18/12/2015

Burundi : la nouvelle alerte du Conseil des droits de l'homme pour éviter une guerre civile

Burundi,  ONU, UNICEF, GENOCIDE, Alpha Diallo, Zeid, Elisa Nkerabirori, Adama Dieng,L’ONU et en particulier le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme ne cache plus leur inquiétude face à la terrible situation au Burundi. Un pays qui semble avoir franchi un pas de plus vers la guerre civile. En témoignent ces 400 personnes tuées depuis le 26 avril, ces 3500 arrestations en lien avec la crise politique actuelle et ces 220.000 réfugiés auxquelles s'ajoutent de nombreux déplacés internes.

Au Conseil des droits de l'homme de l'ONU ce jeudi à Genève, le Haut-Commissaire Zeid a réclamé une action vigoureuse de la communauté internationale pour éviter une autre guerre civile au Burundi.

« La situation au Burundi est explosive et le pays est sur le point de basculer dans la guerre civile ». Devant le Conseil des droits de l'homme, le Chef des droits humains de l'ONU s'est inquiété de l’escalade de la violence dans ce pays où au moins 400 personnes ont été tuées depuis le 26 avril dernier. Selon Zeid Ra'ad Al Hussein, le carnage du week-end passé à Bujumbura a confirmé l'étendue des violences et des intimidations qui sont en train de renvoyer le Burundi vers un passé profondément troublé, sombre et horriblement violent. C'est pourquoi, il rappelle que « le temps des réponses fragmentaires et des petits bricolages est terminé ». La situation au Burundi réclame une réponse robuste et décisive de la part de la communauté internationale. Une façon de mettre chacun devant ses responsabilités afin d'éviter une guerre civile qui pourrait avoir des connotations ethniques graves et des conséquences régionales alarmantes.

Face à ce sombre tableau décrit par le Haut-Commissaire Zeid, la Représentante du Burundi a dénoncé les propos de certaines personnalités étrangères qui délibérément déguisent la réalité sur la situation à Bujumbura.  Elisa Nkerabirori, du Ministère des droits humains du Burundi a souligné que « la convocation de cette session trouverait fondement aux dires des représentants de certains pays occidentaux dans la prévention des massacres à grande échelle, voire d'un génocide dans un futur proche. Elle a rappelé « qu'il y a des termes que l'on n'emploie pas à la légère ».

De son côté, l'Union africaine plaide pour un véritable dialogue inter-burundais et ce dialogue politique inclusif est la seule solution pour mettre fin à cette crise au Burundi.

Photo: Un jeune garçon burundais réfugié dans un camp de Nyarugusu, en Tanzanie (UNICEF/R. Beechey)

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, Nations-Unies, à Genève ; avec des extraits sonores du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein ; et Elisa Nkerabirori, du Ministère des droits humains du Burundi)

13:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

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