma voix. Je vous révélerai que j'avais une grande dépression.». Pendant cette période, souligne l'artiste très philosophe: «Ma grande peur c'était de ne plus voir mes petits enfants grandir.». Pour l'artiste, «le plus grand bonheur est de se réveiller le matin.». Alors qu'il pensait aller à la retraite, Mathieu Chedid lui propose de faire un album. Chedid, lui a « redonné envie de travailler et de refaire de la musique.». «L'album que nous avons fait n'a rien de «commercial» souligne Johnny Hallyday qui a martelé «Nous avons joué pour notre bonheur.».

Rituel avant de monter sur scène

«Avant d'attaquer en scène, je suis nerveux. Je retarde le moment. Je n'ai pas de rituel particulier. Je salue les premières personnes que je vois, cela peut être n'importe qui, un balayeur etc...».


Jimi Hendrix

«Je voulais faire quelque chose en mémoire de Jimi Hendrix. Je sais que je ne serai jamais un aussi bon artiste que Jimi Hendrix. Nous étions des amis. Je l'ai rencontré en enregistrant à Londres avec Ottis Reding. J'entendais Hendrix jouer, je n'avais jamais entendu quelqu'un jouer aussi bon la guitare que lui. Jimi Hendrix est un héros de la guitare. Il y en a peu comme lui.». «Je tenais donc à faire une chanson sur lui par rapport à sa mémoire».


Le sport

«Je fais du sport régulièrement. Je ne le fais pas pour commencer une tournée ou monter sur scène. A partir d'un certain âge, il faut faire du sport. C'est important sinon on risque de vieillir plutôt et comme on dit c'est avec l'effort qu'on obtient des résultats.»

Photo: ContinentPremier.Com

Propos rassemblés, à Québec, par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

15/06/2012

L’Épée de l'Immortel, Amin Maalouf veut saper le Mur de la Détestation!

 

  • maalouf.jpgImmortel comme Senghor, Amin Maalouf a été reçu ce jeudi 14 juin 2012 à l'Académie française où il a été élu le 23 juin 2011 pour succéder à Claude Lévi-Strauss au fauteuil 29. Levi-Strauss qui rappelle d'éminents intellectuels de Braudel à Foucault, et de Césaire à Sartre. Le Libano-français dit vouloir apporter avec lui à l'Académie tout ce que ses deux patries lui ont donné :" ...mes origines, mes langues, mon accent, mes convictions, mes doutes, et plus que tout peut-être mes rêves d’harmonie, de progrès et de coexistence.". Il veut ainsi ".. saper le mur de la détestation entre Européens et Africains, entre Occident et Islam, entre Juifs et Arabes...".
    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

 

14:16 Publié dans Académie Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amin maalouf, claude lévi-strauss, senghor, césaire, braudel, foucault, liban, france, islam, judaïsme, juifs, musulmans | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

12/04/2012

Ahmed Ben Bella : Un homme qui refusa toute sa vie d’être raciste envers ses oppresseurs français !

 

Ahmedbenbella.jpgAu Peuple d'Algérie Frère et à tous les Africains, mais aussi à ses amis français, je présente mes condoléances pour le rappel à Dieu d'Ahmed Ben Bella, le premier Président de l'Algérie libre. Je voudrais respectueusement m'incliner devant sa mémoire pour la lutte mémorable qu'il a menée avec les autres Algériens pour la libération de leur pays sous joug colonial.

Je ne vous dirai pas que s'il n'y avait pas cette guerre que les différents gouvernants français nommaient honteusement la crise d'Algérie, l'Afrique Noire ne serait jamais libre, en tout cas, et clairement dans les années 60.

La Loi cadre ou Defferre a été précipitée en 1956 pour mieux s'occuper de l'Algérie dite française. Le Maroc de même que la Tunisie ont été libérés pour mieux s'occuper de l'Algérie! Mais ces deux nouveaux Etats ont fait jouer les liens de sang, la fraternité religieuse pour soutenir le FLN et éviter l'encerclement des Fellaghas!

Des Sénégalais ont été envoyés pour casser de l'Algérien, ils étaient Musulmans pour certains mais ils luttaient pour l'intégrité territoriale de leur patrie: la France qui allait de Dunkerque à Mostaganem!

Aux Nations Unies les Africains s'étaient divisés en pro Français et pro Algériens. Les nouveaux Etats africains indépendants ont eu des postures différentes quant à la question algérienne. Entre Africains on s'est même traités de traitres selon qu’on est pour ou contre la cause algérienne! C'est dire la centralité de la question algérienne à l’époque dans les relations internationales!

Et contrairement à ce que certains ont soutenu, Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal et futur membre de l’Académie française celui-là même qui a corrigé la Constitution française de 1946 était bien pour l'Algérie indépendante. Sur ce dossier il était sur la même ligne que son ancien premier ministre et rival Mamadou Dia.

 

L'autre secret c'est qu'effectivement l'une des raisons fondamentales de la séparation du Mali ( ancien Soudan français) et du Sénégal est liée à la crise algérienne. Le Général de Gaulle avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la Fédération du Mali.

Ben Bella un homme du pardon

Je retiens de Ahmed Bella que j’ai rencontré deux ou trois fois à Genève et qui m’a fait le plaisir de me recevoir longuement en tête dans son bureau à la Fondation Nord Sud Développement, cet homme qui a refusé jusqu’à la fin de sa vie de détester ceux qui avaient opprimé son peuple, ceux contre qui il s’est battu. Lors de la préparation de Conférence de Durban à Genève, il me confiera : « Je ne peux être raciste.». Je lui ai fixé un regard profond pour lui dire sans ouvrir ma bouche et pourquoi et comment ? Le sage africain, me dira alors : « Vous savez quand nous luttions pour notre indépendance des Français étaient aussi avec nous. Et quand j’ai failli être tu Saumure, ce sont des Français comme Jean Paul Sartre qui m’ont sauvé la vie. »

Il s’appelait Ahmed Ben Bella. Musulman, résistant face au colonialisme c’est-à-dire la domination de l’homme par l’homme. Il avait 95 ans. Il est Algérien. Il est né Français. Il meurt chez lui en Algérie algérienne auprès de sa famille.

Repose en paix Doyen

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais accrédité aux Nations-Unies, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

10/02/2012

EDITORIAL « LE MONDE » CONTRE WADE : DES INTELLECTUELS PROCHES DU PRESIDENT DENONCENT L’ « ARROGANCE » ET « L’INGERENCE ».

abdoulaye-wade.jpgDans son éditorial du 31 janvier 2012, le journal Le Monde, bien reçu au Sénégal, titre : « Prenez votre retraite, monsieur Wade.». Des intellectuels sénégalais proches du pouvoir apportent une réponse point par point à ce qui semble pour eux la continuité de l' « ingérence » de la France en Afrique par la main de journalistes qui ont fait preuve de « manque de déontologie », d' « arrogance » et « ignorance » du terrain, se désolent-ils dans une longue lettre de réponse. 

« Le 26 février, Abdoulaye Wade, 86 ans, sera bien candidat pour un troisième mandat à la présidence du Sénégal. Candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes ; malgré les bourrasques sociales frondeuses qui depuis plusieurs mois balaient par rafales ce pays d'Afrique de l'Ouest ; malgré les mises en garde américaines et européennes ; malgré son âge. Candidat, donc, mais à quel prix ? » (Voir suite article du Monde plus bas).

"Quelle arrogance !

Comment un journal, eût-il la prétention de se faire appeler « Le Monde », ose-t-il adresser une injonction à un Chef d'Etat démocratiquement élu par son peuple et légalement investi par le Conseil Constitutionnel de son pays, injonction dans laquelle, il lui intime l'ordre de renoncer à sa candidature contre l'avis de l'écrasante majorité  de son peuple, tel un seigneur dictant sa volonté à son valet ?

Mais, pour qui, ces gens du « Monde » se prennent-ils (comme l'a écrit, un journal sénégalais patriote, légitimement indigné par cette attitude cavalière), pour se permettre de décréter des oukases, fondés sur la calomnie et la falsification systématique des faits, pour oser imposer leur volonté à notre peuple ?

Ont-ils, jamais, pensé aux conséquences qu'auraient le retrait d'Abdoulaye WADE de la compétition présidentielle ? Sont-ils assez naïfs, pour espérer que l'écrasante majorité des sénégalais s'en accommoderait, dans la résignation pure et simple, comme si elle ne sait pas, elle, non plus, convoquer des rassemblements, occuper la rue au nom de la résistance active, brûler des pneus et créer un chaos qui risquerait de n'être rien, par son ampleur et sa force, à côté de ce qu'on a vu jusque-là. Aucun sénégalais, qui aime son pays, ne le souhaite pour lui. Nous sommes un peuple admirable, qui aime la paix et qui n'aspire qu'à vivre en paix, loin de toute violence.

En guise de contrevérités, dont il est fait état, plus haut, énumérons-les, ensemble, en mettant le curseur sur chacune d'elles :

1°) Dire que Maître Abdoulaye WADE a été candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes et lui contester, dans le même mouvement, le droit de briguer un second mandat, est une inexactitude, mieux, une manipulation de l'opinion, que l'on veut tromper, en ne lui cachant, sciemment, la vérité.

Dans un pays démocratique, où la liberté d'opinion s'exprime, quotidiennement, prendre prétexte de l'avis exprimé par quelques 5 à 6 juristes se couvrant du manteau de « constitutionnalistes », alors qu'ils sont, dans les faits, presque tous, des leaders ou des membres influents, connus et reconnus, de partis politiques d'opposition, beaucoup plus préoccupés de mettre leur science au service exclusif des intérêts particuliers de leurs formations respectives,  que de dire le droit et la jurisprudence,  pour affirmer , péremptoirement, qu'ils détiennent seuls la vérité, a quelque chose de court et de simpliste.

Ce parti-pris est d'autant plus choquant que, lors d'un Séminaire tenu le 21 Novembre 2011 à Dakar, un panel de juristes nationaux et internationaux, composés de Professeurs Agrégés, d'Enseignants émérites, de Recteurs d'Universités, de Doyens de Facultés de Droit, parmi les plus éminents, les plus expérimentés et les plus célèbres du Sénégal, d'Europe, d'Amérique et d'Afrique ont battu en brèche, avec une rigueur scientifique admirable, les thèses de ceux, qu'un grand juriste appelle des « constitutionnalistes-tailleurs », cités plus haut. Avec érudition et compétence, ils ont démontré, que le droit qu'a Me WADE de se porter candidat est consacré par la loi internationale en vigueur, aux Nations-Unies, comme en Europe, en Afrique et dans son propre pays et qu'il peut, légalement, briguer un second mandat, sous le régime de la Constitution de 2001, s'il jouit de tous ses droits civils et politiques.

Lorsque « Le Monde » cache cette information capitale à ses lecteurs, il commet une faute, au plan de la déontologie.

La preuve, au demeurant, que ces Experts avaient raison sur leurs collègues, moins expérimentés et plus jeunes, a été apportée par la décision du Conseil Constitutionnel. Au sujet de cette dernière institution, le Journal « Le Monde » jette le discrédit sur les 5 Sages, « tous nommés et bien traités par le Président », aux seules fins de valider sa candidature. C'est une accusation très grave. Au Sénégal, comme ce fut le cas en France, c'est le Chef de l'Etat qui nomme aux fonctions civiles et militaires. Cela ne date pas de l'Alternance, mais du tout début de l'indépendance. Tant que SENGHOR était là, « Le Monde » n'a jamais trouvé rien à redire, parce qu'il était célèbrement connu pour sa francophilie. Aujourd'hui, on se met à brûler ce qu'on avait, jadis, adoré. Le Conseil Constitutionnel, dans sa forme actuelle, a été installé en 1992, bien avant l'avènement de WADE. Son Président actuel n'a pas hésité à mettre WADE en prison, quand il était dans l'opposition. Tout dernièrement, le Conseil a rejeté sa requête, demandant l'invalidation de la candidature de 3 personnes.

Dans chacune de ses décisions, la voix du Président ne compte qu'en cas d'égalité des votes, pour ne pas bloquer la prise de décision. Dans tous les autres cas, elle a le même poids que celle des autres Sages. Dès lors, le fait qu'il ait bénéficié comme tous les Hauts Magistrats du pays d'un réajustement de son traitement ne peut avoir le sens que « Le Monde » lui donne, que s'il avait bénéficié d'un privilège, ce qui est loin d'être le cas. Au Sénégal, le Président WADE a multiplié le salaire de plusieurs corps de métier par 3, au nom de ses convictions libérales, démocratiques et sociales, pour les soustraire, justement, à toute forme de corruption. La plupart des corps de métier concernés sont, pourtant, dominés par des opposants notoires. Mais, au nom de la même éthique, il avait accepté que le mouvement alter mondialiste tienne ses assises à Dakar, à quelques mois de l'élection présidentielle, au nom du droit d'expression que ce mouvement, comme tout autre doit avoir. Mieux, quand il a eu des difficultés à boucler son budget, il n'a pas hésité à lui donner un modeste coup de pouce.

2°) Votre journal évoque ce qu'il appelle « des bourrasques sociales frondeuses » dont le Sénégal serait le théâtre.

En faisant ces déclarations, il reconnaît que notre pays est un pays démocratique, car, il n'y a que dans les vraies démocraties que des frondes s'expriment librement.

Nous ne considérons pas cela, au Sénégal, comme une maladie honteuse, car, ce serait oublier, que nous sommes dans un pays, où la liberté d'opinion s'exprime entre autres, à travers 174 partis politiques légalement constitués en 2011 (contre une trentaine, à peine, avant l'an 2000), des dizaines de centrales syndicales, 47 syndicats sectoriels, dans un secteur comme l'Education Nationale ; un pays où on compte, en plus, 25 journaux quotidiens, plus de 20 hebdomadaires, autant de mensuels, 10 télévisions, qui seront, bientôt, 11 et plus de 200 radios nationales, régionales, communautaires, etc.

Le Sénégal, c'est, également, une société d'opinion publique, dans laquelle le débat est libre, la confrontation des idées, permanente et les éruptions sociales, fréquentes.

C'est le même cas de figure, que nous avons, en France. C'est, aussi, le cas en Italie, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, etc., comme l'actualité récente en porte témoignage.

Si votre Journal ne le sait pas, qu'il apprenne que le Président WADE a, lui-même, inscrit, personnellement, dans la Constitution de 2001, le droit à la manifestation et que,  dans toutes les tournées, qu'il a faites, depuis 2000, il ne cesse de dire aux populations jeunes, adultes, personnes âgées des deux sexes, d'exprimer leur mécontentement et leurs opinions, par des manifestations publiques ou le port de brassards rouges. C'est vous dire, qu'il n'a, jamais, douté de la maturité de son peuple. Au contraire.
Aujourd'hui, dans notre pays, des femmes de ménage, des maîtres d'écoles coraniques, des mécaniciens, des marchands ambulants, des handicapés, des invalides, des artistes, des élèves, des étudiants d'écoles supérieures privées organisent des marches, s'expriment dans les radios et les télévisions et occupent les colonnes de journaux. Le Sénégal n'avait rien connu de pareil, avant 2000. Une nouvelle citoyenneté, la citoyenneté de l'Alternance a pris souche, permettant à de multiples personnalités de s'épanouir. Le Président WADE a, toujours, salué cette expression plurielle, à la seule condition qu'elle ne donne pas lieu à des violences, car le Chef de l'Etat a fait de la paix, son credo.

Notre pays n'a, par conséquent, pas honte de la situation décrite par « Le Monde ». Il en tire, au contraire, fierté et assurance, car Me Lamine GUEYE disait que « le sénégalais n'est dangereux que quand il se tait ».

Si cela émeut un journal comme « Le Monde », le Sénégal le regrette pour lui, car notre démocratie a fait le pari du pluralisme, de la liberté d'opinion, de la liberté de pensée et d'expression et s'accommode, parfaitement, de toutes les frondes, qui prouvent sa vitalité, la tolérance de ses populations, l'ouverture d'esprit de ses élites, dont on ne trouve l'équivalent nulle part ailleurs en Afrique.

On a vu, par exemple, une télévision lancer, pendant une semaine, des messages de haine et d'agitation et même de subversion, mettre en vedette des opposants notoires, pour qu'ils dépeignent des situations alarmistes,  lancer, même, des appels à la désobéissance civile, à la violence et à l'Armée, en toute liberté. Cela ne se voit qu'au Sénégal.

Ce que les journaux sénégalais et les télévisions sénégalaises osent écrire et diffuser, on ne le trouve nulle part ailleurs, pas même en France, sans que cela ne tire à conséquences.

Cela fait notre fierté, preuve, assurément, que les démocraties les plus respectueuses des droits humains et les plus avancées ne se trouvent pas là, où on les situe, habituellement.

3°) Au sujet des mises en garde américaines et européennes, évitons l'amalgame. Il est nécessaire de préciser qu'elles ne sont, d'abord, pas de la même nature. Le ton, non plus, n'est pas le même, pas plus, au demeurant, que le contenu, les intentions et la démarche.

Les Américains sont un peuple plein de délicatesse, issu d'une histoire de métissage, qui a enraciné en eux la tolérance et le respect d'autrui. Leurs rapports avec le Sénégal ont toujours été empreints d'amitié et de fraternité. Le Président BUSH avait beaucoup de respect et d'estime pour le Président WADE. Les Américains n'ont, jamais, cherché à imposer un Leader, au Sénégal. Ils n'ont, jamais, colonisé l'Afrique. Ils ont, même, aidé ce continent à se libérer de ses colonisateurs. D'autres, en revanche, ont, à travers leurs médiats, cherché à susciter des candidatures fantaisistes et ont même poussé tel ou tel homme de paille, à briguer la magistrature suprême, dans le secret dessein d'en faire une créature à leur dévotion. Dans cette opération, ils bénéficient, à quelques exceptions près, toujours, de la complicité des milieux influents de leurs pays, parmi lesquels, une certaine presse, parce que lesdits milieux, en patriotes, toujours prêts à défendre le drapeau national, ne voient dans l'entreprise que la grandeur de leur patrie, l'extension de son influence et la récupération de positions perdues, au détriment, évidemment, des intérêts des peuples victimes de ces combinaisons. Ils ont, toujours, besoin pour réussir, du concours de ceux que SENGHOR appelaient  les « nègres de service », qui, plus préoccupés de leur avenir personnel que de l'intérêt général, se font les complices conscients ou non de la mise sous tutelle de leur Etat.

Quand le Conseil Constitutionnel, se fondant sur la jurisprudence Yoro FALL (Professeur d'Université et Fonctionnaire International), datant de la présidentielle de 2007, invalide 3 candidatures indépendantes, sur des bases régulières, lesdits médiats ne se focalisent, que sur le sort d'une seule personne, qui se trouve, curieusement, être la moins compétente, n'ayant même pas terminé le cycle élémentaire, la moins experte, qui n'a, jamais, été, ni conseiller municipal, ni conseiller régional, ni député, ni sénateur, qui ignore tout de l'Etat, de ses rouages et de ses règles de fonctionnement, sans parler des grands enjeux nationaux, régionaux et internationaux (alors que l'un des recalés est un ancien de Louis Le Grand, sémillant et distingué, doublé d'une expertise en Finances Internationales). Une telle attitude prouve, assurément (que le sujet concerné en ait ou non conscience), qu'on a besoin d'un individu « soumis et malléable », à instrumentaliser, pour retrouver, au Sénégal, les positions, aujourd'hui, perdues.

Cela dit, lorsque des pays amis expriment des préoccupations sur la situation de notre pays, leur démarche ne nous gène, nullement, à la seule condition qu'on n'oublie, jamais, que le Sénégal est un pays indépendant, souverain,  qui n'a de leçon ou d'ordre à recevoir de personne et qu'on peut lui adresser des indicatifs, tout au plus, des optatifs, mais, jamais, des impératifs, comme disait l'autre .

4°) Lorsque «  Le Monde » prétend que Maître Abdoulaye WADE a choisi  « le conflit », il émet une autre contrevérité manifeste.

De la date de sa prise de pouvoir, en 2000, jusqu'à nos jours, il a lancé, à l'opposition, près d'une vingtaine d'appels au dialogue et à la concertation, appels qui se sont déroulés aux dates suivantes.

On n'en citera que certains. 

•1.      Avril 2003 appel du Président Wade à l'Opposition, pour la constitution d' "une majorité d'idées"

•2.      Décembre 2003, appel "pour une participation de l'opposition aux décisions majeures"

•3.      Février 2004, Wade réitère son appel pour la constitution d'une "majorité d'idées" et invite l'opposition parlementaire à se joindre au gouvernement. L'U.R.D. de Djibo Leyti Ka, bien que n'ayant pas contribué à l'alternance du 19 mars 2000, accepte; Par contre, l'AFP de Moustapha Niasse décline l'offre, pendant que le PIT de Amath Dansoko pose comme condition préalable, un "large dialogue national".

•4.      Avril 2005, Le Président Wade réitère son appel à l'occasion de son message à la Nation. Pour toute réponse, l'opposition, lors d'un meeting à Kaolack, le 24 mai 2005, lance l'IDEWA (Initiative pour le départ de Wade), un président démocratiquement élu et dont le mandat est en cours.

•5.      Septembre 2005, rencontre entre le chef de l'Etat et l'opposition. Au sortir de l'audience, un "Comité paritaire" est proposé par Wade, pour réfléchir sur processus électoral et sur un organe de supervision des élections, en perspective des élections générales de 2007.

•6.      Janvier 2006, de retour de la Mecque Wade écrit des lettres personnalisées aux leaders de l'opposition pour les convier à nouveau au "dialogue politique".

•7.      Octobre 2006, nouvel appel du chef de l'Etat au "dialogue politique", le lendemain de la Korité, qui devait consacrer l'entrée au gouvernement du Ptp de Maître El hadji Diouf et du Parti de la Réforme de Abdourahim Agne, qui estime quant à lui que « c'est le meilleur discours de Wade depuis cinq ans ».

•8.      Mars 2007, après la confirmation de sa réélection, le 25 février 2007, par le Conseil Constitutionnel, Wade lance un autre appel à "l'union de toutes les forces vives" du pays. L'opposition reste indifférente.

•9.      Mars 2008, suite à une audience accordée au Président exécutif de la Raddho (Réseau africain pour la défense des droits de l'homme), Maître Wade réitère sa volonté de recevoir l'opposition, pour renouer les fils du dialogue. Réponse de l'opposition : « c'est un piège !».

•10.   Mai 2008, joignant l'acte à la parole, l'opposition, regroupé au sein du « Front siggil senegal », organise, le 18 mai 2008, un meeting à la Place de la Gare, à Saint-Louis, et lance « la Grande offensive pour le départ de Wade », un président démocratiquement élu, et dont le mandant est toujours en cours. C'est le leader de la Ld, M. Bathily, qui donne le ton, en déclarant, lors de ce meeting, couvert par tous les médias sénégalais : « Wade doit quitter le pouvoir. Aujourd'hui, nous devons clore le débat et pousser Me Wade vers la sortie ».

•11.   Décembre 2008, le chef de l'Etat, à l'occasion de son message traditionnel de fin d'année, réaffirma son ouverture au dialogue et à la concertation, « pour relever tous les défis », avec tous les Sénégalais.

•12.   Avril 2009,  A l'occasion de la fête de l'indépendance du 4 avril, le chef de l'Etat félicite l'opposition pour les résultats obtenus, lors des dernières élections locales du 22 mars, et réitère son appel à renouer les fils du dialogue avec elle.

•13.   Mai 2009, l'opposition exige d'être saisie par écrit, pour donner suite à l'appel de Wade, non sans réclamer des « termes de référence », pour la tenue de ce dialogue.

•14.   Juin 2009, Le chef de l'Etat matérialise sa volonté d'ouverture et de dialogue en nommant un responsable d'un parti allié (le Parti de la Réforme) au poste nouvellement crée de « Ministre-conseiller chargé des affaires politiques ». Et fait parvenir, le 13 juin 2009, par le biais de son nouveau ministre-conseiller, une lettre dans laquelle il invite l'opposition à « un dialogue franc, loyal et républicain ».

•15.   Décembre 2009, en dépit du boycott, par l'opposition, des travaux de la Commission de revue du Code électoral, le Chef de l'Etat donne droit aux deux conditions posées par l'opposition pour revenir à la table des négociations : la nomination d'un modérateur et l'engagement public à transformer en lois et règlements les propositions qui sortiront des travaux.

•16.  Janvier 2010, A l'occasion du séisme qui venait de frapper le peuple frère d'Haïti, le chef de l'Etat invite l'opposition au Palais pour une concertation, relative à la constitution d'un vaste mouvement de solidarité africaine - impliquant l'Union africaine -, en faveur de ce peuple meurtri, dont le rôle dans la libération du monde noir n'est plus à démontrer. Non seulement, l'opposition déclina cette offre, mais investit dés le lendemain les médiats pour fustiger cette initiative de solidarité panafricaine.

•17.  Février 2010, A l'occasion du lancement des festivités marquant le cinquantenaire de notre accession à la souveraineté suprême, le président Wade fit parvenir des invitations aux leaders de l'opposition, et chargea également son chef du protocole de les convier de vive voix à honorer de leur présence la cérémonie inaugurale, au Stade L.S.Senghor. L'opposition brilla par son absence, sous prétexte que les invitations leur sont parvenues tardivement.

•18.  Février 2010, Lors de la visite du Chef de l'Etat aux autorités religieuses de Tivavouane, à l'occasion du Maouloud 2010, le Khalife général des Tijanes, Serigne Mansour Sy, s'était fait positivement l'écho des appels que le chef de l'Etat n'a eu de cesse de lancer à l'opposition, pour une synergie des forces et des intelligences de tous les fils de ce pays. Le porte-parole du Khalife des Tijanes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Ibn, a été désigné comme facilitateur, aux fins de renouer les fils du dialogue entre l'opposition et le pouvoir...

•19.  L'avant dernier appel visait à  constituer une Commission mixte, chargée, avec l'Union Européenne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, de vérifier le fichier électoral et le code  électoral et de proposer des améliorations. Ce travail est terminé. 108 propositions ont été faites. WADE les a, toutes, acceptées, sauf celle concernant le bulletin unique, qui est une nouveauté au Sénégal. Un Comité de Pilotage et de Suivi, dans lequel, la majorité est minoritaire, a été installé, sous la présidence d'un élément de la société civile.

  1. La dernière initiative prise par une structure dénommée le G 6 a, également, rencontré son agrément et sa bénédiction. L'un des membres de ce groupe, en l'occurrence l'Architecte ATEPA, a, d'ailleurs, reconnu, récemment, dans les colonnes de « Jeune Afrique » que, s'il y a blocage du dialogue, la faute n'en incombe pas au Chef de l'Etat du Sénégal.

5°) Comment, « Le Monde » peut-il, prétendre que le système de l'Alternance démocratique parait compromis, au Sénégal, sans apporter la moindre preuve de ce qu'il avance.

Si l'Alternance de 2000 a eu lieu, sans heurt, c'est parce que Maître WADE l'a voulu pacifique. Il a refusé toute chasse aux sorcières et a passé l'éponge sur les multiples erreurs de mal-gouvernance, qui auraient pu donner lieu à des manifestations de règlements de comptes, de vengeance, de revanche ou, simplement, de refus de l'impunité, jusque et y compris celles concernant les affaires de licence de pêche et des faux passeports diplomatiques, ou de détournement, à des fins personnelles, de quota pétrolier, alloué au pays.

Il a, non seulement, pardonné à tous, mais a, même, donné à son prédécesseur, qui était un démocrate sincère, son avion personnel,  pour qu'il aille le représenter au Sommet de la Francophonie, au Caire, avant de patronner sa candidature à l'OIF.

Quand ses adversaires ont prétendu que le peuple lui avait tourné le dos, WADE leur a proposé la tenue immédiate d'élections anticipées, qui leur donnerait, avant même la fin de son mandat actuel, l'occasion de le remplacer par la voie des urnes, la seule qui soit véritablement démocratique. Ils ont, tous, décliné son offre, parce qu'ils ne croyaient pas, sincèrement, à ce qu'ils proclamaient, bruyamment, dans leurs déclarations.

A la veille de la réunion du Conseil Constitutionnel, WADE a, plusieurs fois, déclaré, que, si sa candidature était invalidée, par les 5 Sages, il se soumettrait, automatiquement, au verdict sorti des délibérations, quitterait les affaires et regagnerait sa maison, au Point E, à Dakar, pour prendre une retraite bien méritée.

Peut-on citer en Afrique, un seul Chef d'Etat, qui a proclamé pareille attitude dans une situation comparable ?

6°) Une autre contrevérité du « Monde » doit être notée. Ce n'est pas Maître WADE, qui a jugé que son premier mandat sort du cadre de la réforme constitutionnelle de 2001, mais la jurisprudence sénégalaise, telle qu'établie par le Président Abdou DIOUF, après la réforme constitutionnelle de 1991 (le mandat qu'il avait étrenné depuis 1988 n'était pas concerné par celle-ci), d'une part, d'autre part, l'avis unanime de juristes compétents, qui savent qu'une réforme constitutionnelle n'est rétroactive, que, si le législateur le mentionne, expressément. Ce qui n'est pas le cas, au Sénégal, où les Articles 27 et 104 règlent la question, comme le Professeur Seydou Madani SY, 1er Agrégé de Droit au Sénégal et Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Président Abdou DIOUF,  l'affirme à la page 82, de l'édition 2009, de son livre, le confirme dans celle de 2011, sans changement, livre intitulé : «  Les régimes politiques sénégalais, de l'indépendance à l'Alternance politique ». Karthala. Il est vrai, qu'entre Octobre 2011, date de la parution de la dernière édition et le 21 Novembre 2011, sa position a radicalement changé.

7°) « Le Monde » se gausse des propos prêtés à Maître WADE, disant : «Je l'ai dit. Je me dédis».Cette ironie discourtoise et irrespectueuse a quelque chose d'inélégant, pour ne pas dire plus.

Dans le propre staff du « Monde », combien, parmi ses collaborateurs, ont eu à dire des choses, avant de se dédire ?

Dans votre propre pays, M. l'éditorialiste du « Monde », combien de leaders ont dit des choses, avant de se dédire ? Nos cadres politiques et journalistiques en ont recensé plusieurs dizaines, au cours des décennies passées et de la période récente. Le cas de Me WADE n'a, par conséquent, rien de singulier, encore moins d'amusant. 

Il n'y a que les imbéciles, qui ne changent pas d'avis. De toutes manières, dans aucun pays du monde, une simple déclaration d'intention, verbalement exprimée, n'a, jamais, eu une valeur juridique. S'accrocher à un tel argument, prouve, à suffisance, qu'on n'a rien de plus solide à évoquer

8°) S'agissant du bilan de Maître WADE, si, au « Monde », on ne le trouve pas brillant, c'est, soit, parce que ce journal en ignore le contenu, soit parce qu'il refuse, au nom de son objectif de déstabilisation, de regarder la réalité de face.

Parler de « gabegie et de corruption, de misère enracinée » dans un pays, qui s'est doté d'une Cour des comptes et de toutes les structures destinées à lutter contre la corruption, la concussion et dont la gestion est, régulièrement, vérifiée par les institutions internationales, dans un pays, qui, de 2000 à nos jours, a vu son PIB, passer de 500 à 1 350 dollars, un pays dont le Budget est passé de 500 milliards de francs, environ, à près de 3000 milliards de francs, dans la même séquence temporelle, un pays tellement crédible, au demeurant, que lorsqu'il a lancé un emprunt de 500 millions de dollars, sur le marché international, on lui en a proposé 1250 (preuve de confiance ne peut être plus forte), manque, totalement, de sérieux.

Aujourd'hui, les réalisations du Gouvernement, marquées, notamment, par le dynamisme, la diversification et l'innovation, ont permis, au Sénégal, de se hisser au rang de pays à revenus intermédiaires et de se projeter sur les rampes de l'émergence, comme en portent témoignage, les taux de croissance positive, parmi les meilleurs de l'UMEOA et de la CEDEAO, un taux d'inflation, qui classe notre pays au premier rang des Etats africains, des performances agricoles exceptionnelles et inédites, un niveau d'endettement relativement bas, un code des marchés considéré comme un modèle en Afrique, par le FMI et la Banque mondiale, des recettes en hausse constante et la maîtrise de l'énergie et de l'eau, autant d'atouts permettant au Sénégal, de figurer dans le lot des 11 pays dits « marchés pionniers ».

La confiance des bailleurs de fonds et des partenaires au développement, celle des banques et des organismes de crédit, ainsi que des investisseurs est totale. Les recettes augmentent constamment, tandis que la pression fiscale reste maîtrisée, à cause d'une gestion prudente et vertueuse de notre économie. La dette intérieure est raisonnable.

Cerise sur le gâteau, le Ministre chargé de l'Economie et des Finances du Sénégal a été nominé meilleur Ministre d'Afrique dans le domaine de ses compétences, par le Financial Times, pour l'année 2011 et salué comme tel par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

9°) Lorsque « Le Monde » dit, que le système éducatif s'effondre, « si les baobabs du Sénégal l'entendaient, ils seraient pris d'un rire inextinguible » », comme aimait à dire le poète Léopold Sédar SENGHOR.

Qu'on en juge !

De l'Alternance à nos jours, le Président Abdoulaye WADE a mis en place, un vaste programme d'infrastructures scolaires. Il a décidé d'allouer une allocation de bourse ou d'aide à tous les étudiants, sans tenir compte de leur origine sociale, le développement de l'Enseignement Coranique, à travers les Daaras Modernes, le relèvement, très sensible, des revenus des enseignants, autant d'actions à comptabiliser dans le Secteur de l'Education.

Parallèlement à ces actions, le Sénégal a mis en œuvre, une politique hardie de renforcement de ses ressources humaines, à travers, notamment, l'allocation de 40% de son budget au secteur de l'Education et de la Formation.

Ainsi, dans le Préscolaire, le nombre d'écoles est passé de 93 en 2000, à 1033 en 2010, le nombre d'enseignants de 396 à 2 686, le taux brut de scolarisation dans ce secteur grâce à la Case-des-tout petits de 2,31% à 9,8%, avec la construction de plus de 332 cases des Tout-petits,  saluées par l'UNESCO  et qui constituent, en plus, l'une des initiatives pédagogiques les plus hardies, depuis PIAGET, sortie directement de la tête de Me WADE et dans laquelle, l'ordinateur pour les enfants de 2 à 4 ans est omniprésent.

Dans l'Elémentaire, le nombre d'enseignants est passé de 2000 à 2010, de 19876 à 42931. Il a, donc, plus que doublé, en 10 ans. Si on avait fait la même chose, depuis 1960, le Sénégal serait, actuellement, au niveau de la Corée. Rappelons que, de 1816 à 1960, soit, en 144 ans, le e système colonial n'a inscrit à son actif, que 12% de taux de scolarisation.

Dans les cycles moyen et secondaire, le nombre des collèges est passé de 220 à 749, soit 3 fois plus, celui des lycées de 19 à 134, soit, 7 fois plus, le personnel enseignant de 6471 à 17113, soit près de 3 fois plus.

Les daaras modernes, qui n'existaient pas avant 2000, sont, actuellement, au nombre de 8 et les classes d'alphabétisation ouvertes sont 710.

Mais, l'Education sous l'Alternance, c'est, surtout, le lancement d'innovations majeures, relatives, par exemple, aux classes numériques et à l'équipement des établissements en ordinateurs.

Les salaires des personnels ont triplé, dans la séquence temporelle considérée, de l'avis des 47 syndicats d'enseignants existants.

En ce qui concerne  l'Enseignement Supérieur, les Universités, les Centres Universitaires Régionaux et la Recherche Scientifique, avant l'an 2000, ceux de ces secteurs, qui existaient, étaient plongés dans la crise. Depuis cette date, 11% du budget lui est consacré, alors que la moyenne en Afrique est de 3%.

Les conditions d'accès se sont améliorées, les salaires des chercheurs et enseignants ont été multipliés par plus de 2,5 ; les fonds de recherches ont augmenté fortement.

Les universités sont passées de 2 à 5 dans le Public et dans le Privé, de 31 à 146. Le budget de 5 à 40 milliards, le nombre de boursiers, multiplié par 3, sans parler de l'introduction de réforme, comme celle appelée LMD.

10°) En dehors de l'Education, d'autres réalisations peuvent être signalées : au plan de l'Hydraulique, on a, là, aussi, enregistré une évolution qualitative. La situation a fortement changé, de 2000 à nos jours.

On a, ainsi, noté une nette amélioration du secteur de l'Eau, porté par le financement de programmes innovants, la définition d'une lettre de politique sectorielle et la promulgation d'une Loi sur l'Eau et l'Assainissement.

Le nombre de forages motorisés est, ainsi, passé de 800 à 1500, le taux de desserte a évolué de 46 à 78%, le taux de desserte par forage de 20 à 60%, le nombre de localités branchées au réseau d'eau est passé de 1500 à 7000, soit près de 5 fois plus.

On peut, de même, mentionner plusieurs programmes réalisés (projet Gorom Lampsar, Ndiosmone, Palmarin, etc...), qui visent, tous, à améliorer les conditions de vie des populations. Mieux, l'Alternance peut tirer fierté de ce que certains ouvrages hydrauliques d'une longueur de 200 kms ont été, pour la première fois, introduits en milieu rural.

Concernant la question des inondations, des efforts immenses ont été déployés, privant, ainsi, l'opposition de son fonds de commerce habituel, qui constituait, pourtant, un héritage récurrent du régime précédent.

Dans le domaine de l'Habitat, le Gouvernement a, entre autres acquis, réalisé un vaste programme d'Habitat Social, à travers le Plan Jaxaay, qui sera renforcé par le Programme « Une famille, un toit ». De nombreux projets privés ont, en outre, été avalisés.

Le Gouvernement s'intéresse, également, à la question du coût des loyers.

Au titre de la Santé et de la Prévention, le budget du Ministère est passé, de 5%, avant 2000, à plus de 10% du budget national et comment il compte atteindre les 15%, en 2015, pour satisfaire aux OMD.

De 2000 à 2011, les hôpitaux ont plus que doublé. Les postes de santé sont passés de 807 à 1 245, les pharmacies régionales de 5 à 11, alors que le nombre d'ambulances a été multiplié par plus de 10, tandis que les salaires des personnels ont triplé. On aurait pu ajouter des chiffres révélateurs sur les personnels recrutés, le Plan Sésame, accordant la gratuité des soins et des médicaments aux personnes âgées de plus de 60 ans, la création d'un Centre Antipoison et les mesures prises en faveur des déficients rénaux, sans parler de la gratuité obtenue pour certaines maladies (tuberculose, sida, paludisme, grossesse nécessitant une césarienne, lutte contre les maladies prénatales, etc.) et, pour certaines catégories comme les indigents, les handicapés, sans parler du succès obtenu dans la lutte contre le VIH/SIDA, avec un taux de prévalence de 0,7%, le plus bas d'Afrique.

11°) Quand le journal « Le Monde » parle de « misère », au Sénégal, il prouve sa méconnaissance de la réalité.

Les performances de l'Alternance dans le secteur de l'Agriculture, grâce à la réalisation d'importants programmes, tels que la  Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (GOANA) et le Plan Retour vers l'Agriculture (REVA) ont permis, au Sénégal, de satisfaire, sensiblement, les besoins en produits alimentaires, de réduire notre dépendance vis-à-vis des importations en céréales, notamment et de jeter, ainsi, les bases de l'autosuffisance alimentaire du pays.

A ce propos, la production céréalière est passée de 1 739 655 tonnes à l'an 1 de la GOANA, (2007-2008) à 2 267 822 tonnes à l'an 3 de sa mise en œuvre.

Le Sénégal couvre, ainsi, plus de 100% de ses besoins estimés. Il est, même, en train de se positionner comme un pays exportateur de produits agricoles.

Au plan de l'Elevage, la contribution de ce secteur, à la croissance économique, grâce à la création d'un Département spécifique, a généré de multiples programmes relatifs à l'amélioration génétique de la race animale et à l'augmentation de la production en lait et en viande, qui constituent une grande nouveauté.

C'est ainsi que, plus de 10 000 fermes modernes, 35 unités pastorales, 538 infrastructures hydrauliques et 120 000 inséminations, le renforcement notable du personnel et des moyens budgétaires ont été réalisés, qui marquent toute une rupture radicale avec le passé.

On aurait pu évoquer le domaine des infrastructures avec l'Aéroport Blaise DIAGNE, la rénovation du port de Dakar, devenu un Hub dans la sous-région, la création d'Air Sénégal International et la Muraille Verte, le Monument de la Renaissance Africaine, l'Autoroute à péage, les nombreux échangeurs, qui ont décongestionné la capitale, la voie de contournement Rufisque-Bargny, les 7 Merveilles de Dakar et le lancement prochain du Chemin de Fer Dakar- Bamako à grand écartement.

12°) Si l'analyse que « Le Monde » fait de la situation du Sénégal n'a pour référence, que le point de vue d'un éditorialiste de « L'Observateur », journal d'opposition d'un candidat connu, il donne l'impression de n'avoir, décidément, aucun argument sérieux à sa portée, car l'exemple qu'il a choisi manque totalement de crédit, tant son hostilité au Gouvernement et son parti-pris sont connus de tous, au Sénégal.

13°) « Le Monde » ne se prive, hélas, pas d'évoquer ce que notre opposition appelle, faussement, « la dévolution monarchique du pouvoir », malgré tout ce que Maître WADE a dit sur cette querelle sans intérêt. Ce fonds de commerce a été tellement rabâché, qu'il ne fait plus recette. « Le Monde », en brandissant cet argument éculé, démontre son déphasage total par rapport à l'actualité sénégalaise.

Le seul « cas de dévolution monarchique du pouvoir » dans notre pays, se trouve dans notre opposition. Ce furent le cas SENGHOR, qui, en modifiant la Constitution, en son Article 35, a permis à son Premier Ministre, nommé par ses soins et non élu, de le remplacer à la tête de l'Etat, pour le reste de la durée de son mandat. Votre journal avait-il, à l'époque, bronché ?

14°) S'agissant des jeunes rapeurs, auxquels, « Le Monde » fait référence, il s'agit d'un groupe créé par un journaliste connu et financé par un candidat adversaire du Président WADE, dont l'arme favorite est la corruption des consciences. Certains d'entre eux étaient d'illustres inconnus, il y a quelques mois, sur la scène musicale locale.

La simple existence de ce groupe politicien prouve, que le Sénégal est un pays sans tabou. Il a réalisé « son printemps » africain, en 1963, en 1968, e, 1974, en 1978, en 1980, en 1988, en 1994, en 2000, depuis, donc, l'époque senghorienne et celle du Président DIOUF. Sous ce rapport, aucun mouvement de jeunes rapeurs ne lui fait peur. Le rap est un mode d'expression utile, riche, coloré, véhiculant des messages du plus haut intérêt, qui expriment les préoccupations existentielles d'une jeunesse, qui s'interroge sur sa société et sur son avenir. Sous ce rapport, il doit mériter la plus grande attention et doit être analysé avec tolérance et esprit d'ouverture.

15°) « Le Monde »  a, aussi, évoqué l'état des droits humains au Sénégal.

Comment, les droits de l'homme auraient-ils reculé dans un pays, où, de 2000 à nos jours, le nombre de manifestations (marches, défilés) a atteint, en 10 ans, un chiffre nettement supérieur à celui cumulé des 40 années, allant de 1960 à la chute du régime post-senghorien et où n'existe aucun détenu politique, aucun détenu journaliste ou syndicaliste. Le Sénégal est la patrie de la tolérance, où 95% de musulmans cohabitent avec 4,5% de chrétiens, un pays où toutes les fêtes chrétiennes sont célébrées dans le calendrier républicain, qui a été, politiquement, dirigé par un chrétien, de 1951 à 1980.

un pays  dans lequel, les sénégalais de l'Etranger sont représentés, depuis plus d'une décennie à l'Assemblée Nationale, un pays,  qui a voté une loi sur la parité  homme-femme intégrale et totale dans toutes les fonctions électives et semi-électives, un pays où même Marine LEPEN, malgré son orientation politique, n'aurait eu aucun mal à rassembler 500 signatures d'élus pour sa candidature. Dans ce petit pays, qui s'appelle le Sénégal, apprenez, chers messieurs du « Monde », qu'au moment où ces lignes sont écrites, l'Assemblée Nationale du Sénégal examine un projet de loi, modifiant l'Article 42 de la Constitution, qui fait, désormais, du Président de la République, le Premier Protecteur des Arts et des Lettres et le Premier Protecteur de l'Environnement. Ceux qui nous donnent des leçons, gagneraient à se mettre à la hauteur de ces avancées audacieuses, plutôt que de nous stigmatiser.

16°) « Le Monde » ne pouvait ne pas évoquer le faux problème, relatif à l'âge de Maître WADE. Il se garde bien, cependant, de révéler à ses lecteurs que le véritable chef de l'opposition actuelle, au Sénégal, le Président des « Assises Nationales » est toujours en activité alors qu'il a fêté en 2011 ses 90 ans, ce dont tout notre peuple se réjouit.

C'est cette discrimination dans le traitement de l'information, qu'on appelle la politique des deux poids et deux mesures, car votre journal ne dit, jamais, mot de ce qu'il y a en face. Maître WADE est, grâce à Dieu, bien portant, lucide, capable de travailler plus de 12 heures par jour, avec une vivacité d'esprit, une clairvoyance, une créativité et une capacité de jugement et de décision, hors du commun.

17°) « Le Monde », pour nuire à WADE, essaie de donner un coup de pouce à l'opposition sénégalaise, mais, s'y prend, hélas, très gauchement. En effet, ce journal, qui se veut, pourtant, la vitrine d'un grand pays démocratique, n'hésite pas à prêcher l'illégalité, le refus de la loi, alors que celle-ci s'impose à tous, dans toutes les démocraties sérieuses.

Au lieu de dénoncer ceux qui, depuis 2005, demandent, injustement, le départ de WADE contre la volonté populaire et en dehors de toute élection, acceptent le verdict du Conseil Constitutionnel, quant il les arrange, comme lorsqu'il valide leurs propres candidatures, mais, le rejette quand il fait de même, pour WADE, il les encourage, au contraire, en considérant que ce que la loi et le suffrage universel ne leur a pas donné, la rue peut le leur offrir. Dans son propre pays, « Le Monde » prêcherait-il une telle démarche ? En démocratie, c'est le suffrage des électeurs qui donne le pouvoir et le retire et non la rue.

Mais, ce qui est triste, c'est que nous avons là la preuve que « Le Monde » connait très mal notre pays. Le M 23 n'a, jamais, réussi, depuis des mois, à rassembler 10 000 personnes, en dépit d'un soutien, presque total, de toute la presse écrite et filmée, qui, par une tradition datant de l'ère coloniale, a, toujours, été anti-gouvernementale.

Il est temps de conclure.

L'acharnement dont le Sénégal est l'objet, le lynchage médiatique, qu'on lui applique, avec une férocité exceptionnelle, s'inscrit dans une stratégie de conjuration fomentée par tous ceux que le Sénégal et son Chef d'Etat gênent,  parce qu'ils compromettent leurs plans de reconquête du continent, à cause des projets, dont ils sont porteurs : Renaissance Africaine, Etats-Unis d'Afrique, Monument de la Renaissance Africaine, 3ème Festival Mondial des Arts Nègres, libération des élites de la servitude intellectuelle des ex-colonisateurs, réécriture de l'Histoire de l'Afrique et de celle du monde, falsifiée par ceux que l'inégalable Cheikh Anta DIOP appelait « les fraudeurs », articulation entre l'Afrique et sa Diaspora, considérée comme la 6ème Région du continent, Grande Muraille Verte, Port du Futur, Aéroport Blaise DIAGNE, ouverture vers le Brésil, l'Amérique du Sud et les Caraïbes, ouverture vers le Monde Arabo-Islamique et, surtout, vers la Chine, l'Inde et l'Asie ; promotion des valeurs et des langues nationales, refus du mimétisme axiologique étranger, au profit des valeurs de civilisation du monde noir ; dénonciation d'une gouvernance mondiale injuste, antidémocratique et à géométrie variable ; refus des accords de partenariat Economique qui ne favorisent pas le développement ;  revendication, pour l'Afrique et le Monde Noir, d'une place plus juste dans les organisations internationales, qui doivent être impérativement démocratisées, diplomatie indépendante, capacité endogène à gérer et à régler ses problèmes, sans aucune tutelle extérieure, à travers le NEPAD, etc.

On ne pardonne pas à notre pays et à son Leader, d'être présents sur tous ces chantiers,  d'incarner une Afrique debout de connaitre, dans le menu détail, comment marche le monde et de revendiquer la dignité, la justice, l'égalité absolue, sans aucun complexe vis-à-vis du monde développé, ou de quelque autre Etat que ce soit, de promouvoir, partout, une politique souverainiste de libération et d'enregistrer des succès dans cette voie.

Ce modèle-là, on ne veut pas qu'il perdure et inspire d'autres pays. Ce fut la voie qu'avaient, au début des années 60, ouverte, Patrice LUMUMBA, Sylvanus OLYMPIO, Sékou TOURE, Modibo KEITA, Gamal Abdel NASSER, Kwame NKRUMAH, Jomo KENYATTA et Thomas SANKARA, Cheikh Anta DIOP, Majhmout DIOP, Abdoulaye LY, et, hier, Nelson MANDELA, avant sa libération. Cette flamme ne s'éteindra jamais. Comme l'avait dit, en substance, Toussaint LOUVERTURE, à ceux qui tentaient de le faire taire : Les racines de la rébellion qu'il incarnait, sont si profondes, qu'elles continueront, toujours, d'alimenter l'arbre de la liberté, quoiqu'on fasse.

Mais, parce qu'il est le pays de Ndaté YALLA, d'El Hadji Omar Foutiyou TALL, de Lat Dior Ngoné Latyr DIOP, de Mamadou Lamine DRAME, de Cheikh Ahmadou Bamba, d'El Hadji Malick SY, de Limamoulaye THIAW, d'El Hadji Abdoulaye NIASSE, de Fodé Kaba DOUMBOUYA, de Niokhobaye DIOUF, d'Aline Sitoe DIATTA, etc., le Sénégal et son Président, en ne s'appuyant que sur le Droit, la justice et la volonté souveraine du peuple, résisteront à tous les assauts, d'où qu'ils viennent, parce que l'indépendance, la dignité et la liberté n'ont pas de prix.

Ils le feront, sans haine, ni passion, sans violence, ni sectarisme, dans la paix, la tolérance et l'ouverture constante au dialogue et à une coopération internationale, sans exclusive, respectueuse de l'égale dignité des peuples et des cultures et de l'intérêt commun de tous les partenaires.

Au vu de tout ce qui précède, lorsque l'éditorialiste du « Monde » proclame que le Sénégal est, maintenant, affaibli, il se trompe, gravement.

Ce qui s'est passé, ces jours-ci, a ouvert les yeux à notre peuple.

Dans un quotidien dakarois, un, artiste de renommée internationale a déclaré, avec tristesse, que « l'opposition sénégalaise se comporte en hors la loi ». Il ne pensait, certainement, pas à l'opposition républicaine, qui a, tellement, honte de ce qu'elle voit et entend, qu'elle préfère se taire, opposition, que le Président WADE respecte, mais à une minorité d'activistes extrémistes, qui a, hélas, occupé, le plus souvent, le devant de la scène, au cours des semaines écoulées. Celle-là opte pour la rue et non pour les urnes, bafoue les lois de la République, au premier rang desquelles, la Constitution ; elle calomnie des magistrats prestigieux, agresse la première institution du pays, refuse tout verdict du Conseil Constitutionnel, qui ne lui plait pas ou qui ne l'arrange pas ; et, au non d'une minorité agissante, bruyante et sonore, hurlant des slogans insolents, pousse des jeunes innocents à la mort, en les poussant à s'attaquer aux forces de l'ordre.

Cela fait, elle se permet, grâce à la complicité de certains médiats, d'alarmer l'opinion nationale et internationale, qu'elle instrumentalise contre le régime de l'Alternance.

Elle transporte, dans une fourgonnette L 200, des pneus usagés et des bidons d'essence, les dépose dans plusieurs carrefours, y met le feu et invite, ensuite, par téléphone, les télévisions à venir filmer, même, si aucune âme, qui vive, n'est repérable dans tout le paysage environnant.  Ce tour d'illusionnisme, accompagné de commentaires tendancieux vise d'autant plus à donner l'impression, que le Sénégal brûle, que pendant des semaines, des reportages et des articles alarmistes de la presse à sa dévotion ont préparé l'opinion à l'imminence de tensions « gravissimes ». A la vérité, le Sénégal n'est pas en feu, car ce pays ne se résume pas à quelques villes.       

Cette même minorité impose, en plus, sa propre interprétation de la loi fondamentale du pays, refuse tout débat sur ce sujet, écarte tout dialogue et toute recherche de consensus et essaie d'éviter, coûte que coûte, les élections, parce qu'il sait que le verdict lui sera  défavorable.

Enfin, elle se met, complaisamment, sans aucun patriotisme, au service de l'étranger, qu'il invite à venir lui donner, injustement et illégalement, le pouvoir que la volonté populaire lui refuse, parce qu'elle n'a, jamais pu réunir 10 000 personnes, chaque fois qu'elle a eu à manifester, sur les 13 millions de sénégalais.

La nouvelle prise de conscience de cet artiste, que partage, au demeurant, l'écrasante majorité du peuple, constitue la preuve éclatante, que notre pays sortira des secousses actuelles, plus renforcé que jamais, parce que plus sensibilisé aux vrais enjeux en cause et plus impliqué dans les stratégies de résistance à mettre en place, pour barrer la route aux adversaires de la démocratie.

Ce Sénégal nouveau, en cours de gestation, acceptera t-il de confier son destin à n'importe quelle classe politique ?

On aura la réponse, s'il plaît à Dieu, le 26 Février 2012.

Pour leur part, les Forces Alliées pour la réélection du Président WADE, en 2012, fortes, à la date d'aujourd'hui, de 82 partis politiques, de plus de 863 mouvements de soutien et de 126 groupements sociaux et citoyens, gardent, plus que jamais, confiance en l'avenir  de Me WADE et en celui du Sénégal."

 Fait à Dakar, le 04 Février 2012

l'Article du Le Monde décrié

Prenez votre retraite, monsieur Wade

Editorial | LEMONDE | 31.01.12 | 15h27   •  Mis à jour le 01.02.12 | 11h23

Le 26 février, Abdoulaye Wade, 86 ans, sera bien candidat pour un troisième mandat à la présidence du Sénégal. Candidat, malgré l'avis contraire de grands juristes ; malgré les bourrasques sociales frondeuses qui depuis plusieurs mois balaient par rafales ce pays d'Afrique de l'Ouest ; malgré les mises en garde américaines et européennes ; malgré son âge. Candidat, donc, mais à quel prix ?

Dimanche 29 janvier, les cinq "sages" du Conseil constitutionnel, tous nommés et bien traités par un président qui sait acheter les fidélités, ont validité sa candidature. Mais, pour en arriver là, le président a affaibli son pays - gravement.

Le Sénégal fait partie de ces trop rares nations d'Afrique jusque-là épargnées par les coups d'Etat ; un pays où l'on connaît la valeur des alternances démocratiques. Abdoulaye Wade est en passe de rompre cette belle tradition. Nourri par vingt-six ans d'opposition et quelques passages en prison, il a choisi le conflit. Il avait promis le contraire. Il avait assuré qu'il "verrouillerait" une Constitution qui lui interdit de se présenter en 2012.

Après le "règne" socialiste (1960-2000) de Léopold Sédar Senghor, puis celui d'Abdou Diouf, la Loi fondamentale a été modifiée en 2001 dans l'ancienne colonie française pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Dans le même esprit, le septennat est devenu quinquennat. Mais voilà, il y a quelques mois, le président sortant a changé d'avis. Elu peu de temps avant la réforme constitutionnelle, il juge que son premier mandat sort du cadre de la réforme, sans peur de contredire l'avis formel des juristes indépendants et sa propre parole. "Je l'ai dit. Je me dédis", a-t-il lâché, estimant que nul autre que lui n'est mieux qualifié pour diriger le pays. Son bilan n'est pourtant pas brillant.

C'est vrai, hélas, pour l'économie, dans un pays de plus de 13 millions d'habitants, à la démographie dynamique : gabegie, corruption, misère enracinée, effondrement du système éducatif... C'est vrai aussi pour les libertés publiques : le Sénégal n'est pas la Tunisie de Ben Ali, ni le Congo, mais la protection des droits de l'homme a fortement reculé sous Wade.

C'est vrai pour l'évolution de la démocratie aussi. "L'alternance Wade en 2000 n'aura produit qu'une forme dégénérée du pire de notre démocratie ", s'alarme l'éditorialiste de L'Observateur, Fallou Mbacké Diallo. Car le vieux président rêve de promouvoir son fils par un tour de passe-passe démocratico-héréditaire honteux.

De tout cela, Abdoulaye Wade n'a cure. Il s'accroche, malgré le large front du "tout sauf Wade" emmené par de jeunes rappeurs engagés, d'anciens alliés fidèles tombés en disgrâce, l'opposition socialiste et de vastes pans de la société civile. Ce front hétéroclite et terriblement divisé n'est pas parvenu à le faire changer d'avis. Le président réprime pour faire taire la contestation. L'opposition n'a plus de recours légal contre la candidature Wade. Il lui reste l'appel à la rue, avec risques de débordements. A qui la faute ?

Source: site internet du Le Monde, Lien : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/01/31/prenez-v...

18/01/2012

MARK MULLER AU MAD : Un homme d’Etat à la rencontre du peuple d’en bas !

LAVILLIERS.jpgJe ne voudrais pas disserter de la violence dont on accuse le Conseiller d'Etat. Je pose ici la simple équation de la vie privée, de la vie tout court des femmes et des hommes qui nous dirigent.

Une note du journaliste Pascal Décaillet, sur sa page Facebook en référence à sa participation à l'émission Infrarouge de la Rts,  a fouetté le désir que j'avais de dire ce que je pensais de l'Affaire Muller au MAD. Ce désir a été refoulé par l'organisation du 7ème anniversaire de  ContinentPremier aux Nations Unies. Ce matin, le Mur de Décaillet, journaliste protéiforme et d'une grande générosité attirait mon attention et a fait revenir ce désir enfoui.

Oui, cher Pascal, je suis d'accord avec toi sur ta pensée selon laquelle les hommes politiques ont droit à une vie privée comme tout un chacun surtout dans un pays démocratique, libre et où ces ministres n'ont même pas besoin de gardes du corps. Je n'ai pas encore le temps mais j'avais pensé écrire un article position sur ce sujet.

Le Mad est un lieu public, lieu agréable où se rencontre le petit peuple très souvent et y voir un conseiller d'Etat démontre à souhait l'humilité de cette personne et la sécurité qui règne dans notre canton monde. Ceci dit, je ne juge pas des actes décriés qui pourraient arriver à tout un chacun et surtout quand on est reconnu par des jaloux et des envieux. Toute bagarre est une faiblesse, les conditions qui l'ont induite me sont étrangères mais ce qui est important à souligner c'est aussi de voir un Homme d'Etat qui aurait pu fêter le 31 décembre aux Maldives choisir la rue du Stand!

 Encore d'accord et d'accord avec toi qu'il faudrait plutôt juger les hommes politiques sur leurs actions.

Tu sais Pascal, j'ai vu Mark Muller aller acheter lui même du sable pour son chat à la Coop de Plainpalais. Oh comme tous les Genevois ! Pas de scoop, mon Gorgui, me diras tu ! J'ai échangé avec lui quelques mots car il n'y avait pas grand monde et je venais juste après lui.

Quand, je l'ai reconnu quelques mois plus tard accompagné au concert de Bernard Lavilliers, que j'étais parti couvrir, le mardi 22 novembre 2011 au Château Rouge d'Annemasse bondé de monde, j'ai préféré lui laisser profiter du moment. Il était à trois mètres de moi ! A chaque fois que je sentais qu'il retourner la tête, j'en faisais autant pour qu'il ne me reconnaisse pas.

Certes on aurait souhaité voir nos hommes politiques sans tâches, toujours, tout le temps. Jusqu'à, souvent, les confiner dans des costumes serrés, des tailleurs étroits. Jusqu'à faire de leur diction un ramassis châtié et incompréhensible. Peut-être alors faudrait-il aller chercher nos femmes et hommes politiques dans les couvents dans les synagogues ou dans les mosquées ou autres temples !!!

 Imaginez vous un seul instant un ministre sénégalais au marché public!

 Que dire d'un ministre français entrain de danser en banlieue et en public !

 El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

Blog tdg: http://continentpremier.blog.tdg.ch/

 

17:38 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mark muller, pascal décaillet, le mad, vie publique, vie politique, genève, conseil d'etat, sénégal, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

21/12/2011

Je te salue fils de Ngilann, toi Léopold Senghor, Noir, Français et Africain : il y a dix ans tu nous quittais !

senghor_noir_et_blanc05.jpgPoète-président, tirailleur sénégalais, catholique à la mère musulmane, premier noir agrégé de grammaire française et membre de l'Académie, la mémoire de Sédar, qui signifie celui que l'on ne peut humilier reste dans nos souvenirs, éternelle. Léopold Sédar Senghor, fils de Diogaye Basile et de Ngilaan Bakhoum fut le premier président du Sénégal indépendant.

Père de la jeune Nation sénégalaise, Senghor n'en était pas moins un fidèle à la France, ne dira -t-il pas dans ses envolées lyriques dont il a le secret : « Seigneur Dieu parmi les nations blanches place la France à la droite du Père. ». Senghor a lutté contre les préjugés raciaux, s'est intégré suffisamment dans la culture française jusqu'en en assimiler l'essence.

Je me rappelle (en fouillant à la Bu de l'assemblée française ses prises de paroles de 52 à 1958)  ses positions en tant que député noir français au Palais Bourbon quand il usait jusqu'à en abuser, avec si belle perfection, de la belle langue de Molière pour mettre au pas ses adversaires blancs sur des questions comme l'indépendance disons l'autonomie des pays d'Afrique et celle d'Algérie. Il était soldat dans l'armée française pendant que son pays devenu celui de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa  était sous la domination allemande.

Le Sérère (une des ethnies) du Sénégal fut fait prisonnier. Au cachot ne cédant pas au désespoir il prit sa plume pour parler de la situation de maltraitance extrême des prisonniers Noirs.

La France est libérée et aux premiers rangs des bataillons étaient les Noirs d'Afrique et leurs frères du Maghreb. Lui comme tant d'autres pouvaient également espérer de la France plus de la reconnaissance comme l'avait promis De Gaulle! "La fidèle Afrique, comme l'appelait Senghor, serait sûrement récompensée pour avoir contribué à cette victoire et pour sa loyauté envers la France au temps du danger".

On gardera aussi de Senghor le Chef d'Etat qui pouvait être dur car il croyait à la magie du travail qui libère, il était un fin politicien qui face à l'adversité savait prêter une oreille attentive. C'est lui qui ouvrit la voie de la démocratie à son pays alors que le reste de l'Afrique noire était en majorité sous le joug de militaires ou autres dictateurs bien connus.

C'est encore Senghor, même s'il y a été aidé, qui quitta volontairement le pouvoir pour le céder à Abdou Diouf, l'actuel Secrétaire général de la Francophonie qui me confia un jour, à Genève, qu'il était fier de l'héritage de Senghor et qu'il l'assumait.

Senghor a laissé aux Sénégalais à défaut de le développer un pays enraciné dans de hautes valeurs culturelles et humanistes ouvert aux souffles du monde et profondément assis sur un socle de dialogue fécondant et de paix.

Alors que la stabilité proche et future du Sénégal interpelle chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais à l'approche des élections présidentielle et législatives du mois de février prochain, le souvenir de Senghor en ce 20 décembre, date de sa mort, n'est qu'un viatique pour plus de vie et de joie au Sénégal.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU, direceteur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

02:44 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : leopold senghor, abdou diouf, sénégal, france, poète, président d'afrique, tirailleurs, de gaulle | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

01/12/2011

Francis Fukuyama: " La politique migratoire de Nicolas Sarkozy est démagogique."

fukuyama.jpg

Francis Fukuyama, le théoricien de la Fin de l'Histoire, le visionnaire qui avait prédit la fin de l'Union Soviétique, n'y est pas allé loin, en répondant à ma question, il y a deux heures, à l'occasion de sa conférence sur les identités européennes (salle Piaget de l'Université de Genève archi comble!), pour traiter la politique migratoire de Nicolas Sarkozy de démagogique!

 

J'y reviendrai dans un article de presse. Fukuyama a aussi parlé de Léopold Sédar Senghor comme un idéal d'intégration réussie!

 

A suivre....

 

 

Photo et texte El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste sénégalais accrédité aux Nations Unies, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

14:22 Publié dans Droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukuyama, la fin de l'histoire, france, nicolas sarkozy, leopold senghor, prix latsis | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

02/11/2011

Lettre aux Musulmans de France : Laissez-les insulter Allah et Son Prophète (Psl).

Aujourd’hui, il est permis à certains de s’attaquer à tout ce qui ne leur ressemble pas. Pourtant les mêmes n’oseront jamais s’attaquer à d’autres valeurs. Il y a bien sûr des lignes rouges qu’ils ne franchiront pas !!!! Mais jamais pour les Nègres jamais pour les Musulmans.

Soyez vigilants chers frères et sœurs de France et du monde entier ! Au Prophète Muhammad Paix et Salut sur Lui), Dieu a recommandé ceci : « Nous ne t’avons pas envoyé pour te porter garant de leur conduite : tu n’es chargé que de transmettre le message. » (Sourate 42- Verset 48). Alors de quoi vous mêlez-vous. Ou de quoi veut-on vous associer ? N’importe qui aurait pu, a pu commettre cet acte délictueux chez Charlie Hebdo ou ailleurs ! Mais ce sont encore les Musulmans qui sont attaqués. Et à entendre le Ministre de l’Intérieur de la France, le coupable est déjà connu ! Triste France ! Triste République qui crie haut et fort Egalité, sans Fraternité, qui crie haut et fort Liberté en maintenant dans l’ignorance dans l’esclavage dans la colonisation et dans le néo colonialisme des siècles durant des peuples conquis par les armes et soumis par la terreur du Code Noir et autres gadgets aux multiples horreurs pour fouetter les indélicats qui oseraient se rebeller contre l’hypocrisie ! Toussaint Louverture d'Haïti, franc maçon notoire, s’est élevé contre la République qui lui a enseigné la Liberté et qui a voulu ad vitam æternam soumettre son peuple dans la domination de l’homme par l’homme !

A vous Musulmans d’aujourd’hui, je sais ce que vous ressentez, je connais autant que vous les mensonges de ceux-ci et de ceux-là qui nous parlent démocratie et assassinent nos leaders sans procès. Ceux-là qui exécutent des êtres humains pour empêcher la manifestation de tout faisceau de vérité. Ben Ali a été chassé de son pouvoir par la force de la foi d’un jeune marchand diplômé qui n’en pouvait plus d’être humilié. Il est parti, on sait dans quelles conditions, même si une certaine République avait promis de lui prêter main forte pour mater la révolution qui naissait. Et voilà que le peuple fier de Tunisie, dont on ne rappellera jamais assez la Constitution dite de Carthage, de grands noms comme Ibn Khaldoun, le jeune et fulgurant poète Chebbi dont les vers de libération et de liberté annoncent l’hymne national. Ce peuple qui crie plus de liberté à qui on propose la démocratie à l’occidentale et qui choisit librement ses femmes et ses hommes et ne trouve sur son chemin qu’une volonté de lui dire tu as tort d’avoir choisi librement ! Est – ce cela alors la liberté ! Que vient faire Muhammad là dans ? Oui à la liberté ! Oui également à la responsabilité ! Oui au respect du choix des peuples.

Aujourd’hui, il est permis à certains de s’attaquer à tout ce qui ne leur ressemble pas. Pourtant les mêmes n’oseront jamais s’attaquer à d’autres valeurs. Il y a bien sûr des lignes rouges qu’ils ne franchiront pas !!!! Mais jamais pour les Nègres jamais pour les Musulmans.

Je sais que vous savez que vos leaders sont faibles mais votre force est dans votre cœur : dans l’Amour et le Pardon. Votre force est dans la quête la plus étroite de la perfection malgré les difficultés économiques et l’incertitude d’un avenir assombri par tant d’intérêts divergents dont le rapprochement ne tient en rien compte de l’égale condition humaine.

Mais l’Histoire est en marche !

Alors méditez ceci :

Le Coran rappelle : « …N’eut été le fait que Dieu repousse les hommes les uns par les autres, que d’ermitages auraient été détruits, de synagogues, d’oratoires et de mosquées, tant de lieu où l’on célèbre le Nom de Dieu abondamment..."

"C’est par quelque miséricorde de la part de Dieu que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage" (Al Imrâne : 159)

Et la sagesse est le fondement de la foi du musulman, permettez-moi alors, de vous rappeler en ces moments difficiles, qu'il a été recommandé aux croyants en toute circonstance d’user de la raison, c'est-à-dire de l’esprit et du cœur.

" Dieu donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné". (Al Baqara : 269).

Un poète musulman psalmodiait à juste titre : "Dès lors que mon origine est de poussière, alors toute la terre est mon pays et tous les hommes mes proches!".

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com)

19/10/2011

Un géniteur a-t-il un droit à la mort sur ses gosses ?

L'infanticide le fait de tuer ses propres enfants est en passe de devenir un problème de santé publique en Hexagone. La France est -elle malade? Ou y a -t-il une nouvelle loi tacite qui donnerait la vie de ses enfants en gage pour les pères de se venger des mères qui ne voudraient plus rester avec leur mâle dominant ? La rupture quoique douloureuse ou même la trahison éhontée seraient-elles suffisantes pour punir la femme en tuant ce qu'elle a porté pendant 9 mois, pour la plupart des cas ? Le fait d'ôter la vie de ses enfants ne serait il pas devenu une manière lâche et violente de violer sa propre femme de lui déchirer son intimité d'harceler ses hormones d'en planter un sabre rasant et la condamner ainsi à une vie éternelle de misère qui voit son myocarde se dilater, se déchirer pour exploser à compte goûte?

Trois pères de famille française ont ôté la vie de leurs enfants en l'espace record de deux semaines. L'assassinat de sa progéniture serait il la nouvelle panacée en Hexagone pour régler des problèmes sentimentaux ? Le dernier acte a été commis hier, lundi 17 octobre 2011, à Ars-sur-Moselle, un père de famille de 45 ans a tué avec un fusil de chasse ses deux enfants âgés de 12 et 14 ans avant de retourner l'arme contre lui et de se donner la mort. La presse française annonce que ces deux homicides suivis d'un suicide seraient liés à une séparation.

Décompte macabre

C'est le troisième drame familial en deux semaines dans lequel un père de famille tue ses enfants. Le 9 octobre, un homme de 37 ans avait déjà abattu ses deux fillettes. En début de mois, un homme âgé de 33 ans avait, quant à lui, incendié la voiture dans laquelle il se trouvait avec ses enfants dans une station-service de Culoz, dans l'Ain, rappelle Le Monde.

Haro à la lâcheté

La vie de couple n'est pas facile. Aux incompréhensions s'amoncellent parfois des envies de haine qui conduisent au cas échéant si l'on n'est pas fort ou si l'on se place dans une posture hypocondriaquement possessive à vouloir s'approprier l'autre d'en faire son bien exclusivement à soi. Malheureusement la société occidentale ou même la rapide avancée d'un certain modernisme adoubé avec une immense liberté parfois définie à géométrie variable avec leur cortège de repliement sur soi de nucléarisation de nos sociétés d'absence de toute médiation avec l'exclusion quasi normale des familles dans le dialogue du couple sont souvent de nature à détruire le ciment social dont justement la famille est le premier élément fécondant. Se pose dès lors la lancinante question de la protection des enfants ! Comment créer un espace étanche entre l'Amour et la rédhibition d'Amour entre aimés qui ferait que les filles et les garçons issus de cette double relation ou cette relation première ou tout simplement d'un acte sexuel voulu ou isolé puissent survivre aux envies, désirs et desiderata de leurs géniteurs ?

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur du magazine panafricain en ligne (ContinentPremier.Com)

Email : g.ndoye@continentpremier.com

 

00:52 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : france, santé publique, ain, culoz, ars-sur-moselle, vie de couple, sexualité, liberté, infanticide | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye