09/07/2012

LA FRANCOPHONIE PLURIELLE A L'ASSAUT DU MONDE.

FrancophonieFORUM.jpgLe premier forum mondial de la langue française ouvert le 2 juillet par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie a pris fin le 6 juillet dans une ambiance de fraternité et de fête. La 45ème édition du Festival d'été de Québec qui s'est mis aux couleurs de la Francophonie des peuples a pris le relais en consacrant toute une soirée à la musique francophone. A l'occasion un message émouvant de l'ancien Président du Sénégal a été lu par le canadien Michel Audet , Commissaire général du Forum devant les festivaliers drapés des couleurs des différents pays membres de l'OIF.

CLOTURE EN APOTHEOSE DU PREMIER FORUM MONDIAL DE LA LANGUE FRANCAISE: LA FRANCOPHONIE PLURIELLE A L'ASSAUT DU MONDE.

QUEBEC- (CANADA)- Mille trois cents personnes présentes pour huit cents prévues et malgré des refus de visas notamment des ambassades canadiennes de Nairobi et d'Accra, 104 pays représentés, des discussions ouvertes et de haut niveau avec à la clé 15 fortes propositions sur la table des Chefs d'État de la Francophonie qui se réuniront en octobre prochain à Kinshasa, le premier Forum mondial de la langue française est une «réussite», annoncent les organisateurs. Satisfaction et soulagement, les mots sont de Clément Duhaime, Administrateur général de la Francophonie qui en l'absence d'Abdou Diouf rentré vite à Paris pour des raisons familiales a su superviser de main de maître le Forum des indignés de la langue française.

Les représentants de la jeunesse du monde francophones, des jeunes qui occupent des positions dans leur communauté qui leur prédestinent à un avenir de leadership, note Michel Audet, ont marqué ce Forum historique abrité par la province du Québec, berceau de l'Amérique francophone.

En 2010 à Montreux, les Chefs d'Etats de la Francophonie avaient confirmé la proposition faite par le Secrétaire général de l'OIF d'organiser un forum citoyen et ouvert sur la langue française .Entre temps, un rapport sur la langue française était rendu publique. «Un pari risqué, on nous disait qu'on n'allait pas mobiliser les gens.», rappelle Clément Duhaime qui souligne qu'un un Commissaire général a été nommé avec une équipe formidable «que nous avons appuyée dès le départ.». Malgré le peu de temps qui leur a été donné entre Montreux et Québec, l'équipe du Haut Commissariat du Forum dirigé par Michel Audet secondé par le Sénégal Rémy Sagna a accompli un travail de titan qui a été reconnu par tous. Des jeunes sont venus de la Palestine, de Chine, d'Argentine etc, pour créer des liens, des amitiés et bousculer les convenances diplomatiques afin d'insuffler un nouveau départ à la Francophonie leur patrimoine commun. « Nous avons organisé ce Forum en enlevant le filtre politique et le filtre diplomatique avec une programmation ouverte qui a permis aux jeunes francophones de s'exprimer très librement» a martelé Michel Audet qui a insisté sur les thèmes abordés: mobilité des jeunes, des gens d'affaires, des chercheurs, des artistes..., multilinguisme, la valorisation de la langue française sur le continent africain et au Québec, le développement des capacités ( écoles, enseignement supérieur, le numérique).

En réalité, à défaut d'avoir un prochain Secrétaire général de la trempe du Président Abdou Diouf, l'OIF qui fait face à un grand défi lié au recul du français dans les instances internationales devra se doter d'un programme fort pour susciter plus d'adhésion et marquer de son empreinte humaniste la mondialisation.

Rendez-vous dans 3 ans

Pour faire suite aux grandes idées développées à Québec, la proposition de la tenue d' un deuxième forum a été émise. Dans les couloirs on annonce même que Bertrand Delanoé, Maire de Paris très présent à ce Forum sur la langue français a fait part de son intérêt que Paris soit l'hôte du prochain Forum. Il s'agit donc de ne pas casser l'enthousiasme particulièrement celui des jeunes, a souligné Clément Duhaime qui a dit aux journalistes à la conférence de presse de clôture que: «Le Secrétaire général de l'OIF a pris la décision de dire au Sommet de Kinshasa qui se tiendra en moins de 100 jours, il y aura un deuxième forum dans 3 ans car Il y a urgence d'agir pour justement faire du français l'une des plus grandes langues mondiales.»

Photo: Site du Forum de la langue française, ici le Public au lancement du festival d'été de Québec à la soirée Le français d'abord!

TEXETE: El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com, Observateur de la langue française aux Nations Unies à Genève www.francophonu.org

07/07/2012

Une indignation légitime pour la défense de la langue française

gorguiWadeNDOYE.jpgLe Forum des indignés de la langue française ouvert le 2 juillet 2012 par le Secrétaire général de la Francophonie a pris fin le 6 juillet 2012 à Québec, berceau de l'Amérique francophone. La tenue de ce premier forum de la langue française qui a réuni 1500 personnes de 104 pays a été voulue par les Chefs d'État de la Francophonie sur initiative du Président Abdou Diouf Secrétaire général de l'organisation internationale de la a Francophonie.

Une quinzaine de propositions sur la Table des Chefs d'État de la Francophonie. Des jeunes ont porté haut le flambeau de cette francophonie plurielle, celle des peuples. La Francophonie comme expression d'un humanisme vivant qui souhaite apporter sa promesse dans la redéfinition des relations des hommes entre eux des peuples entre eux par le truchement de langue française. Cette langue est pour nous Africains un héritage, l'autre parle de butin de guerre, un autre d'outil de notre aliénation, encore un autre un moyen pour nous peuples de la polyphonie un outil singulier de nous adresser au reste du monde. La langue française du Sénégal certes le plus proche de celle de France n'est pas celle du Québec ni de la Suisse, ni celle de la Côte d'Ivoire...

Chaque peuple a su dompter par son tempérament cette langue pour la débarrasser de toutes scories dominatrices pour en faire sa langue. Une langue qui peut certainement être en conflit avec nos langues nationales si l'on fait une analyse rapide et superficielle de sa prégnance dans nos sociétés, mais c'est oublier le message subliminal de la diversité que véhicule non seulement cette langue mais la Francophonie telle que définie par Léopold Sedar Senghor qui demandait d'installer d'abord confortablement le nouveau né dans sa langue maternelle. Défendre cette langue n'est pas soutenir un colonialisme français moribond ni lutter contre cette belle et exaltante langue de Shakespeare que nos enfants ont tout intérêt à apprendre pour multiplier leurs relations avec le monde. Pour ma part je me réjouis de pouvoir parler français, de travailler en anglais, de prier en arabe, de rêver en Wolof, de sentir l'espagnol, d'entendre même le chinois en ouvrant mes oreilles et mon cœur à autrui.... N'est ce pas, vous aussi ?

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journalsite, Observateur de l'utilisation de la langue française aux Nations Unies et dans les organisations internationales.

 

06/07/2012

DESTRUCTION DE MONUMENTS HISTORIQUES A TOMBOUCTOU: LA MINISTRE CANADIENNE DE LA CULTURE DÉNONCE UNE DÉCISION INACCEPTABLE.

DSCN0239.JPGInterrogée, hier, à Québec, à l'occasion de l'annonce, dans le cadre du Forum mondial de la Langue française ( 2 au 6 juillet 2012) de la création de résidences en arts numériques, projet qui accueillera un artiste africain, Mme Christine St-Pierre a déclaré qu'elle était profondément choquée par la destruction des mosquées abritant des saints à Tombouctou.

QUEBEC- (Canada)- La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre, a dénoncé la destruction de monuments historiques au Mali perpétrée par le mouvement extrémiste Ansar Dine qui occupe le Nord du pays. « J'ai été profondément touchée, émue et choquée», dit-elle, la voix nouée d'amertume et d'ajouter: « C'est terrible de vouloir détruire le patrimoine d'un peuple. Cette décision est inacceptable.». Mme St Pierre espère que: « partout dans le monde on va dénoncer ce geste». Elle s'interroge, de manière emphatique: «Comment peut on rester indifférent quand on est un grand défenseur du patrimoine culturel?». Revenant sur la tenue à Québec du premier Forum mondial de la langue française initié par le Président Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie en droite ligne de la décision prise lors du Sommet de Montreux 2010, Christine St-Pierre a souligné que «c'est une chance unique d'échanges et de partages entre francophones et de constater que l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) est forte.». Pour elle le thème principal ayant trait à la défense de la langue française est important pour «le Québec qui lutte depuis 400 ans pour défendre sa langue.».

Résidence en arts numériques: Les artistes d'Afrique fancophone peuvent postuler.

En collaboration avec le centre d'artistes La Chambre Blanche et la Ville de Québec, le CALQ ( Conseil des arts et des lettres Québec) offrira, pour les trois prochaines années à compter de 2013, une résidence de production en art réseau/art web aux artistes de l'Afrique francophone résidant dans les pays membres ou observateurs de l'OIF. Elle vise les artistes qui souhaitent explorer les nouveaux médias. La résidence est d'une durée de quatre mois et se déroulera à Québec. Le dossier d'admission se fait en ligne, le lauréat aura droit à une bourse de « 8. 000 dollars canadiens, pour couvrir ses assurances personnelles, sa subsistance et les frais de réalisation du projet. La durée du séjour est de quatre mois, du début mars 2013 à l afin juin 2013», précise Mme Francine Royer du CALQ. La Ministre québecquoise de la Culture qui a lancé officiellement ce projet en présence du Maire de Québec, Régis Labeaume, du Président de l'Institut français, l'ancien ministre français Xavier Darcos et du Président-directeur général du CALQ, Yvan Gauthier dira à l'occasion: « La ville de Québec s'associe à la résidence des arts numériques pour les artistes de l'Afrique francophones en espérant que l'accueil d'artistes africains favorise des échanges artistiques et culturels aussi porteurs pour les artistes qui seront sélectionnés que pour ceux qui auront le bonheur de les côtoyer pendant leur séjour.»

 

El hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com)

05/07/2012

CANADA: ABDOU DIOUF SANS DETOURS: «On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et fermer ses frontières à ceux qui parlent le français»

ABDOUDIOUFETSTEPHANEHARPER.jpgLe Président Abdou Diouf a dit, lundi 1er juillet 2012, à Québec, ses quatre vérités aux pays occidentaux francophones, à l'occasion de la tenue du premier Forum mondial sur la langue française qui se tient au Canada du 2 au 5 juillet. La tenue de ce Forum a été décidée par les Chefs d'État de la Francophonie à la suite du Sommet de Montreux d'octobre 2010.

QUEBEC- (Canada)- Le refus de visa d'entrée aux francophones du Sud par leurs frères du Nord n'est pas du goût du Président Diouf.

«Je le dis fermement: une langue ne peut survivre à l'enfermement, elle ne circule jamais mieux qu'avec ses locuteurs. On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent le français, qui étudient le français, qui créent en français. Donnons toutes les raisons aux jeunes, singulièrement en Afrique, de continuer à croire au français!» a martelé le Gardien du Temple de la Francophonie. Les mots du Secrétaire Général de l'organisation internationale francophone ont été largement applaudis par près de 1500 délégués réunis à Québec.

 

Suite ici: http://www.francophonu.org/?article=79

 

NB: Vos commentaires et contributions sur ce sujet et sur la langue française que défend l'association des journalistes francophones en Suisse sont les bienvenus. Vous pouvez envoyer votre message à cette adresse courriel: observateur@francophonu.org