07/12/2018

CRISE CARDIAQUE: UN AUTRE JOURNALISTE MEURT A 61 ANS !

Sidy Lamine Niass, Florent Dessus, Lyon, FRance, Senegalcrise cardiaque .jpgAlors qu'au Sénégal, on a enterré, finalement, ce jour, 7 décembre, Sidy Lamine Niass (67 ans) patron de presse , la France annonce la mort brutale, de Florent Dessus ( 61 ans). Et quelques similitudes entre les deux hommes de médias. Sidy était impliqué politiquement sans appartenir à un parti, son collègue français était lui un homme politique. Sidy était patron de presse le groupe Walfadjri, Florent l'était aussi jusqu'à ce matin pour Vox Rhône-Alpes ! Tous les deux ont eu plusieurs vies donc et oui . " c’est désormais dans l’au-delà qu’ils vont les poursuivre".

Personne ne sait quand et où sera le dernier jour ! Vivons dans la dignité, l'humilité, la générosité et dans la foi de nos convictions les plus nobles pour une meilleure Humanité ! 
Qu'ils reposent en paix
#Lyon #Presse#Senegal#Niass#Dessus


- EL HADJI GORGUI WADE NDOYE  - ContinentPremier.Com

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06/12/2018

A FANON: Le mythe fécond de nos espérances généreuses, chaleureuses et fraternelles.

 

De sa tombe, au-delà de sa mort, FANON nous dit : « inventons la peau neuve, la pensée neuve l’homme neuf que l’Europe impérialiste a été incapable de faire triompher ». Sa voix clame forte et drue : « gardons-nous de l’attitude stérile du spectateur, éclairons-nous du faisceau quasi-grandiose de l’histoire mais attention, ayons confiance aux masses, aux peuples, comptons sur nos propres forces car la seule vie qui vaille la peine d’être vécue c’est celle-là même qui consiste à participer cérébralement et musculairement à la libération de nos peuples ! » 

DAKAR – ( Sénégal) - Le 6 décembre 1961 disparaissait Frantz Fanon à l’hôpital Bethesda de Washington. FRANTZ FANON qui est-ce pour nous, jeunes du Tiers Monde, qui avions entre 7 et 10 ans lorsqu’il disparaissait tragiquement le 6 décembre 1961 à Washington ?
Il fut tout d’abord le mythe fécond de nos espérances généreuses, chaleureuses et fraternelles. Ces nouvelles espérances adossées aux aubes à peine nées et encore chancelantes des peuples du Tiers Monde qui disent non à la nuit néocoloniale et « progressent fermement contre l’ombre ». 

Je témoigne que le Dr FRANTZ FANON a eu une très forte influence, a exercé un grand attrait sur les jeunes de ma génération dans les années immédiatement consécutives à la grande tempête révolutionnaire de MAI 68. Pour beaucoup d’entre-nous, sa découverte a constitué le chemin de l’engagement. Je me souviens de nos enthousiasmes, des lectures collectives des « DAMNES DE LA TERRE » ; des innombrables citations qui ornaient nos vétustes chambres d’élèves ; des nuits de 6 décembre passées dans le recueillement à évoquer sa mémoire. Nous étions fascinés par son style violent, passionné et incendiaire.

Nous avions l’impression que, par delà la mort et les années, il s’adressait directement à nous. Nous avons connu FANON avant Marx et Mao Tsé Toung. Plus tard, quand beaucoup sont devenus des communistes il n’est venu à l’idée de personne de le renier. FANON est ainsi. On l’aime ou on le hait. NOUS L’AIMIONS. Nous aimions sa véhémence, surtout sa véhémence ; son intransigeance. Dans la fièvre encore infantile de notre engagement d’alors, chacune de ces phrases nous apparaissait comme des mots d’ordre. C’est que FANON est un symbole toujours vivant : celui de la générosité révolutionnaire, de l’humanisme concret, de l’engagement sans fard, de l’internationalisme effectif et de la soif absolue d’indépendance. Chaque génération, disait-il, doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. Nous sommes redevables à FANON de nous avoir aidé à découvrir et à remplir notre mission. Et comme chacun le sait cette dette est énorme ! Sartre, l’autre illustre disparu, préfacier génial des « DAMNES DE LA TERRE », compagnon de lutte tenace de nos premiers balbutiements et de nos premières décisives hésitations, disait qu’ « être mort c’est être en proie aux vivants ».

FANON oublié. FANON disséqué, autopsié, catalogué, trahi, tronqué. FANON haï, adulé, en proie aux herméneutiques de la dernière saison sèche, drapés dans leur lugubre manteau psychanalytique. Le psychiatre qu’il était se serait moqué de tout ce vacarme et aurait diagnostiqué : syndrome aigu consécutif à la peur obsessionnelle de la révolution. DAVID MANSSENI DIOP, le petit frère prodige, aurait ri de « ces monstres cyniques en cigares qui véhiculent l’égalité dans une cage en fer ! » FANON ! Qui est-ce donc pour nous ? Il s’agit ici de restituer le message de sa vie, pur de toute souillure. FANON l’Antillais ! FANONl’ancien combattant ! FANON l’Algérien ! Que n’a-t-on pas perçu plutôt derrière ses multiples visages l’irréductibilité de son identité révolutionnaire triplement rebelle !
On a dit du fanonisme qu’il était de la violence presque gratuite, donc excessive. La violence est en effet l’aspect de la théorie de FANON qui fascine le plus et qui explique le grand retentissement de sa pensée dans le mouvement noir américain des années 60. Mais on a vu qu’il y a chez lui une vision plurielle ; que la violence n’est pas un concept univoque qui renverrait pareillement à une même réalité. La violence chez FANON a des fonctions multiples et des significations diverses. La société coloniale, née dans le feu et dans le sang, est une société de violence : violence politique, sociale, économique, militaire et idéologique. C’est une société qui impose à celui qui veut s’en défaire –et il faut s’en défaire- la violence. Pétrifié, chosifié, le colonisé ne peut sortir de cette réification que par une remise en cause radicale, profonde, donc violente de la société coloniale. La violence qui caractérise la décolonisation, et elle est toujours un phénomène violent, est dialectique. Elle découle de la situation coloniale qui l’exige.

Pour FANON, « la vie du colonisé ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colonisateur ». Elle signifie « à la fois mort du colonisé et mort du colon ». Il se rapproche ici de Hegel, philosophe allemand, qu’il a beaucoup fréquenté, quand ce dernier affirme parlant de la vie du concept : « Je ne parle pas de cette vie qui reculerait d’horreur devant la mort et se préserverait pur de toute destruction mais de cette vie qui contient en elle-même la mort ». Avant que d’avoir une signification et une fonction politico-stratégique, la violence a d’abord une fonction psycho-sociologique. Une fonction cathartique. Dans les conditions de la société coloniale, elle a toujours un caractère émancipateur. La violence du colonisé, dans son intention profonde, tend à abolir les rapports de domination fondés sur elle. La violence est « l’intuition qu’ont les masses que leur libération ne peut se faire que par la force. » Elle n’est pas toujours pour autant consciente ; elle est souvent spontanée, se faisant sous forme d’explosions soudaines, de jacqueries, de révolte. FANON voit bien les limites de la spontanéité en dépit de ses grandeurs certaines, car l’explosion de la violence, si elle est nécessaire à la préparation psychologique des colonisés, risque de dégénérer en révoltes sporadiques et éparses vite matées si l’on ne passe pas à une seconde phase : celle de la violence révolutionnaire : « Seule la violence exercée par le peuple, violence organisée et éclairée par la direction permet aux masses de déchiffrer la réalité sociale, leur en donne la clé. »
Pour FANON, la violence est toujours à rattacher à son contexte historique et économique. Dans la situation coloniale, elle est une réalité dérivée et médiatisée par les processus d’exploitation du colonialisme. A ce niveau, le mot d’ordre de FANON est le suivant : FOURBISSONS NOS ARMES ET à LA VIOLENCE REACTIONNAIRE OPPOSONS LA VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE ! Il ne nous est pas malheureusement possible d’exposer dans le cadre de ce témoignage toute la richesse et la fécondité de la pensée Fanoniennne. Qu’il nous suffise seulement d’indiquer quelques unes de ses thèses-forces.

Homme de culture, nous lui devons l’une des plus brillantes analyses sur la négritude à laquelle il reproche violemment son apologie frénétique de l’irrationalité et son exaltation anhistorique du passé anté-colonial comparé à l’Eden. Pour lui, la négritude est à l’évidence, pour reprendre l’expression sartrienne, le temps faible d’une progression dialectique, un racisme anti-raciste ; « je concède, dit-il, qu’il ait existé une brillante civilisation amazone mais cela ne change en rien la condition du paysan béninois actuel ». L’essentiel de la critique fanonienne de la négritude tient dans ce passage, extrait des « DAMNES DE LA TERRE » : « La culture négro-africaine c’est autour de la lutte des peuples qu’elle se densifie et non autour des poèmes, des chants ou du folklore… L’adhésion à la culture négro-africaine, à l’unité culturelle de l’Afrique passe d’abord par un soutien inconditionnel à la lutte des peuples. On ne peut pas vouloir le rayonnement de la culture africaine si l’on ne contribue pas concrètement à l’existence des conditions de cette culture ». La négritude c’est du folklore parce qu’elle parle d’un personnage qui est mort : le nègre. « C’est le blanc qui crée le nègre » dit FANON, « mais c’est le nègre qui crée la négritude ». En vérité, la conception fanonienne de la culture nationale est induite de sa critique de la négritude. La culture est l’expression, au plan idéologique, des conditions politico-historiques et de la structure économique d’une société à un moment donné de son histoire. La culture n’existe qu’en rapport avec des conditions concrètes d’existence. Elle est toujours liée à l’actualité ; elle est toujours actuelle. Si elle intègre le passé c’est toujours à cause du présent pour le futur en fonction du présent. Par conséquent, dans la société coloniale la culture ne saurait être autre chose qu’une culture coloniale dont le fondement idéologique essentiel est le racisme. Cependant l’existence d’une culture coloniale dominante n’exclut pas la résistance culturelle à l’oppression mais l’implique profondément, même si souvent cette résistance est une résistance clandestine, étriquée parce que s’accrochant aux valeurs anté-coloniales comme à une bouée de sauvetage. Il y a durant la période coloniale une substantification des attitudes qui tient lieu de culture. Pour que surgisse et se développe une culture nationale, il faut qu’émerge tout d’abord la nation. La lutte de libération est la condition fondamentale de la culture nationale. La culture nationale doit rendre compte du processus de libération ; elle est, dit FANON : « L’ensemble des efforts fournis par un peuple, au plan de la pensée pour chanter, décrire le processus à travers lequel la nation s’est libérée. »
Il ne peut donc être question de nation et de culture que dans une société nouvelle, démocratique, indépendante et administrée sur la base des intérêts populaires. La culture nationale n’est pas de la culture traditionnelle, elle n’est pas passéiste. Dynamique, elle participe à l’information des consciences, à la mobilisation des énergies pour la libération effective des peuples africains.

« Se battre pour la culture nationale, c’est d’abord se battre pour la libération de la nation, matrice matérielle à partir de laquelle la culture devient possible. Il n’y a pas de combat culturel qui se développerait latéralement au combat populaire. » La pensée de FANON si variée, si profonde comporte cependant des ambiguïtés voire des erreurs d’analyse. Nous ne voudrions pas faire plaisir aux ennemis en les escamotant. Certes sa pensée est très psychologique, sa démarche très phénoménologique. Certes, il n’a pas chez lui une analyse très rigoureuse du dispositif des forces sociales réelles en Afrique, ni une justification théorique de la violence comme politique. Il ne parle pas de classes réactionnaires mais de l’existence des traîtres comme un phénomène nouveau. Or, la traîtrise qui est vraie, est une catégorie de la subjectivité. Certes, FANON ne divise pas la bourgeoisie, il attribue un rôle excessif à la paysannerie force physique principale des révolutions dont nos peuples sont gros ; il ne perçoit pas non plus le rôle décisif du prolétariat. Certes, il y a chez lui une vision extrêmement indivise de l’Europe et du Tiers Monde qu’il considère comme des entités massives, antithétiques et opposées.

MAIS NOUS AIMONS le Dr FRANTZ FANON, au-delà de ses ambiguïtés fécondes et de ses faiblesses théoriques généreuses car nous sommes ses héritiers. Nous devons fructifier et approfondir sa pensée à la lumière des réalités actuelles et à l’expérience accumulée des peuples. Nous devons nous inspirer de sa vie et de son œuvre, non pas dans leur littéralité, mais dans leur signification. Car les héritiers sont aussi des INVENTEURS.

De sa tombe, au-delà de sa mort, FANON nous dit : « inventons la peau neuve, la pensée neuve l’homme neuf que l’Europe impérialiste a été incapable de faire triompher ». Sa voix clame forte et drue : « gardons-nous de l’attitude stérile du spectateur, éclairons-nous du faisceau quasi-grandiose de l’histoire mais attention, ayons confiance aux masses, aux peuples, comptons sur nos propres forces car la seule vie qui vaille la peine d’être vécue c’est celle-là même qui consiste à participer cérébralement et musculairement à la libération de nos peuples ! » 


Méditons FANON, ruminons-le car : « Nous ne sommes rien sur cette terre si nous ne sommes pas d’abord l’esclave d’une cause, celle des peuples, celle de la justice et celle de la liberté.

 Par Hamidou Dia, philosophe-écrivain ( Texte publié par ContinentPremier, le 28 décembre 2006) - L'auteur qui nous avait confié ce texte est aujourd'hui décédé. Qu'il repose en paix.  

Source:  http://www.continentpremier.com/?magazine=34&article=...

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11/11/2018

11 novembre: La France ne peut pas oublier l'Afrique !

Tirailleurs, Guerre mondiale, Rufisque, Senegal, France, Liberte, Humanite11 novembre 2018:Macron et les "grands" de ce monde devant l'Arc de Triomphe, France: A Rufisque, Sénégal, je salue la mémoire de mon grand père Daouda Wane, l'élégant Tirailleur à la noblesse d'âme !
 
Il y a 100 ans ! Le 11 novembre 1918 , l'armistice est signé à 5h15. Cette date marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Cet accord entre les forces alliées et l'Allemagne à Rethondes (Oise), marque al défaite de l'Allemagne, le retour à la Paix et le jour où l'empereur d'Autriche Charles Ier renonce au trône... mettant fin à plus de 600 ans de règne des Habsbourg sur l'Autriche. Notons que par la loi du 24 octobre 1922, ce jour est déclaré fête nationale à la demande des anciens combattants. Il s’agit de l’une des neuf journées nationales françaises
 
Je regarde encore le visage de mon grand père maternel, le digne héritier des Almamy de Mboumba. Voici Mame Daouda Wane, père de ma mère Mame Arame Wane. Petit fils de l'Almamy Birane Wane, il s'était porté volontaire pour aller faire la guerre en #France. De nationalité française né dans la commune de plein exercice Rufisque, la mythique, le colon français était venu le chercher pour libérer sa patrie la France et participer à la Libération du monde du terrorisme, du fascisme et du nazisme. Voici, le Musulman, le guide, je jeune au sang royal El Hadji Daouda Wane, l'un des rares Rufisquois qui avait le droit de port d'arme à son époque! Erudit fils d'érudit, il était le papa de 8 filles et de 2 garçons avec son magnifique épouse Mame Racky Fall.
 
Nous savons qui nous sommes et d'où nous venons. Mais nous sommes ce que nous entreprenons d'être avec les souffles vivificateurs des énergies que nous découvrons pour que la Lumière éclaire notre chemin ici; hic et nunc, demain... éternellement! Amen! La France ne peut pas oublier l'Afrique ! Elle n'en a pas le droit ! Cette histoire là, comme tant d'autres ne peuvent pas ne pas laisser des traces. L'important c'est ce que l'on en fait. Oublier cependant serait bien une entreprise criminelle. Ce que nos parents ont versé ce n'est que leur SANG mais aussi le Continent a contribué massivement à l'effort des deux grandes guerres par son économie. Les femmes africaines avaient remplacé les hommes dans les champs pour nourrir les troupes! L'Afrique n'a pas que sauvé la France, elle a sauvé encore une fois l'Humanité ! Alger sera même un moment la Capitale de la France Libre !
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com
Courriel: g.ndoye@continentpremier.com

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01/11/2018

Pensées aux morts en cette Toussaint ! Elle fut rouge, en 1954 pour le grand peuple d'Algérie !

Algérie, France, Toussaint 1954, Indépendance, colonie, colonialisme, liberté, Setif, Guelma, de Gaulle 1954, l'Algérie vivait une Toussaint rouge qui allait mettre fin à 132 ans de présence coloniale française dans cette terre considérée alors comme un Département français !!!

Le 1er Novembre? Le jour où les fellaghas d'Algérie, comme je le rappelais, empruntèrent le chemin inéluctable pour la libération de l'Afrique coloniale française ! Oui, oui, oui ! N'en doutez pas ! 1954, on était, certes, à quelques années du Discours historique de de Gaulle à Brazzaville annonçant l'autodétermination, des massacres indicibles perpétrés par l'armée française à Sétif et à Guelma!

Mais c'est effectivement ce jour du 1er novembre 1954 que des jeunes Algériens ont déclenché ce qui sera appelé plus tard la guerre d'Algérie qui prit fin avec les Accords d'Evian et l'indépendance du pays en 1962. Que vient faire l'Afrique noire là dedans, et le Maroc et la Tunisie?

Eh bien, pour notre gouverne, la France décide pour mieux s'occuper de son Algérie française de se débarrasser des deux ailes : le Maroc et la Tunisie à qui elle donna sur un plateau d'argent l'indépendance et pour les pays du Sahel francophone, la France retarde l'échéance et propose la Loi Cadre ou Deferre qui accorde l'autonomie aux colonies et ouvre la voie à leur indépendance entre 1958 et 1960.

De même l'Algérie doit aussi cette indépendance acquise dans le sang à l'exemplaire solidarité des pays d'Afrique nouvellement libres qui ont défendu ses intérêts aux Nations Unies dans ce qui sera appelé la "Question algérienne".

Vous voyez que nous sommes obligés de nous entendre mais faudrait-il nous connaître assez à défaut de nous aimer de nous respecter les uns les autres en nous débarrassant des complexes d'infériorité et de supériorité !

Vive l'Algérie ! Vive l'Afrique !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité à l'ONU - Directeur du Magazine panafricain ContinentPremier.Com 

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21/09/2018

Bruno DIATTA: Le Roi de la Diplomatie Sénégalaise est mort !

BRUNO DIATTA, SENEGAL, TERANGAVa en Paix Monsieur Mystérieux !

Le Sénégal tout entier est en larmes à l'annonce de la mort du Chef du protocole de la Présidence de la République. Bruno, tout le monde l'appelait ainsi! Il était presque un immortel pour nous ! Il a enjambé les pouvoirs de Senghor, de Diouf, de Wade et a servi jusqu'à ses derniers souffles son pays en accompagnant le Président Macky SALL. Grand Bruno a quelque chose de rare: SAVOIR TOUS LES SECRETS DE L'ETAT ET ETRE DISCRET ! Dans un pays de grands haut parleurs et de "m'as tu vu", lui qui en savait presque plus que tout le monde, qui avait le pouvoir, savait magnifiquement se tenir. Bruno, c'est le PROFESSIONNALISME ET L' HUMILITE. Humilité ai je dit pas à trois sous cependant! Il connaissait les Sénégalais notamment ceux qui tournent autour de nos différents Chefs d'Etat et dont certains ne sont que des profiteurs qui n'apportent rien ni à leur pays ni à celui qui a bien voulu les mettre à ses côtés. Il savait sèchement les mettre à leur place ! 
Homme de poigne aussi, oui, oh que oui, demandez à la diplomatie américaine quand on a voulu désarmer les Garde du corps de notre président Abdoulaye Wade alors que Bush est en visite au pays de la Teranga. Bruno les avait renvoyés dans la brousse. 
Il était un SERVITEUR de la NATION ! il était un VRAI serviteur du Sénégal ! Certains parmi nous qui ont accompagné le Chef de l'Etat peuvent témoigner de la grandeur de cet homme. Oui, personne n'est éternellement indispensable et il nous faut passer à la relève mais ce qui est sûr cher Bruno c'est que tu AURAS MARQUE D'UNE TACHE INDELEBILE l'Histoire politique et diplomatique de ton cher pays. 
Va en Paix Monsieur Mystérieux ! Peut être au Seigneur tu lui raconteras tout ce que tu aurais pu dire, tout ce que tu as su garder jusqu'aujourd'hui dans ton tombeau. Repose en Paix Diatta Ndiaye. Je voudrais présenter l'expression attristée de mes sincères condoléances à ta famille, à ton épouse, au Président de la République, au Gouvernement, à l'ensemble du Corps diplomatique et à toutes les citoyennes et aux citoyens Sénégalais. 
Ta silhouette, ton regard doux et puissant nous manqueront. J'espère que ton pays, le nôtre méditera sur ton modèle. Ce pays qui en a tant besoin aujourd'hui plus que jamais !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE
Directeur de www.ContinentPremier.Com

Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies-Genève

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19/08/2018

Pars en Paix grand Annan !

Annan, GENEVE, ONU, ContinentPremier, Ghana, Afrique, journalismeSur cette photo, accompagné de son épouse, avec le grand Ķofii Annan, décédé samedi à 80 ans !
Je garde de bons et grands souvenirs de cet ancien Secretaire général des Nations Unies qui avait pour moi un respect et de l'affection. Il n'ignorait pas que je me battais à mon humble niveau pour que l'Afrique existe à l'ONU dans la presse et que ses véritables préoccupations soient posées avec dignité. Une fois lors d'une conférence de presse on a voulu m ignorer pour éviter mes questions que certains considèrent comme gênantes. A la fin, j'ai insisté il a dit à la Directrice "mais lui là il avait lavé d'abord la main il faut lui donner la parole !"


Quand il me voyait dans n'importe quelle cérémonie il s'avançait toujours vers moi pour me saluer. Mes derniers échanges avec lui étaient empreints d'affection et de considération et ont débuté avec son regard magistral du sage, de l'aîné pour prendre de mes nouvelles.


MERCI POUR LE SERVICE RENDU A L' HUMANITE GRAND KOFI ANNAN.


El Hadji Gorgui Wade Ndoye - ContinentPremier.Com

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17/04/2018

Boris Diop sur Aimé Césaire: "Notre mémoire sera pour Césaire le Panthéon le plus sûr"

 

Aimé Césaire, Pantheon, Boris Diop, France, Martinique, NégritudePoète et écrivain engagé, Aimé Césaire, mort le 17 avril 2008, a créé par la magie de sa poésie une chaine fraternelle qui relie tous les peuples. Il a influencé une bonne partie de l'élite africaine parmi elle le sénégalais Boubacar Boris Diop, écrivain majeur, dont la lucidité, l'engagement et l'envergure rappellent à bien des égards la génération des chantres de la Négritude. Boris Diop revisite les relations entre Césaire, le monde noir, et son ami Senghor. Il s'oppose à la panthéonisation qui ne serait qu'une récupération sordide de la mémoire d'Aimé Césaire.

Continentpremier.Com : Boubacar Boris Diop, pouvez-vous nous dire l'apport d'Aimé Césaire au monde Noir ? 

Boubacar Boris Diop : « Césaire n'a jamais fait mystère de son projet prométhéen. Il est clairement dit dans Le cahier d'un retour au pays natal que la seule chose qui vaille, c'est de “recommencer la fin du monde”.

Cela n'a pas dû être facile et on imagine aisément les moqueries des cyniques invitant celui qui « chantait le poing dur » à un peu plus de retenue.Sans doute lui ont-ils lancé bien des fois, comme paraît-il à tel autre poète : Ne crie donc pas si fort, tu ne feras jamais tomber les étoiles du ciel sur la terre. Eh bien, Aimé Césaire a eu raison de ne pas les écouter. L'écrivain qui a littéralement engendré son pays natal s'est hissé à la hauteur d'un homme-peuple, ce que bien peu de leaders ont réussi à être à notre époque.

J'ai lu quelque part ces jours-ci que Mandela a découvert Césaire en prison. C'est une belle image : celle d'une évasion, forcément réussie, du détenu de Robben Island et de Pollsmoor grâce à la puissance du verbe césairien. Le poète a eu un impact très fort sur la diaspora nègre mais c'est naturellement avec l'Afrique qu'il a été le plus en fusion. C'est à ce point qu'on a tendance, dans les études littéraires, à le classer instinctivement parmi les auteurs négro-africains.

Il est vrai que lui-même se revendiquait, de manière métaphorique, des “ancêtres Bambara”. N'oublions pas non plus qu'il prit avec vigueur la défense de Cheikh Anta Diop quand celui-ci dut faire face dans les années cinquante à une cabale réactionnaire de la Sorbonne. Rien ne symbolise mieux sa relation à l'Afrique qu'Une saison au Congo où il décrit du dedans, comme s'il en avait été lui-même directement victime, la logique d'échec de ces « Indépendances » qui furent, pour ainsi dire, bien indépendantes de la volonté de nos peuples. Et ce texte, on peut en vérité le résumer en une seule phrase, mais terrible : Patrice Lumumba doit mourir. Comme plus tard Sankara, Cabral ou Samora Machel.

Pour Césaire, la tragédie congolaise est emblématique de celle de tout un continent, car l'assassin ne tarde pas à instaurer, en complicité avec de puissants intérêts étrangers, un régime de terreur et de prédation éhontée. La mise en évidence de cette collusion entre élites locales et forces extérieures est essentielle dans son analyse de la réalité politique africaine. De n'en avoir jamais eu une lecture raciale lui a permis de garder intacte la fierté de ses origines.

C'est pourquoi il n'a pas eu besoin de se forcer pour lancer son fameux “Nègre je suis, Nègre je resterai” aux nains qui lui mordillaient les mollets avec de grandes phrases creuses. On peut dire aujourd'hui qu'avec Fanon et Césaire, deux messages de solidarité très forts nous sont venus de La Martinique au vingtième siècle. Ces deux penseurs ont cherché à remettre en place les passerelles chahutées par l'Histoire et nous ferions mieux de nous en inspirer plus souvent, à l'instar du cinéaste haïtien Raoul Peck et de quelques créateurs africains-americains ou d'Amérique latine. »

Que retenez-vous personnellement de Césaire ? 

« En tant qu'écrivain je suis impressionné par la force exceptionnelle de sa langue poétique. Mais il faut savoir que derrière cette apparente fluidité de l'expression, il y a un travail de tous les instants sur chaque mot, une âpre bataille avec les mots pour leur faire rendre gorge. Senghor, qui a été le témoin privilégié de la gestation du Cahier d'un retour au pays natal... écrit que ce fut une “parturition dans la souffrance”. Césaire biffait sans arrêt, revenait sans cesse sur le texte, se fiant plus souvent à la fulgurance des images qu'à leur suggestion de sens immédiate. Et lorsque plus tard avec Moi, laminaire, sa voix s'apaise, ce travail d'épure ne sonne jamais faux, on ne sent à aucun moment le procédé. Le chant césairien n'a jamais rien de vain et si on n'est jamais sûr de la trajectoire du poème c'est parce que celui-ci irradie à l'infini et qu'en elle-même la musique des mots est signifiante. Il est ainsi arrivé à Césaire de forger du sens avec le grondement d'un volcan ou la rumeur des vagues. Ce n'est donc pas seulement beau, c'est aussi très profond. J'aime en particulier ce passage du Cahier d'un retour au pays natal :

Ecoutez le monde blanc horriblement las de son effort immense

ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures

ses raideurs d'acier transpercer la chair mystique

écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites

écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement

Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

Ces mots si pleins de maturité, si décisifs pour comprendre la relation Maitre-Esclave, le poète avait à peine vingt cinq ans quand il les a écrits ! Ce tout jeune homme comprend déjà qu'haïr le maître, c'est encore une façon de l'aimer – amour pervers sans doute mais amour quand même – et de se résigner à son pouvoir. Et ce qu'il nous dit de fondamental, c'est qu'à la fin des fins le véritable esclave n'est pas celui que l'on pense. En somme le mépris de la victime pour la force brute qui l'asservit, c'est le commencement de sa liberté. Je peux vous dire, à un niveau purement personnel, que je discute beaucoup, par e-mail ou de vive voix, avec des jeunes d'Afrique ou d'ailleurs. Ils me demandent des conseils et je leur donne toujours en viatique ces vers-là. Ils leur annonçaient il y a longtemps un monde où leur fierté retrouvée serait la sœur de l'action.

Que retenez-vous du couple Césaire et Senghor ?

« D'abord ce que l'on ne dit peut-être pas assez : une très belle amitié. Juste cela, qui a réellement du prix, cette grande affection mutuelle, au moins aussi forte que leur complicité littéraire et idéologique. S'ils avaient été des esprits mesquins, leur entente n'aurait pas survécu à la féroce rivalité qui amène souvent des écrivains d'une même génération à s'entre-déchirer. Césaire et Senghor auraient pu simplement se croiser sur les chemins de l'exil, en bord de Seine, sans jamais se rencontrer pour de vrai. Ils se sont très vite aperçus qu'ils étaient, au-delà des apparences et des accidents de l'Histoire, d'un seul et même univers, du même peuple noir au corps gravement fragmenté. Leur projet de le remembrer a donné naissance au mouvement de la Négritude. Quand on voit à quel point il est difficile aujourd'hui à des auteurs africains-americains, africains et antillais de se comprendre, ce dialogue paraît d'autant plus précieux et exemplaire. On en arrive parfois à avoir de la nostalgie pour une époque aussi heureuse et finalement bien plus intelligente que la nôtre où les seuls à ne pouvoir même pas se parler, ce sont les opprimés, ceux que le destin a largués sur les rives du néant.

Cela dit, il est souvent arrivé que l'on oppose les deux hommes, en suggérant avec Césaire une sorte de négritude moins portée au compromis, plus à gauche en quelque sorte. La Négritude senghorienne serait, selon cette grille de lecture, lénifiante et pour tout dire réactionnaire. Cette façon de présenter les choses est évidemment confortée par le passage de Césaire au Parti communiste, période de sa vie qui a beaucoup marqué l'écriture du Discours sur le colonialisme. Mais en dépit de tout ce qui semble pouvoir la fonder je ne crois pas, pour ma part, à une véritable opposition philosophique entre Césaire et Senghor. S'il y avait eu de si sérieuses divergences, ils les auraient formulées ouvertement et en toute honnêteté, car ils étaient deux très fortes personnalités. Il me semble que leurs différences de tempérament - et peut-être aussi de formation – ont pu infléchir la voix de l'un ou de l'autre ou lui imprimer un accent particulier, le fond restant le même. Je crois surtout que le Martiniquais et le Sénégalais avaient des expériences radicalement différentes de l'oppression raciale. Il était plus facile à Senghor de se montrer serein. Il faut dire aussi que le mouvement de la Négritude a atteint son apogée pendant la Guerre froide et que cela en a beaucoup brouillé la perception. L'époque rêvait de coupures idéologiques nettes et elle a accouché, paradoxalement, d'une grande confusion sur tous les sujets. »

Pensez-vous que le meilleur moyen de rendre hommage à Césaire est de l'envoyer au Panthéon ? 

« Tout d'abord, si vous le permettez, un mot sur le cas de Senghor : on se plaint souvent qu'il n'ait pas eu droit à des funérailles dignes de sa stature. C'est assez étrange parce que cela signifie que seule la France pouvait lui rendre hommage ! Et ses émouvantes obsèques nationales au Sénégal, c'était des sous-obsèques organisées par un semblant de nation, par un peuple comptant pour ainsi dire pour du beurre ? C'est ce qu'on veut vraiment nous faire croire ? Je trouve cela insupportable. Une autre bizarrerie, c'est que pour réparer cette soi-disant erreur, l'Etat français a juste réussi à se fourvoyer une deuxième fois : il n'a rien fait pour Senghor – très sensible aux honneurs officiels – et il en a trop fait, avec un zèle ridicule, pour Césaire qui méprisait tant ce vain décorum ! Le poète martiniquais avait heureusement pris ses dispositions pour éviter le piège de la récupération politique. Ses obsèques ont eu lieu selon sa volonté. On aurait pu en rester là mais il est à peu près certain que la question reviendra un jour ou l'autre sur le tapis. Tout cela est insensé mais justement la France a des rapports irrationnels avec son passé esclavagiste et colonial. C'est le seul pays d'Europe où une loi vante, dans une sorte de délire juridique abstrait, les bienfaits de la colonisation. Le seul aussi dont le président ne supporte pas d'entendre le mot “repentance”. On n'en a que plus de mal à comprendre tout ce mélodrame à propos du Panthéon. Au-delà des arrière-pensées électorales, a-t-on voulu montrer que Césaire, c'était un “aspect positif de l'action de la France outre-mer” ? Il est difficile de prendre au sérieux ces marques de respect, car rien n'a été négligé pendant plusieurs décennies pour détruire le chef du Parti Progressiste martiniquais. Jacques Foccart – chargé des basses œuvres du général de Gaulle et qui n'a jamais laissé personne tranquille – a monté sans succès des opérations pour le discréditer et le liquider politiquement ; Giscard d'Estaing en visite à la Martinique a jugé indigne de lui d'aller à la mairie serrer la main de Césaire. Il est vrai que le président français de l'époque avait d'autres fréquentations, en particulier un certain Jean-Bedel Bokassa ; François Bayrou, lui, avait rayé des programmes scolaires le Discours sur le colonialisme : cela ne l'a pas empêché d'être en bonne place dans le chœur des pleureuses de Fort-de-France ; de même l'écrivain a été ignoré sa vie durant et ce silence sur son œuvre – terrible, parce que presque normal dans un certain contexte racial – redeviendra très vite la règle. La fausseté des sentiments exhibés lors des funérailles de Césaire n'a échappé à personne. Elle aura presque réussi à nous faire rire en dépit de la gravité des circonstances. Qu'on en juge donc un peu par le trouble jeté dans l'esprit du citoyen français lambda... Ce dernier se réveille un 17 avril et entend des cris de douleur monter de tout l'Hexagone. Il tend l'oreille pour connaître le motif de cette lamentation universelle et on lui dit : « Vous ne saviez donc pas ? L'un des plus grands poètes français de tous les temps vient de mourir ! ». Mais non, il ne savait pas ! Personne ne lui avait jamais signalé l'existence de ce poète nommé Aimé Césaire.

En plus, quand il regarde la télé il voit un Noir pour qui on propose le Panthéon – rien que ça... – et dont les parents disent sobrement : “Non, merci”. Et puis Nicolas Sarkozy veut aller présider ses obsèques nationales et on lui fait savoir qu'il n'est pas vraiment le bienvenu. Il insiste et on lui signifie une claire interdiction de parole. Il y va quand même, toute honte bue. Tout cela pour un écrivain dont personne ne disait presque mot de son vivant ? Pour le coup, le citoyen lambda ne comprend rien au récit auquel on l'invite à adhérer ! Ce bricolage est dangereux, en ce sens qu'il va servir à refouler encore plus profond un examen de conscience devenu pourtant bien impératif. Le plus urgent est peut-être de se demander pourquoi, au-delà de Césaire et de sa famille, toute la Martinique rejette avec dédain les honneurs d'une République supposée une et indivisible. Après tout, le Panthéon, c'est ce que la France a de mieux à offrir à ses fils méritants. On a bien l'impression que certains d'entre eux se sentent aujourd'hui un peu moins ses fils que d'autres. Et il n'est pas étonnant que la déchirure ait été rendue plus visible par la mort de Césaire. Le poète confirme ainsi, même de l'au-delà, sa fonction de révélateur du réel caché.

Sa dépouille mortelle ne sera sans doute pas transférée à Paris et c'est bien ainsi. L'inscription de son nom sur la crypte du Panthéon est toutefois envisagée. Ce compromis serait lui aussi un acte de pure violence. De toute façon notre mémoire sera toujours pour Césaire le Panthéon le plus sûr et le plus digne de son combat pour une humanité plus juste et fraternelle. Et le pays de la loi du 25 février 2005 sur “les aspects positifs de la colonisation” ne sera jamais, à vrai dire, très reposant pour l'âme du défunt. Un des fils de Césaire a parfaitement résumé la situation quand il a demandé au Secrétaire d'Etat chargé de l'outre-mer : “Vous imaginez mon père enterré dans le Vème arrondissement ?” C'est en effet une idée incongrue et tout à fait choquante. »

Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur deS publications Magazine panafricain ContinentPremier.Com

(Entretien exclusif publié pour la 1ère fois dans ContinentPremier le 06 mai 2008))

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08/01/2018

France Gall : Adieu la Sénégalaise !

France Gall, Senegal, France, Babacar, musique,"L'éternelle petite soeur" des Français, à la "fragilité radieuse", l'artiste France Gall comme le décrit si bien le Président Emmanuel Macron était aussi une Sénégalaise dans l'âme. Elle a vécu au pays de Senghor, à l'île de Ngor qui la pleure aussi. Peut être beaucoup même en France et ailleurs l'ignorent ! Et redonnons la parole à M. Macron qui dans un tweet fort à propos déclare: "France Gall a traversé le temps grâce à sa sincérité et sa générosité". Au Sénégal où elle tenait un restaurant et se faisait Nègre parmi les Nègres, la " petite soeur éternelle" des Français avait "adopté" un enfant du nom de Babacar.

"Elle laisse des chansons connues de tous les Français et l'exemple d'une vie tournée vers les autres, ceux qu'elle aimait et ceux qu'elle aidait", poursuit Macron. A titre d'exemple la chanteuse a dédié un morceau magnifique écrit par son compagnon Michel Berger à Babacar. Cet enfant a eu pour mère une jeune étudiante. En adoptant Babacar du Sénégal, France Gall de France se mariera avec le Sénégal éternel ! 

Repose en paix l'artiste !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité auprès de l'ONU - Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

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06/12/2017

Johnny Hallyday: Il s'était confié à moi pour un concert en Afrique !

Johnny Hallyday, Quebec, Canada, Afrique, France, Belgique, Jimmy HendrixLe grand artiste s'en va sans une danse sur la terre d'Afrique. Un regret, sûrement, pour ce monument de la musique mondiale. En réponse à ContinentPremier.Com, site panafricain basé à Genève, aux Nations-Unies, que j'ai l'honneur de diriger, Johnny Hallyday rencontré au festival d'été de Quebec avec son épouse Laetitia se disait enthousiaste à l'idée de faire un concert en Afrique berceau de l'Humanité et des civilisations. Il me disait d'ailleurs que son épouse en serait ravie ! Pars en paix l'artiste qui a eu l'humilité ce jour là de dire par ailleurs qu'il voulait être un grand artiste comme Jimmy Hendrix, ce génie de la musique noire américaine mais rajoutait il, je ne serai jamais un si grand artiste comme Jimmy qui était mon ami.

Photo: ContinentPremier.Com

El Hadji Gorgui Wade Ndoye- Journaliste accrédité auprès de l'ONU- Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

Ici à lire ou à relire l'article avec Johnny Hallyday en juillet 2012 au Quebec.

AU FESTIVAL D'ETE DE QUEBEC: " OUI J'AIMERAIS BIEN FAIRE UN CONCERT EN AFRIQUE."

Publié le, 16 juillet 2012 par El Hadji Gorgui Wade Ndoye

QUEBEC – (CANADA) - L'édition 2012 du Festival d'été de Québec ( 5 au 15 juillet) bat son plein et les Plaines d'Abraham, jadis, terres de guerres entre Américains, Anglais, Français, Québécois, sont devenues le théâtre de grandes joies, de rencontres, d'amour et d'émotions. Ce 10 juillet, la légende vivante de la musique française, Johnny Hallyday y donnait un concert attendu à la suite de son dernier show qui remonte en 1975 ! Avant de monter sur scène et reproduire son fameux spectacle du stade de France, Johnny a bien voulu rencontrer la presse. C'est un ami d'Ottis Reding et de Jimmy Hendrix, sensible et reconnaissant à la vie après avoir échappé à la mort qui répondait à nos questions.

QUEBEC – (CANADA) - L'édition 2012 du Festival d'été de Québec ( 5 au 15 juillet) bat son plein et les Plaines d'Abraham, jadis, terres de guerres entre Américains, Anglais, Français, Québécois, sont devenues le théâtre de grandes joies, de rencontres, d'amour et d'émotions. Ce 10 juillet, la légende vivante de la musique française, Johnny Hallyday y donnait un concert attendu à la suite de son dernier show qui remonte en 1975 ! Avant de monter sur scène et reproduire son fameux spectacle du stade de France, Johnny a bien voulu rencontrer la presse. C'est un ami d'Ottis Reding et de Jimi Hendrix, sensible et reconnaissant à la vie après avoir échappé à la mort qui répondait à nos questions.

Concert en Afrique

Le chanteur français se dit prêt à donner un spectacle en Afrique. «Oui, j'aimerais jouer en Afrique.». Il était juste interpellé vers la fin de sa conférence de presse, et avant même de terminer la phrase son épouse Laetitia arrivait, et comme pour toujours, pour soutenir son mari. Et là, Johnny très fier, nous présenta à sa femme avec ses mots " Ma femme aime l'Afrique. Elle a fait beaucoup de choses avec l'Unicef en direction de l'Afrique." Lætitia avec son sourire acquiesce et appuie. Un des membres de son staff se rapproche et propose de nous laisser ses contacts.

Défense du français

«Je chante en français déjà et je ne sais pas s'il ne faut que défendre la langue française.» nous a -t-il répondu lors de la conférence. Notons que la 45ème édition du Festival d'été de Québec a été ouvert cette année par une soirée dédiée à la Francophonie qui organisait pour la première fois un Forum sur la langue française abrité par la Ville de Québec. Johnny poursuit: « Je suis français et c'est en français que je chante.».

 
Concert et Public

Pour plaire au public québécois, Johnny a fait le même concert que le stade de France qu'il dit d'ailleurs faire un peu partout. Quand les jeunes me voient, ils disent « Johnny comment ça va?» rapporte le chanteur dont la notoriété dépasse des générations de mélomanes. «J'ai commencé à chanter en 1960. Je ne pensais pas durer. Je me disais: prends ton plaisir où il est.». C'est sans compter avec le public, comme l'avoue Johnny, très reconnaissant à ses fans: « Le succès d'un artiste c'est aussi le public.».

Le festival d'été de Québec

Donnant son avis sur le festival de Québec, Johnny Hallyday a dit que c'était le plus grand festival au monde. «C'est un festival formidable comparable à Woodstock. Il en faudrait plusieurs et partout dans le monde. C'est bon pour le public autant que pour les artistes.» suggère le Rockeur français.

Bonheur et Retour sur la scène

La rencontre avec Mathieu Chedid, l'auteur compositeur plus connu sous le nom d'artiste -M- redonne à la mega star internationale le goût de faire de la musique. « Hospitalisé, en coma pendant trois semaines, j'avais perdu ma voix. Je vous révélerai que j'avais une grande dépression.». Pendant cette période, souligne l'artiste très philosophe: «Ma grande peur c'était de ne plus voir mes petits enfants grandir.». Pour l'artiste, «le plus grand bonheur est de se réveiller le matin.». Alors qu'il pensait aller à la retraite, Mathieu Chedid lui propose de faire un album. Chedid, lui a « redonné envie de travailler et de refaire de la musique.». «L'album que nous avons fait n'a rien de «commercial» souligne Johnny Hallyday qui a martelé «Nous avons joué pour notre bonheur.».

Rituel avant de monter sur scène

«Avant d'attaquer en scène, je suis nerveux. Je retarde le moment. Je n'ai pas de rituel particulier. Je salue les premières personnes que je vois, cela peut être n'importe qui, un balayeur etc...».

 
Jimi Hendrix

«Je voulais faire quelque chose en mémoire de Jimi Hendrix. Je sais que je ne serai jamais un aussi bon artiste que Jimi Hendrix. Nous étions des amis. Je l'ai rencontré en enregistrant à Londres avec Ottis Reding. J'entendais Hendrix jouer, je n'avais jamais entendu quelqu'un jouer aussi bon la guitare que lui. Jimi Hendrix est un héros de la guitare. Il y en a peu comme lui.». «Je tenais donc à faire une chanson sur lui par rapport à sa mémoire».

 
Le sport

«Je fais du sport régulièrement. Je ne le fais pas pour commencer une tournée ou monter sur scène. A partir d'un certain âge, il faut faire du sport. C'est important sinon on risque de vieillir plutôt et comme on dit c'est avec l'effort qu'on obtient des résultats.»

Propos rassemblés, à Québec, par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications.

Source: ContinentPremier.Com

Lien de l'article: 

http://www.continentpremier.com/index.php?magazine=64&...

 

 

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15/05/2017

OLIVIER GUENIAT EST MORT : UNE GRANDE TRISTESSE !

OLIVIER GUENIAT, NEUCHATEL, SUISSE, JOURNALISME, DROGUE, Voici un brillant policier suisse. Voici, un homme qui était d'une très grande loyauté à son travail. Voici un homme qui était juste avec les Africains, les Noirs. J'avais du plaisir à l'interroger. Il était un intellectuel d'abord avant tout rapport et avait une vision claire notamment sur l'entreprise de la Drogue en Suisse. Je disais souvent lors de mes interventions à l'Ecole de journalisme de Lausanne à mes collègues suisses stagiaires si vous voulez les vérités sur la drogue en Suisse allez voir le Commissaire Gueniat. Il aurait mis fin à ses jours, cet après midi selon un communiqué de la police neuchâteloise qui regrette sa disparition, " une énorme perte". A sa famille, à la police suisse, je présente l'expression de mes condoléances attristées.

Pars en paix cher Olivier ! 

photo: keystone.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - ContinentPremier.

 

LE COMMISSAIRE DE NEUCHATEL, OLIVIER GUENIAT, SUR LES TRACES DES DEALERS

Par Egwn

Vaste débat, il y a encore énormément de choses à dire sur le sujet hypercomplexe de la drogue et de la criminalité des étrangers. Le marché de la drogue est caractérisé par son dynamisme, sa souplesse et sa capacité à s’adapter à des contraintes changeantes. Le dernier rapport mondial sur la drogue informe que près de 185 millions de personnes, soit près de 3% de la population mondiale, ou 4.7% de la population entre 15 à 64 ans sont consommatrices de drogues.  

Le cannabis est en tête de la consommation mondiale avec près de 150 millions de clients, suivi par les ATS (près de 30 millions pour les amphétamines, notamment la méthamphétamine et amphétamine et 8 millions pour l'ecstasy). Approximativement près de 13 millions de personnes consomment la cocaïne, et 15 millions pour la famille des drogues type héroïne, morphine, opium, les drogues synthétiques (dont 9 millions pour l'héroïne). L'argent de la drogue bénéficie spécialement aux Etats - Unis et l'Europe. En ce qui concerne les profits réalisés par les trafics, la "revue dépendances" nous renseigne que, le Groupe d’action financière internationale (GAFI), créé et composé par les membres du G7, estime à 35 milliards de dollars le produit de la vente de cocaïne (contre 75 milliards pour le cannabis et 12 milliards pour l’héroïne). Sur ces 35 milliards, seuls 1.5 milliards iraient au Pérou et 750 millions à 1 milliard seraient changés en monnaie locale ; 1.5 milliards iraient en Bolivie, dont 500 à 700 millions seraient injectés dans l’économie locale, et 5 milliards iraient aux barons de la cocaïne colombienne qui utiliseraient environ 1.5 milliards dans l’économie nationale. Ainsi réparti, le revenu total des pays producteurs avoisinerait les 8 milliards de dollars, alors que 27 milliards correspondraient aux bénéfices réalisés dans les pays consommateurs, essentiellement aux Etats-Unis et en Europe. 
Comment faire face au problème de la drogue? Peut - on rassurer les populations suisses en ce domaine? Le commissaire de la police de Neuchâtel, Olivier Guéniat, docteur d'Etat, spécialiste doublement avisé, répond en toute honnêteté à nos questions. 

Qui sont les dealers?

Cela dépend du type de drogue. Pour l'héroïne, il s'agit en majorité de la communauté albanophone et turcophone (de manière marginale arabophone). Pour la cocaïne, il s'agit en majorité de la communauté d'Afrique de l'Ouest (surtout du Nigeria pour le trafic européen) et de manière traditionnelle de la communauté d'Amérique du Sud ou hispanophone, mais aussi arabophone (Liban, Maghreb). Pour le haschisch, il s'agit en majorité des communautés du Maghreb, d'Espagne et du Portugal, mais aussi de Hollande. Pour la marijuana, il s'agit en majorité de la communauté suisse. Pour les drogues entactogènes (ecstasy), il s'agit en majorité des communautés anglophones, allemandes, hollandaises et belges, espagnoles et suisses. Pour les amphétamines et méthamphétamines, il s'agit en majorité des communautés thaïlandaises, vietnamiennes, suisses et des pays d'Europe du Nord (Hollande, Allemangne, etc) et de l'Est (Pologne, Lituanie, Estonie, Russie, etc).

Suite ici: 

http://www.continentpremier.com/index.php?magazine=9&...

 EL HADJI GORGUI WADE NDOYE - Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies. Directeur du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

 

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08/03/2017

Femme : Je te dirai !

Femme, Egalite, complémentarité, 8 marsJe te dirai : je suis, parce que tu es.

Je te dirai : tu es mon égale supérieure.

Femme tu es faite, comme je le suis, pour être ton complémentaire.

Je te dirai juste je souhaite être ton complice.

Permets moi juste d’être ton compagnon dans le long combat de la vie.

Tu es la Vie.

Dépositaire du souffle divin tu en es la protectrice, la nourricière et la multiplicatrice.

Je te dirai avec force élégance ma faiblesse voilée dans une carapace de muscles.

Je crie fort, je gueule, j’élève la voix car ta douce voix me terrasse et m’éblouit.

Ton regard savant perce mes mystères, comme ton silence secoue comme un tonnerre.

Femme, je serai le chevalier éternel, le soldat au myocarde blessé qui ne mourra pas devant ta magnanime Majesté !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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09/02/2017

‘’Etre écrivain en Afrique, c’est écrire-en-vain.’’

Williams Sassine, Boris Diop, Malhily Gassama, Fodéba Keita, Camara Laye, Sori Kadia Kouyaté, Ibrahima Baba Kaké, Tamsir Niane, Tierno Monénembo, Sorbonne, Guinée, Liban, Beaucoup de jeunes africains auraient de la peine à reconnaître cet homme (Photo) ! Pourtant à sa mort, le 9 février 1997, "la plume à la main", La Sorbonne a tremblé et lui rendit un vibrant hommage.


Voici un grand intellectuel du Continent qui a grandement marqué sa Littérature d'expression française. Voici l'écrivain marginal, voici le digne faiseur de mots, voici le métis culturel, voici le fils de Kankan, voici le fils du Liban, voici, l'Africain, l'universaliste, le Guinéen: Williams Sassine. Il fait partie du cercle restreint d’illustres écrivains guinéens à l’image de Fodéba Keita, Camara Laye, Sori Kadia Kouyaté, Ibrahima Baba Kaké, Djibril Tamsir Niane, Tierno Monénembo.


Mon ami et confident Boubacar Boris Diop a beaucoup parlé de lui lors de son discours d'ouverture à l'Université de Genève. Williams Sassine avait lâché un jour : ‘’Etre écrivain en Afrique, c’est écrire-en-vain.’’ Ce jugement à l’emporte-pièce a donné lieu, l’on sen doute, à de chaudes disputes. Elles n’en sont pas moins restées fraternelles et ont beaucoup amusé le malicieux Sassine, grand dérangeur devant l’Eternel, expliquera le grand Boris qui poursuivait "Le propre de formules aussi lapidaires est de ne jamais emprunter des chemins trop sinueux et sans doute Sassine allait-il un peu vite en besogne", avant de marteler: "Les poètes, dramaturges et romanciers africains ont écrit, au propre comme au figuré, l’histoire du continent au vingtième siècle".


« Cet enfant de Guinée est sinon le meilleur, en tout cas un des illustres romanciers africains de sa génération », déclarait l'écrivain et ancien Ministre de la Culture du Sénégal Makhily Gassama.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye- ContinentPremier.Com.

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05/01/2017

Martine Brunschwig Graf Femme de l'année 2016.

Martine Brunswig Graf, CFR, anti racisme, Suisse, commission fédérale contre le racisme, Femme de l'annéeLa Genevoise succède ainsi au Pape François qui a été désigné l'année dernière Homme de l'Année par le magazine panafricain ContinentPremier.Com. Conseillère d’Etat de la République et Canton de Genève de 1993 à 2005, conseillère nationale de 2003 à 2011, Martine Brunschwig Graf, est depuis 2012 la Présidente de la Commission Fédérale Contre le Racisme (CFR). Son travail est utile et elle le mène avec courage et dignité. Alors qu'on avait tendance à banaliser le racisme en Suisse, elle a fait usage de son autorité, de ses expériences politiques, de sa qualité de scientifique et de son histoire en tant que Juive et humaniste des atouts pour combattre le monstre hideux !
 
Qui ne se rappelle pas de la visite de l'ancien Rapporteur des Nations-Unies sur le racisme, le philosophe sénégalais Doudou Diène à qui certains ministres suisses soufflaient dans l'oreille : "Ici, il n y a pas de racisme. Le système suisse est compliqué" pour dégager en touche toute responsabilité. Doudou Diène, redoutable expert occupa largement les journaux à l'époque. Certains politiciens de l'UDC l'avaient traité de " petit Sénégalais venu nous donner des leçons!" Face au déni, le Conseil fédéral prit, heureusement, ses responsabilités.
 
La Commission fédérale contre le racisme documentera avec méthode le racisme notamment anti-Noir, se présente comme médiateur quand il le faut, dénonce sans ambages toutes les formes de racisme créant ainsi depuis l'arrivée de Brunschwig Graf de meilleurs rapports avec les organisations anti racistes.
 
Sur la stigmatisation de l’Islam assimilé au terrorisme, elle a dit clairement, à qui veut l’entendre : «J’ai lu le Coran avec des commentaires. Je n’ai pas vu le rejet des autres religions. »
 
Sur le conflit Palestine-Israël, elle soutient la solution de deux Etats distincts, reconnus mutuellement et par tous les Etats du Moyen-Orient, vivant dans une paix durable.
 
Concernant la liberté de la presse qu’elle souhaite totale, libre et responsable, elle a osé attirer l’attention sur les indignations sélectives à la suite de l’horrible attentat à Charlie Hebdo: « Mais cela doit nous rappeler que d’autres personnes, militantes de la liberté d’opinion et de la défense des droits et de la dignité humaine sont emprisonnées, torturées et tuées dans un silence assourdissant un peu partout sur notre planète.»
 
On sait pourquoi, elle a fait sienne cette belle philosophie de Fernando Savater dans Poltique à l’usage de mon fils : "La liberté, c'est le contrôle de soi: ou bien chacun a auprès de soi un policier, un médecin, un psychologue, un maître, voire un curé, qui lui dicte dans chaque cas ce qu'il doit faire, ou bien nous prenons la responsabilité de nos décisions et nous sommes de la sorte capables d'affronter les circonstances pour le bien et pour le mal."
 
Contre la banalisation du racisme, elle a tancé Sepp Blatter,l’ancien patron de la FIFA : « Après avoir soutenu une action contre le racisme pendant le Mondial 2010, Blatter l’a banalisé en déclarant: «Sur le terrain, on dit parfois des choses qui ne sont pas très correctes. A la fin du match, c’est fini et on peut se comporter mieux au suivant ». « C’est choquant et déplacé de laisser entendre que cela se règle par un simple serrement de main à la sortie du match!», regrettait-elle.
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE- Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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17/10/2016

17 octobre 1961 : Le jour où la Barbarie et la Sauvagerie nimbées d'un Racisme infernal ont envahi la Seine à Paris !

Cette belle France qui était depuis 1830 en Algérie pour une mission " civilisatrice" a montré son dessein à travers un Préfet démoniaque Maurice Papon qui lança sa horde policière sur les Algériens qui furent simplement tabassés et jetés comme des poupées gonflables sur la fameuse Seine ! Imposer un couvre feu aux Nord Africains assimilés aux combattants du FLN (front de libération nationale) qui prit en 1954 les armes pour la liberté de l'Algérie alors considérée comme un Département français par la France. L'Histoire est têtue ! Très têtue même si on veut aujourd'hui pour les racistes comme ce triste Eric Zemmour et leurs commanditaires faire comme si rien ne s'était passé ! Comme si tout est blanc partout ! Et ce n'est surtout pas avec le mensonge ambiant actuel sur l'Islam et sur les Musulmans qu'on arrivera à effacer les pages sombres de cette histoire honteuse de la France !

A toutes et à tous, nous ne vous oublions pas ! Vous êtes morts pour l'idéal de la Liberté et de la dignité humaine face à une idéologie raciste et meurtrière !

Gorgui Wade Ndoye.

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21/04/2016

Prince est mort: il est venu 3 fois à Montreux et a rendu hommage à Claude Nobs !

 

PRINCE, LOVE SYMBOL, Prince Rogers Nelson, Grammy, Claude Nobs, Montreux Jazz, Festival, SuisseL'artiste Prince Rogers Nelson plus connu sous Prince, serait décédé, à Minnesota, à la suite d'une grippe. Il était âgé de 57 ans et a gagné 7 Grammy Awards ! ". Il connaissait bien la Suisse a joué au Montreux Jazz Festival où il avait Carte blanche dans la présentation de ses concerts. Tout y était mystère à l'image du personnage venu en 2007, 2009 et en 2013. Il a rendu un vibrant hommage au fondateur du Montreux Jazz Claude Nobs en interprétant sa chanson fétiche  «Purple Rain». Il dira de Nobs : " Nous ne t'oublierons jamais!". Aujourd'hui, c'est lui qui s'en va au ciel rejoindre la pluie, rejoindre les souffles invisibles. Il rend ainsi orphelin "Purple rain", " Kiss" de beaux morceaux qu'on aime à fredonner pour leur beauté!

Oh la vie, ni l'argent ni le succès, ni la misère n'empêchent de mourir ! Que nos actes, notre coeur, soient purs pour que ce qui reste de nous s'élève dans l'Eternité afin que celles et ceux qui nous aiment et qui nous suivront et nous mêmes puissions partir dans la tranquillité de l'âme!

Va Prince ! Le Grand Seigneur t'attend !


Pensées à tous nos morts !

 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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08/03/2016

Femmes, je voudrais vous dire !

Femme, 8 mars, égalité, solidarité, complémentarité, respect, humanité, OdeFemmes, je voudrais vous dire.

Je n’ai point les mots pour vous dire.

Ma nuit devient si longue cherchant à vous dire.

Mes phrases sont sans mot et je voulais vous dire.

Dire que sans vous, je ne suis pas.

Dire que vous avez permis mes premiers pas.

Dire que vous m’avez porté, bercé, fait de moi un Humain.

Dire que grâce à vous, je sais que mes combats ont un sens.

Vous dire sans vous pas d’Humanité.

Vous dire Pardon de ce que les hommes ont fait de ce monde.

Femmes, je voulais juste vous dire : je vous Aime.

Vous dire qu’avec vous l’Humanité sera ou ne sera pas.

Votre dévoué admirateur et fidèle serviteur, El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Journaliste sénégalais accrédité auprès des Nations-Unies-Genève. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

(Pensées pieuses, en ce Jour le vôtre à ma Mère, Mame Arame, mer de mystères. Qu'Allah l'Accueille au paradis ainsi que toutes celles et ceux qui l'ont devancé et ou la suivront dans le sommeil éternel des Justes. Amiin)

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16/07/2014

Nadine Gordimer : Femme Blanche, Femme Juive, je te salue !

Gordimer,  Mandela, israël, afrique du sud, étoiles, apartheid,

Femme blanche, femme belle, femme juive, femme lumineuse, retrouve ces étoiles éternelles qui ne mentent pas !

Nadine Gordimer, file paisiblement vers les étoiles, Femme d'Honneur, Combattante contre l'Apartheid.

Toi fille juive, blanche, fille d'émigrés, tu n'as point oublié le sens de la vie : sa Sacralité, l'Egalité de tous les hommes en Dignité 

Adieu, Prix Nobel de la Littérature, Adieu Femme Juste, Amie de notre très cher Nelson Mandela. 10 mois après sa mort tu as rejoint un de tes compagnons de lutte contre la Misère faite système par une cohorte d'individus écervelés qui pouvaient se donner la joie et s'offrir la plus belle pirouette comme aujourd'hui Israël de tuer autrui uniquement pour sa différence !

Voici ce qu'elle disait dans une interview après la fin du régime ségrégationniste en Afrique du Sud : "L'apartheid a détruit la culture de la majorité du peuple, les langues africaines, qu'il faut revitaliser par tous les moyens, la capacité des gens pour pouvoir trouver leur propre expression, et bien d'autres choses. C'est l'heure, à présent, d'élaborer quelque chose de positif. Mais c'est un phénomène qui n'est pas propre à l'Afrique du Sud."

Mais tout a une fin et tout se passe et s'efface en laissant des traces. Tu as pour ta part élevé ton nom en assumant simplement avec courage un fait indéniable : tous les hommes sont égaux et ont droit à la vie, à la dignité et à l'espoir de vivre paisiblement dans leur quête du Bonheur. Nous ne t'oublierons pas chère Nadine Gordimer !

El hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste accrédité au Palais des Nations-Unies-Genève, Directeur des publication du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

 

 

 

 

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06/03/2013

Chavez : la mort d'un homme de convictions qui aimait l'Afrique !

hugo chavez, mort de hugo, vénézuela, chavez et l'afrique, cancer"...Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.... "

 
Et voici sa lettre à l'Afrique écrite le mois dernier :
 

Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique (21 février 2013) : «formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes»

Publié par Venezuela infos, le 24 février 2013

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc…), les latino-américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée. La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1955…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ».

Lorsque le président brésilien Lula da Silva signa avec la Turquie un Pacte appuyant le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire civile et qu’il critiqua « l’ ingérence des occidentaux dans les élections et dans la vie politique de l’Iran », quand les présidents Evo Morales, Cristina Fernandez ou Rafael Correa notamment, signent d’importants traités et contrats avec les iraniens, ils ne font qu’appliquer ce qu’il y a plus de trente ans un certain Régis Debray conseillait au prince à propos des pays du « socialisme réel ». Plutôt que d’entrer dans le Disneyland de la Guerre Froide en les ostracisant, développer une stratégie plus subtile et plus ambitieuse, garder des relations politiques et diplomatiques avec eux, pour les influencer dans le bon sens et garder son mot à dire.

En Amérique Latine, la concrétisation par des gouvernements de gauche de la démocratie participative, des droits de la femme, de l’éco-socialisme, etc… ne peuvent qu’influencer dans le bon sens la construction d’un monde multipolaire des trois-quarts de l’humanité. On ne peut qu’être frappé en comparaison par le néant idéologique qui caractérise le discours de gouvernants européens devenus simples « commis de commerce » vis-à-vis des nations du Sud (voir le récent sommet UE-CELAC à Santiago du Chili).

Lorsque les occidentaux (y compris de gauche) raillèrent et rejetèrent la proposition de nombreux gouvernements latino-américains, soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), d’entamer des pourparlers diplomatiques en Libye afin d’éviter une guerre meurtrière, la présidente argentine sut exprimer le sentiment d’un continent : « Quand je vois les gens dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je suis fière d’être latino-américaine ».

 Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)

Caracas, 22 février 2013.

Frères et sœurs,

Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce III° Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples. Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.

De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances. Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XX° siècle.

Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio « Lula » da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (1).

Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : « Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-même ». Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce III° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce II° merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Venezuela, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta. Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

Depuis le Venezuela, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat Permanent de la Table Présidentielle Stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ont eu comme objectif principaux de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIX°, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Venezuela s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Venezuela réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : « Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne. » Notre Gouvernement renouvelle, en ce III° Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée Equatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposées à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita. Energie, Education, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples. Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Venezuela, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce III° Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles. Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : « Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens ».

Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : « Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable. »

Vive l’union sud-américaine et africaine !

Vive l ’ASA !

Jusqu’à la victoire toujours !

Nous vivrons et nous vaincrons !

Hugo Chavez Frias

Note :

(1) ASA : América del Sur/Africa.

Traduction Gaston Lopez

10:05 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

28/02/2013

Lettre à Monsieur Stéphane Hessel-(1917-2013) par Christian David de UN-Special

Shessel.jpgJe vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Cher Monsieur Hessel,

Au moment de vous envoyer cette lettre, j’ai pensé que la publier dans ce magazine serait peut-être la meilleure façon de vous la faire parvenir.

Je vous croise pour la première fois dans les années 1990 alors que vous représentez la France à la Conférence des Droits de l’Homme. Je ne vous connais pas, je ne connais pas grand-chose sur l’ONU. Je suis frappé par votre silhouette d’apparence fragile et par cette étonnante force et cette aura qui émanent de vous dès que vous vous exprimez.

Grâce à cette rencontre je commence à me familiariser avec l’Organisation. En suivant votre parcours grâce aux livres que vous aviez publiés, aux articles dans la presse, je comprends la signification du mot engagement.

Lors de mon arrivée à l’ONU, puis plus tard avec la charge occupée dans le magazine, je pense souvent : « qu’aurait fait Stéphane Hessel ?» face aux quelques contrariétés, trahisons, attaques personnelles et à chaque fois, dans mon imagination, j’entends votre voix.

Votre message n’a jamais changé : ni haine ni ressentiment malgré toutes les épreuves, voire les abominations que vous avez eu à subir et toujours un message extrêmement optimiste et positif sur la nécessité de continuer à défendre les valeurs  et les objectifs de l’Organisation  des Nations Unies envers et contre tout.

Je réalise mon rêve d’entretien avec vous pour le magazine publié en janvier 2012 . *Arrivé avec une heure d’avance à votre hôtel, je suis anxieux et tendu, par crainte de ne pas être à la hauteur. Et puis, nous parlons, sans aucun langage convenu, de votre histoire qui se confond avec celle de l’ONU, d’indignations, d’engagement, de littérature, de l’importance de la famille et de l’amitié. Ce moment  est intense.

Profiter, avec jubilation et gourmandise de chaque jour que vous offrait la vie était votre credo depuis  votre évasion d’un camp de la mort. Cette perception de cadeau quotidien était peut-être encore plus présente à la fin de votre vie.

Je voulais donc respectueusement, parmi tous ces hommages rendus, vous adresser un remerciement sincère, affectueux et vous signifier que le siècle, que vous avez traversé de votre lumineuse et digne présence, sera à jamais marqué par votre empreinte qui perdurera auprès des générations futures.

*http://www.unspecial.org/2012/01/entretien-stephane-hessel/

 

18:06 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stephane hessel, christian david, un special, nations unies, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

12/04/2012

Ahmed Ben Bella : Un homme qui refusa toute sa vie d’être raciste envers ses oppresseurs français !

 

Ahmedbenbella.jpgAu Peuple d'Algérie Frère et à tous les Africains, mais aussi à ses amis français, je présente mes condoléances pour le rappel à Dieu d'Ahmed Ben Bella, le premier Président de l'Algérie libre. Je voudrais respectueusement m'incliner devant sa mémoire pour la lutte mémorable qu'il a menée avec les autres Algériens pour la libération de leur pays sous joug colonial.

Je ne vous dirai pas que s'il n'y avait pas cette guerre que les différents gouvernants français nommaient honteusement la crise d'Algérie, l'Afrique Noire ne serait jamais libre, en tout cas, et clairement dans les années 60.

La Loi cadre ou Defferre a été précipitée en 1956 pour mieux s'occuper de l'Algérie dite française. Le Maroc de même que la Tunisie ont été libérés pour mieux s'occuper de l'Algérie! Mais ces deux nouveaux Etats ont fait jouer les liens de sang, la fraternité religieuse pour soutenir le FLN et éviter l'encerclement des Fellaghas!

Des Sénégalais ont été envoyés pour casser de l'Algérien, ils étaient Musulmans pour certains mais ils luttaient pour l'intégrité territoriale de leur patrie: la France qui allait de Dunkerque à Mostaganem!

Aux Nations Unies les Africains s'étaient divisés en pro Français et pro Algériens. Les nouveaux Etats africains indépendants ont eu des postures différentes quant à la question algérienne. Entre Africains on s'est même traités de traitres selon qu’on est pour ou contre la cause algérienne! C'est dire la centralité de la question algérienne à l’époque dans les relations internationales!

Et contrairement à ce que certains ont soutenu, Léopold Sédar Senghor, l’ancien président du Sénégal et futur membre de l’Académie française celui-là même qui a corrigé la Constitution française de 1946 était bien pour l'Algérie indépendante. Sur ce dossier il était sur la même ligne que son ancien premier ministre et rival Mamadou Dia.

 

L'autre secret c'est qu'effectivement l'une des raisons fondamentales de la séparation du Mali ( ancien Soudan français) et du Sénégal est liée à la crise algérienne. Le Général de Gaulle avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la Fédération du Mali.

Ben Bella un homme du pardon

Je retiens de Ahmed Bella que j’ai rencontré deux ou trois fois à Genève et qui m’a fait le plaisir de me recevoir longuement en tête dans son bureau à la Fondation Nord Sud Développement, cet homme qui a refusé jusqu’à la fin de sa vie de détester ceux qui avaient opprimé son peuple, ceux contre qui il s’est battu. Lors de la préparation de Conférence de Durban à Genève, il me confiera : « Je ne peux être raciste.». Je lui ai fixé un regard profond pour lui dire sans ouvrir ma bouche et pourquoi et comment ? Le sage africain, me dira alors : « Vous savez quand nous luttions pour notre indépendance des Français étaient aussi avec nous. Et quand j’ai failli être tu Saumure, ce sont des Français comme Jean Paul Sartre qui m’ont sauvé la vie. »

Il s’appelait Ahmed Ben Bella. Musulman, résistant face au colonialisme c’est-à-dire la domination de l’homme par l’homme. Il avait 95 ans. Il est Algérien. Il est né Français. Il meurt chez lui en Algérie algérienne auprès de sa famille.

Repose en paix Doyen

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais accrédité aux Nations-Unies, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com