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  • L'Université de Genève honore Toni Morrison et Dick Marty: Les droits humains au coeur de l'Alma Mater.

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    Toni_Morrison_2008-2.jpgDemain, vendredi 14 octobre, dès 10h00, le Dies academicus 2011 verra l'Université de Genève (UNIGE) honorer des personnalités emblématiques du progrès des sciences, de la vigueur des humanités, du pouvoir de la littérature. La cérémonie convoque plusieurs Regards sur les droits humains. Le rectorat décernera ainsi un doctorat honoris causa à Madame Toni Morrison, Prix Nobel de littérature (1993), professeure honoraire à l'Université de Princeton et femme engagée pour les droits démocratiques, qui s'exprimera sur les Droits humains et droits des femmes. Je serai aux premières loges! Toni Morrison a dit du bien de mon aîné et ami l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop en saluant son livre  "Murambi, le livre des ossements " qui parle du génocide au Rwanda, en déclarant, notamment, qu'il était un «  livre important ».

    Née en 1931 dans l'état de l'Ohio, diplômée de l'Université de Howard, Toni Morrison enseigne à l'Université du Sud Texas, puis à Howard, avant de se lancer dans l'écriture. Son premier roman, The Bluest Eye, paraît en 1970. Suivront Sula en 1973, Song of Solomon en 1977, Tar Baby en 1981, puis Beloved, roman de la consécration, en 1987. Elle compose également des paroles de chansons dès 1993, notamment pour Jessye Norman et un livret d'opéra, Margaret Garner, ainsi que des livres pour le jeune lectorat. Dans un autre domaine que la fiction, elle écrit des essais sur la littérature anglophone américaine, comme The Black Book, en 1974 ou Playing in the Dark : Essays on Whiteness and the Literary Imagination, en 1992 et plus récemment, Remember : The Journey to School Integration.
    Prix et distinctions affluent dès la parution de Sula, dont le Pulitzer pour Beloved. Tony Morrison est aussi nommée membre d'honneur ou médaillée d'un nombre impressionnant d'institutions littéraires ou humanistes, comme la Fondation Pearl Buck, l'Ecole Normale Supérieure, Club National des Arts de New-York ou l'Ordre des Arts et Lettres de France. Elle donne régulièrement des lectures et intervient dans divers forums humanitaires, comme les plénières d'Amnesty International ou les conférences du Trinity College de Cambridge.

    Le second récipiendaire du titre de docteur honoris causa décerné par le rectorat est Monsieur Dick Marty, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, membre et ancien président de la Commission des droits de l'homme au Conseil de l'Europe, vice-président de L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ; sa prise de parole portera sur la question des droits de l'Homme, Entre espoirs et désenchantements: l'éternel retour?

    Né en 1945, Dick Marty est docteur en droit depuis 1974, avec une thèse intitulée Le rôle et les pouvoirs du juge suisse dans l'application des sanctions pénales, qui obtient le premier prix de l'Association suisse pour la réforme pénitentiaire ; après avoir débuté une carrière académique en dirigeant la section de droit helvétique à l'Institut de droit pénal international et criminologie Max-Planck de Freiburg in Brisgau, il se lance dans une carrière politique, motivé par le souci de s'engager au service de la Cité. Après avoir occupé des postes importants au canton du Tessin et à la Confédération, il supervise la réforme du Ministère public helvétique et préside des Commissions prestigieuses, comme celle des Affaires extérieures, puis celle de l'Economie et des Redevances, qu'il dirige aujourd'hui encore. Au niveau international, il ouvre et conduit des enquêtes audacieuses au nom du Conseil de l'Europe, au sujet, par exemple, des prisons européennes de la CIA ou d'un trafic d'organes au Kosovo.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye (ContinentPremier.Com) avec le Service Presse de l'Université de Genève.

     

     

  • Crimes d’honneur : l’égalité homme femme en jeu !

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    Une femme est assassinée (40 ans) en Afghanistan ainsi que sa fille de 18 ans pour avoir demandé le divorce à son mari. Le site de la « Julie » du jour nous apprend cette terrible information, en reprenant une dépêche de l’agence télégraphique suisse (ats). Deux jours auparavant on apprenait que le Roi d’Arabie Saoudite avait décidé d’accorder le droit de vote aux femmes du Royaume !

    En réalité, les crimes d’honneur ont ceci de particulier, ils concernent à 99% les femmes. Comme si les hommes avaient un droit de vie et de mort sur l’autre moitié de l’Humanité. L’ONU a recensé annuellement près de 5.000 meurtres liés au crime d’honneur. Le Pakistan se placerait dans une portion des Etats où un garçon pouvait tuer pour son honorabilité une fille ! En effet une ONG locale de défense des droits des femmes, annonce que : « près de 1500 Pakistanaises ont été victimes de meurtres l’an dernier et plus de 500 de "crimes d’honneur ».

    Dans le Coran le divorce est bien reconnu même s’il n’est pas favorisé pour sauvegarder l’âme de la famille ! Des pratiques odieuses héritées des siècles d’obscurantisme sont perpétuées par des individus qui ne gênent guère à faire appel à leur lecture tronquées des livres révélés notamment du Coran pour assouvir leur sinistre domination sur les femmes.

    Il me semble dès lors que les prêcheurs musulmans et autres communicateurs dans les pays où ces pratiques odieuses et barbares sont pratiquées devraient jouer leur partition. Je ne vois pas personnellement dans l’état actuel du monde un seul pays qui se réclame de l’Islam et qui respecte les préceptes de cette religion en matière de défense des droits des femmes. La religion de même que la coutume ont été souvent ou sont utilisées abusivement pour justifier l’injustifiable. Se pose alors la lancinante question de l’égalité homme-femme dans nos sociétés ce qui ne peut être résolue partiellement qu’en recourant à une lecture correcte du Coran. Une lecture qui engagerait les oulémas femmes car les livres saints sont pour la plupart interprétés avec le regard des hommes et leur désir de domination sur leur monde.

    Concernant le vote des femmes en Arabie Saoudite, j’écrivais sur ma page Facebook ceci : Quelle révolution? Pour un Royaume qui se " base" sur l'Islam, religion dont le secret le plus puissant a été posé dans le cœur et l'esprit d'une Femme Khadidiatou. Et dire que nous devons beaucoup des hadiths ou propos du Prophète Muhammad (PSL) à son épouse Aicha! Sans compter l'influence de Fatima et de ses enfants sur l'Islam d'aujourd'hui! Bravo quand même Mister le Roi!

    Je répète ici : « Sur le droit à la vie et le respect des êtres humains, il ne peut pas y avoir de relativisme culturel. » C’est en ces propos, miens, que le journaliste de la Tribune de Genève, mon collègue Alain Jourdan faisait sa chute dans un article publié le 9 avril 2009 à la suite d’une conférence organisée par l’Etat de Genève sur « les crimes d’Honneur » que j’ai eu à modérer.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

  • PROFESSION ? JOURNALISTE À L’ONU.

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    unspecial.jpgUN Special, le magazine des fonctionnaires internationaux à Genève, a par la plume de son rédacteur en chef, Christian David, consacré un article à votre serviteur. Eclairage sur mon parcours, Genève internationale, racisme, travail d'un reporter africain à l'ONU, défense de l'usage du français etc...

    Kiosque de l'ONU : La silhouette dégingandée, l'oreille collée sur son téléphone portable, Gorgui semble pensif en lisant, sur le présentoir, les unes des journaux. Et puis, comme tout le monde le connaît et réciproquement, il croise un regard, et son sourire laisse apparaître ses « dents du bonheur ».

    Par CHRISTIAN DAVID, UNOG

    Gorgui, vous êtes arrivé du Sénégal en 1999, en tant que correspondant à Genève auprès des Nations Unies, quel a été votre parcours ?

    Je suis arrivé à Genève, tout d'abord pour terminer mes études. Pour le passage du siècle en 2000, Genève avait invité un artiste planétaire, Youssou NDour, au sujet duquel j'ai fait un reportage. Les articles sont publiés par « Sud, Quotidien », dont je deviens le correspondant permanent. J'ai rejoint le quotidien national, Le Soleil, l'Agence de Presse, Le Matin du Sénégal, et la radio anglaise, BBC Afrique. Actuellement, je travaille pour Walfadjri. Je suis le premier journaliste sénégalais, correspondant de presse aux Nations Unies. J'anime enfin, depuis six ans un séminaire, « l'Image de l'Afrique dans la presse en Occident - le cas de la Suisse » au centre romand de formation des journalistes suisses (CRFJ), à Lausanne.

    Par vos paroles et vos actions, vous vous êtes révolté à plusieurs reprises contre le racisme ambiant. Comment le percevez-vous dans les organisations internationales (OI), et plus généralement, à Genève et en Suisse ?


    Il est difficile de parler de racisme au sein des Nations Unies qui sont les garants des valeurs universelles. Un fonctionnaire de l'ONU ne peut pas être raciste ou alors, cela constitue une forfaiture. A Genève, j'ai été victime d'actes racistes de la part notamment d'un membre des forces de l'ordre lors du G8. Je dois cependant souligner que j'ai pu en débattre avec Mme Micheline Spoerri, à l'époque en charge du département Justice et police de Genève, et le haut commandement, en compagnie de Jean François Mabut, journaliste à la Tribune de Genève. J'ai, par la suite, participé au groupe de réflexion et d'action contre le racisme créé au sein de la police. J'y étais le seul africain. Je vais peut être enfoncer des portes ouvertes, mais je répète qu'il faut continuer à se battre avec véhémence contre l'absurdité du racisme dans un monde interdépendant et profondément multiculturel.

    La Genève internationale est-elle un rêve ou une réalité pour vous ?


    Je pense que la bureaucratie est présente. Il est essentiel que les grands directeurs des institutions sortent de leurs bureaux. Il faut que les populations suisses et genevoises qui accueillent l'ONU sur leur sol, intègrent cette communauté. Des actions comme les portes ouvertes, la découverte du patrimoine commun, sont incontournables et tout le monde est gagnant. J'en profite pour mentionner que votre magazine UN Special, qui s'ouvre à l'extérieur, met en place la bonne approche. Il existe déjà des activités communes entre missions, organisations et populations, des contacts se créent, des passerelles se bâtissent. Essayons, peut-être ensemble, de demander aux autorités genevoises et onusiennes de multiplier les actes d'ouverture en ce sens.

    Parlez-nous de votre métier de journaliste, des rapports avec vos collègues et des thèmes qui vous préoccupent ?


    Depuis plus d'une dizaine d'années, sans ou avec peu de moyens, j'essaie sans relâche de véhiculer des informations sur l'ONU qui peuvent avoir un impact pour nos pays africains. Les informations que nous recevons par ailleurs des grandes agences sont destinées d'abord aux lecteurs occidentaux. Et l'angle de traitement ne trompe guère. Il est donc important qu'une voix africaine soit audible. Si vous parlez des droits de l'homme, du commerce, il est important que l'Afrique ne soit pas ignorée car ces sujets sont au coeur des préoccupations de notre continent. En tant que journalistes, nous jouissons d'une grande liberté. N'étant pas fonctionnaires de l'ONU, nous constituons une corporation qui donne du dynamisme en interne au système onusien. Les briefings de presse sont véritablement caractéristiques, car ils offrent, par la diversité des collègues, des questions et débats intéressants qui brisent parfois la monotonie et le discours convenu ambiants. L'ONU nous dit beaucoup de choses mais nous ne voyons pas toujours sur le terrain la matérialisation des discours. Notre rôle est finalement de noter les bonnes intentions des Nations Unies et surveiller leur accomplissement. La présence de journalistes des pays du Sud, renforce le caractère universel de l'ONU. Si nous parvenons à crédibiliser l'interaction entre le discours et les actes, tout le monde y gagnera en crédibilité et en visibilité.

    Sur votre carte de visite je peux lire : « L'Afrique est son berceau, le monde est son lit ». Qui est l'auteur de cette phrase ?


    C'est de moi. Nous avons créé un site panafricain à partir des Nations Unies : « continent premier » (www.continentpremier.com). Ce magazine a été officiellement lancé, au club de la presse, le vendredi 23 avril, au cours d'une conférence de presse présidée par la directrice de l'information et de la communication du bureau genevois des Nations Unies de l'époque, Mme Marie Heuzé. Nous voulons parler de l'Afrique mais nous n'avons pas des oeillères. Pour nous la solidarité des peuples n'est pas un vain mot. Toute l'humanité a le même destin, malgré nos différences. Si par exemple une dégradation de l'environnement ou une crise politique se produit quelque part, le monde entier en souffrira.

    Justement, les pays du Sud ne paient-ils pas la facture des pays du Nord en matière environnementale, etc. ?


    Le système capitaliste et mondialiste a pour effet de faire disparaître les ressources de notre planète, tout le monde en pâtit et surtout les plus pauvres. KofiAnnan avait préconisé l'idée du « pollueur payeur » avec son ONG. Les responsables des dégâts doivent assumer pleinement cette responsabilité. Il existe une conscience internationale du respect de la biodiversité et de la gestion des ressources locales. Importer des viandes de l'Europe pour faire vivre des populations, hormis en cas d'urgence, est une absurdité. La production locale est plus saine, elle préserve l'environnement, crée un tissu économique et permet enfin aux populations de rester sur place au lieu de chercher un hypothétique eldorado ailleurs.

    Vous venez d'être nommé Observateur pour l'utilisation du français dans les organisations internationales, quel est votre sentiment sur la manière d'accomplir ce nouveau mandat ?


    Les collègues francophones m'ont fait cet honneur car ils ont compris que j'étais un homme de principes. Je souhaite que l'on recrée l'équilibre entre les langues. Le français aux Nations Unies ne doit pas être courtisé comme une belle femme, c'est une des six langues officielles et une des deux langues de travail. Avec la routine, l'anglais s'est imposé dans la ville de Calvin, Rousseau, Voltaire. Je précise que j'adore la langue de Shakespeare mais je pense qu'à Genève, les gens ne doivent pas avoir honte d'écrire et de parler français et c'est à l'ONU de faire respecter l'équilibre des langues. Je me réjouis d'ailleurs que l'ancien ambassadeur sénégalais, inspecteur du corps commun d'inspection, M. Papa Louis Fall, ait été chargé, par l'Assemblée générale de préparer un rapport sur « la situation du multilinguisme dans les organismes du système des Nations Unies ». Pour nous journalistes francophones, c'est souvent compliqué de restituer la substance de l'information même si nous comprenons parfaitement l'anglais, comment faire par exemple en radio si vous n'entendez pas la voix de l'expert qui répond mais tout le temps celle du journaliste qui traduit ?

    C'est une obligation pour le système des Nations Unies, de pouvoir s'adresser aux peuples dans leurs langues. Il y va de sa crédibilité et d'une bonne compréhension de son message.

    Lien de l'article : http://www.unspecial.org/UNS709/t23.html

    Source : UN SPECIAL- Numéro- 709- Septembre 2011.

     

     

     

     

  • Décryptage du Terrorisme: La Radio Télévision Suisse (rts) à New York.

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    Il y a déjà dix ans, le terrorisme international sortait de l'ombre et une guerre sans merci s'amorçait contre ce que George W. Bush a nommé de façon très manichéenne L'Axe du Mal. Dix ans plus tard, Al-Qaïda est affaiblie et décapitée par la mort récente au Pakistan de son créateur. Mais les franchises de l'organisation terroriste existent toujours et la relève n'est peut-être pas très loin. L'organisation a su s'adapter aux nouvelles technologies et tire pleinement parti de l'endoctrinement à distance que lui permet l'usage d'internet, lit- on dans La lettre d'information de Geopolitis n°26. Le sujet est bien lancé par la radio télévision suisse qui informe qu'elle consacre une émission spéciale aux évènements du 11 septembre 2001

    Emission spéciale réalisée de New-York

    Le dimanche 11 septembre 2011, toute la rédaction de l'actualité de la TSR sera mobilisée à New York pour une journée spéciale "11 septembre : bilan d'une décennie". Au programme, Geopolitis le magazine de décryptage de l'actualité internationale, les journaux télévisés décentralisés et une grande émission spéciale lors des commémorations en direct du TSR1, sur les réseaux de TV5Monde et sur le site de la RTS.

    Xavier Colin décortique le 11 septembre

    1942009.image.jpegLa guerre contre le terrorisme est-elle en passe d'être gagnée ? Faut-il craindre les loups solitaires ? Le monde est-il plus sûr aujourd'hui qu'en 2001 ? Al-Qaïda aurait-elle pu inspirer de nouvelles formes de terrorisme qui ne seraient pas d'origine islamiste comme on a pu le voir cet été en Norvège ? Autant de questions auxquelles le journaliste chevronné Xavier Colin tente d'apporter des éclairages dans le cadre de l'émission Geopolitis qui décrypter l'état actuel de la menace terroriste dix ans après les attentats du 11 septembre avec son invité Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, Enseignant IHEID, Expert Centre Politique Sécurité Genève.

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye www.ContinentPremier.Com

     

     

  • 2001-2011 : faut-il encore avoir peur du terrorisme ?

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  • La Suisse, ce si petit pays !

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    drapeau_suisse.jpg

    Le pays a chanté le 1er août le « Cantique » mystique adopté, il y a trente ans, comme l'hymne officiel de la Confédération  dont le pacte fondateur remonterait à cette mystérieuse rencontre sur la prairie du Grütli, en 1291, où les représentants des cantons d'Uri, Schwyz et Unterwald auraient juré de rester solidaires pour défendre leur patrie l'Helvétie. La baraka a suivi le serment, la Confédération s'est agrandie, avec ses 26 cantons.

    Lire suite en cliquant sur : http://www.continentpremier.com/?article=1737&magazine=60

     

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com

  • Contre un troisième mandat du Président Wade: Des Sénégalais devant l'ONU.

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    manifestation.JPGRassemblement contre la candidature du Président Wade devant les Nations Unies: Le Mouvement «Notre Sénégal» transmet une pétition avec 10.000 signatures à l'intention de Ban Ki Moon

    GENEVE- C'est en présence de Talla Sylla, que le mouvement «Notre Sénégal» qui regroupe sur Facebook plus de 40 mille amis, a transmis au Service de sécurité de l'ONU une lettre portant une pétition destinée au Secrétaire générale des Nations Unies signée, selon le mouvement par 10.000 personnes qui réclament la non candidature de Wade à l'élection présidentielle de 2012, une candidature jugée «illégale» par Mamadou Diouf, le porte parole du Mouvement, qui a lu lors du rassemblement les motifs de leur action. A l'issue de la manifestation qui a regroupé une cinquantaine de personnes et qui s'est déroulée sous l'encadrement de la police suisse et dans le calme malgré les mots durs portés contre le régime de l'alternance, des manifestants nous ont donné leur réaction.

    Mamadou Djigo, secrétaire général du mouvement «Notre Sénégal». L'organisateur du rassemblement se dit satisfait de son bon déroulement. «Il y a eu du monde parce que notre pays en vaut la peine, a-t-il annoncé.» Et de porter ses critiques envers le gouvernement du Président Wade «Nous sommes très déçus et très inquiets par rapport à la situation du pays. Même s'il y avait, ici, que deux personnes qui manifestent pour témoigner notre désapprobation par rapport à ce qui se passe au Sénégal, pour nous, c'est un motif de satisfaction. Beaucoup de Sénégalais aiment profondément notre pays». «Certes, l'avenir s'annonce sombre, poursuit -il, mais il y a un éclairci avec la naissance d'une conscience citoyenne.» Mamadou Djigo salue par ailleurs la présence de Talla Sylla à la manifestation. «C'est une satisfaction, martèle-t-il, Nous sommes heureux de le voir à cette manifestation car talla est quelqu'un de bien. Il a refusé les privilèges. S'y il y avait un prix du patriotisme à décerner, nous n'hésiterons pas à le lui donner.»

    Moustapha Kamal Thiam, (responsable de l'APR en Suisse), chargé de s'occuper de des modalités administratives et pratiques de la manifestation a déclaré que «L'objectif de la manifestation est d'alerter l'opinion internationale à travers les Nations Unies, la communauté européenne et tous les dirigeants du monde afin qu'ils n'attendent pas ce qui s'est passé en côte d'Ivoire, en Libye, en Égypte, et dans d'autres pays en situation conflictuelle pour prendre des mesures à l'image de celles prises par le Conseil de sécurité ( envoi de militaires etc...)». Pour l'informaticien et ancien de l'ÉNEA c'est «Maintenant qu'il faut régler le problème en interpellant le président Wade, de lui dire qu'il n'a pas le droit de se représenter pour un troisième mandat. Nous ne voulons pas qu'on entre dans une situation conflictuelle au Sénégal pour que la communauté internationale commence à agir.» Le représentant du parti de Macky Sall conclut par une satisfaction: « Je me réjouis, a t-il asséné, de cette organisation qu'on a réussi de très fort belle manière. Maintenant il faudrait que tous les responsables d'association ou de partis politiques et tous les Sénégalais qu'on puisse travailler davantage en synergie pour qu'à chaque fois de besoin on puisse se rencontrer ici à Genève devant le Palais des Nations Unies pour manifester afin d'alerter la communauté internationale.»

    Pape Faye du parti socialiste à Paris dit venir en tant que citoyen sénégalais apporter son soutien aux Sénégalais de Suisse qui sont de plus en plus engagés en politique, et en tant que membre du parti socialiste car souligne-t- il: « Il nous faut coordonner et harmoniser nos cations au niveau de la diaspora pour mieux faire face à ce ces voyous de l'alternance qui sont prêts à tout.»

    Babacar Diédhiou du Collectif Galgui (Lyon). Présent à Genève pour manifester devant les Nations Unies, ce membre de la société civile explique que le mouvement Galgui s'engage pour plus de démocratie et de citoyenneté responsable au Sénégal. «On appelle tous les Sénégalais à une prise de conscience, dit-elle, pour qu'ensemble on puisse construire notre pays.» Il fera remarquer: «Au delà des hommes politiques, il y a la question humaine et la question de la responsabilité. Aujourd'hui, ce qui ruinent ce pays sont autant les partis politiques que des citoyens simples. Regardez par exemple, ce qui se passe avec les accords de pêche! Il y a, en effet, des pêcheurs qui falsifient les licences et dans plusieurs domaines c'est la même chose. Que dire de ces commerçants qui ne payent pas non plus leurs impôts!»

    El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur de publication du magazine panafricain en ligne (ContinentPremier.Com)