18/09/2016

Fuel de la mort destiné aux Africains : Au Sénégal, la société civile demande et accuse !

fUEL, DIESEL, DECLARATION DE BERNE, PUBLIC EYE, AFRIQUE, GENEVE, SUISSE, PETROLEDans le scandale qu’il est convenu d’appeler celui du «  Dirty Diesel », Momar Ndao de l’Association des Consommateurs du Sénégal, est d’avis que l’Europe a, encore, montré qu’elle ne vouait aucun respect à l’Afrique et que les « Européens  prenaient les Africains pour que des moins que rien ». En effet, ce trafic de carburant nuisible à la santé des populations est, selon lui, la parfaite illustration de cet irrespect et de ce manque de considération. « Ce qui se passe aujourd’hui, c’est que l’Europe, quand nous exportons chez elle, nous impose des normes extrêmement compliquées. Et quand c’est elle qui exporte, elle ne contrôle rien ». 
Momar Ndao qui s’est confié à Dakaractu, martèle que  « ce  n’est pas la première fois que ce genre de scandale arrivent au Sénégal ». Il donnera l’exemple d’un produit laitier en provenance de la Hollande muni de tous les certificats attestant de sa bonne qualité et qui, en réalité,  ne répondait à aucune spécification. Il a fallu taper sur l’ambassade et créer une secousse pour qu’une enquête fût ouverte. Il sera découvert  que c’est l’emballeur et non le fabricant qui avait signé les documents dudit produit.
 
RESPECT DES NORMES ÉTABLIES PAR LE DÉCRET 2014-961
Pour le patron d’Ascosen, il faut nécessairement aller vers le respect strict  des dispositions du décret 2014-961 qui fixe les caractéristiques des hydrocarbures raffinées. Il s’agit désormais de l’observation intégrale des normes pour ne pas dépasser, en l’espèce, les taux des éléments chimiques. Le soufre, par exemple, est fixé, selon la réglementation de 2014  à 0,1% et à 0,05 pour ce qui concerne celle de 2015 en France. Ceci fait, aucun produit non conforme ne devrait être importé, distribué ou commercialisé. En réaction à ce carburant nocif à la santé publique et introduit au Sénégal, Momar Ndao craint le pire et exige une réaction  énergique de l’Etat.
 
PRÉLÈVEMENTS IMMÉDIATS SUR DÉPÔTS ET STATIONS 
Pour parer à toute éventualité, Momar Ndao a invité l’Etat du Sénégal à effectuer d’urgence, des prélèvements sur les dépôts et les stations d’essence du pays. « Nous exigeons que l’Etat fasse des prélèvements au niveau des dépôts et de certains stations de manière aléatoire pour voir s’il n' y a pas de produits sur le marché qui ne répondent aux prescriptions du décret de 2014. Chaque importation doit être contrôlée. Avant toute décharge, un contrôle de respect des normes est obligatoire. Les gens n’ont pas le droit d’importer un produit non conforme. Pour cela, nous attendons la réaction de la direction du commerce intérieur ou du ministère de l’énergie ».
 
Momar Ndao de regretter le bateau de déchets toxiques que la Côte d’Ivoire a hérité après la réticence du Sénégal à le laisser accoster et qui aurait fait beaucoup de dégâts chez les Ivoiriens. Il regrettera aussi ces cuisses de poulets que les Sénégalais ont consommées, alors qu’elles étaient destinées à être détruites par un juge Italien... 

Lien de l'article publié par Dakar Actu Sénégal- http://www.dakaractu.com/MOMAR-NDAO-SUR-LE-DIRTY-DIESEL-Les-Europeens-nous-prennent-pour-des-moins-que-rien-Nous-exigeons-des-prelevements-sur_a118224.html

15:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

18/12/2011

Pascal Lamy candidat à la présidentielle française de 2012 : " Je ne vous le dirai pas" répond l'intéressé

A l'OMC pour la Conférence de clôture de la 8ème Ministérielle de l'Organisation, j'ai demandé à Monsieur Pascal Lamy, directeur général de l'organisation mondiale du commerce qui venait de participer à sa dernière conférence ministérielle ordinaire s'il était candidat, étant libre, à la magistrature suprême de son pays. Le grand patron de l'OMC a fait d'abord semblant de n'avoir pas bien entendu la question.

Apparemment mon interpellation intéressait mes collègues venus des quatre coins du monde. Parmi ceux qui ont eu la chance de poser des questions à ma suite, mon interrogation a été réchauffée. Et avec son grand art de la communication, M. Lamy répondra : " Je ne vous le dirai pas."

A quelques mètres du Centre international des conférences à Genève (CICG), les manifestants dont certains avaient établi une tente et qui répètent depuis des années que "le monde n'est pas une marchandise" sont partis.

Pascal Lamy le DG de l'OMC n'a pas voulu me dire s'il sera candidat contre Sarkozy...

Le dossier du coton africain a connu certaines avancées, annonçait M. Lamy lors de son discours de clôture à la plénière réunissant pas moins de 90 ministres du monde entier. L'information est à confirmer avec le Groupe C-4 portant l'initiative Coton, a -t-il précisé soulignant qu'à Genève ce Groupe a profité de la présence des ministres " pour faire avancer ses pions". Le Dg de l'OMC a aussi martelé que son organisation est un des éléments qui ont permis d'éviter la dépression économique des années 30! Et vous en avez la primeur la semaine prochaine la CNUCED (conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) convoquera les journalistes pour dire que le monde est en .... RECESSION..!

El hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité à l'ONU, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

12:50 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : pascal lamy, nicolas sarkozy, omc, 2012 france elections, cnuced, depression, recession, cicg | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

17/08/2011

Djibouti : Un pays en construction.

Au plan économique, le pays connaît un regain de croissance depuis 2006, avec un taux de croissance moyen supérieur à 5%. Ces bons résultats s'expliquent par la forte progression de ses échanges commerciaux avec la Chine ainsi que par d'importants investissements directs à l'étranger en provenance des pays arabes (Dubaï, Arabie Saoudite), qui ont connu une progression de 25% en 2008. Pour lutter contre les pirates, le pays qui mène une diplomatie de développement et de paix va abriter un centre de lutte contre la piraterie maritime, selon le porte parole du gouvernement, Abdi Houssein Ahmed, Ministre de la Culture et de la Communication.

GENEVE- Avec l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), Djibouti veut développer de nouvelles pages de coopération qui permettront d'accompagner le boom des Ntics dans le pays (entre 2002/3 et 2010, le nombre d'abonnés à Internet est passé de 0 à 200 mille). Le pays veut s'équiper pour accueillir prochainement ses 400.mille abonnés soit près de la moitié de la population.

Notons que le pays ne dispose pas encore de radio privée mais le ministre n'est pas contre l'installation de chaînes privées. «  Ce serait intéressant que des jeunes puissent s'investir dans ce domaine » a annoncé le Ministre Abdi Houssein Ahmed, qui nous recevait à la représentation de son pays à Genève, en présence de Mohamed Siad Doualeh, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Djibouti et Président du Groupe des ambassadeurs francophones. Le Ministre fera remarquer qu': « il n'y a pas de journaliste emprisonné à Djibouti ni de prisonnier politique ni d'opinions.». Pour lui la limite à observer c'est de ne pas inciter les populations à la violence. Il rappelle que « Le Président Guelleh a formé au mois de mai dernier un nouveau gouvernement composé de jeunes technocrates résolument tournés vers l'action et qui vont s'investir dans la durée pour l'industrialisation, le développement du commerce, l'assainissement des finances publiques, la lutte contre la corruption naissante etc...). M. Abdi Ahmed a fortement insisté sur le fait que pour mieux inscrire son pays vers l'avenir, le Président Ismail Omar Guelleh a créé un nouveau ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. De 2005 à 2010, le pays compte 5.000 étudiants. Un campus universitaire est en construction pour mieux les accueillir ainsi que d'autres étudiants africains. Concernant, l' Organisation Mondiale pour la Protection de la Propriété Intellectuelle (OMPI), Djibouti entend également faire bénéficier sa population de programmes de renforcement de capacité dans le domaine de la protection du droit d'auteur. Le pays veut se doter d'une stratégie nationale de développement du droit d'auteur. Pour l'élargissement de sa représentation au niveau mondial, quatre nouvelles ambassades seront ouvertes en Allemagne, Russie, Afrique du Sud et au Koweït. La construction d'un chemin de fer reliant le Nord du pays et l'Ethiopie un des grands partenaires commerciaux (avec la Chine, Dubaï, Arabie Saoudite, France) est à l'étude. Concernant le secteur énergétique qui est une des grandes priorités du gouvernement car l'énergie coûte cher à Djibouti, le pays a trouvé avec l'Ethiopie une bonne affaire remarquable dans le cadre de la solidarité des peuples africains. Pendant la période chaude, l'Ethiopie fournit 30 méga watts à Djibouti et pendant la saison fraîche, c'est Djibouti qui fournit autant à l'Ethiopie ! Par ailleurs un projet de géothermie était très avance mais bloqué par la situation économique difficile que traverse l'Island le pays partenaire. Le pays s'engage à développer les énergies renouvelables en investissant dans les éoliennes et le solaire.

Selon des données publiques, on apprend qu'en raison de dépassements budgétaires importants, le FMI n'avait pas renouvelé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) après 2002. A cette date, 42 % de la population vivait avec moins de deux dollars par jour. Le taux de chômage s'élève à près de 56 %, ce pourcentage dépassant les 60 % au sein des groupes les plus défavorisés au plan économique. En 2007, le gouvernement lance une nouvelle initiative socioéconomique, l'Initiative nationale pour le développement social (INDS), qui repose sur les principes du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) et sur les objectifs visés par ce dernier, à savoir réduire le chômage et diminuer les inégalités. En septembre 2008, les bonnes performances économiques de Djibouti ont favorisé l'octroi par le FMI d'une nouvelle FRPC, d'une durée de trois ans (2008-2011) et d'un montant total de 20 millions de dollars US. Le revenu par habitant relativement élevé (1235 dollars en 2009) place Djibouti parmi les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure.

Centre de la lutte contre la piraterie maritime

Les relations avec les pays occidentaux jugées bonnes, se sont renforcées après le 11 septembre 2001. Djibouti accueille, depuis 2002, une base militaire américaine (1300 hommes) dans le cadre de la lutte anti-terroriste. « Cette base s'est installée à camp Lemonnier, qui abritait auparavant la Légion Française », renseigne la diplomatie française. Les Forces d'auto-défense japonaises sont également sur le point d'ouvrir une base permanente à Djibouti, apprend on. Le porte-parole du Gouvernement nous a fait part, à Genève, de la construction d'un bâtiment qui sera un grand centre de la lutte contre la piraterie pour mieux protéger les côtes. On sait par ailleurs que l'opération Atalante disposait de bases en Djibouti. Ce pays se veut une plaque tournante de la surveillance de la piraterie maritime. « Le Président Guelleh a donné tout son temps et de son énergie pour que la Somalie retrouve le calme.», souligne le porte parole du gouvernement. En effet, « Djibouti est un acteur important du dossier somalien. Apres avoir été à l'origine des accords d'Arta (août 2000), Djibouti a été en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l'Union des tribunaux islamiques», martèle la diplomatie française. Les discussions ont abouti aux Accords de Djibouti en août et décembre 2008, précédant la mise en place d'un nouveau gouvernement transitoire à Mogadiscio, dirigé par Sheikh Sharif depuis son élection en janvier 2009.

En octobre prochain, Djibouti, qui se définit comme un pays multiculturel, organisera les Assises nationales de la culture autour de la grande question « c'est quoi la culture ?». Il s'agit, renseigne le Ministre en charge de ce secteur de donner des référents solides aux générations futures pour mieux renforcer la stabilité du pays et cimenter la nation djiboutienne qui reste attachée à une stabilité dans la Corne de l'Afrique.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, 

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18:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : djibouti, abdi houssein ahmed, mohamed siad doualeh, sécheresse, corne de l'afrique | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Djibouti : la sécheresse va -t-elle annihiler l'histoire économique réussie du pays ?

A Genève pour rencontrer les responsables de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) et de l'Organisation Mondiale pour la Protection de la Propriété Intellectuelle (OMPI), Abdi Houssein Ahmed, ministre de la culture et de la communication et porte-parole du gouvernement de Djibouti a rencontré quelques journalistes de la presse nationale et internationale en Suisse pour sensibiliser l'opinion sur l'impact négatif de la sécheresse qui sévit dans la corne de l'Afrique.

GENEVE- Alors que son pays qui engrange des succès économiques continus avec une croissance de 4 à 5,2% depuis 7 ans, se veut un pôle régional dans tous les domaines, le ministre djiboutien lance un cri d'alarme. L'appel d'urgence pour Djibouti évalué à 30 millions de dollars a reçu un financement de 11 millions de dollars, à peine la moitié, pourtant Abdi Houssein Ahmed tient à remercier la communauté internationale tout en l'encourageant à soutenir ses efforts. L'enjeu est de taille car le Président Ismail Omar Guelleh, le successeur de Hassan Gouled, au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1977 jusqu'en 1999, place son troisième mandant sous le signe de « l'Exigence ».

 

Situation difficile

 

Le ministre djiboutien, porte parole du gouvernement, Abdi Houssein Ahmed, ne souhaite pas passer sous silence la sécheresse qui touche 120.000 personnes soit 50% de la population rurale de son pays. Ce sont les femmes, les enfants et les femmes enceintes qui sont les plus vulnérables. La malnutrition chronique sévère ou modérée marque au fer des populations travailleuses et d'une grande dignité. Le cheptel agonise. 70 à 80 pour cent des troupeaux sont touchés par la sécheresse.  Le gouvernement djiboutien a depuis le mois de novembre 2010 évalué les besoins afin que la situation ne se détériore. Dans un premier temps, l'Etat a mobilisé 1,2 million de dollars pour soulager les populations avant de se tourner vers la solidarité nationale. Un appel à la population a été lancé et des collectes organisées. A cet effet un compte de solidarité nationale est ouvert. Le Ministre de l'intérieur est le point focal qui travaille de concert avec trois autres ministères sectoriels (santé, agriculture et hydraulique) pour apporter un secours réel et humain. Ailleurs, c'est la famine, mais ici, on souffre des conséquences atroces de la sécheresse qu'il faut combattre. Somaliens et Ethiopiens viennent trouver refuge à Djibouti. Près de 2.200 personnes sont venues rejoindre les 20.000 réfugiés déjà présents sur place. Des organisations humanitaires internationales comme le Programme alimentaire mondial (PAM), le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) apportent leur aide. « Heureusement, nous n'avons pas encore noté des tensions entre nos populations et les réfugiés. Les Djiboutiens ont une fibre solidaire qui facilite la cohabitation. Nous avons une population toujours prête à apporter un secours» souligne le Ministre.

Le gouvernement djiboutien ne voudrait pas voir ses progrès économiques ensevelis dans le sable mouvant de la sécheresse. D'où cet appel à un effort accru de la part de la communauté internationale pour faire face aux conséquences désastreuses de la sécheresse et de la famine qui sévissent dangereusement sur la Corne de l'Afrique. Djibouti (23.000 km² avec une population de 883 000 habitants (Banque mondiale, 2008) avec un PIB par habitant qui s'élève à 1235 $ (2009), qui développe une diplomatie au service du développement et de la paix sera -t-il entendu ?

El Hadji Gorgui Wade Ndoye(ContinentPremier.Com)


 

14/08/2011

L'Once d'or au cou du pauvre africain !

L'once d'or a atteint un niveau historique de 1.750 dollars, jeudi. L'Afrique qui détient le quart de la production mondiale, n'en profitera pas! Pourquoi, parce que nos hommes qui font la politique chez nous ont signé des contrats de maîtres à esclaves avec leurs amis. Ils préfèrent la charité que la valeur du fruit du labeur de leurs peuples.

La plupart des producteurs de ressources minières ''sont perdants en raison des contrats léonins qui ont, pendant longtemps, caractérisé ce secteur. Ils sont perdants en raison des politiques minières passives qui ont été, pendant longtemps, mises en œuvre. Ils sont perdants du fait des termes contractuels et des arrangements fiscaux défavorables'' regrette un ministre sénégalais dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse nationale. Abdoulaye Baldé, chargé des Mines, de l'Industrie, de l'Agro-industrie et des PME martèle : ''Les gouvernements africains ont conclu des contrats avec des sociétés minières qui prévoient des relations déséquilibrées'' de nature à ''[empêcher] les gouvernements et les citoyens [africains] de maximiser les avantages de l'exploitation minière''.

Les images de la famine devraient interpeller ce qui reste en nous encore d'humain à défaut de nous obliger à rabattre les cartes pour un jeu plus transparent !

L'Heure n'est -elle pas venue de rendre justice au Continent africain !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com)

 

13:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : or, wall street, famine, afrique, solidarité, nations unies, abdoulaye baldé, aps, commerce | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye