05/01/2017

Martine Brunschwig Graf Femme de l'année 2016.

Martine Brunswig Graf, CFR, anti racisme, Suisse, commission fédérale contre le racisme, Femme de l'annéeLa Genevoise succède ainsi au Pape François qui a été désigné l'année dernière Homme de l'Année par le magazine panafricain ContinentPremier.Com. Conseillère d’Etat de la République et Canton de Genève de 1993 à 2005, conseillère nationale de 2003 à 2011, Martine Brunschwig Graf, est depuis 2012 la Présidente de la Commission Fédérale Contre le Racisme (CFR). Son travail est utile et elle le mène avec courage et dignité. Alors qu'on avait tendance à banaliser le racisme en Suisse, elle a fait usage de son autorité, de ses expériences politiques, de sa qualité de scientifique et de son histoire en tant que Juive et humaniste des atouts pour combattre le monstre hideux !
 
Qui ne se rappelle pas de la visite de l'ancien Rapporteur des Nations-Unies sur le racisme, le philosophe sénégalais Doudou Diène à qui certains ministres suisses soufflaient dans l'oreille : "Ici, il n y a pas de racisme. Le système suisse est compliqué" pour dégager en touche toute responsabilité. Doudou Diène, redoutable expert occupa largement les journaux à l'époque. Certains politiciens de l'UDC l'avaient traité de " petit Sénégalais venu nous donner des leçons!" Face au déni, le Conseil fédéral prit, heureusement, ses responsabilités.
 
La Commission fédérale contre le racisme documentera avec méthode le racisme notamment anti-Noir, se présente comme médiateur quand il le faut, dénonce sans ambages toutes les formes de racisme créant ainsi depuis l'arrivée de Brunschwig Graf de meilleurs rapports avec les organisations anti racistes.
 
Sur la stigmatisation de l’Islam assimilé au terrorisme, elle a dit clairement, à qui veut l’entendre : «J’ai lu le Coran avec des commentaires. Je n’ai pas vu le rejet des autres religions. »
 
Sur le conflit Palestine-Israël, elle soutient la solution de deux Etats distincts, reconnus mutuellement et par tous les Etats du Moyen-Orient, vivant dans une paix durable.
 
Concernant la liberté de la presse qu’elle souhaite totale, libre et responsable, elle a osé attirer l’attention sur les indignations sélectives à la suite de l’horrible attentat à Charlie Hebdo: « Mais cela doit nous rappeler que d’autres personnes, militantes de la liberté d’opinion et de la défense des droits et de la dignité humaine sont emprisonnées, torturées et tuées dans un silence assourdissant un peu partout sur notre planète.»
 
On sait pourquoi, elle a fait sienne cette belle philosophie de Fernando Savater dans Poltique à l’usage de mon fils : "La liberté, c'est le contrôle de soi: ou bien chacun a auprès de soi un policier, un médecin, un psychologue, un maître, voire un curé, qui lui dicte dans chaque cas ce qu'il doit faire, ou bien nous prenons la responsabilité de nos décisions et nous sommes de la sorte capables d'affronter les circonstances pour le bien et pour le mal."
 
Contre la banalisation du racisme, elle a tancé Sepp Blatter,l’ancien patron de la FIFA : « Après avoir soutenu une action contre le racisme pendant le Mondial 2010, Blatter l’a banalisé en déclarant: «Sur le terrain, on dit parfois des choses qui ne sont pas très correctes. A la fin du match, c’est fini et on peut se comporter mieux au suivant ». « C’est choquant et déplacé de laisser entendre que cela se règle par un simple serrement de main à la sortie du match!», regrettait-elle.
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE- Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

23:51 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Commentaires

Même Obama a recu le Nobel, alors Tata Martine, c'est dans la même lignée d'une pensée imposée qui est en train de disparaître grâce au réveil des vrais travaileurs.

Écrit par : Coucou | 06/01/2017

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