20/11/2015

Un Monde plus Juste: La fleur des enfants pour célébrer le 20 novembre.

Un monde plus Juste, Enfants du Monde, DIP, Carlo Santarelli, Sandy Clavien, Burkina, Haiti, SuisseAvec l’ONG Enfants du Monde et le Département de l’Instruction Publique (DIP) genevois, des enfants du Nord comme du Sud, dans un élan de solidarité et de complicité, célèbrent le 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant autour d’un Monde plus Juste. 

Le projet Un Monde plus Juste en lien avec le 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant, s’inscrit dans la mission de sensibilisation de l’ONG Enfants du Monde. Initié en 2014 pour fêter les 25 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le projet est réitéré cette année et permet à des élèves du Bangladesh, du Burkina Faso, d’Haïti et de Palestine de participer, en sus d’élèves de Suisse, à la création d’un monde plus juste pour tous les enfants, souligne Carlo Santarelli, Secrétaire général d’Enfants du Monde, dans un document remis à la presse. 

Avec ce projet, Enfants du Monde est en mesure de proposer des activités de sensibilisation fondées sur des regards croisés Nord-Sud autour d’une même thématique.

Enfants du Monde a décidé, ce 20 novembre 2015, d’élargir ce mouvement à l’international avec la création d’un planisphère de 3 mètres de diamètre composé de photos d’élèves non seulement de Suisse, mais aussi du Burkina Faso, de Palestine, d’Haïti et du Bangladesh. 
 
IMG_0344.jpgTous les élèves ont suivi les mêmes étapes du projet qui vont des discussions en classe sur la base de matériel pédagogique à la représentation de leurs droits en se faisant prendre en photo, précise Sandy Clavien.
 
Notons que l’ONG Enfants du Monde mène depuis longtemps des activités visant à sensibiliser la population suisse, et en particulier les enfants et les jeunes, aux questions des droits de l’enfant et plus globalement aux programmes de lutte contre la pauvreté. Si la situation des droits de l’enfant  en Suisse peut encore être améliorée, c’est bien plus le cas dans d’autres pays comme ceux dans les- quels Enfants du Monde travaille. L’intérêt et la valeur ajoutée de cette ONG dans un thème comme celui des droits de l’enfant est d’être en mesure d’exploiter son insertion et ancrage sur plusieurs terrains au Sud comme au Nord, afin d’être à la fois concret et pertinent, poursuit Enfants du Monde.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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19/11/2015

Nigeria: 17.000 victimes du terrorisme de Boko Haram !

NIGERIA, BOKO HARAM, TERRORISME, PALESTINE, ADAMAWA, HUMANITE... Au Nigéria, les barbares de Boko Haram continuent leur macabre besogne ! Ces bandits qui se croient intéressants à la cervelle de bouillie ont commis un attentat, le 17 novembre, dans la ville de Yola, capitale de l'État d'Adamawa, qui a fait 32 morts et 80 blessés. Rappelons que ces lâches, groupuscule sans dignité ni foi ni âme ni religion, apprentis terroristes aux méthodes grégaires ont fait depuis 2009 plus de 17.000 victimes au Nigéria et dans les pays voisins, pour l'essentiel des civils.

Je renouvelle ici toute ma solidarité avec les Nigérians, un grand peuple de travailleurs, aujourd'hui, les premiers de la Classe en Afrique pour leur développement économique devant même l'Afrique du Sud et sous peu parmi les 25 premiers de notre planète ! 

Mes pensées vont également au peuple meurtri de Palestine, à nos frères de Mauritanie dont une partie vit encore sous une forme d'esclavage "invisible" ! Oui, partout où l'Humain souffre, notre force et notre énergie devraient lui venir en réconfort en paroles et en actes. Nous le pouvons ! Méditons encore l'exemple du Colibri et nous sauverons notre Humanité de tous ces bandits et barbares qui l'accablent quelle que soit leur couleur, quelle que soit leur religion, qu'importe leur pays, qu'importe leur station sociale etc... Nous le pouvons ! Oui !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications, magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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18/11/2015

Attaques terroristes: Les réfugiés ne doivent pas être les victimes collatérales, avertit l'ONU!

terrorisme, paris, liban, tchad, nigeria, russie, égypte, turquie,onu, hcr, oim, droits de l'HommeL'Europe n'a accepté de relocaliser que 147 réfugiés sur les 820.000 arrivés sur son sol ! La diabolisation dangereuse des réfugiés liée à la récente attaque des terroristes de Daesh ne fait que renforcer les sentiments de xénophobie et de peur, a annoncé l'ONU. Le Haut commissariat aux réfugiés qui demande de la vigilance souligne clairement que les réfugiés ne doivent pas être les boucs émissaires et les victimes collatérales des attaques barbares de Paris et d'ailleurs. Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l’ONU rappelle, par ailleurs, qu’il y a actuellement 13, 5 millions de déplacés internes en Syrie et 4,2 millions de réfugiés sont actuellement dans les pays frontaliers notamment au Liban. Les appels d'urgence sont peu financés pour aider ces personnes vulnérables. L’Europe qui a promis d’accueillir des réfugiés ne presse pas le pas. Des pays membres de l'U.E qui avaient profité pourtant de l'aide du HCR comme la Hongrie ont préféré fermer leurs frontières en érigeant des barbelés.  Ainsi pour la relocalisation des 820.000 (Syriens 22%, Irakiens, Afghans etc) réfugiés déjà arrivés sur le vieux continent notamment par la mer, seuls 147 ont été effectivement acceptés. L'ONU conseille que l'ouverture de voies légales d'acceptation des réfugiés et des migrants serait l'attitude la plus intelligente.  

L’ONU rappelle l’Europe à son devoir et à sa promesse d’accueillir des réfugiés sur la base de la Convention de 1951. Cette Convention exclut clairement les criminels dans ses dispositions. L’ONU demande ainsi à l’Europe de sortir de la politique politicienne la question des réfugiés qui doit être traitée avec humanité. 

 
Les portes paroles des Nations Unies ( Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCD), Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et de l’OIM ( Organisation internationale pour la migration), demandent plus de vigilance et plus d’intelligence afin de ne pas jouer le jeu de cet Etat voyou autoproclamé islamique qui veut diviser les Occidentaux et le reste du monde en créant des tensions à l’intérIeur même des frontières qui mettraient face à face l’Islam et les autres religions. 
 
El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

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17/11/2015

L'ONU avertit: les réfugiés ne doivent pas être les boucs émissaires !

IMG_0321 (1).jpgOn a vite fait de relier les 820.000 réfugiés arrivés par voie maritime en 2015 dans le vieux continent à une armée de terroristes. On oublie vite que ces gens dont 22% viennent de la Syrie fuient justement les barbares de Daesh. 
On a aussi relié très vite un des horribles terroristes à un réfugié. Pour l'Heure, les informations honnêtes reçues ne permettent pas de l'affirmer !


Une autre vérité que nous populations du monde devons savoir au delà des bruits de haine chargés pour détonner contre la haine aveugle de Daesh est de savoir que l'Europe n'a accepté de relocaliser que 147 réfugiés sur les 820. 000! C'est dire !  


Il est du devoir des journalistes et des intellectuels non pas de minimiser l''horreur mais de dire la VERITE. Ce monde est en quête de plus de justice, d'égalité qui sont les bases mêmes de la liberté et les garantes d'une fraternité de Coeur et de Raison ! 


En bas le terrorisme. En bas Daesh. En bas les manipulations des masses. Vive la solidarité humaine ! La vraie à visage humain et sincère. 


Non aux discours des assassins. Non aux discours de politiciens et autres communicants qui se nourrissent de nos faiblesses pour nous diviser. 


Soyons Rigoureux, Solidaires et Vigilants et nous mettrons au pas cette horde de sanguinaires qui règne en Syrie, en Irak, au Nigéria sinon nous aurons perdu notre Humanité et le sens même de nos combats pour le progrès humain !

(photo: des portes paroles lors du briefing régulier de ce matin avec la presse internationale accréditée)

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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16/11/2015

Ancien correspondant de l'AFP à l'ONU: Denis Rousseau vous lit votre horoscope !

rousseau 1.jpg"L'Astrologue" est le nouveau livre que publie chez les Editions Marivole, le journaliste écrivain Denis Rousseau. Un petit roman dont l'auteur a eu l'idée à Genève et qui restait dans ses tiroirs après les refus essuyés par plusieurs éditeurs. Un aventurier de l'édition du Centre de la France rencontré par hasard s'y est intéressé… A -t-il eu raison ?

Journaliste chevronné, l'ancien Rédacteur en Chef de l'AFP (Agence France Presse) auprès des Nations-Unies à Genève, a eu une très bonne idée de nous plonger dans ce roman qui narre la vie d'un ancien red chef mis au placard, un handicapé suite à une AVC qu'Anita Morin la nouvelle patronne du magazine féminin, ne pouvait pas renvoyer après avoir renvoyé l'ancienne équipe remplacée par de jeunes reporters sous payés. Seul rescapé de la purge, l'ancien red chef est assigné à remplir les pages d'horoscope! Vous l'avez compris! Une manière subtile de pousser l'ancien red chef à la démission et c'est cette histoire que relate Denis Rousseau avec une belle plume en jouant quand il le faut avec la belle langue française ! 

" Cela fait très longtemps que j'avais envie de me frotter à la fiction, après l'essai politique sur Cuba (L'ïle du Dr Castro, chez Stock), mais je ne trouvais pas d'idée satisfaisante. Là, le déclic s'est fait", nous confie Denis Rousseau .

Un beau livre d'un excellent journaliste écrit comme un roman policier, et en même temps comme un document (avec des horoscopes loufoques, des mémos internes, des lettres…  les connaisseurs le placent entre le polar et le roman picaresque même si l'éditeur la classe dans Sa Collection " Nota Bene" pour dire que ce beau livre à lire était inclassable ! C'est dire que l'éditeur avait bien raison de partager avec nous ce roman agréable à lire et qui prend du début à la fin comme un scorpion !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité aux Nations-Unies, directeur des publications du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

Commander le livre en ligne : http://www.amazon.fr/dp/2365753043/ref=rdr_kindle_ext_tmb

18:39 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : denis rousseau, astrologue, afp, journaliste | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Le terrorisme peut être vaincu, par le Gnl Mamadou Mansour Seck*, ancien Ambassadeur à Washington

Mansour Seck, Sénégal, Washington, terrorisme, Forum DakarJusqu’ici, les terroristes ont utilisé  la surprise pour s’attaquer aux Etats et autres institutions. Les Chinois ont défini, il y a bien longtemps le terrorisme en disant: «C’est tuer UN et terroriser 10.000»

Il se trouve que l’effet des médias modernes tels que la télévision, l’internet dont les réseaux sociaux et le téléphone portable, fait que l’audiovisuel combinant l’image en temps réel et l’information immédiate, produit un impact multiplicateur sur le nombre de terrorisés. Au lieu de 10.000, ils peuvent être plus d’un milliard de témoins de l’image qui peut faire le tour du monde en quelques secondes ou minutes. Ils peuvent ainsi voir et entendre tout ce qui se passe en matière de catastrophes ou de crimes sur toute notre planète.

L'utilisation de l’arme de la surprise chez les terroristes, consiste ainsi à frapper en un moment et en un lieu où on ne les attend pas.

Un Directeur des enseignanats de CIA, en parlant devant le congrès américain après l’attentat du 11 septembre 2001  disait: «les terroristes se sont comportés comme tout le monde et se confondent dans la masse de la population sans se faire remarquer jusqu’au moment où ils commettent leurs crimes. Et c’est seulement par la suite que nous essayons  de les identifier.»

- Quelques exemples

Qui peut imaginer à l’avance que le pays le plus puissant du monde, militairement et économiquement, pouvait être déstabilisé pendant plusieurs semaines par un groupe d’une vingtaine d’individus? Ils ont attaqué le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, deux symboles de la puissance américaine. Pendant ces jours, les passagers ne prenaient plus l’avion qui est de loin le plus grand moyen de transport des Américains, le téléphone était inutile parce que saturé.

C’est d’ailleurs pourquoi on parle de guerre asymétrique. En effet, il ne s’agit plus d’une guerre conventionnelle entre avions, chars de combat et bataillons de chaque côté, mais celle d’un groupe de quelques dizaines de personnes endoctrinées, fanatisées qui attaquent les institutions par surprise.

Ils emploient des femmes et des enfants portant des ceintures d’explosifs pour tuer des personnes en regroupement comme dans les marchés et les mosquées. En effet, ils savent que les forces de sécurité se méfient naturellement moins des femmes et des enfants que des hommes adultes.
Un terroriste passager d’un avion avait introduit un exploit dans ses chaussures pour faire sauter l’aéronef. Certains terroristes se sont déguisés en femmes avec la Burqua pour éviter les contrôles. D’autres ont porté l’uniforme de l’armée pour tromper et tuer des innocents.
Cette arme de la surprise peut être combattue de plusieurs manières.

- Mesures à prendre

Depuis une quinzaine d’années les forces de sécurités et les services de renseignements se sont modernisés et sont mieux outillés pour anticiper et éviter certains attentats. Des mesures de sécurité ont été prises dans les aéroports, dans les avions et aux frontières.L’électronique permet de connaitre, avec l’image et les empreintes digitales, l’identité des passagers avant vol. Tout objet tranchant ou tout liquide est interdit aux passagers. Les bagages à mains sont soumis au scanner. Les caméras de surveillance filment les activités des lieux publics. Les téléphones portables permettent aux citoyens de filmer toute scène particulière et de mettre ce «témoignage» à la disposition des services de sécurité. Les ordinateurs de la NSA (National security Agency) disposent d’un algorithme pouvant traquer des suspects en portant des données de leurs téléphones portables. Les drones (avion sans pilote) peuvent traquer les chefs terroristes jusque dans les montagnes de l’Afghanistan. Il est pratiquement impossible aux chefs de guerre de communiquer avec leurs troupes par téléphone ou autres moyens de communication. Car, tout signal électromagnétique est détectable et peut même permettre de «géolocaliser» le lieu d’émission. Ce moyen de renseignement est appelé ELINT (Electromagnétique Intelligence). Une mesure qui pourrait être fatale aux terroristes serait la prévention par l’éducation et l’information de la population sur leurs différentes manifestations. Dans les pays qui ont déjà subi des attaques terroristes, les populations ont non seulement acquis des réflexes d’autodéfense et d’information des services de sécurité à la place de la peur, mais elles acceptent une certaine limitation de leurs libertés pour faciliter leur combat contre ce mal. C’est le cas des Etats-Unis, de la France de l’Angleterre et d’Israël.

La récente maitrise d’un terroriste qui se préparait à commettre un attentat dans un train par des passagers en France est un cas encourageant.
Il y a quelques années un Nigérian a dénoncé son propre fils qui planifiait de faire exploser un avion en vol, ce qui a sauvé des vies humaines.
Une autre opportunité d’exploiter une vulnérabilité des terroristes, c’est qu’ils ont commencé à occuper des espaces importants et ambitionnent même d’établir des Etats comme l’a exprimé Abou Bakr Al Bagdadi, le chef de l’Etat islamique entre l’Iraq et la Syrie.
C’est également la prétention du chef Abubacar Shekau de Boko Haram au Nigéria et dans les pays voisins.

Pourtant, Al Qu’aida n'a jamais voulu établir un Etat à la différence de l’Etat islamique certainement pour tenir compte de sa vulnérabilité.
Une autre «faiblesse» des terroristes est de vouloir mener des combats en unités militaires importantes comme ils l’ont fait au Nord du Mali, en Iraq et en Syrie ; c’est-a-dire d’essayer de mener un combat conventionnel. Ce qui n’est pas leur fort.
Dans ces cas, ils n’ont plus la surprise comme arme et sont plus facilement détectés avant toute attaque. Il leur sera alors plus difficile d’utiliser la tactique du «hit and run» (frapper et fuir) plus facile pour de petits groupes.
C’est quand ils quittent leur statut de petits groupes faciles à dissimuler et en mobilité permanente qu’ils exposent plus facilement.

S’il est difficile de prévoir les attentats suicides, en revanche, il faut constater que ces candidats aux suicides sont le produit de leur environnement social. Ils peuvent être frustrés par le chômage par exemple et être victimes de lavage de cerveau.
Dans ce combat, il ne faut évidemment pas négliger les problèmes sociaux tels que la pauvreté, le chômage des jeunes, la répartition inégale des richesses, la corruption, l’absence de l’Etat dans certaines parties du pays (Nord Mali, Nord-Est du Nigéria). Ces sujets de mécontentement sont exploités par des terroristes. Les Américains reconnaissent d’ailleurs que l’une des failles qui a facilité les attentats de septembre 2001  provient de leur mauvais réseau de renseignements humains (HUMINT, Human Intelligence), c’est-à-dire leur méconnaissance de l’environnement social et culturel et des sujets de mécontentement et de frustration des populations. Les 3000 jeunes européens volontaires terroristes pour aller faire la guerre du Jihad en Syrie, en Iraq et en Afghanistan sont tous fichés pour être contrôlés dès leur retour en Europe.

Deux suspects de l’attentat contre l’avion B747 de la Panam qui a explosé au-dessus de Lockerbie le 21 décembre 1988 avec 270 morts viennent d’être arrêtés par la police. Ce qui veut dire que tous ceux qui ont collaboré avec les terroristes mèneront désormais une vie de traqués.
Les activités des ONG religieuses dans nos banlieues et nos villages doivent être contrôlées de jour et de nuit dans notre pays à 95% musulman. Les contenus des sermons des imams doivent être analysés. (*)
Le terrorisme ne connaissant pas de frontière, seule une mutualisation des services de renseignements et de sécurité à l’échelle mondiale peut combattre ce mal avec efficience. Même la nation la plus puissante au monde ne peut gagner seule cette guerre.
En  Afrique, nos services de sécurité doivent se moderniser, maitriser les technologies de l’information et de la communication, surveiller les réseaux sociaux de l’internet ; et disposer d’unités d’élites discrètes bien entrainées, bien armées et bien renseignées  (type GIGN ou NAVY SEALS qui ont tué Ben Laden au Pakistan en 2011).
La décision récente du Nigéria et du Niger de créer des comités de vigilance permettra de faire participer les populations à la recherche du renseignement.

Le Comité Intergouvernemental des services de sécurité Africains (CISSA) qui est censé coordonner le renseignement et le combat contre le terrorisme au niveau de l’Union africaine n’est malheureusement pas encore opérationnel. Il s’agit pourtant d’une urgence. Les résultats de toutes les opérations antiterroristes, qu’elles soient des réussites ou des échecs devraient être partagés par les services de sécurité. De même que celles qui ont permis d’éviter des actes terroristes.
En effet, l’attentat contre l’hebdomadaire Charlie-Hebdo au début de cette année à Paris, les opérations Serval au Mali en 2003 et Geronimo à Abbottābād au Pakistan en 2011 pour tuer Ben Laden, les attentats  de septembre 2001, entre autres, devraient faire école. Les circonstances, avant, pendant et après l’événement, devraient être étudiées avec minutie par les forces de sécurité pour en tirer des leçons.

- Autres Mesures        

Il faut évidemment compléter ces mesures par le renforcement de la lutte contre les narco-trafiquants, le contrôle des transferts d’argent (pôle de GIABA, groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent), la surveillance de nos frontières trop poreuses. L’efficience relative que nous avons obtenue récemment en fermant nos frontières pour éviter la propagation de la maladie Ebola venant des pays voisins peut être réorientée et optimisée pour un contrôle plus serré de nos frontières.
La récente décision américaine de développer des drones (avions sans pilote) au Nord Cameroun permettra de renforcer radicalement les moyens de renseignements sur Boko Haram dans la zone du Lac Tchad commune au Niger, au Nigéria, au Cameroun et au Tchad. C’est cependant dommage que cette décision soit prise aussi tard et qu’elle n’ait pas été concrétisée plus tôt et au Nord du Nigéria.
Enfin, nos érudits en Islam devraient s’exprimer plus ouvertement sur la signification de l’Islam, cette religion de paix et du Jihad. L’interprétation radicale de la charia que les Jihadistes utilisent comme arme n’a pas été pratiquée par le meilleur des musulmans,  c’est-à-dire le prophète Mohamed (PSL). En effet, la Charia a été érigée bien après sa mort.
Dans les années 1990, les Salafistes algériens ont choisi le saint mois de Ramadan, celui de la tolérance, du pardon et de la générosité pour les musulmans,  pour tuer leurs frères et sœurs de la même religion.
Le Turc Gulen donne la signification originale du Jihad qui est la lutte pour défendre l’Islam (petit Jihad) et surtout la lutte contre soi-même pour le perfectionnement moral du musulman contre les tentations charnelles, l’arrogance, et pour la modestie et la générosité (le grand Jihad).

- Conclusion

La meilleure arme contre la surprise, c’est bien le renseignement, le renseignement et le renseignement, qui permet, entre autres, la prévention.
En effet, il ne peut y avoir de solution universelle à ces menaces particulières ni de modèle «One size fits all» (une taille pour tout le monde). A chaque menace, il faut adapter une réponse pertinente qui demande de la créativité. Un bon réseau de renseignements partagés et recoupés et surtout par un  système combinant les données Humint et Elint, une surveillance permanente par les drones des zones affectées et des réseaux sociaux de l’internet sont des facteurs indéniablement nécessaires à la victoire.
Cette batterie de mesures ne peut prétendre être exclusive. Et ceci ne veut pas dire non plus que le terrorisme est déjà vaincu. Il reste encore dangereux et même mortel. Toutefois, si tous les pays comprennent enfin qu’il s’agit d’une guerre globale sans frontières et qu’elle doit être menée ensemble, à l’échelle mondiale, par les Etats et leurs peuples et pas seulement par les forces de sécurité, alors seulement les terroristes ne trouveront plus d’espace pour leurs activités criminelles. Il n’y a plus de place désormais à la «guerre des polices».
Mais attention à la routine. La sentinelle ne doit pas dormir, ni même bailler.

* Le Général Mamadou Mansour Seck, est ancien Chef d’Etat major général des armées (CEMGA) du Sénégal, ancien ambassadeur du Sénégal à Washington, au moment des attentats du World Trade Center. 

Lien: http://www.sudonline.sn/le-terrorisme-peut-etre-vaincu_a_27062.html

Source: SUD QUOTIDIEN- Sénégal

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12/11/2015

L.E.J ouvre en beauté les Créatives : Une belle osmose avec le public genevois !

L.E.J, Les Créatives, Onex, Cigale, Olympia, Le festival Les Créatives a démarré hier sur de bonnes notes avec trois jeunes belles filles, Lucie, Elisa et Juliette en pleine forme portées par un public conquis. 

L.E.J, le trio (photo) qui fait le buzz n'a pas déçu les mélomanes en donnant un concert complet à Onex. Elles mêlent voix et violoncelle dans un groove parfait. Frais et pêchu, le trio qui prépare un album pour 2016 a séduit le public genevois. 

IMG_0217.JPGA la suite de leur concert (photo 2), le Festival a invité trois Djettes qui ont tenu en haleine le nombreux public des Créatives composé en majorité hier de femmes de tous les pays à continuer la fête dans une silent party. En effet, il s'agit d'une soirée où les gens munis de casques, choisissent d'écouter le dj de leur choix sous une forme de battle de sons ! c'était marrant car un couple pouvait être uni par le coeur et séparé par la musique selon la couleur qu'affichait les casques et pourtant chacune et chacun esquissait ses pas de danse en restant unis: ensemble et séparé! Telle est aussi la magie de la musique qui a réussi sous ce concept sa belle entrée dans la démocratie ! Bientôt les humains devront aller à l'école des sons qui adoucissent les moeurs pour se ré- humaniser? 

Le succès onsésien de L.E.J, ne manquera pas de donner des ailes aux trois sirènes attendues à la Cigale et à l’Olympia, à Paris.

Gorgui Wade Ndoye Bis -Continent Premier.Com

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Ebola, alors que la victoire sur la maladie est annoncée, MSF réitère son appel à la vigilance.

EBOLA, MSF, SIERRA LEONE, GUINEE, LIBERIA, OMS,Armand SprecherEn Sierra Leone, la fin de l’épidémie d’Ebola a été annoncée le 7 novembre. Mais ce virus qui a fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l’Ouest est toujours présent en Guinée, un pays voisin. Malgré l’ampleur sans précédent de cette épidémie, il reste encore beaucoup de zones d’ombre concernant Ebola. Combien de temps le virus survit-il ? La maladie pourrait-elle devenir endémique dans la région ? À quels défis médicaux les survivants sont-ils confrontés ? Le spécialiste en santé publique de MSF, le Dr Armand Sprecher, apporte quelques éléments de réponse, dans cet entretien réalisé par Médecins Sans Frontières.

Pourquoi le virus constitue-t-il encore un danger en Afrique de l’Ouest ? 

La fin de l’épidémie d’Ebola a été officiellement annoncée en Sierra Leone, mais de nouveaux cas sont encore recensés en Guinée. Il y a deux semaines, trois nouveaux patients (dont une femme enceinte) ont été admis dans le centre de traitement d’Ebola de MSF à Conakry, la capitale. En outre, un bébé est né avec le virus ; il est toujours en vie. Deux de nos patients font partie d’une chaîne de transmission connue, liée à un décès dans la communauté de Forécariah. Mais le troisième cas est issu d’une chaîne de transmission dont nous n’avions pas encore connaissance.

Aujourd’hui, le principal risque réside dans la faiblesse du système de surveillance. Près de 233 personnes ayant été en contact avec un malade d’Ebola ne font pas l’objet d’un suivi en Guinée. Il se peut, par exemple, qu’un patient ait pris un taxi, mais que les autorités sanitaires aient été incapables de retrouver le conducteur ou les autres passagers du véhicule.

C’est la raison pour laquelle il est si difficile d’endiguer l’épidémie. Elle est peut-être terminée en Sierra Leone, mais tant que le virus sera présent en Guinée, la maladie restera sur le pas de sa porte, avec le risque de nouveaux cas que cela implique. La vigilance reste donc primordiale dans la région tout comme la capacité de pouvoir répondre rapidement à ces nouveaux cas potentiels. 

 
 
Suite ici : http://continentpremier.com/?magazine=85&article=2042

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10/11/2015

Burundi: Il faut arrêter le Président Pierre Nkurunziza !

Pierre Nkurunziza, Burundi, génocide, Rwanda, Kagamé, ONU, UNHCR, Réfugiés, UNHCDJe sors, ce jour du briefing avec l'Anglais Scott Campbell, Chef de la Division Afrique de l'Ouest et centrale du Haut Commissariat aux droits de l'Homme, tétanisé. Comment au 21ème siècle uniquement pour le pouvoir un fils d'un pays pouvait se permettre après toutes les leçons sues et ou non sues de l'Histoire humaine de jeter ses compatriotes dans l'enfer.

Oui, l'on n'est pas loin d'un génocide au Burundi si rien est fait ! Accuser d'avoir violé la Constitution de son pays pour obtenir un autre mandat, voici Pierre qui n'a rien d'un Saint et qui se croit investi d'une mission divine sacrifier son peuple.

Le Rwanda n'est pas loin ! D'ailleurs Kagame menace en traitant d'irresponsable Nkurunziza qui veut " massacrer son peuple".

Le Conseil de sécurité de l'ONU avertit. L'Union Africaine avertit et propose des sanctions. La France s'y mêle et prépare d'ailleurs un projet de Résolution. Pendant ce temps 200. 000 réfugiés doivent être nourris logés et gardés par l'ONU. Pendant ce temps, le Président autoproclamé investi d'une mission laisse se perpétrer des massacres, des arrestations extra judiciaires.

252 morts depuis Avril dernier. Voici ce roitelet burundais, ce dictateur nouveau qui empêche son opposition de manifester son mécontentement et use jusqu'à l'abus imbécile des forces du pouvoir, ses agents secrets pour tuer !


Le haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'Homme, le Jordanien Zeid Ra’ad Al-Hussein DIT à qui veut l'entendre: « Les horreurs du passé ne doivent pas se répéter".

(Image Continent Premier)

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU. Directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

 

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04/11/2015

Grand Corps Malade au Leman, l'Armée Rouge à l'Arena: Opus One régale.

Grand Corps Malade, alias Fabien Marsaud, est attendu demain au théâtre du Leman, à Genève. Celui qui a contribué à populariser le slam francophone fait mouche à chaque phrase. Un équilibriste du verbe qui oscille entre tragique et comique mais surtout un conteur fascinant. Entrée dès 45 FCH. Ouverture des portes: 19H30.



Vendredi, 6 novembre, Opus One accueille à l'Arena l'Armée Rouge pour " Une nuit à l'Opéra". Les 100 choristes, musiciens de l’orchestre et danseurs des Chœurs de l’Armée Rouge du Ministère de l’intérieur de Russie n’ont décidément peur de rien, interprétant avec beaucoup d'humour des reprises empruntées à la variété internationale, comme l'irrésistible Sex Bomb de l'Anglais Tom Jones ou encore Hey Jude des Beatles. Sous la direction du charismatique chef d’orchestre Viktor Eliseev, les Chœurs de l’Armée Rouge ponctuent leurs concerts des grands airs traditionnels russes comme Kalinka, Les Cosaques du Don ou Katioucha, des classiques ainsi que des ouvertures d'opéras (Carmen, Le Barbier de Séville, La Traviata).

Entrée dès 59 FCH. Porte: 18H30, début concert: 20 H

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - (ContinentPremier.Com)

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Plateforme interreligieuse : Genève tient une belle perle !

plateforme inter religieuse, laïcité, islam, judaïsme, christianisme, bouddhisme, GenèveMardi 3 novembre a eu lieu à l’Espace Fusterie le vernissage de l’exposition consacrée aux 20 ans du Calendrier interreligieux de Genève, en présence de près de 200 personnes et des autorités du Canton et de la Ville de Genève (photo) . 

Plateforme interreligieuse, à Genève ! Bravo pour cette belle initiative la meilleure réponse aux forces obscures qui veulent tuer dans une vaine et folle énergie les religions notamment l'Islam mais une belle occasion de donner aux religions leur visage profondément humaniste qui n'a rien à voir avec les tentations hideuses de groupuscules dangereux et fanatiques. 

Pleins succès à toutes ces bonnes volontés qui n'essaient pas de nous diviser mais de nous interpeller dans le respect de nos différences pour assurer une stabilité durable de notre commune volonté de vie commune.

La religion a aussi un rôle à jouer dans la quête de la Paix en Palestine et en Israël. 
Des petits pas qui auront certainement une belle résonance dans les coeurs des femmes et des hommes debout pour la Paix universelle !

Plus d'infos sur la plateforme: http://www.interreligieux.ch

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, www.ContinentPremier.Com

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03/11/2015

Sécurité aéroportuaire: L'Afrique veut relever les défis !

Ali Tounsi, ACI Afrique, aviation, aéroport, sécurité, Le trafic Africain ne représente que 3% du trafic mondial. En 2014 le trafic cumulé des aéroports africains était d’environ 181 millions de passagers enregistrant une croissance de seulement 2.9% par rapport à l’année 2013. Au-delà de la faiblesse de la fréquentation et des ressources humaines, s’ajoute un manque de sécurité, d’infrastructures modernes et de moyens. Pourtant, les prévisions du trafic aérien en Afrique sont plutôt optimistes mais beaucoup reste à faire pour soutenir cette croissance. 

 

Hammamet (TUNISIE)- La 54ème assemblée générale de l’ACI Afrique, à Hammamet, est pour la région africaine composée de 61 membres réguliers répartis dans 49 pays gérant 250 aéroports et 26 partenaires commerciaux, une occasion de mettre sur la table tous les problèmes auxquels l’aviation africaine est confrontée pour apporter des solutions durables face aux urgences. Les responsables réunis en Tunisie ont mesuré à sa juste valeur leur degré d’engagement pour que l’Afrique, qui a su résister au choc financier et économique de 2009 en affichant des taux de croissances honorables et malgré des fléaux comme Ebola et le terrorisme, puisse assurer plus que jamais sa place dans le 21ème siècle.


Défis

Le transport aérien en Afrique souffre de plusieurs handicaps empêchant son développement, souligne Ali Tounsi, le Secrétaire général d’ACI-Afrique dans un rapport soumis aux membres de cette organisation. Des extraits de ce rapport dont Continent Premier a eu accès font état notamment:

• D’un espace aérien quasi fermé pour les liaisons interafricaines : La Décision de Yamoussoukro censé ouvrir l’espace aérien interafricain est devenue obligatoire le 12 août 2002, après son approbation par des chefs d'États et des gouvernements de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en juillet 2000. Cependant, note le Rapport, 27 ans après la Déclaration initiale de Yamoussoukro en 1988, et plus de 13 ans après que la Décision de Yamoussoukro soit devenue pleinement contraignante, il y a peu d’avancées. L'Afrique a la densité de vols la plus basse de tous les continents. Le marché intra-africain représente moins de 1% du marché mondial.

• Des billets d’avions les plus chers au monde : un vol aller/retour de Banjul en Gambie à Ndjamena au Tchad environ coûte trois mille dollars 3000$ et nécessite 21 heures de voyage. Pour ce montant, on pourrait avoir un vol aller/retour de Nairobi à destination de Shanghai ! C’est le fait du manque de compagnies africaines performantes et le coût des taxes très élevés, justifie le Rapport du Secrétaire général d’ACI-Afrique.

• Un plus grand nombre d’accidents de transport aérien : Le continent africain détient le record malheureux du plus grand nombre d’accidents de transport aérien au monde. Beaucoup reste à faire au niveau des compagnies aériennes, des aéroports et de la règlementation.

Solutions

Face à ce diagnostic, sans complaisance, ACI-Afrique a mis en place une série de mesures pour accompagner efficacement ses aéroports membres. En effet, l’industrie du transport aérien est une source de croissance économique très fragile en Afrique qui nécessite une prise de conscience collective et une grande volonté pour casser les barrières du protectionnisme et la libéralisation de l’espace intra- africain. Aussi l’investissement dans les ressources humaines, l’amélioration des infrastructures et le matériel et l’adaptation des réglementations nationales aux standards internationaux sont les piliers pour une industrie aérienne pérenne en Afrique.

ACI-Afrique, souligne le Rapport, mise beaucoup sur la formation du personnel de ses aéroports membres. Ainsi, le Bureau Régional continue de mettre fortement l'accent sur l’offre de séminaires de formation et de bourses d’études pour les membres de la région. ACI Afrique en coordination avec le Fonds ACI et le Programme d’Assistance aux Aéroports des Pays en voie de Développement (DNA) de l’ACI ont organisé un ensemble de cours de formation gratuit pour les aéroports membres. Depuis le début de l’année 2015, 154 personnes de 51 pays ont été formées gratuitement par l’ACI. Notons que ces formations déclinées en français et en anglais ont eu lieu au Maroc, au Bénin, aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada et tournaient principalement autour de l’évaluation des alertes à la bombe, à la prise de décision collaborative d’aéroport (ACDM), au défi de la formation en matière de sûreté en Afrique, la sécurité aéroportuaire, la participation à des exercices de simulation d’accident d’avion ( à Atlanta et à Montréal). En outre la fin de l’assemblée générale d’ACI Afrique est marquée par l’ouverture d’un séminaire de formations sur le leadership et la décision collaborative d’aéroports du 23 au 25 octobre à Hammamet.

Sécurité: une expérience africaine qui s’exporte.


Le Programme APEX né en Afrique fait des émules dans le reste du monde. Soulignons que ce Programme APEX pour l’amélioration de la sécurité dans les Aéroports membres, des équipes d’experts ont effectué des revues de sécurité dans les aéroports du Caire (Egypte), de Ndjamena (Tchad), de Dakar (Sénégal), d’Abuja (Nigeria), de Lagos (Nigeria), d’Entebbe (Ouganda) et de Bamako (Mali) du 3 mai au 26 juin 2015.. Le nombre de visites APEX en Afrique s’élève à 16 ce qui représente 35% de toutes les missions dans le monde. Ce taux montre bien une grande volonté des aéroports africains pour améliorer le niveau de sécurité.


Pour son rayonnement international ACI Afrique qui aura pour la première fois un de ses représentants comme vice-président de l’ACI monde dès janvier 2016 et en droite ligne de sa stratégie de communication participe aux évènements régionaux et internationaux. Son secrétaire général était à Dakar, le mois de juin dernier pour participer à l’assemblée générale de l’UGAACO (Union des gestionnaires d’aéroports de l’Afrique centrale et de l’Ouest). Présent en Afrique du Sud en septembre 2015, le secrétaire général d’ACI Afrique a présenté le thème de "la sécurité en Afrique et les moyens pour l’améliorer » à l’occasion du 21ème forum de développement de World routes summit à Durban. ACI Afrique était aussi présente à Montréal Canada à la réunion des directeurs régionaux de l’ACI. 

Crédit photo: Chiheb Trabelsi

El Hadji Gorgui Wade NDOYE. 

 INTERVIEW: 

Ali Tounsi, le Secrétaire général ACI-Afrique : " Les aéroports qui ne seront pas aux normes seront affichés sur internet"



La 24ème Assemblée générale annuelle, du Conseil International des Aéroports (ACI) région Afrique, qui s'est tenue du 20 au 22 Octobre 2015 à Hammamet, Tunisie, a permis aux 400 preneurs de décision, des prestataires de service dans le monde, des gestionnaires d'aéroports, des leaders de l'industrie, ainsi que les présidents et les membres du Conseil de l’ACI Afrique de discuter du thème: «Leadership et Innovation dans la Gestion des Aéroports". Tous les aspects pour une industrie aéronautique leader et innovante en Afrique, l'amélioration de la gestion aéroportuaire, l'encouragement à l’innovation dans le secteur et la formation des leaders de demain ont été traités. Aussi les menaces futures de cyber sécurité sur l'aviation et leurs impacts et le besoin de travailler ensemble pour élaborer un cadre règlementaire de cyber-sécurité a été abordé, sous la présidence de Pascal Komla, Président ACI-Afrqiue. Ali Tounsi, le Secrétaire général nous en dit plus dans cet entretien exclusif. 


ContinentPremier.Com (CP): Monsieur Ali Tounsi, peut-on savoir aujourd’hui les ambitions de votre organisation au vu des nombreux défis qui pèsent sur l’aviation africaine ?

Ali Tounsi: «L’ACI-Afrique représente les exploitants d’aéroports Africains. Sa mission principale est de promouvoir l'intérêt collectif des aéroports et les communautés qu’elle dessert et de promouvoir l'excellence dans la gestion et l'exploitation des aéroports, contribuant ainsi à fournir aux passagers un système de transport aérien plus sûr, plus sécurisé, efficace et écologiquement responsable.. Notre mission, au vu des problèmes auxquels font face des aéroports africains, est d'améliorer la sécurité, parce qu'il y a un grand problème en Afrique : un taux d'accidents très élevé, pas de ressources et surtout une faiblesse dans la connaissance des normes et recommandations internationaux relatif aux aéroports. Alors nous sommes en train d'œuvrer à travers des programmes d'assistance aux aéroports, la formation, le partage des connaissances, pour relever ce défi et améliorer le niveau de connaissance et de technicité du personnel travaillant dans les aéroports. Vous savez que la Déclaration d’Abuja exige que tous les aéroports soient certifiés d'ici la fin 2015. Or, aujourd’hui il y a seulement 28 % des aéroports qui sont certifiés. Il y a donc beaucoup à faire dans un temps très court, parce qu’un aéroport non certifié ou qui n'assure pas la sécurité ou n’est pas conforme aux standards internationaux sera affiché sur le net. Cela peut réduire son trafic car personne ne veut atterrir dans un aéroport qui n’est pas conforme. Ça c'est le grand défi et nous avons réservé une partie de notre budget pour faire beaucoup plus de formations. Cent cinquante quatre (154) personnes de 51 pays ont été formées gratuitement en 2015 mais notre objectif c'est de faire peut-être le double d'ici peu. Cela demande beaucoup de ressources et beaucoup d'efforts, mais nous saurons relever le défi". 


CP: L'Afrique de demain est entrain de naître avec une économie en pleine croissance malgré les difficultés, quel est le rôle que vous comptez jouer pour accompagner le Continent dans son envol?

Ali Tounsi: "Comme vous le savez et comme beaucoup d'experts l'ont dit, l’Afrique est jeune elle a du potentiel, du dynamisme et des ressources. Maintenant, avec à peu près 181 Millions de passagers par an, notre ambition c'est de jouer avec les grands, avec nos capacités, avec nos ressources, on peut le faire. Cela nécessite seulement de la bonne foi, de la coopération et de la prise de conscience collective. C'est pas difficile, on peut le faire si on œuvre ensemble pour l'amélioration du Continent". 

CP: Pour la première fois d'ailleurs dans l'Histoire un de vos membres va occuper le poste de vice-président de l'ACI Monde ! Pensez-vous que cela vous donnera une meilleure image, à vous qui êtes des techniciens et que les hommes politiques ont compris aussi les enjeux ?

Ali Tounsi: « Bien sûr ! En fait, c'est la première fois mais ça ne sera pas la dernière ! Nous avons en Afrique le plus grand développement économique au monde. Des pays comme le Ghana et le Nigeria comptent parmi les pays qui progressent le plus au monde ce qui donne une idée du futur de l'Afrique. On a aussi de grands leaders et de l’influence. La nomination du président de l'ACI Monde, qui comporte actuellement plus de 1.800 aéroports n’est pas une chose facile mais qui se mérite, considérant les efforts qu'on est en train de faire avec de maigres moyens. Juste un petit exemple : un programme qui a démarré en Afrique, l’Apex (l'excellence en matière de sécurité), est devenu maintenant un programme mondial ! En 3 ans, on l’a expérimenté, et les autres l’ont adopté ». 

CP: Le programme APEX est donc né en Afrique?

Ali Tounsi: « Oui et on a beaucoup d'autres programmes qui sont nés en Afrique. En fait, en Afrique, on a beaucoup d'idées, on a beaucoup de créativité mais le problème parfois, c’est que ça n'aboutit pas. Mais si c’est repris de l'autre côté ça aboutira. C'est ça qu'il faut changer peut-être ! Mais ce programme a abouti et on est même allé faire des audits de grands aéroports comme à Beijing en Chine qui fait 85 millions de passagers et à Toronto au Canada, aussi aux États-Unis, en Amérique latine, on était partout. C'est né en Afrique et maintenant c'est devenu universel et ça démontre qu'on a du potentiel en Afrique". 

CP: Le Maroc vient de renouveler votre accord de siège. Une bonne nouvelle ?


Ali Tounsi: « Oui, le renouvellement du contrat de siège est une bonne chose car le Maroc est un grand leader en Afrique. Maintenant on a le bi-pôle en Afrique: l’Afrique du Sud au sud et on a le Maroc au nord et être dans un des pôles ne fait que renforcer nos moyens, nos experts etc. Parce que notre hôte l’ONDA au Maroc nous offre aussi des experts pour aider les autres aéroports en Afrique". 

Propos recueillis, à Hammamet, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com 

 

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01/11/2015

Bonne Fête Algérie ! Meilleurs pensées aux morts en ce Toussaint !

Algérie, Indépendance, Afrique, France, colonialisme, 1er novembre, 1954, Setif, Guelma, de Gaulle, Loi cadre, Defferre1954, l'Algérie vivait un Toussaint rouge qui allait mettre fin à 132 ans de présence coloniale française dans cette terre considérée alors comme un Département français !!!

Le 1er Novembre? Le jour où les fellaghas d'Algérie, comme je le rappelais, empruntèrent le chemin inéluctable pour la libération de l'Afrique coloniale française ! Oui, oui, oui ! N'en doutez pas ! 1954, on était, certes, à quelques années du Discours historique de de Gaulle à Brazzaville annonçant l'autodétermination, des massacres indicibles perpétrés par l'armée française à Sétif et à Guelma! 

Mais c'est effectivement ce jour du 1er novembre 1954 que des jeunes Algériens ont déclenché ce qui sera appelé plus tard la guerre d'Algérie qui prit fin avec les Accords d'Evian et l'indépendance du pays en 1962. Que vient faire l'Afrique noire là dedans, et le Maroc et la Tunisie? 

Eh bien, pour notre gouverne, la France décide pour mieux s'occuper de son Algérie française de se débarrasser des deux ailes : le Maroc et la Tunisie à qui elle donna sur un plateau d'argent l'indépendance et pour les pays du Sahel francophone, la France retarde l'échéance et propose la Loi Cadre ou Deferre qui accorde l'autonomie aux colonies et ouvre la voie à leur indépendance entre 1958 et 1960. 

De même l'Algérie doit aussi cette indépendance acquise dans le sang à l'exemplaire solidarité des pays d'Afrique nouvellement libres qui ont défendu ses intérêts aux Nations Unies dans ce qui sera appelé la "Question algérienne". 

Vous voyez que nous sommes obligés de nous entendre mais faudrait-il nous connaître assez à défaut de nous aimer de nous respecter les uns les autres en nous débarrassant des complexes d'infériorité et de supériorité ! 

 Il y a le Soleil. Vive l'Afrique !

El hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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30/10/2015

Un message d'espoir pour les femmes

Par Docteur Charles-Henry Rochat. Chirurgien-Urologue. Directeur du programme « fistules » de la Fondation genevoise pour la Formation et la Recherche Médicales (www..gfmer.ch)


L’égalité des genres est un des défis le plus humaniste du 21ème siècle mais il est illusoire d’y parvenir si on ne règle pas les problèmes des atteintes faites à la dignité de la femme: viols comme arme de guerre, mutilations génitales, accouchements désastreux non assistés dont les fistules obstétricales sont l'ultime souffrance des survivantes. 


Les fistules obstétricales (les patientes perdent constamment les urines) et les mutilations génitales représentent des violences faites aux femmes qu'on peut soigner et prévenir, l'ignorer est une honte.

 

Les gouvernements, principalement africains, devraient prendre le leadership pour établir des stratégies afin d’accélérer la prise en charge globale des fistules obstétricales. L’accès aux soins obstétricaux d’urgence, dont la césarienne (déjà gratuite dans plusieurs pays africains) est la clé de voûte de la prévention des fistules et la création de centres de traitement sont un bon exemple d'une stratégie gouvernementale responsable qui devrait être mise en place.

Il est aussi important de continuer à identifier et former ceux qui seront les futurs formateurs dans le Sud et leur donner les moyens financiers et matériels pour qu’ils puissent exercer et enseigner à leur tour ce qu’ils ont appris.

Genève, ville hôte des Organisations Internationales, a un rôle à jouer pour renforcer ce plaidoyer et peut-être faire adopter une résolution des Nations Unies pour prévenir et soigner la fistule obstétricale dans le même esprit que la résolution du 20 décembre 2012 bannissant la pratique de l’excision.

Le soutien de Fondations, de privés, de collectivités locales genevoises et de la Ville de Genève, a permis à la Fondation GFMER (Fondation genevoise pour la Formation et la Recherche médicales) de développer une stratégie globale de prise en charge de femmes atteintes de fistules obstétricales connue sous le nom de "Modèle de Tanguiéta" du nom d'une ville située entre le Bénin et le Burkina Faso où la GFMER oeuvre au sein de l'Hôpital Saint Jean de Dieu. Des centaines de femmes ont retrouvé la dignité après avoir été opérées à Tanguiéta et dans d'autres centres soutenus par la GFMER. 

"Les hommes qui délaissaient souvent leur femme pensant qu’elle était possédée par de mauvais esprits reprennent confiance, accompagnent leur épouse aux consultations. L’espoir est là ! », écrivait le journaliste sénégalais Gorgui Ndoye, le 23 mai dernier pour la Journée Internationale de la fistule obstétricale et cela s’inscrit dans la nécessité de faire prendre conscience de l’importance de ce fléau.

Article publié en Invité par la Tribune de Genève, le 28 octobre 2015.

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26/10/2015

Etudiants du Sud et internationalisation des hautes écoles: entre illusions et espoirs*

hets, claudio bolzman, ibrahima guissé, migration, étudiant, fuite des cerveaux, brain drain, Markus reisle,* C'est le titre d'un livre qui sera dévoilé au public le jeudi 29 octobre 2015 de 17h30 à 20h HETS – Genève (Bâtiment C) Rue Jean-Violette 12bis 1205 Genève. Par ailleurs une table ronde aura lieu à l'occasion sur la même problématique qui réunira autour des auteurs quelques spécialistes dans le domaine migratoire.

17h30- Présentation de l’ouvrage par les auteurs

17h50 - «Brain drain - brain waste: Quelles perspectives pour les étudiant-e-s du Sud en Suisse?»

Table ronde animée par Monica Battaglini, Professeure HES, responsable de la Collection du centre de recherche social, avec la participation de: Claudio Bolzman, Professeur HES et auteur; Ibrahima Guissé ( notre photo), Chercheur HES et auteur; Pierre Moiroud, Chef du Pôle Santé-Social (PSS), Responsable clinique du service psychologique, Université de Genève; Jesusa Ona, Responsable Egalité des chances HES-SO, Genève; Markus Reisle, Chef du Programme Global Migration et Développement de la DDC, Berne.

19h00- Prolongation par une collation conviviale.

www.Continentpremier.Com

 

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23/10/2015

Hommage à Thomas Sankara: Le « Balai citoyen » du Burkina Faso en tournée en Suisse

Thomas Sankara, Balai citoyen, Salle Madeleine, Balai citoyen, Burkina, Jean Ziegler dévoilera ses correspondances épistolaires avec l'ancien Président du Faso lors d'un débat qui sera précédé de la projection du film de Mathieu Cupelin sur le héros africain ensuite suivra un concert avec des artistes du Burkina du Sénégal et de la Suisse.

 

Conférences et concerts dans le Jura et à Genève

 

Ils sont non seulement des stars au Burkina Faso mais aussi des acteurs majeurs des mobilisations ayant conduit à l’insurrection d’octobre 2014 qui a mis fin à 27 ans de règne sans partage du président Compaoré. Les musiciens Samsk Le Jah et Smockey et leurs groupes seront en Suisse les 23 et 24 octobre prochain où ils donneront des conférences et des concerts. Menacés et persécutés lors du coup d’Etat de septembre dernier, ils ont réussi à échapper aux griffes du général Diendéré tout en alimentant la contestation qui a mis fin à ce putsch sanglant, laissant plus d’une dizaine de morts. Dans le Jura et à Genève, les deux chanteurs engagés évoqueront cette actualité et les défis qui attendent le Burkina à l’heure de créer une véritable démocratie, libérée des fléaux du népotisme et du clientélisme encore trop courants en Afrique. L’heure aussi de rendre hommage à l’ancien président Thomas Sankara, idole des jeunes militants Burkinabé, qui a tenté une révolution politique, économique et sociale dans son pays entre 1983 et 1987 avant d’être assassiné (sous la responsabilité, encore une fois, du général Diendéré). Jean Ziegler, qui a connu personnellement Thomas Sankara évoquera sa mémoire à Genève lors de la conférence du 24 octobre. Une table-ronde qui se tiendra sous l’égide du panafricanisme avec la participation du journaliste Sénégalais El Hadji Gorgui Wade NDoye, directeur du magazine panafricain Continent premier, qui modérera les débats. 

 

La section suisse du Balai citoyen sera également créée à cette occasion. 

 

Samsk Le Jah et Smockey seront disponibles pour des interviews, y compris téléphoniques, du 23 au 25 octobre 2015. 

 

Nous vous serions aussi reconnaissants si vous pouviez annoncer l’évènement dans vos colonnes. 

 

Programme:

 

Vendredi 23 octobre : Porrentruy, à 19h (conférence-débat), 21h (concert, avec en invités spécial le groupe du musicien Kara, Sénégalais résidant à Genève et le rappeur sénégalais et activiste Didier Awadi). Aula du collège Thurmann (entrée libre). Restauration africaine sur place. 

 

Samedi 24 octobre, Genève, 15h (projection du film « Capitaine Thomas Sankara », du genevois Christophe Cupelin, 17h (conférence-débat avec la participation de Jean Ziegler(sous réserve)), 21h concert (avec en invités Kara et Didier Awadi également, entrée 15 francs). Restauration africaine sur place.

 

Contact: Christophe Koessler, journaliste

Courriel:  koesslerc@gmail.com

Téléphone: 0041-(0) 77 43 777 86

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16/10/2015

Retour en Tunisie après 6 ans d'absence !

Tunisie, 2015 Nobel Paix, Apulee de Madore, Jasmin, Révolution, OCDE2 ans avant la Révolution du Jasmin et quelques jours après l'attribution du Nobel de la Paix aux négociateurs du Dialogue démocratique !

Je ne sais pas quelle Tunisie, je vais trouver. En 2030, ce pays devait avoir le même niveau de développement que les pays de l'OCDE ! La césure historique qu'a donnée la Révolution avec ses balbutiements ses hésitations devrait être vite enjambée, je l'espère. J'ai toujours dit j'avais confiance au génie de ce peuple. Que son espoir légitime se réalise. 

La Tunisie pays aux influences diverses entre l'Orient, l'Occident et l'Afrique. J'aime à apprécier le niveau intellectuel de ses habitants, l'Histoire de ce pays, Hannibale, Djerba la douce avec sa population noire et autochtone, Carthage la romaine, Kairouan la ville sainte où se trouve le tombeau du coiffeur du Prophète PSL ( photo séjour Mai 2009), ses makhroudhs (Oh, j'adore cette pâtisserie), ses écoles bilingues, ses grandes avenues, la propreté ( j'espère c'est toujours le cas) etc... 

Tunisie.jpgDemain la Tunisie qui aurait donné à l’Afrique (Ifrikiya) son nom mais aussi je pense à ce personnage que j’ai rencontré dans mes études en Histoire des Religions à l'Université Genève, l’Africain, le Berbère, l'Algérien, le Romain, Apulée de Madore qui alla à Carthage apprendre la Rhétorique etc…. et vous me dites que l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire !!!!

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, 

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15/10/2015

Bonne et Heureuse année 1437 /H à la Communauté musulmane !

Le jour de l'an musulman a commencé pour certains, hier, pour d'autres, c'est ce jour même. L'hégire du Prophète Muhammad Paix et Salut de la Mecque à Médine al Mounawara a eu lieu en 622 et cette date marque le début du Calendrier musulman. Notons que le 10ème jour le Achoura, Muhammad avait suggéré aux Musulmans de jeûner en hommage à Moïse, le père du judaïsme.

Oui, Muhammad a demandé à ses fidèles de respecter ce jour-là coïncidant avec l'exil d'Egypte où Dieu Sauva le peuple juif du Pharaon. C'est cela l'Islam que nous connaissons à la quelle nous adhérons ! Alors c'est facile de raconter que les Musulmans veulent tuer les Juifs et vice versa.

Soyons prudents vigilants mais intransigeants quand l'Histoire est falsifiée manipulée par les sophistes et autres politiciens de bas étage qui divisent le monde pour être élus ou pour avoir de l'argent. Après ce message de solidarité d'ensemencement et d'ouverture, je présente l'expression de mes voeux les meilleurs à mes soeurs et frères en Islam.

Qu'Allah le Tout Puissant nous Garde et nous Dirige dans Sa Voie Juste. Amiin !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - ContinentPremier.Com

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13/10/2015

Enfin, il a flotté !

Palestine, drapeau, Nations-Unies, Vatican, indépendanceComme s'il voulait bouder la cérémonie, le drapeau palestinien qui était à l'Honneur aujourd'hui à l' Office des Nations unies à Genève à l'instar de celui du Vatican, faisait grise mine ! Hissé sur le mât, il se laissa aller sans trop de conviction... Les nombreux yeux qui le fixaient ont du le revigorer, l'alléger et le voici flottant sous les applaudissements nourris des fonctionnaires de l'Organisation des Nations unies qui malgré le droit de réserve n'ont pas manqué pour certains de pousser un long hourra ! 

Désormais, la Palestine a son drapeau à Genève. 

Tant de frissons, moi qui ne suis pas né dans les années 60 dites celles des indépendances africaines, j'ai mesuré le temps parcouru par nos peuples pour recouvrir leur souveraineté ! 

Non, aucun pays, aucun peuple, ne mérite de vivre sous la domination. La colonisation est une erreur humaine, une erreur de l'Histoire qui ne doit pas plus se perpétuer. Nulle part ! 

Quand un peuple n'est pas libre, comment peut-on le juger et le mettre devant ses responsabilités ? 

Une Palestine libre est un Etat avec des obligations internationales avec une terre délimitée par des frontières dans lesquelles s'exerce son autorité! C'est cela un Etat ! Israël doit respecter les résolutions des Nations Unies en ce sens là et doit aujourd'hui plus que jamais respecter ses obligations à lui imposer par les Conventions de Genève. Ceci est du droit pur et ne souffre d'aucune forme de posture partisane ou courtisane ! 

Que vive la Paix. Que vivent ensemble dans la Paix et le progrès les deux Etats d'Israël et de Palestine! Que vivent les peuples loin de toute forme de haine! 
Oui, c'est possible. Oui, ce sera le cas car l'Histoire humaine ne peut souffrir éternellement dans l'acceptation de la domination. Nous le savons alors donnons de l'énergie positive à l'Histoire !

 

El hadji Gorgui Wade NDOYE, journaliste directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

Image: Continent Premier

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Le jour où les immigrés européens demanderont l'asile …Par Xavier Collin, Geopolitis.

Xavier Collin, rts, Geopolitis, migration, réfugiés, 2015 Europe, HCR,* Les barbelés, c’était cela le plus effrayant. 

 

Il fallait  éviter que les enfants ne se blessent sur les pointes acérées de ces engins barbares.

Les enfants ! Thomas Martin  n’avait d’yeux que pour eux. L’année précédente, les deux garçons  de 5 et 7 ans avaient perdu leur mère dans un attentat à la voiture piégée. Et depuis le départ en catastrophe de la famille il y a déjà trois mois, suite aux bombardements incessants de leur ville, là-bas, si loin, au nord de la France, il les encourageait, les réconfortait  et  leur promettait  -lui-même y croyait-il encore ?- : « Vous verrez, une fois en Afrique, on sera à l’abri, on pourra demander l’asile, vous retournerez à l’école, on sera heureux, et on finira par oublier la guerre ».

 

La guerre ? Elle avait pris tout le monde par surprise,  en Europe ! Certes, le conflit  était attendu et redouté depuis plus de quatre ans. Mais nul n’avait prévu un tel déferlement de violence  et ce, dans un espace-temps  si court.  Thomas Martin , à l’image de millions d’Européens, avait assisté, médusé, à l’inquiétante montée  des mouvements populistes extrémistes ,  aux prises de pouvoir successives sur le continent  européens de leaders nationalistes haineux eux-mêmes soutenus par des courants religieux intégristes devenus de réelles forces politiques .Une étincelle  -  un attentat particulièrement sanglant -  avait littéralement mis le feu aux poudres. Le conflit, milices autonomes contre armées régulières, avait dégénéré et s’était généralisé. Il avait fallu fuir.

Ces maudits barbelés, c’était la dernière trouvaille du gouvernement de la Libye pour endiguer le flot de ces milliers de réfugiés venus de toute l’Europe  à l’issue d’une  périlleuse traversée nord-sud de la Méditerranée ; ne venait-on pas de publier ce macabre décompte de 3284 Européens morts noyés au cours des seuls six premiers mois de l’année ? Plus de 400 000 candidats  à l’asile avaient été  dénombrés. La Libye avait été la première des « nations d’accueil » à condamner les passeurs français, italiens et belges qui, en toute indécence et impunité, monnayaient  leurs services : 10 000 dollars  pour un passage, tarif adulte ; 5 500 pour les enfants. Les  Libyens, submergés par ce tsunami de réfugiés en lesquels ils ne voulaient considérer que de simples  migrants économiques , s’étaient donc résolu  à acheter à la Hongrie  plus de 300 km de ces barbelés  qu’ils avaient  à présent disposés le long des plages et du littoral africain.

 

Alors oui, il fallait les franchir, ces barbelés, sans que les enfants  ne s’entaillent profondément les mains, les bras et les jambes. Thomas Martin  s’y employa le mieux qu’il put,  sous l’œil des caméras de deux chaines africaines d’info en continu. Les cadreurs filmèrent surtout les enfants, en plein effort, visiblement épuisés.   Les images feraient le tour du monde, c’est sûr.

 

De quoi faire oublier le contexte politique ! L’Algérie, pour sa part, avait annoncé la couleur : elle ne prendrait  plus que des réfugiés français. Suisses  et Belges francophones, à la rigueur. Mais Alger l’avait dit, exprimant tout haut ce que nombre de pays du  Maghreb pensaient tout bas : « La barque est pleine, nous ne pouvons pas, ici, en Afrique, absorber toute la misère humaine ». La Tunisie, pragmatique, avait  d’ores et déjà fixé un quota : 5000 Européens sur les 5 ans à venir.  Pas plus. Le Maroc, dénonçant un évident manquement de ses voisins aux valeurs communes de l’Union Africaine, avait  pris la décision de ne pas renvoyer les « vrais » réfugiés. Pour le moment. Faisant preuve d’un grand sens de l’anticipation, les leaders de l’Union Africaine décidèrent du principe d’un prochain sommet  spécial consacré la question de cette immigration nord-sud. Le communiqué officiel précisa que ce sommet durerait une  demi-journée. 

 

Ce n’était pas là la préoccupation première de Thomas Martin.  Allait-il, oui ou non, pouvoir rester sur le sol africain, avec les enfants ? C’est  alors  que l’employé du Croissant-Rouge  l’interrogea : « Au fait, vous trois,  vous venez d’où ? ». Thomas Martin,  les yeux dans le vague, s’entendit répondre : « D’où venons-nous ? De très loin. Nous venons de Calais.  Vous savez, là-bas, c’était l’enfer ». L’employé secoua la tête. Calais,  ce nom lui disait quelque chose, mais quoi ?

 

* Texte publié dans BILAN.

 

Xavier Collin, journaliste producteur de Geopolitis- RTS- Suisse. 

 

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