15/05/2017

OLIVIER GUENIAT EST MORT : UNE GRANDE TRISTESSE !

OLIVIER GUENIAT, NEUCHATEL, SUISSE, JOURNALISME, DROGUE, Voici un brillant policier suisse. Voici, un homme qui était d'une très grande loyauté à son travail. Voici un homme qui était juste avec les Africains, les Noirs. J'avais du plaisir à l'interroger. Il était un intellectuel d'abord avant tout rapport et avait une vision claire notamment sur l'entreprise de la Drogue en Suisse. Je disais souvent lors de mes interventions à l'Ecole de journalisme de Lausanne à mes collègues suisses stagiaires si vous voulez les vérités sur la drogue en Suisse allez voir le Commissaire Gueniat. Il aurait mis fin à ses jours, cet après midi selon un communiqué de la police neuchâteloise qui regrette sa disparition, " une énorme perte". A sa famille, à la police suisse, je présente l'expression de mes condoléances attristées.

Pars en paix cher Olivier ! 

photo: keystone.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - ContinentPremier.

 

LE COMMISSAIRE DE NEUCHATEL, OLIVIER GUENIAT, SUR LES TRACES DES DEALERS

Par Egwn

Vaste débat, il y a encore énormément de choses à dire sur le sujet hypercomplexe de la drogue et de la criminalité des étrangers. Le marché de la drogue est caractérisé par son dynamisme, sa souplesse et sa capacité à s’adapter à des contraintes changeantes. Le dernier rapport mondial sur la drogue informe que près de 185 millions de personnes, soit près de 3% de la population mondiale, ou 4.7% de la population entre 15 à 64 ans sont consommatrices de drogues.  

Le cannabis est en tête de la consommation mondiale avec près de 150 millions de clients, suivi par les ATS (près de 30 millions pour les amphétamines, notamment la méthamphétamine et amphétamine et 8 millions pour l'ecstasy). Approximativement près de 13 millions de personnes consomment la cocaïne, et 15 millions pour la famille des drogues type héroïne, morphine, opium, les drogues synthétiques (dont 9 millions pour l'héroïne). L'argent de la drogue bénéficie spécialement aux Etats - Unis et l'Europe. En ce qui concerne les profits réalisés par les trafics, la "revue dépendances" nous renseigne que, le Groupe d’action financière internationale (GAFI), créé et composé par les membres du G7, estime à 35 milliards de dollars le produit de la vente de cocaïne (contre 75 milliards pour le cannabis et 12 milliards pour l’héroïne). Sur ces 35 milliards, seuls 1.5 milliards iraient au Pérou et 750 millions à 1 milliard seraient changés en monnaie locale ; 1.5 milliards iraient en Bolivie, dont 500 à 700 millions seraient injectés dans l’économie locale, et 5 milliards iraient aux barons de la cocaïne colombienne qui utiliseraient environ 1.5 milliards dans l’économie nationale. Ainsi réparti, le revenu total des pays producteurs avoisinerait les 8 milliards de dollars, alors que 27 milliards correspondraient aux bénéfices réalisés dans les pays consommateurs, essentiellement aux Etats-Unis et en Europe. 
Comment faire face au problème de la drogue? Peut - on rassurer les populations suisses en ce domaine? Le commissaire de la police de Neuchâtel, Olivier Guéniat, docteur d'Etat, spécialiste doublement avisé, répond en toute honnêteté à nos questions. 

Qui sont les dealers?

Cela dépend du type de drogue. Pour l'héroïne, il s'agit en majorité de la communauté albanophone et turcophone (de manière marginale arabophone). Pour la cocaïne, il s'agit en majorité de la communauté d'Afrique de l'Ouest (surtout du Nigeria pour le trafic européen) et de manière traditionnelle de la communauté d'Amérique du Sud ou hispanophone, mais aussi arabophone (Liban, Maghreb). Pour le haschisch, il s'agit en majorité des communautés du Maghreb, d'Espagne et du Portugal, mais aussi de Hollande. Pour la marijuana, il s'agit en majorité de la communauté suisse. Pour les drogues entactogènes (ecstasy), il s'agit en majorité des communautés anglophones, allemandes, hollandaises et belges, espagnoles et suisses. Pour les amphétamines et méthamphétamines, il s'agit en majorité des communautés thaïlandaises, vietnamiennes, suisses et des pays d'Europe du Nord (Hollande, Allemangne, etc) et de l'Est (Pologne, Lituanie, Estonie, Russie, etc).

Suite ici: 

http://www.continentpremier.com/index.php?magazine=9&...

 EL HADJI GORGUI WADE NDOYE - Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies. Directeur du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

 

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08/03/2017

Femme : Je te dirai !

Femme, Egalite, complémentarité, 8 marsJe te dirai : je suis, parce que tu es.

Je te dirai : tu es mon égale supérieure.

Femme tu es faite, comme je le suis, pour être ton complémentaire.

Je te dirai juste je souhaite être ton complice.

Permets moi juste d’être ton compagnon dans le long combat de la vie.

Tu es la Vie.

Dépositaire du souffle divin tu en es la protectrice, la nourricière et la multiplicatrice.

Je te dirai avec force élégance ma faiblesse voilée dans une carapace de muscles.

Je crie fort, je gueule, j’élève la voix car ta douce voix me terrasse et m’éblouit.

Ton regard savant perce mes mystères, comme ton silence secoue comme un tonnerre.

Femme, je serai le chevalier éternel, le soldat au myocarde blessé qui ne mourra pas devant ta magnanime Majesté !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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09/02/2017

‘’Etre écrivain en Afrique, c’est écrire-en-vain.’’

Williams Sassine, Boris Diop, Malhily Gassama, Fodéba Keita, Camara Laye, Sori Kadia Kouyaté, Ibrahima Baba Kaké, Tamsir Niane, Tierno Monénembo, Sorbonne, Guinée, Liban, Beaucoup de jeunes africains auraient de la peine à reconnaître cet homme (Photo) ! Pourtant à sa mort, le 9 février 1997, "la plume à la main", La Sorbonne a tremblé et lui rendit un vibrant hommage.


Voici un grand intellectuel du Continent qui a grandement marqué sa Littérature d'expression française. Voici l'écrivain marginal, voici le digne faiseur de mots, voici le métis culturel, voici le fils de Kankan, voici le fils du Liban, voici, l'Africain, l'universaliste, le Guinéen: Williams Sassine. Il fait partie du cercle restreint d’illustres écrivains guinéens à l’image de Fodéba Keita, Camara Laye, Sori Kadia Kouyaté, Ibrahima Baba Kaké, Djibril Tamsir Niane, Tierno Monénembo.


Mon ami et confident Boubacar Boris Diop a beaucoup parlé de lui lors de son discours d'ouverture à l'Université de Genève. Williams Sassine avait lâché un jour : ‘’Etre écrivain en Afrique, c’est écrire-en-vain.’’ Ce jugement à l’emporte-pièce a donné lieu, l’on sen doute, à de chaudes disputes. Elles n’en sont pas moins restées fraternelles et ont beaucoup amusé le malicieux Sassine, grand dérangeur devant l’Eternel, expliquera le grand Boris qui poursuivait "Le propre de formules aussi lapidaires est de ne jamais emprunter des chemins trop sinueux et sans doute Sassine allait-il un peu vite en besogne", avant de marteler: "Les poètes, dramaturges et romanciers africains ont écrit, au propre comme au figuré, l’histoire du continent au vingtième siècle".


« Cet enfant de Guinée est sinon le meilleur, en tout cas un des illustres romanciers africains de sa génération », déclarait l'écrivain et ancien Ministre de la Culture du Sénégal Makhily Gassama.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye- ContinentPremier.Com.

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05/01/2017

Martine Brunschwig Graf Femme de l'année 2016.

Martine Brunswig Graf, CFR, anti racisme, Suisse, commission fédérale contre le racisme, Femme de l'annéeLa Genevoise succède ainsi au Pape François qui a été désigné l'année dernière Homme de l'Année par le magazine panafricain ContinentPremier.Com. Conseillère d’Etat de la République et Canton de Genève de 1993 à 2005, conseillère nationale de 2003 à 2011, Martine Brunschwig Graf, est depuis 2012 la Présidente de la Commission Fédérale Contre le Racisme (CFR). Son travail est utile et elle le mène avec courage et dignité. Alors qu'on avait tendance à banaliser le racisme en Suisse, elle a fait usage de son autorité, de ses expériences politiques, de sa qualité de scientifique et de son histoire en tant que Juive et humaniste des atouts pour combattre le monstre hideux !
 
Qui ne se rappelle pas de la visite de l'ancien Rapporteur des Nations-Unies sur le racisme, le philosophe sénégalais Doudou Diène à qui certains ministres suisses soufflaient dans l'oreille : "Ici, il n y a pas de racisme. Le système suisse est compliqué" pour dégager en touche toute responsabilité. Doudou Diène, redoutable expert occupa largement les journaux à l'époque. Certains politiciens de l'UDC l'avaient traité de " petit Sénégalais venu nous donner des leçons!" Face au déni, le Conseil fédéral prit, heureusement, ses responsabilités.
 
La Commission fédérale contre le racisme documentera avec méthode le racisme notamment anti-Noir, se présente comme médiateur quand il le faut, dénonce sans ambages toutes les formes de racisme créant ainsi depuis l'arrivée de Brunschwig Graf de meilleurs rapports avec les organisations anti racistes.
 
Sur la stigmatisation de l’Islam assimilé au terrorisme, elle a dit clairement, à qui veut l’entendre : «J’ai lu le Coran avec des commentaires. Je n’ai pas vu le rejet des autres religions. »
 
Sur le conflit Palestine-Israël, elle soutient la solution de deux Etats distincts, reconnus mutuellement et par tous les Etats du Moyen-Orient, vivant dans une paix durable.
 
Concernant la liberté de la presse qu’elle souhaite totale, libre et responsable, elle a osé attirer l’attention sur les indignations sélectives à la suite de l’horrible attentat à Charlie Hebdo: « Mais cela doit nous rappeler que d’autres personnes, militantes de la liberté d’opinion et de la défense des droits et de la dignité humaine sont emprisonnées, torturées et tuées dans un silence assourdissant un peu partout sur notre planète.»
 
On sait pourquoi, elle a fait sienne cette belle philosophie de Fernando Savater dans Poltique à l’usage de mon fils : "La liberté, c'est le contrôle de soi: ou bien chacun a auprès de soi un policier, un médecin, un psychologue, un maître, voire un curé, qui lui dicte dans chaque cas ce qu'il doit faire, ou bien nous prenons la responsabilité de nos décisions et nous sommes de la sorte capables d'affronter les circonstances pour le bien et pour le mal."
 
Contre la banalisation du racisme, elle a tancé Sepp Blatter,l’ancien patron de la FIFA : « Après avoir soutenu une action contre le racisme pendant le Mondial 2010, Blatter l’a banalisé en déclarant: «Sur le terrain, on dit parfois des choses qui ne sont pas très correctes. A la fin du match, c’est fini et on peut se comporter mieux au suivant ». « C’est choquant et déplacé de laisser entendre que cela se règle par un simple serrement de main à la sortie du match!», regrettait-elle.
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE- Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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17/10/2016

17 octobre 1961 : Le jour où la Barbarie et la Sauvagerie nimbées d'un Racisme infernal ont envahi la Seine à Paris !

Cette belle France qui était depuis 1830 en Algérie pour une mission " civilisatrice" a montré son dessein à travers un Préfet démoniaque Maurice Papon qui lança sa horde policière sur les Algériens qui furent simplement tabassés et jetés comme des poupées gonflables sur la fameuse Seine ! Imposer un couvre feu aux Nord Africains assimilés aux combattants du FLN (front de libération nationale) qui prit en 1954 les armes pour la liberté de l'Algérie alors considérée comme un Département français par la France. L'Histoire est têtue ! Très têtue même si on veut aujourd'hui pour les racistes comme ce triste Eric Zemmour et leurs commanditaires faire comme si rien ne s'était passé ! Comme si tout est blanc partout ! Et ce n'est surtout pas avec le mensonge ambiant actuel sur l'Islam et sur les Musulmans qu'on arrivera à effacer les pages sombres de cette histoire honteuse de la France !

A toutes et à tous, nous ne vous oublions pas ! Vous êtes morts pour l'idéal de la Liberté et de la dignité humaine face à une idéologie raciste et meurtrière !

Gorgui Wade Ndoye.

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21/04/2016

Prince est mort: il est venu 3 fois à Montreux et a rendu hommage à Claude Nobs !

 

PRINCE, LOVE SYMBOL, Prince Rogers Nelson, Grammy, Claude Nobs, Montreux Jazz, Festival, SuisseL'artiste Prince Rogers Nelson plus connu sous Prince, serait décédé, à Minnesota, à la suite d'une grippe. Il était âgé de 57 ans et a gagné 7 Grammy Awards ! ". Il connaissait bien la Suisse a joué au Montreux Jazz Festival où il avait Carte blanche dans la présentation de ses concerts. Tout y était mystère à l'image du personnage venu en 2007, 2009 et en 2013. Il a rendu un vibrant hommage au fondateur du Montreux Jazz Claude Nobs en interprétant sa chanson fétiche  «Purple Rain». Il dira de Nobs : " Nous ne t'oublierons jamais!". Aujourd'hui, c'est lui qui s'en va au ciel rejoindre la pluie, rejoindre les souffles invisibles. Il rend ainsi orphelin "Purple rain", " Kiss" de beaux morceaux qu'on aime à fredonner pour leur beauté!

Oh la vie, ni l'argent ni le succès, ni la misère n'empêchent de mourir ! Que nos actes, notre coeur, soient purs pour que ce qui reste de nous s'élève dans l'Eternité afin que celles et ceux qui nous aiment et qui nous suivront et nous mêmes puissions partir dans la tranquillité de l'âme!

Va Prince ! Le Grand Seigneur t'attend !


Pensées à tous nos morts !

 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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08/03/2016

Femmes, je voudrais vous dire !

Femme, 8 mars, égalité, solidarité, complémentarité, respect, humanité, OdeFemmes, je voudrais vous dire.

Je n’ai point les mots pour vous dire.

Ma nuit devient si longue cherchant à vous dire.

Mes phrases sont sans mot et je voulais vous dire.

Dire que sans vous, je ne suis pas.

Dire que vous avez permis mes premiers pas.

Dire que vous m’avez porté, bercé, fait de moi un Humain.

Dire que grâce à vous, je sais que mes combats ont un sens.

Vous dire sans vous pas d’Humanité.

Vous dire Pardon de ce que les hommes ont fait de ce monde.

Femmes, je voulais juste vous dire : je vous Aime.

Vous dire qu’avec vous l’Humanité sera ou ne sera pas.

Votre dévoué admirateur et fidèle serviteur, El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Journaliste sénégalais accrédité auprès des Nations-Unies-Genève. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

(Pensées pieuses, en ce Jour le vôtre à ma Mère, Mame Arame, mer de mystères. Qu'Allah l'Accueille au paradis ainsi que toutes celles et ceux qui l'ont devancé et ou la suivront dans le sommeil éternel des Justes. Amiin)

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16/07/2014

Nadine Gordimer : Femme Blanche, Femme Juive, je te salue !

Gordimer,  Mandela, israël, afrique du sud, étoiles, apartheid,

Femme blanche, femme belle, femme juive, femme lumineuse, retrouve ces étoiles éternelles qui ne mentent pas !

Nadine Gordimer, file paisiblement vers les étoiles, Femme d'Honneur, Combattante contre l'Apartheid.

Toi fille juive, blanche, fille d'émigrés, tu n'as point oublié le sens de la vie : sa Sacralité, l'Egalité de tous les hommes en Dignité 

Adieu, Prix Nobel de la Littérature, Adieu Femme Juste, Amie de notre très cher Nelson Mandela. 10 mois après sa mort tu as rejoint un de tes compagnons de lutte contre la Misère faite système par une cohorte d'individus écervelés qui pouvaient se donner la joie et s'offrir la plus belle pirouette comme aujourd'hui Israël de tuer autrui uniquement pour sa différence !

Voici ce qu'elle disait dans une interview après la fin du régime ségrégationniste en Afrique du Sud : "L'apartheid a détruit la culture de la majorité du peuple, les langues africaines, qu'il faut revitaliser par tous les moyens, la capacité des gens pour pouvoir trouver leur propre expression, et bien d'autres choses. C'est l'heure, à présent, d'élaborer quelque chose de positif. Mais c'est un phénomène qui n'est pas propre à l'Afrique du Sud."

Mais tout a une fin et tout se passe et s'efface en laissant des traces. Tu as pour ta part élevé ton nom en assumant simplement avec courage un fait indéniable : tous les hommes sont égaux et ont droit à la vie, à la dignité et à l'espoir de vivre paisiblement dans leur quête du Bonheur. Nous ne t'oublierons pas chère Nadine Gordimer !

El hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste accrédité au Palais des Nations-Unies-Genève, Directeur des publication du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

 

 

 

 

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06/03/2013

Chavez : la mort d'un homme de convictions qui aimait l'Afrique !

hugo chavez, mort de hugo, vénézuela, chavez et l'afrique, cancer"...Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.... "

 
Et voici sa lettre à l'Afrique écrite le mois dernier :
 

Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique (21 février 2013) : «formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes»

Publié par Venezuela infos, le 24 février 2013

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc…), les latino-américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée. La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1955…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ».

Lorsque le président brésilien Lula da Silva signa avec la Turquie un Pacte appuyant le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire civile et qu’il critiqua « l’ ingérence des occidentaux dans les élections et dans la vie politique de l’Iran », quand les présidents Evo Morales, Cristina Fernandez ou Rafael Correa notamment, signent d’importants traités et contrats avec les iraniens, ils ne font qu’appliquer ce qu’il y a plus de trente ans un certain Régis Debray conseillait au prince à propos des pays du « socialisme réel ». Plutôt que d’entrer dans le Disneyland de la Guerre Froide en les ostracisant, développer une stratégie plus subtile et plus ambitieuse, garder des relations politiques et diplomatiques avec eux, pour les influencer dans le bon sens et garder son mot à dire.

En Amérique Latine, la concrétisation par des gouvernements de gauche de la démocratie participative, des droits de la femme, de l’éco-socialisme, etc… ne peuvent qu’influencer dans le bon sens la construction d’un monde multipolaire des trois-quarts de l’humanité. On ne peut qu’être frappé en comparaison par le néant idéologique qui caractérise le discours de gouvernants européens devenus simples « commis de commerce » vis-à-vis des nations du Sud (voir le récent sommet UE-CELAC à Santiago du Chili).

Lorsque les occidentaux (y compris de gauche) raillèrent et rejetèrent la proposition de nombreux gouvernements latino-américains, soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), d’entamer des pourparlers diplomatiques en Libye afin d’éviter une guerre meurtrière, la présidente argentine sut exprimer le sentiment d’un continent : « Quand je vois les gens dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je suis fière d’être latino-américaine ».

 Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)

Caracas, 22 février 2013.

Frères et sœurs,

Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce III° Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples. Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.

De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances. Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XX° siècle.

Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio « Lula » da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (1).

Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : « Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-même ». Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce III° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce II° merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Venezuela, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta. Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

Depuis le Venezuela, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat Permanent de la Table Présidentielle Stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ont eu comme objectif principaux de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIX°, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Venezuela s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Venezuela réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : « Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne. » Notre Gouvernement renouvelle, en ce III° Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée Equatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposées à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita. Energie, Education, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples. Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Venezuela, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce III° Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles. Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : « Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens ».

Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : « Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable. »

Vive l’union sud-américaine et africaine !

Vive l ’ASA !

Jusqu’à la victoire toujours !

Nous vivrons et nous vaincrons !

Hugo Chavez Frias

Note :

(1) ASA : América del Sur/Africa.

Traduction Gaston Lopez

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28/02/2013

Lettre à Monsieur Stéphane Hessel-(1917-2013) par Christian David de UN-Special

Shessel.jpgJe vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Cher Monsieur Hessel,

Au moment de vous envoyer cette lettre, j’ai pensé que la publier dans ce magazine serait peut-être la meilleure façon de vous la faire parvenir.

Je vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Grâce à cette rencontre je commence à me familiariser avec l’Organisation. En suivant votre parcours grâce aux livres que vous aviez publiés, aux articles dans la presse, je comprends la signification du mot engagement.

Lors de mon arrivée à l’ONU, puis plus tard avec la charge occupée dans le magazine, je pense souvent : « qu’aurait fait Stéphane Hessel ?» face aux quelques contrariétés, trahisons, attaques personnelles et à chaque fois, dans mon imagination, j’entends votre voix.

Votre message n’a jamais changé : ni haine ni ressentiment malgré toutes les épreuves, voire les abominations que vous avez eu à subir et toujours un message extrêmement optimiste et positif sur la nécessité de continuer à défendre les valeurs  et les objectifs de l’Organisation  des Nations Unies envers et contre tout.

Je réalise mon rêve d’entretien avec vous pour le magazine publié en janvier 2012 . *Arrivé avec une heure d’avance à votre hôtel, je suis anxieux et tendu, par crainte de ne pas être à la hauteur. Et puis, nous parlons, sans aucun langage convenu, de votre histoire qui se confond avec celle de l’ONU, d’indignations, d’engagement, de littérature, de l’importance de la famille et de l’amitié. Ce moment  est intense.

Profiter, avec jubilation et gourmandise de chaque jour que vous offrait la vie était votre credo depuis  votre évasion d’un camp de la mort. Cette perception de cadeau quotidien était peut-être encore plus présente à la fin de votre vie.

Je voulais donc respectueusement, parmi tous ces hommages rendus, vous adresser un remerciement sincère, affectueux et vous signifier que le siècle, que vous avez traversé de votre lumineuse et digne présence, sera à jamais marqué par votre empreinte qui perdurera auprès des générations futures.

*http://www.unspecial.org/2012/01/entretien-stephane-hessel/

 

18:06 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stephane hessel, christian david, un special, nations unies, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

12/04/2012

Ahmed Ben Bella : Un homme qui refusa toute sa vie d’être raciste envers ses oppresseurs français !

 

Ahmedbenbella.jpgAu Peuple d'Algérie Frère et à tous les Africains, mais aussi à ses amis français, je présente mes condoléances pour le rappel à Dieu d'Ahmed Ben Bella, le premier Président de l'Algérie libre. Je voudrais respectueusement m'incliner devant sa mémoire pour la lutte mémorable qu'il a menée avec les autres Algériens pour la libération de leur pays sous joug colonial.

Je ne vous dirai pas que s'il n'y avait pas cette guerre que les différents gouvernants français nommaient honteusement la crise d'Algérie, l'Afrique Noire ne serait jamais libre, en tout cas, et clairement dans les années 60.

La Loi cadre ou Defferre a été précipitée en 1956 pour mieux s'occuper de l'Algérie dite française. Le Maroc de même que la Tunisie ont été libérés pour mieux s'occuper de l'Algérie! Mais ces deux nouveaux Etats ont fait jouer les liens de sang, la fraternité religieuse pour soutenir le FLN et éviter l'encerclement des Fellaghas!

Des Sénégalais ont été envoyés pour casser de l'Algérien, ils étaient Musulmans pour certains mais ils luttaient pour l'intégrité territoriale de leur patrie: la France qui allait de Dunkerque à Mostaganem!

Aux Nations Unies les Africains s'étaient divisés en pro Français et pro Algériens. Les nouveaux Etats africains indépendants ont eu des postures différentes quant à la question algérienne. Entre Africains on s'est même traités de traitres selon qu’on est pour ou contre la cause algérienne! C'est dire la centralité de la question algérienne à l’époque dans les relations internationales!

Et contrairement à ce que certains ont soutenu, Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal et futur membre de l’Académie française celui-là même qui a corrigé la Constitution française de 1946 était bien pour l'Algérie indépendante. Sur ce dossier il était sur la même ligne que son ancien premier ministre et rival Mamadou Dia.

 

L'autre secret c'est qu'effectivement l'une des raisons fondamentales de la séparation du Mali ( ancien Soudan français) et du Sénégal est liée à la crise algérienne. Le Général de Gaulle avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la Fédération du Mali.

Ben Bella un homme du pardon

Je retiens de Ahmed Bella que j’ai rencontré deux ou trois fois à Genève et qui m’a fait le plaisir de me recevoir longuement en tête dans son bureau à la Fondation Nord Sud Développement, cet homme qui a refusé jusqu’à la fin de sa vie de détester ceux qui avaient opprimé son peuple, ceux contre qui il s’est battu. Lors de la préparation de Conférence de Durban à Genève, il me confiera : « Je ne peux être raciste.». Je lui ai fixé un regard profond pour lui dire sans ouvrir ma bouche et pourquoi et comment ? Le sage africain, me dira alors : « Vous savez quand nous luttions pour notre indépendance des Français étaient aussi avec nous. Et quand j’ai failli être tu Saumure, ce sont des Français comme Jean Paul Sartre qui m’ont sauvé la vie. »

Il s’appelait Ahmed Ben Bella. Musulman, résistant face au colonialisme c’est-à-dire la domination de l’homme par l’homme. Il avait 95 ans. Il est Algérien. Il est né Français. Il meurt chez lui en Algérie algérienne auprès de sa famille.

Repose en paix Doyen

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais accrédité aux Nations-Unies, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

13/02/2012

WHITNEY HOUSTON: ADIEU L'ARTISTE!

whitney.jpg Adieu Whitney! Le 10 mai 2010, j'étais en face de toi. A moins de 3 mètres. Tu pouvais même entendre mes mots. Tu y répondais parfois avec un sourire! T'es partie aujourd'hui ! Je ne sais comment. Je sais seulement que tu es décédée très jeune! 48 ans ! Le site qui t'est dédié a repris une de mes notes de ton concert en écrivant ceci: " Very good review by an african author".

Ce que j'ai pu écrire, venait de mon coeur, ce coeur qui ne ment pas car s'il est pur il est supérieur à la raison! Je n'oublierai jamais ce que tu as pu dire de notre frère le regretté Michael Jackon pour qui tu as fait un témoignage inégalé! Adieu !

Les Princes et Princesses s'en vont mais la noblesse restera! Parlant de mort et d'éternité, Whitney Houston, tu disais ceci, à Genève, en rendant un hommage vibrant à ton ami Michael " l'artiste des artistes" comme tu le nommas. Toi, Whitney dont le nom est inscrit en lettres d'or dans le livre des records pour être l'artiste la plus titrée de ton temps. Vas en Paix!

WHITNEY HOUSTON: GENEVE A RENDU JUSTICE A LA GRANDE DIVA

Hier, à l'Aréna, Whitney Houston a tout simplement démontré qu'une légende ne meurt! Une amie me disait " tu es si enthousiaste, après tout ce qu'on a raconté sur elle". Nathalie, une amie valaisanne que j'ai connue alors que je travaillais à la réception d'un grand réceptif genevois, venait de lire mon billet sur mon blog de la Tribune. La Suissesse m'a même demandé de rendre compte de l'évènement , persuadée, peut être que Whitney ne sait plus chanter. Oh la la, c'est oublier d'où elle vient! Son inspiration?, c'est oublier que l'icône est bénie par Jésus, "Jesus Loves me", n'a -t-elle pas chanté et fredonné ici même chez Calvin devant une foule conquise. Les Genevois comme s'ils voulaient rendre justice à la Diva l'ont portée de la première à la dernière chanson. Et elle, toute émue, quittait la scène avec ses mots "GENEVA I LOVE YOU". (voir quelques photos prises hier par Maryline Perrier et moi-même pour ContinentPremier).

Je reviendrai plus tard sur le concert inoubliable de Whitney qu'on ne peut tuer, et l'on ne sait pourquoi!.

Parlant de mort et d'éternité, Whitney houston a rendu un hommage vibrant à son ami Michael JACKSON " l'artiste des artistes" comme elle le nommera. Elle, Whitney dont le nom est inscrit en lettres d'or dans le livre des records pour être l'artiste la plus titrée de son temps.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - www.ContinentPremier.Com

Cet article je l'ai publié le 10 mai 2010. Il a été repris par ce site dédié à Whitney Houston: http://classicwhitney.yuku.com/topic/7491/Geneva?page=3#....

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21/12/2011

Je te salue fils de Ngilann, toi Léopold Senghor, Noir, Français et Africain : il y a dix ans tu nous quittais !

senghor_noir_et_blanc05.jpgPoète-président, tirailleur sénégalais, catholique à la mère musulmane, premier noir agrégé de grammaire française et membre de l'Académie, la mémoire de Sédar, qui signifie celui que l'on ne peut humilier reste dans nos souvenirs, éternelle. Léopold Sédar Senghor, fils de Diogaye Basile et de Ngilaan Bakhoum fut le premier président du Sénégal indépendant.

Père de la jeune Nation sénégalaise, Senghor n'en était pas moins un fidèle à la France, ne dira -t-il pas dans ses envolées lyriques dont il a le secret : « Seigneur Dieu parmi les nations blanches place la France à la droite du Père. ». Senghor a lutté contre les préjugés raciaux, s'est intégré suffisamment dans la culture française jusqu'en en assimiler l'essence.

Je me rappelle (en fouillant à la Bu de l'assemblée française ses prises de paroles de 52 à 1958)  ses positions en tant que député noir français au Palais Bourbon quand il usait jusqu'à en abuser, avec si belle perfection, de la belle langue de Molière pour mettre au pas ses adversaires blancs sur des questions comme l'indépendance disons l'autonomie des pays d'Afrique et celle d'Algérie. Il était soldat dans l'armée française pendant que son pays devenu celui de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa  était sous la domination allemande.

Le Sérère (une des ethnies) du Sénégal fut fait prisonnier. Au cachot ne cédant pas au désespoir il prit sa plume pour parler de la situation de maltraitance extrême des prisonniers Noirs.

La France est libérée et aux premiers rangs des bataillons étaient les Noirs d'Afrique et leurs frères du Maghreb. Lui comme tant d'autres pouvaient également espérer de la France plus de la reconnaissance comme l'avait promis De Gaulle! "La fidèle Afrique, comme l'appelait Senghor, serait sûrement récompensée pour avoir contribué à cette victoire et pour sa loyauté envers la France au temps du danger".

On gardera aussi de Senghor le Chef d'Etat qui pouvait être dur car il croyait à la magie du travail qui libère, il était un fin politicien qui face à l'adversité savait prêter une oreille attentive. C'est lui qui ouvrit la voie de la démocratie à son pays alors que le reste de l'Afrique noire était en majorité sous le joug de militaires ou autres dictateurs bien connus.

C'est encore Senghor, même s'il y a été aidé, qui quitta volontairement le pouvoir pour le céder à Abdou Diouf, l'actuel Secrétaire général de la Francophonie qui me confia un jour, à Genève, qu'il était fier de l'héritage de Senghor et qu'il l'assumait.

Senghor a laissé aux Sénégalais à défaut de le développer un pays enraciné dans de hautes valeurs culturelles et humanistes ouvert aux souffles du monde et profondément assis sur un socle de dialogue fécondant et de paix.

Alors que la stabilité proche et future du Sénégal interpelle chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais à l'approche des élections présidentielle et législatives du mois de février prochain, le souvenir de Senghor en ce 20 décembre, date de sa mort, n'est qu'un viatique pour plus de vie et de joie au Sénégal.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU, direceteur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

02:44 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : leopold senghor, abdou diouf, sénégal, france, poète, président d'afrique, tirailleurs, de gaulle | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

17/12/2011

Elle est partie faire sa dernière danse auprès des étoiles

cesariaEvora.jpgLa Diva africaine, la femme aux pieds nus, celle qui a été aussi un symbole vivant de toute la grandeur de la patience humaine qui paie, la Cap Verdienne, la femme africaine, Césaria Evora n'est plus !
L'Afrique pleure ses enfants assassinés en Italie à peine les larmes se refroidissaient et le cœur toujours gros que le Ciel vient nous prendre cette voix, cette présence, cette force de 70 hivernages !
Aïe, Aïe, Aïe, mais l’Afrique Mère les enterrera dans la Dignité et chantera la vie... Seigneur Dieu Accueille Tes enfants et Donne leur ce que la Terre des Hommes n'a jamais su leur donner.
El Hadji Gorgui Wade NDOYE, journaliste sénégalais accrédité à l’ONU, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

17:00 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 2011 cesaria evora, cap vert, senegal, italie, terre des hommes, artiste, musique, pieds nus | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

15/12/2011

Assassinats gratuits de Noirs en Occident et ailleurs: Que faire?

Épaules contre épaules mes plus que frères Sénégalais et Africains Debout!

PhotoAFP.jpgFace aux crimes passant vite aux faits divers et se répétant de manière perpétuelle contre les Noirs d'Afrique en Europe et ailleurs, la Diaspora africaine n'a d'autre choix que de s'organiser. Soyons nos propres lumières ! Au-delà de nos différences au niveau statutaire dans nos divers pays d'accueil et au-delà de la responsabilité première qui incombe à tout Etat : la protection de ses citoyens, une organisation forte de la Communauté noire est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

La honte de Florence

Alors que deux Sénégalais sont à terre, voici ce que l'on peut lire : "Nous sommes seulement en présence d'un individu qui, avant de tuer des pauvres gens à coups de feu, avait déjà montré qu'il n'était pas entièrement sain d'esprit. Un fou, rien de plus", selon l'éditorialiste italien, Vittorio Feltri, dans Il Giornale (droite), quotidien de la famille Berlusconi. Cependant dans sa majorité la classe politique italienne y inclus le parti de l'extrême droite dont est membre l'assassin qui se sera suicidé avec un courage macabre, dénonce : "Une folie raciste". Le Gouvernement du Sénégal a publié, pour sa part, un communiqué où il exprime toute son "indignation" en promettant que "la lumière sera faite".

Douleur partagée

Je voudrais très humblement m'associer à la douleur des familles sénégalaises éplorées par le fol assassinat d'une suprême et extravagante lâcheté des leurs mardi à Florence en Italie. Les extrêmes droites européennes doivent éduquer leurs militants. Oui, il y a trop de sang noir versé dans ce vieux Continent pour la liberté du monde ! Basta ! Basta ! Basta ! A mes sœurs et frères de la Diaspora, oui, l'Heure est venue plus que jamais de pousser le Véritable Cri Nègre. Celui là qui libère et fédère. Celui là qui s'enracine dans nos hautes valeurs d'Humanisme de Tolérance et d'Ouverture. Celui là aussi qui défend la Dignité humaine depuis des siècles et des siècles immémoriaux !

A nos frères et amis d'Italie, je voudrais dire ceci,  nous savons reconnaître un Mussolini, un Berlusconi d'une Maria Montessori ... Vous et nous demandons que justice soit faite et engageons nous ensemble pour faire reculer les barrières de l'ignorance et de la haine qui tuent, luttons solidairement pour mettre fin à la grande barbarie : le RACISME !

Que faire ?

A cette question que me posent Maria et tant d'autres à la suite de mon billet posté sur ma page facebook sur l'assassinat, hélas; et encore de Sénégalais en Europe, je réponds qu'il nous faut chacune et chacun là où l'on se trouve s'organiser! C'est triste à dire à dire mais il n y a pas de Communauté Africaine. Nous sommes dispersés, divisés parfois inutilement méchants les uns envers les autres. Nos Ongs forment pour la plupart des réseaux clientélistes ou sont arrimées à celles du Nord. Attendez donc la réaction de nos amis de Human Rights Watch, d'Amnesty International, de Sos Racisme, des Bureaux d'intégration etc...!

Personnellement, je crierai Haut et Fort à l'ONU le vendredi matin à l'occasion de nos briefings réguliers avec la presse internationale pour dire honte à celles et à ceux qui tolèrent que le Sang de mes Sœurs et Frères continuent à irriguer sans raison la Terre ! Ensuite, ai-je suggéré à mes amis sur internet, tournons nous vers nos gouvernements pour leur demander de faire leur boulot premier : La Protection de leurs citoyens ! Par ailleurs pour lier la parole à l'action, j'invite toutes les associations africaines, les ongs qui défendent encore l'égalité humaine à une marche des Africains devant l'ONU, au Parlement européen à Bruxelles et devant le Gouvernement italien etc... A mon avis, une grande marche de solidarité et d'unité des Africains au Palais des Nations Unies à Genève sous « la chaise cassée » aurait une vraie portée Historique. Les organisations internationales qui s'occupent des réfugiés et des migrants à l'image de l'organisation mondiale pour la migration (OIM) qui vient de publier un rapport pour susciter la positification de la perception de la migration de même que le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés) doivent redoubler d'attention et condamner publiquement de tels actes qui sont aux antipodes du Droit humanitaire international et des Conventions des Nations Unies sur les droits de l'Homme.

Cependant, faudrait -il le rappeler nous devons être nos propres Lumières mes Frères et Sœurs... ainsi, les autres, qui ne sont autres que nous, nous respecteront et ne joueront plus avec notre sang aussi rouge que le leur, comme ils n'osent plus verser un certain sang d'une certaine Communauté bien soudée.

L'Unité fait la force

Voici, par exemple, pourquoi nous devons nous organiser. Mercredi, l'artiste planétaire, Johnny Hallyday est obligé suite à l'indignation de la Communauté des homosexuels à s'excuser par écrit après avoir prononcé ces mots: "Alain Delon c'est un vrai mec de toute façon. Je ne pense pas être un pédé non plus, hein?". Il répondait à la question de Michel Denisot : «Qui est le plus vrai mec, Johnny Hallyday ou Alain Delon?». Cette réponse ayant enflammé la communauté des gays sur internet, le chanteur français qui dit n'avoir visé personne est quand même contraint de s'excuser. Et que peut-on attendre à la suite des assassinats ou meurtres perpétrés contre les Noirs ici et là ?

Depuis, Cape Town, Afrique du Sud, Samba Alassane Thiam Président du Mouvement  Jambar nous a fait parvenir un communiqué dans lequel son mouvement se dit  « choqué par la recrudescence des crimes racistes en Europe et présente ses sincères condoléances aux parents et aux amis des disparus, aux compatriotes sénégalais établis à Florence, Italie ». Par ailleurs le mouvement Jambar « condamne fermement les extrémismes, et notamment les activités politiques des cercles rétrogrades légalement constitués, qui renseignent sur la vivacité de l'esprit suprématiste dans les sociétés européennes. ». Le mouvement note qu'au niveau des États, nos gouvernants se sont rendus complices du durcissement des politiques d'immigration à l'endroit des communautés africaines sans aucune mesure de réciprocité. Rapportées à la dimension humaine, la crise financière qui secoue l'Europe et la remontée de ces partis d'extrême droite, qui associent en période pré-électorale l'insécurité civile avec l'immigration, ont terminé de saboter la cohabitation et d'encourager la recrudescence des thèses politiques rétrogrades.  Au-delà des excuses publiques dont on peut le moins attendre du Gouvernement italien, Samba Alassane Thiam « invite le ministère des Sénégalais de l'Extérieur à poursuivre « Casa Pound », association d'extrême droite italienne dont un membre, décoré et fêté, a assassiné nos compatriotes. »

L'absence de la presse africaine

Cet assassinat des Sénégalais ne fait pas la Une ailleurs qu'en Italie et même! Et en Afrique, combien de journaux en ont parlé? Imaginez-vous un instant si c'était un Noir d'Afrique qui avait commis un tel crime odieux ? Ou si celui qu'on a fini d'appeler un fou pour dédouaner encore une fois les racistes de leurs actes imbéciles avait tiré sur un fils de ministre, d'un Chef d'Etat africais sur un imam ou sur un jeune étudiant Juif ?

Nous devons être nos propres Lumières !!!! Je me rappellerai toujours de cette phrase que me confia six mois avant sa mort, à Genève, le Doyen des artistes africains Sembène Ousmane qui dans un entretien que j'ai publié disait aimer la  musique des rappeurs. Il avait de la vision et il était un homme libre et d'actions. Ce dont nous devons méditer profondément.

 

Photo/ AFP. Les corps des sénégalais criblés de balles et gisant à terre!

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l’ONU, directeur de publication du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

Contact/ 0041-76-203-61-62

Email/ g.ndoye@continentpremier.com

17/10/2011

Toni Morrison, prix Nobel de la Littérature, Dr honoris causa de l’université de Genève : ‘J’ai découvert Boris Diop, Césaire, Senghor, Achebe, il y a 7 ans !’

MmeMorrisonToniWalf1.jpgL'Université de Genève a honoré, le vendredi 14 octobre 2011, Toni Morrison et Dick Marty en les élevant au grade de Dr Honoris Causa de l'Université, vieille déjà de 450 ans. L'Alma Mater genevois a voulu, au-delà de ses deux personnalités, célébrer leur engagement constant pour le triomphe des droits humains. Interrogée, Mme Toni Morrison dira toute sa joie empreinte de regret d'avoir été en contact avec la littérature noire et africaine au-delà des Etats unis, un peu par hasard, en entrant il y a 7 ans dans une librairie.

GENEVE - L'Université de Genève a refusé du monde en invitant pour son Dies academicus 2011 des personnalités de haute envergure à prononcer un discours d'ouverture. Du jamais vu dans l'Alma Mater genevois, Dick Marty et Toni Morrison ont eu droit à un standing ovation des universitaires après leurs discours sur les droits humains. 'Il y avait de la réflexion, de la beauté et de l'émotion', lance une dame en voyant votre serviteur assis attentivement aux côtés de Mme Morrison ; ce monument de la lutte pour l'émancipation des Noirs qui a su transformer sa belle plume en une arme de destruction massive contre les préjugés raciaux.

Mme Morrison nous révélera sa découverte heureuse de la littérature africaine. Elle parle de cette littérature comme une découverte salvatrice. Mais c'est avec un pincement au cœur : 'On ne nous montrait pas cette littérature. Pourquoi ce sont toujours les autres qui devaient parler au nom des Africains ?'. 'C'est donc avec un tressaillement que j'ai découvert en entrant dans une libraire un rayon destiné à...'. Elle lance un regard à votre serviteur pour que je lui donne les termes en français : 'Littérature africaine', lui dis-je. Et la grande Dame de 80 ans, aussi solide et aussi belle, de nous annoncer : 'C'est ainsi que j'ai découvert Boubacar Boris Diop, Senghor, le Martiniquais Césaire, et Chinua Achebe... Waouh quelle forte plume ! J'ai pu me rendre compte comment tous ces écrivains parlaient de l'Afrique.' Toni Morrison avait déjà dit du bien de l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop qui est une grande fierté pour la diaspora africaine en saluant son livre 'Murambi, le livre des ossements' ; un ouvrage qui parle du génocide au Rwanda, en déclarant, notamment, qu'il était un 'livre important'.

Auparavant lors de son discours après avoir reçu son diplôme des mains du recteur Jean-Dominique Vassalli, la professeure honoraire à l'Université de Princeton et femme engagée pour les droits démocratiques, qui traitait du thème : 'Les droits humains et droits des femmes', a raillé 'ces femmes blanches qui luttaient pour l'émancipation féminine alors qu'elles laissaient derrière elles leurs esclaves femmes et noires'.

Le second récipiendaire du titre de Docteur Honoris Causa décerné par le rectorat Dick Marty, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, membre et ancien président de la Commission des droits de l'homme au Conseil de l'Europe, vice-président de L'Organisation mondiale contre la torture (Omct), a porté sa parole sur la question des droits de l'Homme, 'Entre espoirs et désenchantements : l'éternel retour ? '. Ce Suisse, qui a osé au niveau international ouvrir et conduire des enquêtes audacieuses au nom du Conseil de l'Europe, au sujet, par exemple, des prisons européennes de la Cia ou d'un trafic d'organes au Kosovo, a tenu en haleine le public. On dirait que chaque mot qu'il prononçait sortait de la bouche de tout un chacun. Tant il était dans son élément et avec tant d'injustices qui secouent notre planète son discours sonnait comme un message de délivrance et d'espoir.

Dick Marty, aussi lecteur de Toni Morrison a exprimé sa profonde joie d'être à ses côtés pour recevoir en même temps qu'elle le titre de Docteur Honoris Causa de l'Université de Genève.

Auteur: El Hadji Gorgui Wade NDOYE (ContinentPremier.Com)

Source : Walfadjri- Sénégal

Lien de l'article : http://www.walf.sn/culture/suite.php?rub=5&id_art=76004

 

26/09/2011

Adieu Dr Wangari Muta Maathai : La nature est orpheline de son Prix Nobel!

mathai.jpgFondatrice de la Green Belt Movement, Wangari Mathai (1er avril 1940 à Nyeri, 25 septembre 2011, à Nairobi, au Kenya) fut la  première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». Ma dernière rencontre vace cette femme écologiste convaincue panafricaniste jusqu'aux moelles remonte au mois d'avrir dernier à l'Intercontinental lors de la 1ère conférence de Gateway to Africa qui réunissait entre autres Gordon Brown, Al Gore, Kofi Annan... 

Lire cet article que je lui avais consacré le 30 septembre 2004.

Femme Noire, Femme Africaine, Ecologiste et secrétaire d'Etat à l'environnement et aux ressources naturelles du Kenya. Soixante quatre hivernages (64 ans), Wangari Maathai, a fait grandir l'arbre de la paix. Trente (30) millions d'arbres, plusieurs milliers d'employés au service de l'environmment. Telle est la prouesse de cette Dame, que le Prix Nobel de la paix basé à Oslo, a honoré en or, en diplôme, et 10 millions de couronnes suédoises, prix qu'elle recevra le 10 décembre prochain. « Pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix", c'est ainsi que le Comité du prix Nobel de la paix a justifié sur 194 candidats, son choix porté sur la biologiste et écologiste africaine, la kenyanne Wangari Maathai.

 Suite ici/

http://continentpremier.com/?magazine=13&article=430

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication et Rédacteur en Chef de www.ContinentPremier.Com

12:05 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : 2011 green belt movement, prix nobel, afrique, kenya, nyeri, nairobi, gordon brown, kofi annan, gateway to africa | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye