19/09/2017

DONALD: Dear President don't do that !

Destruction totale de la Corée: Trump fait peur au monde !

(NEW YORK) -Nations Unies- Pourtant Donald Trump avait bien commencé son discours mais égale à lui même le PR US a surpris son monde et ou confirmé ce que l'on attendait de lui. Son discours n'entrera pas donc par la grande porte dans l'Histoire des Nations-Unies.

Jamais un Etat avait ici à New York au siège des Nations Unies déclarait qu'il allait éliminer un autre totalement de l'espace terrestre... Jamais!

Une menace inappropriée et qui ne répond pas à la thématique générale posée par l'Assemblée générale mondiale.

D'ailleurs la Présidente suisse Mme Doris Leuthard et son homologue français Emmanuel Macron ont exprimé clairement leur réserve devant la presse par rapport à cette sortie spectaculaire du Président américain.

Oui la Corée du Nord constitue une menace sérieuse pour la paix mais est ce une raison de raser ce pays. Et les vies humaines cher Donald?

El Hadji Gorgui Wade Ndoye. ContinentPremier.Com.

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28/08/2017

Conseil des droits de l’homme : Bangui plaide pour le renouvellement du mandat de l’Experte indépendante sur la RCA


Le Conseil des droits de l’homme a tenu, ce lundi à Genève, une réunion organisationnelle relative aux travaux de la 36e session du Conseil des droits de l’homme prévue du 11 au 29 septembre prochain au Palais des Nations. Des Etats membres ont ainsi recommandé à cet organe onusien basé à Genève de rester saisie de la question de la situation des droits humains en République centrafricaine. Des délégations se sont en effet préoccupées des attaques perpétrées ces dernières semaines par les groupes armés. 

De son côté, Bangui insiste sur le fait que les violations graves des droits de l’Homme continuent d’être commises à l’encontre des populations civiles, notamment du fait de la présence persistante des groupes armés. Le Représentant de la RCA fait ainsi référence aux dernières violences qui ont éclaté dans plusieurs localités de l’intérieur du pays et qui doivent inciter à la plus grande vigilance. Et en raison de la détérioration de la situation sécuritaire sur le terrain, les autorités centrafricaines plaident ainsi pour le renouvellement du mandat de Mme Thérèse Keïta Bocoum, l’Experte indépendante sur la situation des droits humains en RCA. « Les exactions et autres abus de droit continuent en République Centrafricaine, fait remarquer Serge Hervé Saboro, Conseiller juridique de la Mission permanente de la Centrafrique auprès de l’ONU à Genève. Le mandat de l’Experte indépendante arrivant à terme et au vu du travail qu’elle a fourni, nous introduirons dans les prochains jours un projet de résolution sollicitant la reconduction de son mandat pour une année ». 


Cet appel au renouvellement du mandat de Mme Thérèse Keïta Bocoum intervient après la mise en ligne du rapport de l’Experte indépendante sur le site du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Un document que le Conseil des droits de l’homme examinera le mercredi 27 septembre. Dans ce rapport, l’experte onusienne s’inquiète notamment de la « détérioration de la situation sécuritaire, avec une progression des groupes armés qui contrôlent à ce jour 12 des 16 provinces du pays dans le centre et le sud ». 


« L’Experte indépendante constate que, dans ces zones, les groupes armés tuent, pillent, brûlent les maisons et s’arrogent des pouvoirs régaliens, dont l’administration de la justice et le prélèvement de taxes, sous le regard quasi impuissant de l’État et de la MINUSCA », lit-on dans ce rapport publié sur le site du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Une façon pour Mme Thérèse Keïta Bocoum d’alerter aussi sur « les lenteurs dans la restauration effective de l’autorité de l’État en dehors de Bangui ». La situation sécuritaire n’encourage pas les fonctionnaires à se déployer dans certaines régions sous la coupe des groupes armés, empêchant ainsi toute possibilité de progrès vers un État de droit. 


Cependant elle constate que, sans cessation des hostilités et sans désarmement des groupes armés, « il serait utopique de penser que les autres mesures urgentes en faveur de l’état de droit, de la justice et de la relance économique peuvent avoir un impact réel ». 


Dans ces conditions, le document de l’Experte indépendante insiste sur l’importance de la « lutte contre l’impunité » considérée comme « un chemin essentiel dans la résolution de la crise en République centrafricaine ». « Il est désormais urgent d’aller au-delà de l’acquis de nomination du Procureur spécial de la Cour pénale spéciale pour rendre cette Cour opérationnelle et de rompre définitivement avec les pratiques passées qui tendaient à fermer les yeux sur les agissements des criminels de guerre et à récompenser la violence ». 


L’Experte indépendante recommande à nouveau au Gouvernement centrafricain, avec l’appui de la communauté internationale, de réitérer son engagement « à ne pas appliquer d’amnisties aux auteurs de crimes graves en droit international, tels que les crimes de guerre, actes de génocide et crimes contre l’humanité ou atteintes graves aux droits de l’homme ».

Source: Nations-Unies / (Mise en perspective : Alpha Diallo, Nations Unies/Genève ; avec un extrait sonore de Serge Hervé Saboro, Conseiller juridique de la Mission permanente de la Centrafrique auprès de l’ONU à Genève.)

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13/03/2016

Camille Berthollet et sa soeur rejoignent l'Orchestre des Nations Unies, ce soir, à 17 Heures, au Victoria-Hall

https://unorchestra.ch/wp-content/uploads/2016/01/UN-Orchestra-March-2016-1000x1000-Web-Social.jpgLes 2 prodiges du violon et du violoncelle rejoignent l'Orchestre des Nations-Unies, United Nations Orchestra qui fête son 5ème anniversaire. Une autre artiste talentueuse Ivy Wong sera de la partie.
 
Pour celles et ceux qui sont à Genève, voici un beau programme : le Double Concerto pour violon et violoncelle de Brahms et la puissante Symphonie no. 5 de Chostakovitch.
 
Mme Martine Coppens de @UNOrchestra annonce que le concert est au profit du @Fonds 1% pour le développement. 
 
Les places vont de 20 à 80 FCH.
 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, www.ContinentPremier.Com

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22/02/2016

Crisis in Yemen : UN Security Council Pushes For Urgent Solutions. By Anoushka Rai*

ANR.jpgBetween the 16th and 17th February 2016, members of the United Nations Security Council received alarming information regarding the current humanitarian crisis in Yemen, from the Under-Secretary General for humanitarian affairs, the Special Envoy of the Secretary- General for Yemen and the chair of UN sanctions committee. Consequently, the UN body has taken various measures to takle the situation.

(Geneva-United Nations)- Stressing the need for a peaceful, orderly, inclusive and Yemeni-led transition process, members recalled recent Security Council resolutions from 2014-2015, placing extreme emphasis upon Resolution 2216 (2015), in which all Yemeni parties involved in the conflict have been directed to resume and accelerate UN demands and political consultations, as highligted in a recent press release from the Security Council.

Huge concern has been expressed over the violation of human rights in Yemen- regarding the deprevation of humanitarian aid in Yemen, which holds the largest number of people in the world in need of humanitarian asssistance. Security Council members have called upon all sides in Yemen to comply with international humanitarian law, in order to ensure rapid and safe and unhindered humanitarian aid and security to civilians.

Parties involved in the conflict have been urged to both resume a ceasefire in compliance with the Security Council resolutions 2014 (2011), 2051 (2012), 2140 (2014), 2201 (2015) and 2216 (2215) and fulfill their commitments made during the last December negotiations.

Moreover, the Security Council has expressed growing concerns over the increasing presence of terrorist groups Al-Qaeda in the Arabian Pennisula and Isil in Yemen.

In light of the deteriorating humanitarian and terrorist situation in Yemen, members of the Security Council have called upon Yemeni Parties to participate in negotiations and political talks in accordance with the Gulf Co-Operation Council Initiative and it’s Implentation Mechanism. Nevertheless, the Security Council members continue to express their support and commitment to the unity, sovereignty and territorial integrity of Yemen.

Anoushka Rai* : Graduated from Queen Mary University of London and King's College, is currently an Intern at the pan African magazine ContinentPremier.Com. United Nations-Geneva.

Est actuellement en stage auprès de CONTINENTPREMIER.COM, Nations-Unies, Genève.

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07/02/2013

HARO SUR L'EXCISION !

Journée mondiale contre l'excision, c'est tous les 6 février ! Cette pratique ancestrale est plus que néfaste et inutile. Il ne s'agit pas de pointer du doigt une culture ni une religion. Il faudra surtout que les Africains notamment les pays fortement excisants comme le Soudan, l'Ethiopie fassent une analyse réelle de ce phénomène destructeur de l'intégrité des fillettes aux conséquences désastreuses pour les femmes qu'elles vont devenir surtout pendant l'accouchement etc, pour se rendre compte de l'urgente nécessité de dire BASTA et d'agir hic et nunc. 

 
Pour l'Islam invoqué par exemple, au Sénégal, je défie tout Chef religieux de me montrer un seul verset du Coran qui parle d'excision. 
 
Ce n'est pas en coupant le clitoris des filles qu'elles vont rester vierges !
 
Les hommes ont une responsabilité car personne ne vient lever le plus petit doigt sur eux. Ils jouent et veulent en se mariant une vierge ! Mon oeil !!!! 
 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste accrédité à l'ONU, Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

12:06 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : excision, droits humains, pratique néfaste, santé des femmes | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

30/10/2012

Suisse sur le grill à l'ONU: L'ombre de l'UDC a -t-elle plané sur le Palais ?

La Suisse a présenté ce matin son rapport sur les Droits humains dans le cadre de l'Examen périodique universel auquel les Etats-membres des Nations Unies sont soumis. C'est une forte délégation dirigée par le Conseiller fédéral chargé des Affaires Etrangères qui a investi le Palais des Nations Unies pour présenter les efforts helvétiques en matière de conformité avec le Droit humanitaire international.

 

La Suisse (une délégation de 29 personnes) a été interpellée par 80 pays parmi lesquels des Etats africains qui se sont inquiétés de la montée du racisme dans ce pays siège européen de l'ONU. 

 

Les minarets ont aussi pointé leur nez ! Des pays comme la Norvège et les Etats-Unis ont regretté l'interdiction de la construction de minarets en Suisse. Le Ministre helvète  a fait son boulot en défendant son pays. 

 

Concernant les conventions non ratifiées par son pays; Didier Burkhalter s'est justifié avec ces mots : c'est dangereux d'aller trop vite. Pour lui; cela exacerberait l'hostilité d'une partie de la population contre les organisations internationales. 

 

Mercredi le rapport de la Suisse devrait être validé par les membres du Conseil des droits de l'Homme.

 

Rappelons que l'UDC; parti considéré à tort ou à raison d'extrême droite avait refusé l'adhésion suisse à l'ONU.

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye; directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

07:42 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : suisse; upr suisse; minarets; racisme en suisse; udc | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

10/12/2011

L'ONU va trembler ce soir !!!!

kassav.jpgKay Manman Mwen, Ni On Tan Ki Ka Woulé

Kay Manman la tè ké, Tranblé (X 4)
Kassav in the house au sein même du temple le plus gardé ces derniers jours de notre Canton-monde! La fête du personnel coïncide avec la fête des correspondants de presse accrédités et dont certains sont regroupés au sein d'une association dénommée ACANU. Alors tout ce beau monde va faire tomber les cravates, chemises et se donner le droit le temps d'une Nuit de folie d'être vraiment eux-mêmes, plus sérieux, quoi!
Koté sa, koté pou nou fini la swaré ?
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l’ONU, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

02:33 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onug, personnel onu, journalistes accrédités, 2011 fête du personnel, acanu, kassav, genève | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

22/09/2011

Eli Ben-Tura, nouvel ambassadeur d’Israël au Sénégal : ‘Israël ne s’oppose pas à la création d’un Etat palestinien, mais s’oppose à une saisine de l’Onu’

A la place d'une décision 'unilatérale' pour l'adhésion de la Palestine à l'Onu, le nouvel ambassadeur d'Israël au Sénégal, Eli Ben-Tura, prône des négociations bilatérales entre son pays et l'Autorité palestinienne.


Selon le nouvel ambassadeur d'Israël au Sénégal, Eli Ben-Tura, son pays n'est pas contre la création d'un Etat palestinien, encore moins son adhésion à l'Organisation des nations unies. Seulement, l'Etat hébreu s'oppose à la démarche adoptée par les Palestiniens, consistant à saisir l'Assemblée générale des Nations unies. Le diplomate israélien, qui qualifie cette décision d''unilatérale', ajoute qu'elle n'est pas la bonne.

Selon lui, son pays privilégie plutôt les négociations entre les deux parties. 'Israël ne s'oppose pas à la création d'un Etat palestinien, mais s'oppose à une saisine de l'Onu. Parce que nous pensons que, pour arriver à la création d'un Etat palestinien, les deux parties doivent s'asseoir autour d'une table et négocier. Nous devons avoir des négociations bilatérales pour une paix durable, juste et acceptable pour les deux parties', déclare Eli Ben-Tura.

Le nouvel ambassadeur d'Israël s'exprimait ainsi hier en marge de la rencontre entre lui et des hommes d'affaires, des agriculteurs et des agronomes sénégalais. Le diplomate israélien d'ajouter : 'Nous sommes contre la décision unilatérale de l'Autorité palestinienne. Et j'espère que Mahmoud Abbas, (Ndlr : le président de l'Autorité palestinienne), comprendra que cette initiative ne pas va apporter la paix dans la région'.

Le 23 septembre, après-demain, l'Autorité palestinienne envisage de saisir l'Assemblée générale de l'Onu pour être le 194e Etat. Une décision fortement critiquée par Israël, mais aussi les Etats-unis qui menacent d'opposer leur veto.

Charles Gaïky DIENE

Lien de l'article : http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_a...

Source : Walfadjri- Sénégal

 

 

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20/09/2011

ADHESION A L'ONU : LA PALESTINE TIENDRA PAROLE LE 23 SEPTEMBRE.

palestine.jpg« Oui ! Parce que la décision de l'Organisation de libération de la Palestine (Olp), qui est le représentant unique et légitime du peuple palestinien, va s'adresser aux Nations unies en vue d'obtenir l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'Onu. Ce sera le 23 septembre 2011. Je vous confirme que nous irons le 23 septembre demander cette adhésion. Parce qu'elle constitue une étape cruciale dans la lutte des Palestiniens», a martelé avec force, Abdalrahim Alfarra, ambassadeur de Palestine au Sénégal.

Le doute n'est plus permis ! Malgré les pressions amicales ou autres sous entendues rétorsions économiques, la Palestine va demander officiellement à rejoindre le concert des Nations, le 23 septembre 2011, lors de l'assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York. Abdalrahim Alfarra, ambassadeur de Palestine au Sénégal l'a martelé avec force : 'L'Olp demandera l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'Onu le 23 septembre 2011'. Il répondait aux questions de Charles Gaïky Diène du quotidien privé sénégalais Walfadjri imprimé à Dakar.

Lire l'interview ici : http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_a...

El Hadji Gorgui Wade NDOYE  (ContinentPremier.Com)

Source Walfadjri- Sénégal

 

15:11 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : olp, palestine, onu, adhésion aux nations unies, mahmoud abass, abdalrahim alfarra, charles gaiky diene, walfadjri | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

16/09/2011

PROFESSION ? JOURNALISTE À L’ONU.

unspecial.jpgUN Special, le magazine des fonctionnaires internationaux à Genève, a par la plume de son rédacteur en chef, Christian David, consacré un article à votre serviteur. Eclairage sur mon parcours, Genève internationale, racisme, travail d'un reporter africain à l'ONU, défense de l'usage du français etc...

Kiosque de l'ONU : La silhouette dégingandée, l'oreille collée sur son téléphone portable, Gorgui semble pensif en lisant, sur le présentoir, les unes des journaux. Et puis, comme tout le monde le connaît et réciproquement, il croise un regard, et son sourire laisse apparaître ses « dents du bonheur ».

Par CHRISTIAN DAVID, UNOG

Gorgui, vous êtes arrivé du Sénégal en 1999, en tant que correspondant à Genève auprès des Nations Unies, quel a été votre parcours ?

Je suis arrivé à Genève, tout d'abord pour terminer mes études. Pour le passage du siècle en 2000, Genève avait invité un artiste planétaire, Youssou NDour, au sujet duquel j'ai fait un reportage. Les articles sont publiés par « Sud, Quotidien », dont je deviens le correspondant permanent. J'ai rejoint le quotidien national, Le Soleil, l'Agence de Presse, Le Matin du Sénégal, et la radio anglaise, BBC Afrique. Actuellement, je travaille pour Walfadjri. Je suis le premier journaliste sénégalais, correspondant de presse aux Nations Unies. J'anime enfin, depuis six ans un séminaire, « l'Image de l'Afrique dans la presse en Occident - le cas de la Suisse » au centre romand de formation des journalistes suisses (CRFJ), à Lausanne.

Par vos paroles et vos actions, vous vous êtes révolté à plusieurs reprises contre le racisme ambiant. Comment le percevez-vous dans les organisations internationales (OI), et plus généralement, à Genève et en Suisse ?


Il est difficile de parler de racisme au sein des Nations Unies qui sont les garants des valeurs universelles. Un fonctionnaire de l'ONU ne peut pas être raciste ou alors, cela constitue une forfaiture. A Genève, j'ai été victime d'actes racistes de la part notamment d'un membre des forces de l'ordre lors du G8. Je dois cependant souligner que j'ai pu en débattre avec Mme Micheline Spoerri, à l'époque en charge du département Justice et police de Genève, et le haut commandement, en compagnie de Jean François Mabut, journaliste à la Tribune de Genève. J'ai, par la suite, participé au groupe de réflexion et d'action contre le racisme créé au sein de la police. J'y étais le seul africain. Je vais peut être enfoncer des portes ouvertes, mais je répète qu'il faut continuer à se battre avec véhémence contre l'absurdité du racisme dans un monde interdépendant et profondément multiculturel.

La Genève internationale est-elle un rêve ou une réalité pour vous ?


Je pense que la bureaucratie est présente. Il est essentiel que les grands directeurs des institutions sortent de leurs bureaux. Il faut que les populations suisses et genevoises qui accueillent l'ONU sur leur sol, intègrent cette communauté. Des actions comme les portes ouvertes, la découverte du patrimoine commun, sont incontournables et tout le monde est gagnant. J'en profite pour mentionner que votre magazine UN Special, qui s'ouvre à l'extérieur, met en place la bonne approche. Il existe déjà des activités communes entre missions, organisations et populations, des contacts se créent, des passerelles se bâtissent. Essayons, peut-être ensemble, de demander aux autorités genevoises et onusiennes de multiplier les actes d'ouverture en ce sens.

Parlez-nous de votre métier de journaliste, des rapports avec vos collègues et des thèmes qui vous préoccupent ?


Depuis plus d'une dizaine d'années, sans ou avec peu de moyens, j'essaie sans relâche de véhiculer des informations sur l'ONU qui peuvent avoir un impact pour nos pays africains. Les informations que nous recevons par ailleurs des grandes agences sont destinées d'abord aux lecteurs occidentaux. Et l'angle de traitement ne trompe guère. Il est donc important qu'une voix africaine soit audible. Si vous parlez des droits de l'homme, du commerce, il est important que l'Afrique ne soit pas ignorée car ces sujets sont au coeur des préoccupations de notre continent. En tant que journalistes, nous jouissons d'une grande liberté. N'étant pas fonctionnaires de l'ONU, nous constituons une corporation qui donne du dynamisme en interne au système onusien. Les briefings de presse sont véritablement caractéristiques, car ils offrent, par la diversité des collègues, des questions et débats intéressants qui brisent parfois la monotonie et le discours convenu ambiants. L'ONU nous dit beaucoup de choses mais nous ne voyons pas toujours sur le terrain la matérialisation des discours. Notre rôle est finalement de noter les bonnes intentions des Nations Unies et surveiller leur accomplissement. La présence de journalistes des pays du Sud, renforce le caractère universel de l'ONU. Si nous parvenons à crédibiliser l'interaction entre le discours et les actes, tout le monde y gagnera en crédibilité et en visibilité.

Sur votre carte de visite je peux lire : « L'Afrique est son berceau, le monde est son lit ». Qui est l'auteur de cette phrase ?


C'est de moi. Nous avons créé un site panafricain à partir des Nations Unies : « continent premier » (www.continentpremier.com). Ce magazine a été officiellement lancé, au club de la presse, le vendredi 23 avril, au cours d'une conférence de presse présidée par la directrice de l'information et de la communication du bureau genevois des Nations Unies de l'époque, Mme Marie Heuzé. Nous voulons parler de l'Afrique mais nous n'avons pas des oeillères. Pour nous la solidarité des peuples n'est pas un vain mot. Toute l'humanité a le même destin, malgré nos différences. Si par exemple une dégradation de l'environnement ou une crise politique se produit quelque part, le monde entier en souffrira.

Justement, les pays du Sud ne paient-ils pas la facture des pays du Nord en matière environnementale, etc. ?


Le système capitaliste et mondialiste a pour effet de faire disparaître les ressources de notre planète, tout le monde en pâtit et surtout les plus pauvres. KofiAnnan avait préconisé l'idée du « pollueur payeur » avec son ONG. Les responsables des dégâts doivent assumer pleinement cette responsabilité. Il existe une conscience internationale du respect de la biodiversité et de la gestion des ressources locales. Importer des viandes de l'Europe pour faire vivre des populations, hormis en cas d'urgence, est une absurdité. La production locale est plus saine, elle préserve l'environnement, crée un tissu économique et permet enfin aux populations de rester sur place au lieu de chercher un hypothétique eldorado ailleurs.

Vous venez d'être nommé Observateur pour l'utilisation du français dans les organisations internationales, quel est votre sentiment sur la manière d'accomplir ce nouveau mandat ?


Les collègues francophones m'ont fait cet honneur car ils ont compris que j'étais un homme de principes. Je souhaite que l'on recrée l'équilibre entre les langues. Le français aux Nations Unies ne doit pas être courtisé comme une belle femme, c'est une des six langues officielles et une des deux langues de travail. Avec la routine, l'anglais s'est imposé dans la ville de Calvin, Rousseau, Voltaire. Je précise que j'adore la langue de Shakespeare mais je pense qu'à Genève, les gens ne doivent pas avoir honte d'écrire et de parler français et c'est à l'ONU de faire respecter l'équilibre des langues. Je me réjouis d'ailleurs que l'ancien ambassadeur sénégalais, inspecteur du corps commun d'inspection, M. Papa Louis Fall, ait été chargé, par l'Assemblée générale de préparer un rapport sur « la situation du multilinguisme dans les organismes du système des Nations Unies ». Pour nous journalistes francophones, c'est souvent compliqué de restituer la substance de l'information même si nous comprenons parfaitement l'anglais, comment faire par exemple en radio si vous n'entendez pas la voix de l'expert qui répond mais tout le temps celle du journaliste qui traduit ?

C'est une obligation pour le système des Nations Unies, de pouvoir s'adresser aux peuples dans leurs langues. Il y va de sa crédibilité et d'une bonne compréhension de son message.

Lien de l'article : http://www.unspecial.org/UNS709/t23.html

Source : UN SPECIAL- Numéro- 709- Septembre 2011.

 

 

 

 

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13/09/2011

Blaise Lempen, Journaliste et écrivain suisse : « Des porte-parole nommés à Genève ne savent pas le français. Et certains journalistes non plus.»

 

lempen.JPG " Comme les francophones sont, eux, toujours bilingues, l'anglais s'impose, même si l'orateur ou le journaliste est francophone, par respect pour les quelques anglophones qui ne comprennent pas le français ! Genève et la Suisse appartiennent pourtant à la Francophonie. »

Extrait de « Genève, Laboratoire du XXième siècle », Editions Georg », 2010 de Blaise Lempen.

Dans ses chroniques du Palais des Nations Unies entre 2008 et 2010, notre collègue, correspondant de l'agence de presse suisse ATS à Genève depuis 1994, Co-Fondateur de la Presse Embleme Campagne (PEC), diplômé en journalisme, docteur en sciences politiques et auteur de plusieurs autres ouvrages politiques, dont les plus récents : La Mondialisation sauvage (1999), La démocratie sans frontières (2003), Massacres sans témoins (2007), décrit, à la page 25, l'ambiance des conférences de presse à l'ONU.

«  Les muses d'aujourd'hui prennent place sous la fresque, sur la tribune surélevée devant une triple rangée en beau mobilier en noyer. Les muses, ce sont les chargées de communication des agences de l'ONU, environ une vingtaine représentées régulièrement à Genève. Elles sont en majorité féminines, car la communication est devenue un métier féminin. Deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, selon un rituel immuable depuis des décennies, elles se succèdent pour annoncer les évènements de la semaine, faire connaître leurs rapports et communiquées, répondre aux questions. La porte-parole de l'ONU et directrice de l'information à Genève préside les débats ; le poste est réservé à une française depuis des lustres : Corinne Momal-Vanian a succédé le 1er janvier 2010 à Marie Heuzé qui, nommée en 2000, avait « régné » pendant près de dix ans et avait succédé à une autre Française Thérèse Gastaut nommée en 1992. Pour la Francophonie, c'est un atout important. L'anglais a en effet tendance à l'emporter dans les relations internationales. Des porte-parole nommés à Genève ne savent pas le français. Et certains journalistes non plus. Comme les francophones sont, eux, toujours bilingues, l'anglais s'impose, même si l'orateur ou le journaliste est francophone, par respect pour les quelques anglophones qui ne comprennent pas le français ! Genève et la Suisse appartiennent pourtant à la Francophonie. »

Nb : Voir sur le lien plus des images de la présentation du livre « Genève, Laboratoire du XXième siècle », Editions Georg », 2010 de Blaise Lempen, à la Librairie l'Olivier, à Genève. Blaise Lempen avait à ses côtés l'ancien ambassadeur suisse auprès de l'ONU, M. François Nordman, Mme Sandrine Salerno alors Maire de Genève,

http://www.youtube.com/my_videos_timedtext?video_id=R36tO...

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Source: site de l'Observateur de l'utilisation du français à l'ONU

www.Francophonu.org

 

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28/08/2011

REED BRODY, HUMAN RIGHTS WATCH SUR L’AFFAIRE HABRE: « Le Sénégal doit agir à la hauteur de sa tradition d'Etat respectueux du droit international et des droits humains.»

ReedBrodyrHRW1.JPGGENEVE- Revenu, récemment, du Tchad et au lendemain de la décision du Président Wade de  renvoyer le Président Habré dans ce pays qui demandait le jugement ou l'extradition de l'ancien Chef de l'Etat tchadien en exil au Sénégal, Reed Brody de Human Right Watch qui fait du jugement du Président Habré la priorité de ses priorités jusqu'à refuser un poste aux Nations-Unies se dit prêt si le Sénégal ne respecte pas son engagement envers la Communauté internationale ( juger Habré au Sénégal ou l'extrader), de présenter un Plan C. Etat des lieux avec celui que des média occidentaux appellent « Le chasseur de dictateurs »

ContinentPremier.Com : Avez vous discuté du cas Habré avec le gouvernement Tchadien et peut on savoir les contours de votre voyage au Tchad ?

Avant  que je ne me rende au Tchad,  le gouvernement tchadien avait déjà  adopté cette démarche très responsable de demander l'extradition de Hissène Habré vers la Belgique.  A N'Djaména, j'ai effectivement été reçu par le Premier Ministre et le Ministre des Droits de l'Homme, et j'ai rencontré les victimes et les différentes ONG impliquées. Nous avons discuté de l'importance que cette prise de position soit rendue publique, ce que le gouvernement a fait après consultation  avec l'Union africaine. En effet,  le Tchad est certainement l'État qui a la meilleure légitimité pour appuyer cette solution et exprimer les attentes de la société tchadienne.

Pensez-vous,  enfin, que le Sénégal va juger Habré ou l'extrader vers la Belgique?

Un jugement au Sénégal était préférable, mais nous savons maintenant qu'il n'aura pas lieu. Le gouvernement sénégalais l'a fait savoir de façon non équivoque. Désormais, le Sénégal est donc tenu d'extrader Hissène Habré. En effet, en tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies contre la torture,  à défaut de juger Habré lui-même, le Sénégal est tenu de l'extrader. Le Comité des Nations Unies contre la Torture a d'ailleurs déjà condamné le Sénégal pour son inertie en 2006.

Concrètement qu'attendez-vous du Sénégal ?

Le Sénégal doit agir à la hauteur de sa tradition d'Etat respectueux du droit international et des droits humains. La Belgique a les moyens d'organiser un procès équitable et ce, dans les meilleurs délais.  En effet, un juge belge et des officiers, de la police judiciaire, spécialisés dans l'enquête des crimes contre l'humanité, ont préparé le dossier pendant plus de quatre ans. Ils se sont rendus au Tchad, ont interrogé des témoins, visité les centres de détention et d'anciens charniers du régime et ont saisi des copies de milliers de documents des archives de la police politique de Hissène Habré, dont des listes quotidiennes de prisonniers et de personnes mortes en détention. De plus, Bruxelles a la capacité d'accueillir les victimes et les autres représentants de la société civile tchadienne et surtout de garantir l'accessibilité de ce procès aux tchadiens.

Y a-t- il alors un « plan C » si Habré n'était ni jugé au Sénégal ni extradé en Belgique?

Je n'envisage pas un seul instant que Hissène Habré ne soit pas jugé, c'est seulement le temps qui joue contre les victimes qui luttent depuis 20 ans pour que justice leur soit rendue. De nombreux survivants sont déjà décédés, mais depuis que je me bats à leurs côtés, j'ai eu le temps d'apprécier leur courage et leur détermination. Dés lors, si l'extradition vers la Belgique est à nouveau bloquée par le Sénégal, nous présenterons  un plan C.

Votre organisation, avec le recul, pense-t-elle avoir fait avancer ou retarder le procès tant attendu de Habré?

Les victimes ont déclenché la procédure judiciaire contre M. Habré en 2000, alors que ce dernier jouissait d'une immunité totale depuis sa chute du pouvoir en 1990.  Avec d'autres militants - de l'Association Tchadienne pour la Promotion des Droits de l'Homme, de la RADDHO, de la FIDH etc, Human Rights Watch a soutenu les victimes dans cette démarche, et les suivantes,  ainsi que dans l'investigation des crimes commis pendant la dictature. De nouveau, quand les juridictions sénégalaises se sont déclarées incompétents en 2001, l'impunité de Habré aurait été consacrée si les victimes n'avaient pas été accueillies par la Belgique. Et ainsi de suite. En réalité, ce qui a retardé le procès ces dix dernières années, ce sont les manœuvres dilatoires employées par le gouvernement sénégalais. Ce que nous avons fait, c'est aider les victimes à surmonter les différents obstacles qui ont été dressés sur leur route et qui ont  transformé ce dossier en un véritable imbroglio politico-judiciaire.

Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

 

 

 

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26/08/2011

L'ONU ATTAQUEE AU NIGERIA : DES MORTS ET DES BLESSES!

ban-ki-moon.jpgLa famille des Nations-Unies est encore meutrie. Pour l'heure, le nombre de morts n'est pas connu. L'attaque a eu lieu ce matin dans un bâtiment onusien qui abrite 26 travailleurs humanitaires et d'agences pour le développement. Ban Ki Moon secretaire général de l'ONU a vivement condamé cette attaque meutrière qui vise des gens qui traveillent pour le bien de l'Humanité. ( Voir sa déclaration disponible uniquement en anglais)

El Hadji Gorgui Wade Ndoye direcetur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

New York

" Around 11:00 o'clock this morning, local time, the United Nations House in the Nigerian capital, Abuja, was struck by a car bomb.

These buildings house 26 humanitarian and development agencies of the United Nations family.

This was an assault on those who devote their lives to helping others.

We condemn this terrible act, utterly.

We do not yet have precise casualty figures but they are likely to be considerable. A number of people are dead; many more are wounded.

Nigerian and international search and rescue teams have mobilized and are moving the wounded to hospitals and providing emergency aid.

I am asking the Deputy UN Secretary-General, Ms. Asha-Rose Migiro, [to go] to Nigeria immediately and am mobilizing the UN system to respond to this emergency. She will be accompanied by the UN security chief, Under-Secretary-General Gregory Starr, and meet with Nigerian authorities upon arrival in Abuja.

I am going to call President [Goodluck] Jonathan of Nigeria soon.

On this very sad occasion, I extend my deepest sympathies to the victims and their families. The United Nations will undertake every possible effort to assist them during this difficult time."

BAN KI MOON SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES

 

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18/08/2011

SYRIE: Enfin le boucher Assad devant le Conseil des droits de l’Homme !

bachar-al-assad.jpgEnfin l'ONU bouge!!! A Genève, le gouvernement qui a osé envoyer chars mitraillettes et autres trucs tuer son propre peuple aura peut-être chaud! Certainement, sourires sous cape ! En fait, Assad avait déjà fini le boulot!!!

Notons que le Conseil des droits de l'homme tiendra, lundi 22 août, une session extraordinaire consacrée à «La situation des droits de l'homme en République arabe syrienne». La session se déroulera à partir de 11h30 en salle XX du Palais des Nations, à Genève.
On se demande bien pourquoi la rapidité météorique de Sarkozy en Libye et de ses amis de l’Otan n’a pas été clonée en Syrie !
El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

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‘Les personnes sous alimentées ne peuvent pas attendre!

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C'est le cri d'alarme que lance Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de la coordination de l'action humanitaire des Nations Unies à Genève :

La solidarité internationale s'organise pour sauver encore des vies mais l'argent arrive lentement. L'appel d'urgence de l'Onu estimé à 2, 4 milliards de dollars est financé à 48 %. La famine, qui sévit dans la Corne de l'Afrique, affecte 12,4 millions de personnes en Somalie, au Kenya, en Ethiopie et à Djibouti. Ces chiffres augmentent de jour en jour malheureusement et, il faut faire vite, car chaque jour des victimes meurent. A Genève, la porte-parole du Bureau de coordination humanitaire des Nations unies, Elisabeth Byrs, décrit une situation difficile et chronique et en appelle à plus de solidarité.

ContinentPremier.Com: Comment décrivez vous la situation dans la Corne de l'Afrique?

Elisabeth BYRS : La situation est dramatique. Elle se détériore rapidement et elle doit être prise à bras le corps de façon urgente. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de façon exponentielle depuis les trois derniers mois dans la Corne de l'Afrique. Et ce facteur, combiné à un très faible pouvoir d'achat des populations les plus pauvres, fait que la situation empire. De plus, les conditions d'accès restreintes à certaines régions en Somalie font que de plus en plus de personnes souffrent de la faim.

Peut-on parler de chronique déjà annoncée?

Certainement, car la sécheresse dans cette région est récurrente et la situation n'est pas nouvelle. Les agences humanitaires de l'Onu et les Ongs ont sans cesse essayé d'alerter l'opinion et les bailleurs de fonds sur la situation. En 2010, des appels financiers étaient lancés pour la Somalie, Djibouti, le Kenya et l'Ethiopie. L'appel pour la sécheresse en Somalie n'était pratiquement pas financé. Après six mois, il n'avait reçu que 20 % des 39 millions de dollars nécessaires pour l'aide humanitaire ! Il a fallu attendre que cinq régions de Somalie soient déclarées en état de famine pour que les opinions commencent à s'émouvoir ! Maintenant, la situation est plus grave et il n'y aura pas d'amélioration avant les prochaines pluies en 2012. De plus, la situation alimentaire dans certaines régions du Nord de la Somalie commence aussi à devenir préoccupante.

Que fait l'Onu pour soutenir les populations?

L'Onu, en alerte depuis fin 2010, a décuplé ses opérations, renforcé ses programmes humanitaires et notamment en direction des réfugiés, ceux qui fuient la sécheresse en Somalie et s'entassent dans les camps au Kenya ou en Ethiopie. Cette réponse d'urgence doit se poursuivre et vite sinon d'autres vies seront en danger. Avec ces opérations d'urgence, il faut en même temps penser au moyen et long terme et développer le soutien au secteur agricole et c'est ce que la Fao est en train de développer.

En Somalie, depuis le 27 juillet, 97 tonnes de plumpy nut (patte alimentaire enrichie) ont été distribuées dans la région de Geddo et Juba pour traiter environ 34 mille enfants de moins de cinq ans. Des repas sont également fournis dans cette région aux personnes déplacées. Le but étant d'atteindre bientôt 25 mille repas par jour.

Dans le corridor d'Afgoye, où s'entassent des milliers de déplacés, plus de 11 millions de litres d'eau potable sont distribués à 30 mille personnes réfugiées dans 55 camps. Tout cela n'est qu'un petit exemple des programmes humanitaires de l'Onu. Il faut y ajouter les campagnes de vaccination, les ponts aériens, la désinfection des sources d'eau, etc. Et cela dans toutes les régions où nous avons accès.

Parlez nous de l'évolution du financement de l'aide d'urgence et des principaux pays donateurs ?

Il va falloir trouver rapidement plus de financement, car les besoins deviennent de plus en plus importants. Il nous faut 2,4 milliards de dollars pour répondre à cette crise et nous n'en avons que 1,2 milliard pour le moment. Il faut trouver encore 1,2 milliard. L'appel pour la Corne de l'Afrique est financé à hauteur de 48 % pour le moment. L'argent arrive, mais lentement. Nous remercions tous les bailleurs de fonds qui ont déjà contribué, mais il faut soutenir l'effort. Les personnes sous alimentées ne peuvent pas attendre.

Chaque jour, des enfants meurent et cet argent c'est la vie. Le Fonds d'intervention d'urgence de l'Onu (Cerf), a déjà alloué 107 millions de dollars pour cette crise. Quant aux donateurs, ils sont nombreux, Etats, Fondations, personnes privées, mais il faut que l'effort soit soutenu. Les petits pays comme le Liechtenstein, l'Estonie ou le Qatar ont répondu présent. L'Europe, l'Amérique, la Russie, la Corée, le Japon et bien d'autres aussi soutiennent l'effort. Le plus vite l'appel sera financé à 100 %, le plus efficace sera la réponse.

Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade NDOYE

 

07:40 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, elisabeth byrs, djibouti, somalie, aide internationale, 2011 sécheresse, corne de l'afrique | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye