07/11/2017

Soupçon de corruption sur l’attribution des JO 2016 au Brésil : Le CIO écarte Frank Frederick son membre ayant reçu de l’argent de Pape Massata Diack.

 

cio, Frank Fredericks, Ban Ki Moon, Pape Massata Diack, Lamine Diack, Brésil, France, Sénégal, NamibiePape Massata Diack.jpgPour préserver sa «réputation », le CIO met à l’écart Frank Fredericks qui avait déjà présenté sa démission en mars dernier. Mis en examen, pour « corruption passive » et « blanchiment de corruption » par le juge français, le 3 novembre 2017, dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de corruption dans l’attribution des JO 2016  au Brésil, suspendu par la Fédération internationale d’athlétisme (IAFF), l’ancien sprinter namibien vient, ce jour, d’être également suspendu par le Comité international olympique (CIO).

GENEVE-(Suisse)- La commission exécutive du CIO a pris acte de la recommandation de la commission d’éthique concernant Frank Frederick et réaffirmé l'engagement total du CIO de coopérer avec les autorités judiciaires françaises, Le CIO s'étant constitué partie civile dans la procédure en cours.

Le Namibien Frank Fredericks avait reçu 299.300 dollars du Sénégalais Pape Massata Diack, le jour même de l’attribution des JO 2016 au Brésil. De même une société brésilienne appartenant à Arthur César de Menezes Soares Filho, avait transféré 2 millions de dollars à Pape Massata Diack, quelques jours avant avant les délibérations. Coïncidence? Son père Lamine Diack membre très respecté du CIO était le président de l’IAFF. Diack fils est sous le coup d’un mandat d’arrêt international alors que son père qui a marqué de son empreinte les plus belles pages de l’athlétisme mondial est arrêté à Paris il y a deux ans. Mis en examen et accusé de corruption passive et de blanchiment aggravé, Lamine Diack est interdit de sortie du territoire français. Frank Frederick a réfuté les accusations qui pèsent sur lui en déclarant que l’argent reçu est un règlement d’un travail effectué. Pour sa part Pape Massata Diack que Dakar refuse d’extrader à Paris organise sa défense depuis le Sénégal. Il a déclaré que lui et son père sont victimes d’un mensonge: « Cette accusation est le plus gros mensonge du sport mondial », avait-il asséné.  


Après mûre délibération, la commission exécutive a pris la décision suivante, selon une information transmise à ContinentPremier.Com :"Considérant la gravité et l'urgence de la situation, ainsi que son impact sur la réputation du CIO, la commission exécutive du CIO décide de suspendre M. Frank Fredericks de tous les droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre du CIO."

Frank Fredericks avait démissionné

La décision annoncée, ce mardi 7 novembre 2017,  par la commission exécutive du CIO fait suite à une réunion précédente tenue le 7 mars 2017 au cours de laquelle la commission avait pris la présolution : - d'accepter la démission de M. Fredericks de son poste de président de la commission d'évaluation pour les Jeux Olympiques de 2024, conformément à la recommandation de la commission d'éthique du CIO ; - d'accepter la décision de Frank Fredericks de renoncer à titre provisoire à ses fonctions au sein de la commission de coordination du CIO pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018, conformément à la recommandation de la commission d'éthique du CIO, note le CIO.

La décision du Comité exécutif s’appuie sur une recommandation de la Commission d’éthique du CIO que préside Ban Ki Moon ancien Secrétaire général des Nations Unies. « Considérant la gravité ainsi que l’urgence de la situation et son impact sur la réputation du CIO, la commission d’éthique du CIO recommande, en application du paragraphe 2 du Texte d’application de la Règle 59 de la Charte Olympique, de suspendre provisoirement M. Frank Fredericks de tous les droits, prérogatives et fonctions liées à sa qualité de membre du CIO ». La commission d’éthique qui a souligné que, dans l'état actuel du dossier, " elle n'est pas en mesure d'émettre une recommandation sur la valeur des faits", rappelle par ailleurs l’importance du respect du principe de la présomption d’innocence pour toute personne concernée par une enquête criminelle.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

Source: ContinentPremier.Com

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