24/04/2013

Refus de Visa aux intellectuels africains : Un Député suisse hausse le ton !

 
Didier Berberat, Francophonie, France, suisse, belgique, canada, visa, afriqueDidier Berberat, membre du Parlement Suisse, Président de l'Association Défense du Français, réchauffe l'idée d'un visa francophone. Il était interrogé, à Yverdon Les-Bains, à l'occasion de la première édition du Festival Verbophonie qui a eu lieu dans le cadre de al célébration de la semaine de la Francophonie.

 La question du refus de visa aux élites africaines notamment francophones a été beaucoup débattue en Francophonie mais le constat est réel, la France, la Belgique, le Canada, la Suisse sont durs dans l'attribution des visas aux Africains. Parfois des organisations bien connues invitent, paient les billets, les hôtels et leurs "Invités" n'arrivent jamais !

 

Monsieur Berberat, qui s'offusque de cette situation ne manque pas d'arguments à ce sujet (Voir la vidéo - (3 minutes).

Cliquez ici :

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

 

14:56 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : didier berberat, francophonie, france, suisse, belgique, canada, visa, afrique | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

15/07/2012

Johnny Hallyday se dévoile : L'Afrique, le français, son coma, sa famille, la musique, le sport ...

JohnnyHallydayle10juilletàQuébec.jpg

QUEBEC - (CANADA) - L'édition 2012 du Festival d'été de Québec ( 5 au 15 juillet) bat son plein et les Plaines d'Abraham, jadis, terres de guerres entre Américains, Anglais, Français, Québécois, sont devenues le théâtre de grandes joies, de rencontres, d'amour et d'émotions. Ce 10 juillet, la légende vivante de la musique française, Johnny Hallyday y donnait un concert attendu à la suite de son dernier show qui remonte en 1975 ! Avant de monter sur scène et reproduire son fameux spectacle du stade de France, Johnny a bien voulu rencontrer la presse. C'est un ami d'Ottis Reding et de Jimi Hendrix, sensible et reconnaissant à la vie après avoir échappé à la mort qui répondait à nos questions. (Morceaux choisis).

Concert en Afrique

Le chanteur français se dit prêt à donner un spectacle en Afrique. «Oui, j'aimerais jouer en Afrique.». Il était juste interpellé vers la fin de sa conférence de presse, et avant même de terminer la phrase son épouse Laetitia arrivait, et comme pour toujours, pour soutenir son mari. Et là, Johnny très fier, nous présenta à sa femme avec ses mots " Ma femme aime l'Afrique. Elle a fait beaucoup de choses avec l'Unicef en direction de l'Afrique." Læticia Hallyday , avec son sourire, acquiesce et appuie. Un des membres de son staff se rapproche et propose de nous laisser ses contacts.

Défense du français

«Je chante en français déjà et je ne sais pas s'il ne faut que défendre la langue française.» nous a -t-il répondu lors de la conférence. Notons que la 45ème édition du Festival d'été de Québec a été ouvert cette année par une soirée dédiée à la Francophonie qui organisait pour la première fois un Forum sur la langue française abrité par la Ville de Québec. Johnny poursuit: « Je suis français et c'est en français que je chante.».


Concert et Public

Pour plaire au public québécois, Johnny a fait le même concert que le stade de France qu'il dit d'ailleurs faire un peu partout. Quand les jeunes me voient, ils disent « Johnny comment ça va?» rapporte le chanteur dont la notoriété dépasse des générations de mélomanes. «J'ai commencé à chanter en 1960. Je ne pensais pas durer. Je me disais: prends ton plaisir où il est.». C'est sans compter avec le public, comme l'avoue Johnny, très reconnaissant à ses fans: « Le succès d'un artiste c'est aussi le public.».

Le festival d'été de Québec

Donnant son avis sur le festival de Québec, Johnny Hallyday a dit que c'était le plus grand festival au monde. «C'est un festival formidable comparable à Woodstock. Il en faudrait plusieurs et partout dans le monde. C'est bon pour le public autant que pour les artistes.» suggère le Rockeur français.

Bonheur et Retour sur la scène

La rencontre avec Mathieu Chedid, l'auteur compositeur plus connu sous le nom d'artiste -M- redonne à la mega star internationale le goût de faire de la musique. « Hospitalisé, en coma pendant trois semaines, j'avais perdu ma voix. Je vous révélerai que j'avais une grande dépression.». Pendant cette période, souligne l'artiste très philosophe: «Ma grande peur c'était de ne plus voir mes petits enfants grandir.». Pour l'artiste, «le plus grand bonheur est de se réveiller le matin.». Alors qu'il pensait aller à la retraite, Mathieu Chedid lui propose de faire un album. Chedid, lui a « redonné envie de travailler et de refaire de la musique.». «L'album que nous avons fait n'a rien de «commercial» souligne Johnny Hallyday qui a martelé «Nous avons joué pour notre bonheur.».

Rituel avant de monter sur scène

«Avant d'attaquer en scène, je suis nerveux. Je retarde le moment. Je n'ai pas de rituel particulier. Je salue les premières personnes que je vois, cela peut être n'importe qui, un balayeur etc...».


Jimi Hendrix

«Je voulais faire quelque chose en mémoire de Jimi Hendrix. Je sais que je ne serai jamais un aussi bon artiste que Jimi Hendrix. Nous étions des amis. Je l'ai rencontré en enregistrant à Londres avec Ottis Reding. J'entendais Hendrix jouer, je n'avais jamais entendu quelqu'un jouer aussi bon la guitare que lui. Jimi Hendrix est un héros de la guitare. Il y en a peu comme lui.». «Je tenais donc à faire une chanson sur lui par rapport à sa mémoire».


Le sport

«Je fais du sport régulièrement. Je ne le fais pas pour commencer une tournée ou monter sur scène. A partir d'un certain âge, il faut faire du sport. C'est important sinon on risque de vieillir plutôt et comme on dit c'est avec l'effort qu'on obtient des résultats.»

Photo: ContinentPremier.Com

Propos rassemblés, à Québec, par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

11/07/2012

Festival d'été de Québec : 45 ans de musiques et de succès !

MmeTremblayFestivalQUEBEC.jpgDe Paul McCartney, Lionel Richie, Bon Jovi, Kidjo à Johny Hallyday, le plus grand festival d'été d'Amérique attire des vedettes du monde entier qui n'hésitent pas à venir jouer devant 200.000 personnes tout en bénéficiant d'un accueil exceptionnel et une technique de qualité. L'édition 2012 du Festival ( 5 au 15 juillet) bat son plein et les Plaines d'Abraham, jadis, terres de guerres, sont devenues le théâtre de grandes joies, de rencontres, d'amour et d'émotions.

QUEBEC- (CANADA)- Le Festival d'été de Québec attire les plus grandes vedettes de la musique mondiale qui trouvent du plaisir à jouer dans un festival qui attire en 11 jours près d'un million de festivaliers. Décryptage de ce succès avec Mme Luci Tremblay, directrice de la communication de l'organisation rencontrée au quartier général du Festival qui a pris place dans un très grand hôtel de la place.

ContinentPremier.Com: Mme Tremblay, quelle est la particularité de la 45ème édition du Festival d'été de Québec?

Mme Luci Tremblay: Cette année, nous avons voulu nous coller à la tenue dans notre ville du premier Forum mondial de la langue française (NDLR 2 au 6 juillet 2012). C'est pourquoi la première journée du Festival a été dédiée à la langue française avec le spectacle Le français d'Abord qui a regroupé des musiciens francophones venus du monde entier.

Qu'est ce qui différencie votre Festival des autres festivals qu'abritent Montréal ou même Québec?

D'abord au niveau du prix car nous offrons un laissez passer qui coûte 65 Dollars pour tout le festival! Les festivaliers peuvent également prêter leur abonnement qui est sous forme de bracelet. Ce qui fait que nous arrivons à un achalandage sur les onze jours à près d'un million de spectateurs. Nous vendons au minimum 150 mille laissez-passer. Nous sommes par ailleurs un festival multi genres musicaux. C'est ce qui fait son intérêt, le festivalier peut découvrir en même temps de la musique Rock N Roll, du Hip Hop, de la musique classique etc... Nous offrons 300 spectacles avec 1000 artistes. L'autre particularité c'est que nous sommes en centre-ville dans les Plaines d'Abraham, en plein milieu de la ville de Québec. Le festival est donc le plus grand festival urbain d'Amérique.

Comment est-il financé?

Le festival d'été de Québec est financé par la vente des abonnements, comme je l'ai souligné plus haut le nombre de laissez passer vendu est très important, des billets mais aussi par la vente des produits dits d'exploitation notamment la boisson, les produits marketing etc... Les subventions étatiques ( Gouvernement fédéral, la province de Québec et la Ville) représentent 15% du budget total du festival estimé à 25 millions de Dollars.

Vous bénéficiez alors de l'appui de bénévoles?

Nous n'avons pas de bénévole dans ce festival. Nous sommes une équipe permanente de 35 employés à l'année. Pendant le festival nous recrutons d'autres employés et constituons une équipe de 400 personnes.

Quel est votre secret, comment faites vous pour faire venir autant de têtes d'affiche à Québec?

Le Festival de Québec jouit d'une très belle réputation auprès des artistes et de leurs managers. Oui, c'est vrai, ils veulent venir. Vous savez les artistes se parlent entre eux. Quand vous invitez un artiste, son équipe se renseigne auprès d'une autre qui a déjà fait le festival ou qui en a entendu parler et qui lui dit: «Oui tu peux aller à Québec.».

... Ne viennent - ils pas pour vos cachets alléchants...?

Personnellement, je ne veux même pas connaître le montant des cachets que nous versons aux artistes invités. J'ai demandé au service de la programmation de ne jamais me le communiquer. Je peux par contre vous révéler que nous réservons 8 à 10 millions de Dollars canadiens en cachet dans la programmation. Nous travaillons fondamentalement sur deux aspects pour attirer les artistes: la qualité de l'accueil et la qualité technique.

Comment est né ce festival?

Le festival a été créé en 1968 par un groupe d'hommes d'affaires qui avaient envie d'animer Québec en été. Au début, c'était de petits spectacles mais assez populaire. En 1973, le Festival connaît malheureusement une crise de fréquentation. Les organisateurs ont alors eu l'idée de réunir avec des festivaliers pour faire le diagnostic. C'est ainsi que parmi les idées fortes retenues, le groupe de réflexion a décidé de faire venir à Québec de grands noms de la musique mondiale. En 1974 eut lieu la Super franco-fête qui a regroupé ici 1 millier d'artistes venus du monde entier parmi eux des Africains. C'est là d'ailleurs que Québec s'est éveillée aux musiques du monde. Et en 2008, lors du 400ème anniversaire de la fondation de la Ville de Québec, Paul McCartney a joué devant pas moins de 200.000 personnes sur les Plaines d'Abraham.

Propos recueillis, à Québec, par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

09/07/2012

LA FRANCOPHONIE PLURIELLE A L'ASSAUT DU MONDE.

FrancophonieFORUM.jpgLe premier forum mondial de la langue française ouvert le 2 juillet par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie a pris fin le 6 juillet dans une ambiance de fraternité et de fête. La 45ème édition du Festival d'été de Québec qui s'est mis aux couleurs de la Francophonie des peuples a pris le relais en consacrant toute une soirée à la musique francophone. A l'occasion un message émouvant de l'ancien Président du Sénégal a été lu par le canadien Michel Audet , Commissaire général du Forum devant les festivaliers drapés des couleurs des différents pays membres de l'OIF.

CLOTURE EN APOTHEOSE DU PREMIER FORUM MONDIAL DE LA LANGUE FRANCAISE: LA FRANCOPHONIE PLURIELLE A L'ASSAUT DU MONDE.

QUEBEC- (CANADA)- Mille trois cents personnes présentes pour huit cents prévues et malgré des refus de visas notamment des ambassades canadiennes de Nairobi et d'Accra, 104 pays représentés, des discussions ouvertes et de haut niveau avec à la clé 15 fortes propositions sur la table des Chefs d'État de la Francophonie qui se réuniront en octobre prochain à Kinshasa, le premier Forum mondial de la langue française est une «réussite», annoncent les organisateurs. Satisfaction et soulagement, les mots sont de Clément Duhaime, Administrateur général de la Francophonie qui en l'absence d'Abdou Diouf rentré vite à Paris pour des raisons familiales a su superviser de main de maître le Forum des indignés de la langue française.

Les représentants de la jeunesse du monde francophones, des jeunes qui occupent des positions dans leur communauté qui leur prédestinent à un avenir de leadership, note Michel Audet, ont marqué ce Forum historique abrité par la province du Québec, berceau de l'Amérique francophone.

En 2010 à Montreux, les Chefs d'Etats de la Francophonie avaient confirmé la proposition faite par le Secrétaire général de l'OIF d'organiser un forum citoyen et ouvert sur la langue française .Entre temps, un rapport sur la langue française était rendu publique. «Un pari risqué, on nous disait qu'on n'allait pas mobiliser les gens.», rappelle Clément Duhaime qui souligne qu'un un Commissaire général a été nommé avec une équipe formidable «que nous avons appuyée dès le départ.». Malgré le peu de temps qui leur a été donné entre Montreux et Québec, l'équipe du Haut Commissariat du Forum dirigé par Michel Audet secondé par le Sénégal Rémy Sagna a accompli un travail de titan qui a été reconnu par tous. Des jeunes sont venus de la Palestine, de Chine, d'Argentine etc, pour créer des liens, des amitiés et bousculer les convenances diplomatiques afin d'insuffler un nouveau départ à la Francophonie leur patrimoine commun. « Nous avons organisé ce Forum en enlevant le filtre politique et le filtre diplomatique avec une programmation ouverte qui a permis aux jeunes francophones de s'exprimer très librement» a martelé Michel Audet qui a insisté sur les thèmes abordés: mobilité des jeunes, des gens d'affaires, des chercheurs, des artistes..., multilinguisme, la valorisation de la langue française sur le continent africain et au Québec, le développement des capacités ( écoles, enseignement supérieur, le numérique).

En réalité, à défaut d'avoir un prochain Secrétaire général de la trempe du Président Abdou Diouf, l'OIF qui fait face à un grand défi lié au recul du français dans les instances internationales devra se doter d'un programme fort pour susciter plus d'adhésion et marquer de son empreinte humaniste la mondialisation.

Rendez-vous dans 3 ans

Pour faire suite aux grandes idées développées à Québec, la proposition de la tenue d' un deuxième forum a été émise. Dans les couloirs on annonce même que Bertrand Delanoé, Maire de Paris très présent à ce Forum sur la langue français a fait part de son intérêt que Paris soit l'hôte du prochain Forum. Il s'agit donc de ne pas casser l'enthousiasme particulièrement celui des jeunes, a souligné Clément Duhaime qui a dit aux journalistes à la conférence de presse de clôture que: «Le Secrétaire général de l'OIF a pris la décision de dire au Sommet de Kinshasa qui se tiendra en moins de 100 jours, il y aura un deuxième forum dans 3 ans car Il y a urgence d'agir pour justement faire du français l'une des plus grandes langues mondiales.»

Photo: Site du Forum de la langue française, ici le Public au lancement du festival d'été de Québec à la soirée Le français d'abord!

TEXETE: El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com, Observateur de la langue française aux Nations Unies à Genève www.francophonu.org

07/07/2012

Une indignation légitime pour la défense de la langue française

gorguiWadeNDOYE.jpgLe Forum des indignés de la langue française ouvert le 2 juillet 2012 par le Secrétaire général de la Francophonie a pris fin le 6 juillet 2012 à Québec, berceau de l'Amérique francophone. La tenue de ce premier forum de la langue française qui a réuni 1500 personnes de 104 pays a été voulue par les Chefs d'État de la Francophonie sur initiative du Président Abdou Diouf Secrétaire général de l'organisation internationale de la a Francophonie.

Une quinzaine de propositions sur la Table des Chefs d'État de la Francophonie. Des jeunes ont porté haut le flambeau de cette francophonie plurielle, celle des peuples. La Francophonie comme expression d'un humanisme vivant qui souhaite apporter sa promesse dans la redéfinition des relations des hommes entre eux des peuples entre eux par le truchement de langue française. Cette langue est pour nous Africains un héritage, l'autre parle de butin de guerre, un autre d'outil de notre aliénation, encore un autre un moyen pour nous peuples de la polyphonie un outil singulier de nous adresser au reste du monde. La langue française du Sénégal certes le plus proche de celle de France n'est pas celle du Québec ni de la Suisse, ni celle de la Côte d'Ivoire...

Chaque peuple a su dompter par son tempérament cette langue pour la débarrasser de toutes scories dominatrices pour en faire sa langue. Une langue qui peut certainement être en conflit avec nos langues nationales si l'on fait une analyse rapide et superficielle de sa prégnance dans nos sociétés, mais c'est oublier le message subliminal de la diversité que véhicule non seulement cette langue mais la Francophonie telle que définie par Léopold Sedar Senghor qui demandait d'installer d'abord confortablement le nouveau né dans sa langue maternelle. Défendre cette langue n'est pas soutenir un colonialisme français moribond ni lutter contre cette belle et exaltante langue de Shakespeare que nos enfants ont tout intérêt à apprendre pour multiplier leurs relations avec le monde. Pour ma part je me réjouis de pouvoir parler français, de travailler en anglais, de prier en arabe, de rêver en Wolof, de sentir l'espagnol, d'entendre même le chinois en ouvrant mes oreilles et mon cœur à autrui.... N'est ce pas, vous aussi ?

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journalsite, Observateur de l'utilisation de la langue française aux Nations Unies et dans les organisations internationales.

 

06/07/2012

DESTRUCTION DE MONUMENTS HISTORIQUES A TOMBOUCTOU: LA MINISTRE CANADIENNE DE LA CULTURE DÉNONCE UNE DÉCISION INACCEPTABLE.

DSCN0239.JPGInterrogée, hier, à Québec, à l'occasion de l'annonce, dans le cadre du Forum mondial de la Langue française ( 2 au 6 juillet 2012) de la création de résidences en arts numériques, projet qui accueillera un artiste africain, Mme Christine St-Pierre a déclaré qu'elle était profondément choquée par la destruction des mosquées abritant des saints à Tombouctou.

QUEBEC- (Canada)- La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre, a dénoncé la destruction de monuments historiques au Mali perpétrée par le mouvement extrémiste Ansar Dine qui occupe le Nord du pays. « J'ai été profondément touchée, émue et choquée», dit-elle, la voix nouée d'amertume et d'ajouter: « C'est terrible de vouloir détruire le patrimoine d'un peuple. Cette décision est inacceptable.». Mme St Pierre espère que: « partout dans le monde on va dénoncer ce geste». Elle s'interroge, de manière emphatique: «Comment peut on rester indifférent quand on est un grand défenseur du patrimoine culturel?». Revenant sur la tenue à Québec du premier Forum mondial de la langue française initié par le Président Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie en droite ligne de la décision prise lors du Sommet de Montreux 2010, Christine St-Pierre a souligné que «c'est une chance unique d'échanges et de partages entre francophones et de constater que l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) est forte.». Pour elle le thème principal ayant trait à la défense de la langue française est important pour «le Québec qui lutte depuis 400 ans pour défendre sa langue.».

Résidence en arts numériques: Les artistes d'Afrique fancophone peuvent postuler.

En collaboration avec le centre d'artistes La Chambre Blanche et la Ville de Québec, le CALQ ( Conseil des arts et des lettres Québec) offrira, pour les trois prochaines années à compter de 2013, une résidence de production en art réseau/art web aux artistes de l'Afrique francophone résidant dans les pays membres ou observateurs de l'OIF. Elle vise les artistes qui souhaitent explorer les nouveaux médias. La résidence est d'une durée de quatre mois et se déroulera à Québec. Le dossier d'admission se fait en ligne, le lauréat aura droit à une bourse de « 8. 000 dollars canadiens, pour couvrir ses assurances personnelles, sa subsistance et les frais de réalisation du projet. La durée du séjour est de quatre mois, du début mars 2013 à l afin juin 2013», précise Mme Francine Royer du CALQ. La Ministre québecquoise de la Culture qui a lancé officiellement ce projet en présence du Maire de Québec, Régis Labeaume, du Président de l'Institut français, l'ancien ministre français Xavier Darcos et du Président-directeur général du CALQ, Yvan Gauthier dira à l'occasion: « La ville de Québec s'associe à la résidence des arts numériques pour les artistes de l'Afrique francophones en espérant que l'accueil d'artistes africains favorise des échanges artistiques et culturels aussi porteurs pour les artistes qui seront sélectionnés que pour ceux qui auront le bonheur de les côtoyer pendant leur séjour.»

 

El hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com)

05/07/2012

CANADA: ABDOU DIOUF SANS DETOURS: «On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et fermer ses frontières à ceux qui parlent le français»

ABDOUDIOUFETSTEPHANEHARPER.jpgLe Président Abdou Diouf a dit, lundi 1er juillet 2012, à Québec, ses quatre vérités aux pays occidentaux francophones, à l'occasion de la tenue du premier Forum mondial sur la langue française qui se tient au Canada du 2 au 5 juillet. La tenue de ce Forum a été décidée par les Chefs d'État de la Francophonie à la suite du Sommet de Montreux d'octobre 2010.

QUEBEC- (Canada)- Le refus de visa d'entrée aux francophones du Sud par leurs frères du Nord n'est pas du goût du Président Diouf.

«Je le dis fermement: une langue ne peut survivre à l'enfermement, elle ne circule jamais mieux qu'avec ses locuteurs. On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent le français, qui étudient le français, qui créent en français. Donnons toutes les raisons aux jeunes, singulièrement en Afrique, de continuer à croire au français!» a martelé le Gardien du Temple de la Francophonie. Les mots du Secrétaire Général de l'organisation internationale francophone ont été largement applaudis par près de 1500 délégués réunis à Québec.

 

Suite ici: http://www.francophonu.org/?article=79

 

NB: Vos commentaires et contributions sur ce sujet et sur la langue française que défend l'association des journalistes francophones en Suisse sont les bienvenus. Vous pouvez envoyer votre message à cette adresse courriel: observateur@francophonu.org