04/11/2016

Tribune de Genève: le couperet est tombé.

Je suis très triste. Le capitaliste logé à Zurich a décidé, ici à Genève, de couper des têtes de journalistes pour mieux se faire du pognon. C'est juste horrible, triste et indécent ! Toute ma solidarité va vers mes soeurs et frères plus que confrères de la Julie !


Je le redis l'accaparement des medias par des secteurs financiers n'augure rien de bon ! Rien ! En Occident, on en parle pas souvent mais il y a une menace réelle de la liberté de la presse: c'est justement le monopole qui tue la "concurrence" et installe insidieusement la dictature dans les médias car si le journaliste est libre de fait, au fond il obéit à une logique d'un patron qui s'il n'interfère pas directement dans la rédaction des papiers, peut toujours selon ses intérêts du moment décider de licencier, de transférer et ou de fermer son entreprise. Et c'est dur car si les journalistes peuvent faire et ou défaire parfois des rois, ils sont le plus souvent seuls quand ils sont eux-mêmes attaqués dans leur Droit. Car comme disent les Wolofs du Sénégal " saabu dou fot boopam", littéralement: le savon ne se lave pas tout seul que je traduis par "Le savon ne fait pas tout seul des mousses". C'est dire que vous n'êtes pas seuls, malgré tout. Vosu avez fait de votre métier un sacerdoce en étant d'excellents médiateurs sociaux. Vous avez couvert les faits et gestes de vos concitoyens en étant le plus proche possible d'eux. Vous pouvez être fiers malgré l'ingratitude d'aujourd'hui.

Aux lectrices et lecteurs, aux citoyens ensemble avec les journalistes d'imaginer une autre manière de financer la presse: notre liberté en dépend, nos savoirs en dépendent !  


Courage à vous. Que vive la Liberté! Que vive la Presse, pierre angulaire de la Démocratie !

Gorgui Wade Ndoye. www.ContinentPremier.Com

13:28 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Commentaires

Souvent seuls, les journalistes, lorsqu'ils sont attaqués

se remarque aussi bien il y a deux mille ans lorsqu'un certain Jésus sorte de journaliste religieux dénonçant les gens du Temple... allant de villes en villages se disant du ciel un "envoyé" à Jérusalem condamné est en droit de se demander où ont passé ces foules qui l'acclamaient

comme, contemporain, les tenants comme soutiens du Brexit... en fuite!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/11/2016

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