01/11/2018

Pensées aux morts en cette Toussaint ! Elle fut rouge, en 1954 pour le grand peuple d'Algérie !

Algérie, France, Toussaint 1954, Indépendance, colonie, colonialisme, liberté, Setif, Guelma, de Gaulle 1954, l'Algérie vivait une Toussaint rouge qui allait mettre fin à 132 ans de présence coloniale française dans cette terre considérée alors comme un Département français !!!

Le 1er Novembre? Le jour où les fellaghas d'Algérie, comme je le rappelais, empruntèrent le chemin inéluctable pour la libération de l'Afrique coloniale française ! Oui, oui, oui ! N'en doutez pas ! 1954, on était, certes, à quelques années du Discours historique de de Gaulle à Brazzaville annonçant l'autodétermination, des massacres indicibles perpétrés par l'armée française à Sétif et à Guelma!

Mais c'est effectivement ce jour du 1er novembre 1954 que des jeunes Algériens ont déclenché ce qui sera appelé plus tard la guerre d'Algérie qui prit fin avec les Accords d'Evian et l'indépendance du pays en 1962. Que vient faire l'Afrique noire là dedans, et le Maroc et la Tunisie?

Eh bien, pour notre gouverne, la France décide pour mieux s'occuper de son Algérie française de se débarrasser des deux ailes : le Maroc et la Tunisie à qui elle donna sur un plateau d'argent l'indépendance et pour les pays du Sahel francophone, la France retarde l'échéance et propose la Loi Cadre ou Deferre qui accorde l'autonomie aux colonies et ouvre la voie à leur indépendance entre 1958 et 1960.

De même l'Algérie doit aussi cette indépendance acquise dans le sang à l'exemplaire solidarité des pays d'Afrique nouvellement libres qui ont défendu ses intérêts aux Nations Unies dans ce qui sera appelé la "Question algérienne".

Vous voyez que nous sommes obligés de nous entendre mais faudrait-il nous connaître assez à défaut de nous aimer de nous respecter les uns les autres en nous débarrassant des complexes d'infériorité et de supériorité !

Vive l'Algérie ! Vive l'Afrique !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité à l'ONU - Directeur du Magazine panafricain ContinentPremier.Com 

18:54 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (4) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Commentaires

L'Algérie n'a pas beaucoup évolué depuis.

Écrit par : NOËL Pierre | 01/11/2018

Pendant qu’on y est, une petite pensée également pour l’instituteur Guy Monnerot et sa femme, fauchés par une rafale lors de l’embuscade des Aurès le 1er novembre 1954. Janine Monnerot en réchappera, son mari devient l’une des premières victimes civiles d’une sale guerre qui va en compter beaucoup d’autres, dans tous les camps.

Écrit par : Gislebert | 01/11/2018

On compte au total dix morts. Les deux premières victimes, assassinées la veille de la Toussaint, sont deux Français d'Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire. Les autres victimes sont l'agent forestier François Braun, l'agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés : le soldat Pierre Audat et le brigadier-chef Eugène Cochet, tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès, ainsi qu'André Marquet et le lieutenant Darneaud. Sont également tués le caïd Ben Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.

L'instituteur Guy Monnerot et sa femmeLa mort de ce dernier émeut plus particulièrement l'opinion. Ce jeune instituteur est venu de la métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse destinée au caïd Hadj Sadok.

Guy Monnerot succombe sur le champ mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures.

Écrit par : Python | 05/11/2018

Entre 700 et 900 a.p. j.c. lorsque les musulmans ont colonisés tout le Maghreb ce sont des millions d'innocents qui sont morts, au nom de allah!

Écrit par : Dominique Degoumois | 06/11/2018

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