08/07/2015

Court récit de mon premier jour de stage aux Nations-Unies par Clément Conti*

           Clement Conti, Warwick University, College du Leman, Geneve, Londre, stage, ONUM’y voilà donc, l’ONU, l’anagramme qui fait rêver tout étudiant en Sciences Politiques et Relations Internationales, qui donne des migraines à ceux qui cherchent à comprendre ce qu’il y a derrière mais aussi symbole d’un monde globalisé et en paix (relativement tout du moins).

            Mon premier jour, un grand nombre de questions se bousculent dans ma tête allant de savoir si il faut que je porte une veste par 30 degrés à l’ombre jusqu’à me demander si j’aurais l’opportunité de croiser une star internationale venue faire un discours sur la faim dans le monde. Cependant en ce premier jour je me rends compte que je ne suis pas encore «in ».  En effet je repère un groupe de personnes marchant de l’arrêt de bus jusqu’à l’entrée quasiment mythique de la place des Nations. La rangée de drapeau me tend les bras, je me dis que ça y est j’y suis, je vais entamer mon premier jour de stage en marchant entre les drapeaux du monde entier, faire partie d’une institution qui a changé le cours de l’histoire (à une ou deux reprises). Mais quand je m’approche du portique, un agent de sécurité me demande mon badge et ne l’ayant pas je me fais reconduire vers l’entrée principale. Ainsi, je me retrouve donc entre un groupe d’étudiants anglais  venus visiter en groupe les Nations Unies et un homme cherchant à justifier sa bouteille d’eau auprès de la sécurité. Moins glamour, certes mais cependant tout aussi intéressant. Je touche alors au but, recevoir mon badge -temporaire certes mais un badge quand même- et faire partie, le temps d’un été, de l’ONU.

            Quoi qu’il en soit, je me retrouve donc de l’autre côté de la sécurité un badge en main et un tout petit peu moins de questions que 25 minutes auparavant. Apres avoir pris contact avec mon directeur de stage, M. El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com et Observateur de l’utilisation de la langue française au sein de l’ONU et des organisations internationales, je me lance donc dans une semi-visite du parc des Nations à la recherche du fameux service de presse. Entouré de bâtiments ayant vu la crème de la politique mondiale défiler mais aussi des hordes de touristes et de diplomates venus des quatre coins du monde je me sens quelque peu à ma place, perdu et souffrant de la chaleur mais à ma place. Je choisis, par orgueil peut-être ou tout simplement par une logique difficilement explicable, de commencer mon tour dans la direction opposée à celle empruntée par les visites guidées. Je me dirige ensuite vers la première porte nécessitant un badge comme pour prouver à qui  aurait des doutes sur ma présence au sein du parc que je suis enfin « in ». Après avoir tenté de pousser sur la porte où il est clairement écrit « Tirez » et me couvrant d’un certain ridicule je pénètre dans un bâtiment peu éclairé et je fais alors face à un panneau de direction grâce auquel je me rends vite compte que je ne suis pas dans le bon bâtiment. Après avoir marché le long du couloir et rebroussé chemin une personne m’interpelle en anglais : « Excuse me sir, are you lost ? ». Et voilà donc mon impression d’être un habitué, que je suis à ma place au sein de ce parc, d’être « in » qui s’envole alors que j’avoue en souriant que oui je suis un peu perdu.

            Après dix petites minutes de recherche je trouve enfin le service de presse et la salle de l’information des Nations Unies qui outre ses journaux du monde entier et ses fauteuils a l’avantage indéniable et bienfaiteur d’être climatisée. Je décide alors de m’asseoir et de commencer ce petit récit. Dans cette salle à la température plus qu’agréable et où l’information me tend la main je peux peut-être enfin dire que je suis « in ».

Clément Conti

* Etudiant en Sciences politiques et en relations internationales à l’Université de Warwick au Royaume-Uni,  Clément Conti, ancien élève du Collège du Leman était venu me voir avec 3 autres élèves de son collège dans le cadre de leur travail de maturité consacré au Mali. C'est avec un réel plaisir que ContinentPremier l'accueille pour son stage d'été. Suivez-le pendant 1 mois. Il vous fera des articles des comptes rendus des conférences de presse qui ont lieu les mardis et vendredis à l'ONU. Belle plume, polyglotte, passionné, je le lui souhaite Bonne Chance et pleins succès ! (Gorgui Wade Ndoye)

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