12/11/2015

Ebola, alors que la victoire sur la maladie est annoncée, MSF réitère son appel à la vigilance.

EBOLA, MSF, SIERRA LEONE, GUINEE, LIBERIA, OMS,Armand SprecherEn Sierra Leone, la fin de l’épidémie d’Ebola a été annoncée le 7 novembre. Mais ce virus qui a fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l’Ouest est toujours présent en Guinée, un pays voisin. Malgré l’ampleur sans précédent de cette épidémie, il reste encore beaucoup de zones d’ombre concernant Ebola. Combien de temps le virus survit-il ? La maladie pourrait-elle devenir endémique dans la région ? À quels défis médicaux les survivants sont-ils confrontés ? Le spécialiste en santé publique de MSF, le Dr Armand Sprecher, apporte quelques éléments de réponse, dans cet entretien réalisé par Médecins Sans Frontières.

Pourquoi le virus constitue-t-il encore un danger en Afrique de l’Ouest ? 

La fin de l’épidémie d’Ebola a été officiellement annoncée en Sierra Leone, mais de nouveaux cas sont encore recensés en Guinée. Il y a deux semaines, trois nouveaux patients (dont une femme enceinte) ont été admis dans le centre de traitement d’Ebola de MSF à Conakry, la capitale. En outre, un bébé est né avec le virus ; il est toujours en vie. Deux de nos patients font partie d’une chaîne de transmission connue, liée à un décès dans la communauté de Forécariah. Mais le troisième cas est issu d’une chaîne de transmission dont nous n’avions pas encore connaissance.

Aujourd’hui, le principal risque réside dans la faiblesse du système de surveillance. Près de 233 personnes ayant été en contact avec un malade d’Ebola ne font pas l’objet d’un suivi en Guinée. Il se peut, par exemple, qu’un patient ait pris un taxi, mais que les autorités sanitaires aient été incapables de retrouver le conducteur ou les autres passagers du véhicule.

C’est la raison pour laquelle il est si difficile d’endiguer l’épidémie. Elle est peut-être terminée en Sierra Leone, mais tant que le virus sera présent en Guinée, la maladie restera sur le pas de sa porte, avec le risque de nouveaux cas que cela implique. La vigilance reste donc primordiale dans la région tout comme la capacité de pouvoir répondre rapidement à ces nouveaux cas potentiels. 

 
 
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