10/02/2016

TOURBILLONS D’EXISTENCE* ... suite ...

Notre monde de course au pouvoir, de vouloir de considération et d’estime, d’écoute et de soumission, de libéralisme et de libertinage, de violence et d’égo, n’est t- il pas perméable à toute nouvelle idéologie?

Le nouveau fait recette, parce qu’on y a sa place pourvu qu’on vienne tôt. Tout le monde sait, personne n’ignore rien. Chacun se suffit à lui même. Il n’y a ni maître, ni disciple, ni ange ni sage, ni prophète ni peuple, tout est néant ! Que d’angoisse ! Que de questionnements non résolus !

La vérité est parce qu’on la partage. On appartient à un groupe parce qu’on procède du même raisonnement, parce qu’on a les mêmes pulsions, les mêmes désirs, les mêmes intérêts, peut être même les mêmes ambitions.

On déstructure non pas pour créer du vrai, mais pour donner sens à sa vérité pour expliquer la réalité de son groupe, sa force, jamais ses angoisses, jamais ses peurs, jamais ses doutes.

Doit - on douter toute la nuit, toute la journée ? L’important, pour certains, est de de mentir aux autres, même avec foi, une manière pour exister ! L’autre n’est pas parce qu’il ne comprend pas, il n’est pas, parce qu’il est incapable de saisir le véritable mouvement des choses : renier tout pour construire du neuf. Du neuf dans le chaos de l’ancien.

L’ancien est frileux et ténébreux, enfin voilà la lumière entre nos doigts ! Le Gourou s’entoure de feu et d’encens, de femmes et de vie, de projets et de paroles, de promesses et de tendresse, souvent même de violence. Le disciple qui écoute, ne pense plus, il pense à travers la pensée du maître. Il lui dit, je te libère de l’oppression, je te fais découvrir les trésors cachés, les merveilles de la vie, ni en dehors de toi, ni sur toi, mais en toi !

Le disciple se révèle au maître qui le tient au bout du nez, lui fait flairer ses goûts, faits d’exotisme et de mysticisme, de magie et de réalité volée. L’homme qui se dévoile, s’agenouille, il n’a plus d’armes, il est nu comme un enfant à la naissance qui crie pour se protéger du vent, du froid, de l’air, de la terre explorée et même de la lumière après le passage dans l’ombre du ventre maternel, neuf mois durant parfois moins.

Ce que l’homme a besoin, l’homme de notre temps, c’est une réponse à l’angoisse existentielle qui se mesure et se dépasse par la connaissance de soi, d’abord quelle mission sur terre, quel présent, quel avenir ?

 

... A suivre ....

 

* Extrait d'une longue Lettre à une amie 

Par El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Journaliste. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

Courriel: g.ndoye@continentpremier.com

 

17:23 Publié dans Tourbillons d'Existence | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gorgui wade ndoye, existence, tourbillons, lettre, amitie, quete, reflexion | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

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