27/11/2016

Le Parlement Européen soutient l’initiative de Novartis contre les maladies chroniques en Afrique.

Novartis, Parelement européen, Cristian Preda, Kenya, Croix rouge, MNT, sidaUn partenariat innovant visant à améliorer l’accès aux médicaments dans les pays à revenus faible ou intermédiaire a été lancé, le 9 novembre 2016, au Parlement européen, quelque peu assombri par les résultats des élections aux USA. Sous la pluie d’incertitudes, quelques éclaircis chargés d’espoir sont portés par des membres du Parlement européen et Novartis qui s’allient pour un accès amélioré aux médicaments pour les pays à revenu faible ou intermédiaire.

BRUXELLES – (Belgique)- Novartis Access est une initiative qui met à disposition 15 médicaments traitant des quatre maladies dont le cancer du sein, le diabète et les maladies cardio-vasculaires au prix de 1 dollar par patient et par mois. Le projet a été lancé au Kenya, il y a un an, mais Novartis prévoit d’étendre le programme à une trentaine de pays dans le but d’aider jusqu’à 20 millions de personnes à travers le monde. Une initiative saluée par l’Union européenne.

Cristian Dan Preda (EPP, Romania) rappelle que l’intérêt premier du Parlement Européen en tant qu’acteur-clé en matière d’aide humanitaire et d’aide au développement, dans ce partenariat avec Novartis, est d’aider les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire. Pour le député, faciliter l’accès aux médicaments est une action concrète dans le but d’améliorer les services médicaux dans ces pays.

suite ici: 

http://www.continentpremier.com/?article=2120&magazin...

Par Miryam Blal sous la direction de Gorgui NDOYE (ContinentPremier.Com)

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24/11/2016

Avc, Cancer, Diabète, Maladies respiratoires: L’Afrique devrait enregistrer en 2020 la plus forte augmentation du nombre de décès.

 

Ces MNT se développent surtout dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, qui recensent près de 80% des décès dus à ces maladies. Elles sont les premières causes de mortalité, sauf en Afrique. Cependant, selon les projections actuelles, ce continent devrait enregistrer d’ici 2020 la plus forte augmentation du nombre de décès dus aux MNT. Et d’ici 2030, les MNT y deviendront la cause de mortalité la plus courante.

Les moyens de faire reculer les MNT sont divers. Tout d’abord, réduire les facteurs de risques associés, mais également renforcer les soins de santé primaires pour augmenter la détection précoce et le traitement en temps voulu. Ces interventions sont d’excellents investissements économiques car, appliqués de manière précoce aux patients, ils permettent de diminuer les besoins en traitements couteux par la suite. De plus, ces moyens doivent s’inscrire dans des politiques publiques qui favorisent la lutte contre les MNT et leur prévention. Dans les pays à faibles revenus, le problème de la couverture insuffisante de l’assurance maladie est également à prendre en compte.

C’est pourquoi Novartis, le laboratoire pharmaceutique suisse a lancé « Novartis Access » en 2015, une gamme de quinze médicaments à prix abordables pour lutter contre les MNT dans les pays à faible revenu. Ces médicaments visent les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et le cancer du sein, et seront vendus aux gouvernements, aux organisations non gouvernementales (ONG) et à des prestataires de santé publique pour un dollar américain par traitement et par mois.

Par Romane CHARGY sous la direction de El Hadji Gorgui Wade NDOYE- (ContinentPremier.Com)

Principaux faits
  • Les maladies non transmissibles (MNT) tuent chaque année plus de 36 millions de personnes.
  • Près de 80% des décès dus aux MNT, soit 29 millions, se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Plus de 9 millions des décès attribués aux maladies non transmissibles surviennent avant l'âge de 60 ans. 90% de ces décès «prématurés» sont enregistrés dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Les maladies cardiovasculaires sont responsables du plus grand nombre de décès dus aux MNT, 17.3 millions de décès par an, suivies des cancers (7,6 millions), des maladies respiratoires (4,2 millions) et du diabète (1,3 million1).
  • On impute à ces quatre groupes d’affections environ 80% de l’ensemble des décès dus aux MNT.
  • Elles ont en commun quatre facteurs de risque: le tabagisme, la sédentarité, l’usage nocif de l’alcool et la mauvaise alimentation.

Source : OMS

R.C et EGWN – (ContinentPremier.Com)

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07/06/2016

Ce soir à Uni Dufour: Conférence-Table ronde "Santé globale: comment développer un monde plus sain?"

Santé, UNIGE, FACULTE DE MEDECINE, Bettina Boris, WFPHA, OMS, IFOP,Selon un récent sondage mené en France (Ifop, 2015), plus de 70% de la population place la santé en tête des clés du bonheur, devant l'amour (50%) et un revenu suffisant (21%). Mais quels sont les ingrédients d’une bonne santé? Les déterminants sociaux de la santé, soit notre mode de vie, notre environnement, nos comportements, de même que les aspects sociaux, économiques, spirituels ou culturels influencent notre santé bien plus qu’on ne le soupçonne habituellement. De plus, sommes-nous conscients que l’avenir de notre santé, qui dépend de facteurs aussi divers que le climat ou la crise financière mondiale, se dessine à l’échelle de la planète?

La Fédération mondiale des associations de santé publique (WFPHA) - en collaboration avec l’OMS et avec le soutien de l’Institut de santé globale de la Faculté de médecine de l’Université de Genève - a élaboré une charte à l’attention des professionnels de tous les secteurs liés à la santé, détaillant une nouvelle approche et les principales lignes à suivre afin d’assurer durablement la santé des populations futures. Les actions nécessaires se prennent au niveau international, national, mais aussi local. C’est pourquoi cette table-ronde propose à des experts venants d’horizons différents de débattre avec le public des actions à mettre en œuvre à différents niveaux - politique, gouvernemental ou par la société civile - pour garantir à chacun le droit à une vie dans le meilleur état de santé possible.

Pour en savoir plus, rendez-vous: 18:30 – 20:30 à Uni Dufour - Salle U300. Débat suivi d’un apéritif!

Orateurs

  • Prof. Bettina Borisch - Directrice Executive, WFPHA, Institut de santé globale, Faculté de Médecine UNIGE
  • Prof. Antoine Flahault - Directeur, Institut de santé globale, Faculté de Médecine UNIGE
  • Dr. Rüdiger Krech - Directeur, Systèmes de Santé et innovation, OMS

Table-ronde

  • Prof. Ilona Kickbusch - Directrice du Centre de santé globale, IHEID
  • Prof. Gian Luca Burci - Centre de santé globale, Droit de la santé, IHEID
  • Dr Jean Simos - Fédération internationale de santé environnementale (IFEH) & Responsable du Groupe de recherche environnement et santé (GRES), Institut de santé globale, Faculté de Médecine UNIGE
  • Prof. Matthias Kliegel - Directeur du Centre interfacultaire de gérontologie et d'études des vulnérabilités (CIGEV)

Modération

  • Jamil Chade - Correspondante du Journal «O Estado de São Paulo», Brésil

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30/10/2015

Un message d'espoir pour les femmes

Par Docteur Charles-Henry Rochat. Chirurgien-Urologue. Directeur du programme « fistules » de la Fondation genevoise pour la Formation et la Recherche Médicales (www..gfmer.ch)


L’égalité des genres est un des défis le plus humaniste du 21ème siècle mais il est illusoire d’y parvenir si on ne règle pas les problèmes des atteintes faites à la dignité de la femme: viols comme arme de guerre, mutilations génitales, accouchements désastreux non assistés dont les fistules obstétricales sont l'ultime souffrance des survivantes. 


Les fistules obstétricales (les patientes perdent constamment les urines) et les mutilations génitales représentent des violences faites aux femmes qu'on peut soigner et prévenir, l'ignorer est une honte.

 

Les gouvernements, principalement africains, devraient prendre le leadership pour établir des stratégies afin d’accélérer la prise en charge globale des fistules obstétricales. L’accès aux soins obstétricaux d’urgence, dont la césarienne (déjà gratuite dans plusieurs pays africains) est la clé de voûte de la prévention des fistules et la création de centres de traitement sont un bon exemple d'une stratégie gouvernementale responsable qui devrait être mise en place.

Il est aussi important de continuer à identifier et former ceux qui seront les futurs formateurs dans le Sud et leur donner les moyens financiers et matériels pour qu’ils puissent exercer et enseigner à leur tour ce qu’ils ont appris.

Genève, ville hôte des Organisations Internationales, a un rôle à jouer pour renforcer ce plaidoyer et peut-être faire adopter une résolution des Nations Unies pour prévenir et soigner la fistule obstétricale dans le même esprit que la résolution du 20 décembre 2012 bannissant la pratique de l’excision.

Le soutien de Fondations, de privés, de collectivités locales genevoises et de la Ville de Genève, a permis à la Fondation GFMER (Fondation genevoise pour la Formation et la Recherche médicales) de développer une stratégie globale de prise en charge de femmes atteintes de fistules obstétricales connue sous le nom de "Modèle de Tanguiéta" du nom d'une ville située entre le Bénin et le Burkina Faso où la GFMER oeuvre au sein de l'Hôpital Saint Jean de Dieu. Des centaines de femmes ont retrouvé la dignité après avoir été opérées à Tanguiéta et dans d'autres centres soutenus par la GFMER. 

"Les hommes qui délaissaient souvent leur femme pensant qu’elle était possédée par de mauvais esprits reprennent confiance, accompagnent leur épouse aux consultations. L’espoir est là ! », écrivait le journaliste sénégalais Gorgui Ndoye, le 23 mai dernier pour la Journée Internationale de la fistule obstétricale et cela s’inscrit dans la nécessité de faire prendre conscience de l’importance de ce fléau.

Article publié en Invité par la Tribune de Genève, le 28 octobre 2015.

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22/07/2015

Eradication du SIDA : Le rêve est permis à l’horizon 2030

 SIDA, ONUSIDA, GENEVE, ESPOIR, BAN KI MOON, MICHEL SIDIBE, CLEMENT CONTI, CONTINENTPREMIER« Le monde a réussi son pari d’enrayer et d’inverser la propagation du VIH », clame, avec soulagement, Ban Ki- moon.Optimistes, à la suite de la publication du nouveau rapport de l’ONUSIDA. Alors que 39,6 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le SIDA, dont près de la moitié a  accès à la thérapie antirétrovirale, mettre fin à la mortalité liée à la maladie n’est plus une chimère.

« Comment le SIDA a tout changé – 15 ans, 15 leçons d’espoir de la riposte au SIDA ». Tel est l’intitulé du nouveau rapport de l’ONUSIDA qui se penche tout particulièrement sur l’objectif 6 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), éradiquer le SIDA d’ici 2030. Sa publication a été suivie d’un bilan sur le combat conte le VIH depuis la mise en place de l’OMD 6.

L’éradication du VIH d’ici à 2030, date fixée par l’OMD 6, reste l’objectif principal du nouveau plan d’action de l’ONUSIDA. Les raisons de cet enthousiasme sont nombreuses, dans les 15 dernières années 8 millions de vies ont été sauvées grâce à la riposte globale contre le VIH, sans oublier de fortes baisses aussi bien dans le nombre d’infections (35% d’infections en moins) que dans le nombre de décès liés au SIDA (baisse de 41%). Avec près de 20 milliards de dollars investis dans la lutte contre le SIDA depuis 2011, l’engagement sur une échelle globale a été une des raisons de la réussite de l’OMD 6.

Le défi chez les femmes et les homosexuels

Cependant le rapport se penche aussi sur ce qu’il reste à accomplir. Ainsi en Afrique subsaharienne, l’espérance de vie a augmenté au point où un séropositif aura quasiment la même espérance de vie qu’une personne n’ayant pas contracté le VIH. Malgré cet effort, les femmes représentent plus de la moitié des personnes vivant avec le virus et elles le contractent  en avance de 5 à 7 ans par rapport à un homme de la même région. De plus des efforts doivent encore être fournis dans une région qui représente 70% des nouvelles infections. On constate, concernant la prise en charge des enfants dans les traitements,  que seulement 30% des enfants de 0 à 14 ans reçoivent la thérapie antirétrovirale contre 43% des adultes de plus de 15 ans. En Amérique latine et en Asie et Pacifique, le pourcentage d’enfants recevant le traitement est supérieur ou égal au pourcentage d’adultes recevant ce traitement. Le poids de l’Afrique subsaharienne dans l’épidémie sidéenne, avec environ 4,8% de sa population de plus de 15 ans atteinte du VIH, est considérable. Ainsi la région est à l’origine de 70% des nouvelles infections en 2014, nous informe l’ONUSIDA, avec 1,4 des deux millions de nouveaux infectés. Il s’agit aussi de la région où la situation a le plus évolué ces quinze dernières années. De plus, le nombre de décès en 2014 n’y représente que 3% du nombre d’infectés, alors qu’au Moyen-Orient et Afrique du Nord, ce chiffre est de 5%.  En Asie et Pacifique il est de 4,8% et en Europe orientale, de même qu’en Asie centrale, il est de 4,1%. A noter que la moyenne mondiale se trouve à 3,25%, plaçant donc l’Afrique subsaharienne juste en dessous de la moyenne mondiale. La moins bonne prise en charge des infectés en Europe de l’Est et en Asie centrale peut être expliquée par le fait que les infectés qui sont homosexuels ou sont susceptibles d’avoir été infectés par des injections de drogues ne seront pas pris en charge par le gouvernement ou même par la société civile. Ce sont, le plus souvent des sociétés où l’homosexualité n’est pas « légale » et où la stigmatisation de la société et de l’Etat remet en cause l’accès à un traitement pour ces personnes.

Les raisons d’espérer

Ces chiffres sont la preuve que l’épidémie du SIDA peut être arrêtée d’ici 2030, toujours selon l‘ONUSIDA. Outre cet aspect optimiste, l’organisation onusienne rappelle que son objectif de 15 millions de patients ayant accès à un traitement salvateur a été atteint près de neuf mois avant la date prévue. La recette de ce succès peut être expliquée par le fait que cette cause a mobilisé les gouvernements autant que les ONG. Ainsi, les gouvernements des pays développés aussi bien que ceux des pays en proie à l’épidémie ont mis la main à la poche pour atteindre 57% du financement total de l’opération. Environ 90 milliards de dollars, de source nationale, ont été investis en 15 ans.

Un chiffre particulièrement intéressant est celui de la contribution des Etats-Unis, qui correspond à plus de la moitié du financement « étatique », avec près de 59 milliards de dollars investis dans la lutte contre le SIDA. L’accélération des investissements dans les cinq prochaines années a laissé prévoir une réduction des nouvelles infections de près de 89% et une réduction des décès liés au sida de 81% d’ici 2030. Lors d’une rencontre avec la presse, les représentants de l‘ONUSIDA, à Genève, ont d’ailleurs précisé que même s’il est impossible de réduire à 0 le nombre d’infecté, l’objectif reste d’atteindre le seuil des 99,99% dans la réduction des nouvelles infections mais aussi dans le pourcentage d’infectés recevant un traitement.

Il est intéressant de voir le monde entier s’unir pour une cause commune et atteindre des résultats aussi encourageants, mais cela montre aussi que si les pays développés n’étaient pas directement concernés, la situation serait sûrement très différente. Un constat qui peut être ramené à un autre fléau comme la faim dans le monde où l’intérêt et l’intervention des grandes puissances ne dépassent pas de grands discours et de petites actions.

 

Clément Conti, ONU - Genève, sous la supervision de El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com)

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