29/04/2015

HARLEM GLOBETROTTERS- En spectacle samedi 2 mai 2015 à l’Arena de Genève.

harlem, globetrotters, opus one, Arena, sortir ce week end, basket, sportHARLEM 2.jpgC'est ce week-end, et à Genève ! Oui, ce sont eux les magiciens du Basket qui tiennent depuis 1926 le Manoir incontournable de la maîtrise de ce jeu dont ils ont le secret ! Ils ne meurent pas, comme l'art qui les porte est un anti destin ! N'est ce pas Malraux ! 


Ne les manquez pas et c'est avec Opus One : En matière de basket, ce sont les plus spectaculaires ! Depuis 1926, les Harlem Globetrotters survolent leur discipline dans un style aérien et drôle, s’autorisant de nombreuses facéties clownesques sur le parquet. Du alley-oop au slam dunk, ils sont les précurseurs d’un basket-spectacle qui enthousiasme autant les petits que les grands. Loin du stress de la compétition et de la NBA, les plus célèbres ambassadeurs itinérants de ce sport reprennent leur envol samedi 2 mai 2015 à l’Arena de Genève pour un show, forcément, à l’américaine ! Billets disponibles dans les réseaux Ticketcorner et FNAC.

www.Continentpremier.Com

Disponible
SAMEDI 02.05.2015
Portes 17h00 - Spectacle 18h30
 
PRIX : DE 65 A 85 CHF [+]

 

 
 


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28/04/2015

Livres: Ken Bugul, une grande écrivaine invitée d'Honneur du Salon Africain.

 

Ken Bugul, Bassirou Sène, Sénégal, Salon du LivreAux Amoureuses et Amoureux des livres. Rendez-vous au  Salon du Livre, Genève, demain c'est l'ouverture ! Faites aussi un passage au stand vivant du Salon africain du livre, Genève dont l'invitée d'Honneur de cette année est la grande Dame Ken Bugul (Photo avec l'Ambassadeur Sene Bassirou du Sénégal- Grütli février dernier).

D'autres grandes belles plumes et jeunes talents de la Littérature africaine d'expression francophone sont également de la partie ( Yves Nguyen-Matoko , Sylvain Prudhomme, Abdourahman Waberi, Henri Lopez, Ananda Devi, Noël Netonon Ndjékéry, Chinelo Okparanta, Ousmane Diarra, Gaston-Paul Effa, Venance Konan, Mohamed Mbougar Sarr etc.)

Parmi mes amis écrivains suisses invités, l'excellent Jean-Michel Olivier, le père d'Adam et l'excellente Mélanie Chappuis, la mère des Empreintes Amoureuses et ma grande soeur Marie-Andrée Ciprut avec son merveilleux un Racisme en Blanc et Noir. Au plaisir de vous y croiser !

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Mabut dans le Manoir: La Tribune tient le balai !

François Mabut, Tribune de Genève, Alain Pittet, médias suisses, Grimoire, manoir, mémoires, GenèveLa plus longue phrase de la presse que j'ai lue ce jour ! Et ce n'est pas Léopold Sédar Senghor qui s'est ressuscité ! Le gagnant est un Suisse discret, il bosse pour la Tribune de Genève. Au passage, félicitations au Canard qui a gagné ces derniers temps plus de 5.000 lecteurs pour son format papier, sans compter les consultations web ! Magie dites vous ?

Lisez plutôt : " On ne le connaissait pas entiché des grimoires et d'une aisance légère et mystérieuse à les torturer, quand, hors d'âge et oubliés, ils dorment sur des rayonnages de bois jaunis ou demeurent, sans voix, empilés dans la promiscuité de prisons en carton, donnés à de bonnes œuvres ou en quête de curieux égarés, qui peut-être feuillèteront leurs pages qu'aucun oxygène n'a ravivé ni aucun regard n'a parcouru depuis des lustres, que dis-je des siècles." 

Waouh ! Ouf ! L'auteur parle d'Alain Pittet. 

Quelle belle longue phrase cher Jean-François Mabut. C'est certainement la puissance des Grimoires (Ndlr, lire son blog Vieux grimoires, vieux manoir. Nos mémoires)! Ici: http://jfmabut.blog.tdg.ch/archive/2015/04/26/vieux-grimo...

 

Eh bien, tu fais la concurrence à Senghor !!!!

Ton frère Sénégalais à qui tu as rappelé à travers ton texte une certaine magie!  

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26/04/2015

"Les pirogues continueront d’emballer ces vies en errance" Par Aissatou Diamanka Besland.

Aissatou Diamanka Besland, migration, pirogiue, Maroc, Dakar, Sénégal, Europe, Italie"Les pirogues, comme des enveloppes continueront d’emballer ces vies en errance à la recherche d’un refuge. Et par outrance, ces cœurs au féminin continueront, en douceur, à pêcher des cœurs frivoles dansant entre Paris et Dakar, entre Rome et Dakar, entre Barcelone et Dakar ou entre New York et Dakar. Elles seront en quête d’un amour à construire sur des espoirs parfois éphémères d’un aller simple.

A plusieurs kilomètres des terres de la manche, des projets se monteront avec des fondements en coton ou en béton, qu’importe ! L’essentiel, c’était d’avoir un rêve, un rêve de sortir un jour de la misère pour sauver sa peau. Sauver sa peau quel que soit le prix à payer et quel que soit le prix à négocier ! Y’avait-il vraiment quelque chose à négocier ? Tout était devenu factuel. Tout était dessiné sous la plume d’un poète en phase d’inspiration, qui se perdait dans ces caniveaux où rigolaient avec arrogance les débris d’un espoir perdu, perdu dans ce désert du Sahara où la vie était guidée par le bout des doigts de ces carabiniers marocains qui étaient à l’affût.

Un regard qui se perd. Un geste maladroit. Une conviction altérée. Des doutes. Des ébranlements. Le pas hésite. L’index se pose. L’instinct se perd dans le socle d’une vie bazardée sans préavis. Sans remise en question. Sans réminiscence. Un élan de fauve en transe dans ce sous-sol de la terre où des ombres tapissaient les murs de sable pour des destinations inconnues. Le corps devenait projet puis proie. Les idées fécondes se déversaient dans ce vent ensablé qui hurlait dans ces buissons cacheurs de misère, chantant avec mélancolie Dakar.

Dakar la turbulente, Dakar la mère orpheline. Dakar la capitale des pirogues de fortune. Dakar la ville des « pateras ». Dakar sous les cocotiers paisibles, perturbée par l’inquiétude des femmes qui pleuraient leur sort. Le son des djins résonnait dans le royaume de Ndoubélane. Les esprits fanés ! La voix des sages en action dans une mélodie à revigorer les cœurs esseulés. Le rythme de la vie, le rythme des contes. Le rythme des fables. Le rythme de l’espoir guidait les pas de ces soldats engagés, enragés, dans leur bataille avec le courage d’un lion pour féconder leur rêve machiavélique.


Les forêts européennes seront très glaciales pour porter ces rêves chimériques, mais l’ignorance les empêchait de voir plus loin que leur arène en fumée. Ils partiront, ils partiront même si la chasse à l’homme se poursuivait dans le désert du Maroc et dans les enclaves de Ceuta, de Melilla et dans le Golf d’Aden au large de la corne de l’Afrique. Ils partiront sur un coup de tête ! Ils partiront sur un coup de gueule ! Ils partiront sur un coup de cœur ! Ils partiront même s’ils savaient qu’ils vont mourir, même s’ils savent que de nombreux hommes avaient été déjà exécutés alors qu’ils tentaient de passer la frontière, abattus comme du bétail, même s’ils savent que des hommes ont été électrocutés par les barbelés électriques dans les morceaux de terres qui reliaient l’Afrique et l’Espagne. Des corps cadavéreux gisaient dans des tombes où des « non-identifiés » étaient transcrits dans leur supposé dernière demeure. Ce logis qui portait à jamais les couleurs de l’espoir perdu dans ce monde des affamés de terre promise, de nouveau monde, du monde de l’abondance. Injuste abondance !

Par chance, une fois la frontière traversée, et comme par « magie-noire » la malchance les rattrapera, ils seront pris par la police des frontières au contrôle d’identité. Ils seront menottés comme des criminels, présentés aux juges d’instruction, et en moins de quelques minutes, leur sort décidé. Ils seront par la suite placés dans les centres de rétentions, privés de leur liberté de circuler par un arrêté d’expulsion préfectoral, le calvaire de leur vie ne fait que commencer. Deux ou trois grands-gros-gaillards policiers escorteront le maigre-squelettique-pauvre migrant africain qu’ils sont, pour le reconduire. Ils seront traités comme des numéros de matricule. Ils deviendront « suspects », « bandits », « voleurs » sans avoir causé de tort à personne, juste à eux-mêmes, en voulant gagner l’Europe.

Ils souffriront des traitements psychologiques infligés par les gardes dans cette prison des affamés de terre promise. Ils vomiront la nourriture inhabituelle qui leur sera servie où des somnifères pourraient y être trempés pour affaiblir leur force à la veille de leur départ. Le jour-j, ils seront encore une fois brutalisés par les policiers de l’air qui les achemineront vers l’avion du retour, et en cas de refus de coopérer, ils se verront attachés comme de la marchandise, leurs genoux entravés, leurs pieds scotchés par le système du dit « pliage » pour les maîtriser. S’ils refusent de monter, et s’ils ne meurent pas étouffés par chance, ils seront menacés et réacheminés dans leur chambre et la nuit venue, ils pourront recevoir une dose de piqûre pour les endormir, non ! Pour les « sécuriser » ! Et les mettre dans l’avion le lendemain en tapinois dans leur sommeil profond. Injuste abondance !"

Aïssatou Diamanka Besland, écrivaine, 
Extraits de son livre Patera, 2010

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13/04/2015

Massacres d'étudiants au Kenya : Bravo UNIGE pour la belle solidarité !

UNIGE, GARISSA, GENEVE, KENYA, TERRORISME, LUniversité de Genève (UNIGE) solidaire des étudiants de Garissa au Kenya. Un geste fort de l'Alma Mater de la République de Genève qui a dénoncé ce massacre et démontré à la face du monde que l'indignation ne peut être sélective. Combien d'universités ont fait ce geste notamment en Afrique ? Bravo et Merci Genève !

Voici le texte visible sur le site de l'Unige : " 

Attentat dans une université kenyanne: l’UNIGE s’associe à la dénonciation.


L’attentat commis le jeudi 2 avril à l’Université de Garissa au Kenya, qui a coûté la vie à plus d’une centaine d’étudiants, a choqué le monde académique. A l’heure qu’il est, les motivations des auteurs de cette tuerie demeurent floues. Ont-ils agi pour des motifs idéologiques, contre l’éducation, ou pour des raisons purement tactiques, parce qu’un campus universitaire, dans un pays déjà déstabilisé, constitue une cible facile? Quelle que soit la réponse, les universités, lieux de débats et d’expression pluraliste des idées, se situent à l’évidence aux antipodes des visées obscurantistes des terroristes.


L’UNIGE souhaite s’associer à la dénonciation de ces actes barbares. Elle le fait avec d’autant plus de force qu’elle entretient depuis plusieurs années des liens avec le milieu universitaire kenyan et les organisations internationales présentes sur place. En dépit de la situation exceptionnelle créée par cet attentat, l’Université entend poursuivre ces activités".

El hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste, directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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Kagamé, l'Ange ou le Démon ?

Kagamé, rwanda, Génocide, élections, Hutu, Tutsi, Ce qui est sûr c'est que ses 15 ans de règne ont été marqués par un Rwanda plus prospère qui se guérit également sans oublier le génocide affreux des Tutsis en 1994. Libérateur, bâtisseur, l'Homme fort du Rwanda est aussi considéré comme un modèle pour l'ONU. Cette même institution l'accusera par la voix de ses experts d'avoir soutenu la rébellion au Congo. Ce que Kagame a botté en touche !

2017, il ne devrait plus être candidat au Rwanda, on lui donne des idées de changer la constitution. Lui dit Non qu'il ne soutient pas un changement constitutionnel pour s'éterniser. A 57 ans, ce leader incontestable donne rendez-vous à ses admirateurs comme à ses ennemis avec l'Histoire de son pays. Il scrute le futur et se déterminera car comme on dit au Rwanda ce que st bon pour le Rwanda est bon pour moi.

Les pouvoirs financiers eux veulent une femme molle ou un homme mou pour s'en mettre pleines les poches. Ils ont déjà mis les cartes sur la table comme au Casino et vont jouer avec le sang de nos peuples ! 


Ni pour moi ni pour un autre, je suis pour le respect de la Dignité des peuples Noirs, le respect de la volonté de nos peuples et de l'Humain tout court en dehors des calculs des macabres épiciers aux cols blancs ! Vive l'Afrique ! Vive l'Humanité solidaire !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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10/04/2015

Pr Souleymane Bachir Diagne (Columbia University) : « la création d’une monnaie ouest-africaine nous rendra plus forts. »

PhotoSouleymane Bachir DIAGNE .jpgDans la deuxième partie des confidences avec le Pr Bachir Diagne rencontré à Washington et à Genève, le philosophe porte le manteau de l’historien et donne quelques pistes sur les raisons de la dislocation de la Fédération du Mali, il donne aussi l’exégèse de la critique de Boris Diop sur «  la trahison des élites africaines ». Diagne plonge dans l’économie et soutient qu’une monnaie ouest-africaine est nécessaire pour le développement de la sous région et au delà. Renvoyant dos à dos l’afro pessimisme et l’afro optimisme, il prône la prise des responsabilités individuelles et collectives qui se mesure à l’aune du courage, de l’honnêteté et du travail.    (Entretiens)

Sortir de la parité CFA –EURO ?

L’un des avantages comparatifs que nous pouvons avoir c’est le prix de notre main d’oeuvre. Si nous produisons X à tel prix dans le prix de X notre main d’oeuvre entre. Si un autre pays produit la même chose, le prix de la main d’oeuvre dans le pays y entre également. Nous surenchérissons sur notre main d’oeuvre parce que l’euro par exemple est sur évalué. Nous nous retrouvons avec un travail plus cher que ceux qui sont avec nous dans la compétition internationale non pas de notre propre fait mais du fait que la monnaie européenne est extrêmement élevée. Il nous faut reprendre l’initiative.

Il nous faut avoir la maîtrise de ce levier monétaire. Rappelez vous la dévaluation de sinistre mémoire: personne parmi les présidents réunis à l’Hôtel Méridien Président ne voulait prendre la responsabilité de dire nous dévaluons. Il a fallu une personne extérieure pour venir sur les télévisions africaines et nous apprendre que cette monnaie dont nous pouvions encore penser qu’elle était la nôtre allait être dévaluée! Vous ne pouvez avoir un phénomène aussi important que ce phénomène de dépossession.

Cependant les pays ne doivent pas également avoir des humeurs ou des émotions, sortir de la zone euro en claquant la porte comme la Guinée l’avait fait à un moment donné de même que le Mali n’est pas notre manière de faire. Nous avons une manière plus calme et réfléchie et notre diplomatie du reste fonctionne de cette manière, c’est à dire regarder les choses à plus long terme.

Nous avons aujourd’hui un plan où il est question que les pays de l’UEMOA attendent que nos amis des pays Anglophones arrivent au stade de la construction d’une monnaie unique pour que les deux monnaies uniques aillent ensemble vers la création d’une monnaie ouest-africaine. C’est le moment donc d’essayer de créer une monnaie ouest-africaine qui nous rendra plus forts. Ainsi nous ne nous précipiterons pas.

En matière de politique monétaire nous prendrons les choses en mains pour peser de tout notre poids à la fois économique et diplomatique. Partir de la zone euro en bon ordre parce que nous sommes unis semble la voie la plus sage et celle qu’il faudra suivre. 

 

 Dislocation de la fédération du Mali

 

… Pour la Fédération du Mali, disons d’emblée que cette dernière était condamnée. On était en face de replis successifs. Le Sénégal avait insisté sur le fait que l’Afrique de l’Ouest ne devait pas être balkanisée. Pierre Messmer lors de l’hommage rendu à la mémoire de Senghor rappelait les moments de la décolonisation sur une question relative à son opposition au maintien de l’AOF (Afrique occidentale française), il répondait que “l’AOF était constituée pour la France et je ne pense pas qu’elle était véritablement une chose que les Africains pouvaient eux-mêmes maintenir”.

C’est à dire que la France avait décidé à un moment donné que ce qui était bien pour elle ne l’était pas pour nous. L’idée était de décoloniser territoire par territoire. Certes il y a donc la responsabilité de la France mais il s’est trouvé des leaders à courte vue pour accompagner la France dans son idée.

Le Président Houphouët Boigny était un des relais de cette politique de la territorialisation de nos indépendances. Là encore on peut se dire qu’est ce que les choses auraient été si nous avions conservé l’AOF et si l’indépendance avait été acquise dans ce cadre.

Le maintien de l’AOF étant raté, on s’est replié sur le concept du Conseil de l’Entente: Sénégal, Mali, Guinée, Togo, Bénin. La Côte d’Ivoire a pu convaincre les autres d’en sortir. Il ne restait plus que notre tête à tête avec le Mali qui a duré le temps que cela a duré mais c’était condamné, quoi qu’il en soit car finalement la machine à décoloniser territoire par territoire s’est mise en route. La dislocation de la Fédération du Mali était inévitable. Maintenant c’est à nous de renverser les choses.

Récemment sur TV5, le président Abdou Diouf qui a fait son dernier mandat à la tête de l’OIF (organisation internationale de la Francophonie) disait que « le rêve des gens de sa génération était de reconstituer les fédérations de faire en sorte que l’Afrique soit une ensemble de 5 fédérations », ces fameuses régions de développement pour arriver à une confédération.

Voilà un rêve qui nous est offert, qui est donc offert aux jeunes générations et c’est un rêve que nous avons la responsabilité d’essayer de rendre réel.

 Les Africains victimes de leurs élites


Interpellé sur les propos de l’écrivain Boubacar Boris Diop qui croit savoir que l’Afrique est victime de ses élites notamment intellectuelles, le philosophe sénégalais a tenté une explication à ce réquisitoire de son ami écrivain. “ Boris a une exigence très forte pour ce qui est de la responsabilité des intellectuels et je crois qu’il a raison lorsqu’il estime que les intellectuels ont une mission à remplir.

Le dire ne va pas non plus de soi car qui leur a confié cette mission? Mais si vous réfléchissez au regard des circonstances qui font qu’on a une voix qui porte, à ce moment là, il est de votre responsabilité de ne point vous dérober dès lors qu’il y a un problème qui se pose. Il est infiniment plus aisé et plus simple pour un intellectuel dont le travail est un travail d’écriture et de paroles ou d’enseignement de se replier sur ses propres travaux, ses livres et ses articles, de rester dans son propre coin parce qu’à ce moment là, vous n’avez de critique de personne. Si vous vous mêlez de certaines choses dont certains estiment qu’elles leur appartiennent, là vous êtes sûr de ne plus faire l’unanimité du tout. Cependant, il est de votre responsabilité (Ndlr de l’intellectuel) de faire des choses dont vous n’avez aucune envie simplement parce que vous estimez que vous ne devez pas vous dérober. C’est cela que Boris voudrait insuffler aux intellectuels et c’est pour cela qu’il a dit que nous étions victimes de nos intellectuels.”

Ne pas couper avec notre identité francophone

Il faut que nous soyons riches de notre pluralisme. La France pour le meilleur et pour le pire fait aussi partie de nous, désormais ! Et sa langue et sa culture sont partie intégrante de qui nous sommes. Nous n’avons pas le droit de nous couper de qui nous sommes. Nous avons le devoir en revanche de multiplier qui nous sommes. Le Prophète de l’Islam Paix et Salut sur lui a dit la chose suivante : « Autant de langues tu parles autant d’hommes tu vaux ». Lorsque nous avons la possibilité d’être riches d’un pluralisme identitaire, il faut que nous ne nous coupions de rien. En revanche, il faut que nous ayons la maîtrise profonde de cette identité, c’est à dire, l’organisation des identités multiples que nous sommes. En définitive, nous sommes un peuple Finistère, eh bien, il est de notre responsabilité à nous de l’organiser et non à quelque pays que ce soit de l’organiser pour nous, de l’extérieur.

Le rêve est –il permis ?

La difficulté de réunir tout le monde autour de l’essentiel est une réelle difficulté mais il ne faut jamais abandonner. Contre les rigidités et les corporatismes, il faut toujours garder le cap se dire qu’il faut toujours continuer à reformer. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage disait le poète. Il faut donc cent fois sur le métier, remettre son ouvrage puisque de toute façon l’avenir est à ce prix.



Propos rassemblés par El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

 

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02/04/2015

Exclusivité - Nucléaire iranien: Ici le document de l'accord historique à Lausanne

Parameters for a Joint Comprehensive Plan of Action regarding the Islamic Republic of Iran’s Nuclear Program

iran talks, nucléaire, iran, suisse, kerry, jarif, obama, continent premierBelow are the key parameters of a Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) regarding the Islamic Republic of Iran’s nuclear program that were decided in Lausanne, Switzerland. These elements form the foundation upon which the final text of the JCPOA will be written between now and June 30, and reflect the significant progress that has been made in discussions between the P5+1, the European Union, and Iran. Important implementation details are still subject to negotiation, and nothing is agreed until everything is agreed. We will work to conclude the JCPOA based on these parameters over the coming months.

Enrichment

  • Iran has agreed to reduce by approximately two-thirds its installed centrifuges. Iran will go from having about 19,000 installed today to 6,104 installed under the deal, with only 5,060 of these enriching uranium for 10 years. All 6,104 centrifuges will be IR-1s, Iran’s first-generation centrifuge.

  • Iran has agreed to not enrich uranium over 3.67 percent for at least 15 years.

  • Iran has agreed to reduce its current stockpile of about 10,000 kg of low-enriched

    uranium (LEU) to 300 kg of 3.67 percent LEU for 15 years.

  • All excess centrifuges and enrichment infrastructure will be placed in IAEA monitored storage and will be used only as replacements for operating centrifuges and equipment.

  • Iran has agreed to not build any new facilities for the purpose of enriching uranium for 15 years.

  • Iran’s breakout timeline – the time that it would take for Iran to acquire enough fissile material for one weapon – is currently assessed to be 2 to 3 months. That timeline will be extended to at least one year, for a duration of at least ten years, under this framework.

    Iran will convert its facility at Fordow so that it is no longer used to enrich uranium

  • Iran has agreed to not enrich uranium at its Fordow facility for at least 15 years.

  • Iran has agreed to convert its Fordow facility so that it is used for peaceful purposes only

    – into a nuclear, physics, technology, research center.

  • Iran has agreed to not conduct research and development associated with uranium enrichment at Fordow for 15 years.

  • Iran will not have any fissile material at Fordow for 15 years.

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Almost two-thirds of Fordow’s centrifuges and infrastructure will be removed. The remaining centrifuges will not enrich uranium. All centrifuges and related infrastructure will be placed under IAEA monitoring.

Iran will only enrich uranium at the Natanz facility, with only 5,060 IR-1 first-generation centrifuges for ten years.

  • Iran has agreed to only enrich uranium using its first generation (IR-1 models) centrifuges at Natanz for ten years, removing its more advanced centrifuges.

  • Iran will remove the 1,000 IR-2M centrifuges currently installed at Natanz and place them in IAEA monitored storage for ten years.

  • Iran will not use its IR-2, IR-4, IR-5, IR-6, or IR-8 models to produce enriched uranium for at least ten years. Iran will engage in limited research and development with its advanced centrifuges, according to a schedule and parameters which have been agreed to by the P5+1.

  • For ten years, enrichment and enrichment research and development will be limited to ensure a breakout timeline of at least 1 year. Beyond 10 years, Iran will abide by its enrichment and enrichment R&D plan submitted to the IAEA, and pursuant to the JCPOA, under the Additional Protocol resulting in certain limitations on enrichment capacity.

    Inspections and Transparency

  • The IAEA will have regular access to all of Iran’s nuclear facilities, including to Iran’s enrichment facility at Natanz and its former enrichment facility at Fordow, and including the use of the most up-to-date, modern monitoring technologies.

  • Inspectors will have access to the supply chain that supports Iran’s nuclear program. The new transparency and inspections mechanisms will closely monitor materials and/or components to prevent diversion to a secret program.

  • Inspectors will have access to uranium mines and continuous surveillance at uranium mills, where Iran produces yellowcake, for 25 years.

  • Inspectors will have continuous surveillance of Iran’s centrifuge rotors and bellows production and storage facilities for 20 years. Iran’s centrifuge manufacturing base will be frozen and under continuous surveillance.

  • All centrifuges and enrichment infrastructure removed from Fordow and Natanz will be placed under continuous monitoring by the IAEA.

  • A dedicated procurement channel for Iran’s nuclear program will be established to monitor and approve, on a case by case basis, the supply, sale, or transfer to Iran of

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certain nuclear-related and dual use materials and technology – an additional transparency measure.

  • Iran has agreed to implement the Additional Protocol of the IAEA, providing the IAEA much greater access and information regarding Iran’s nuclear program, including both declared and undeclared facilities.

  • Iran will be required to grant access to the IAEA to investigate suspicious sites or allegations of a covert enrichment facility, conversion facility, centrifuge production facility, or yellowcake production facility anywhere in the country.

  • Iran has agreed to implement Modified Code 3.1 requiring early notification of construction of new facilities.

  • Iran will implement an agreed set of measures to address the IAEA’s concerns regarding the Possible Military Dimensions (PMD) of its program.

    Reactors and Reprocessing

  • Iran has agreed to redesign and rebuild a heavy water research reactor in Arak, based on a design that is agreed to by the P5+1, which will not produce weapons grade plutonium, and which will support peaceful nuclear research and radioisotope production.

  • The original core of the reactor, which would have enabled the production of significant quantities of weapons-grade plutonium, will be destroyed or removed from the country.

  • Iran will ship all of its spent fuel from the reactor out of the country for the reactor’s lifetime.

  • Iran has committed indefinitely to not conduct reprocessing or reprocessing research and development on spent nuclear fuel.

  • Iran will not accumulate heavy water in excess of the needs of the modified Arak reactor, and will sell any remaining heavy water on the international market for 15 years.

  • Iran will not build any additional heavy water reactors for 15 years. Sanctions

    Iran will receive sanctions relief, if it verifiably abides by its commitments.

    U.S. and E.U. nuclear-related sanctions will be suspended after the IAEA has verified that Iran has taken all of its key nuclear-related steps. If at any time Iran fails to fulfill its commitments, these sanctions will snap back into place.

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  • The architecture of U.S. nuclear-related sanctions on Iran will be retained for much of the duration of the deal and allow for snap-back of sanctions in the event of significant non-performance.

  • All past UN Security Council resolutions on the Iran nuclear issue will be lifted simultaneous with the completion, by Iran, of nuclear-related actions addressing all key concerns (enrichment, Fordow, Arak, PMD, and transparency).

  • However, core provisions in the UN Security Council resolutions – those that deal with transfers of sensitive technologies and activities – will be re-established by a new UN Security Council resolution that will endorse the JCPOA and urge its full implementation. It will also create the procurement channel mentioned above, which will serve as a key transparency measure. Important restrictions on conventional arms and ballistic missiles, as well as provisions that allow for related cargo inspections and asset freezes, will also be incorporated by this new resolution.

  • A dispute resolution process will be specified, which enables any JCPOA participant, to seek to resolve disagreements about the performance of JCPOA commitments.

  • If an issue of significant non-performance cannot be resolved through that process, then all previous UN sanctions could be re-imposed.

  • U.S. sanctions on Iran for terrorism, human rights abuses, and ballistic missiles will remain in place under the deal.

    Phasing

  • For ten years, Iran will limit domestic enrichment capacity and research and development – ensuring a breakout timeline of at least one year. Beyond that, Iran will be bound by its longer-term enrichment and enrichment research and development plan it shared with the P5+1.

  • For fifteen years, Iran will limit additional elements of its program. For instance, Iran will not build new enrichment facilities or heavy water reactors and will limit its stockpile of enriched uranium and accept enhanced transparency procedures.

  • Important inspections and transparency measures will continue well beyond 15 years. Iran’s adherence to the Additional Protocol of the IAEA is permanent, including its significant access and transparency obligations. The robust inspections of Iran’s uranium supply chain will last for 25 years.

  • Even after the period of the most stringent limitations on Iran’s nuclear program, Iran will remain a party to the Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT), which prohibits Iran’s development or acquisition of nuclear weapons and requires IAEA safeguards on its nuclear program.

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J'ai 8 ans, je vote : Aux migrants d'apporter la valeur ajoutée citoyenne !

8 ans, vote, municipal, cantonal, genève, migrants, politiqueJ'ai 8 ans ! Ou plus ! Je vote à Genève ! Beaucoup d'étrangers qui vivent dans ce Canton-monde ont reçu le matériel de vote de la chancellerie genevoise pour les votations municipales du 19 avril prochain! L'élection du Conseil municipal (législatif) et du Conseil administratif (exécutif) pour la législature 2015-2020 est une belle occasion pour les immigrés de choisir le mouvement politique de leur choix !

Au delà des partis, des personnalités "originaires" du Continent Premier et d'ailleurs sont sur les listes. Qui sont-elles, qui sont-ils? Que peuvent-elles ou ils apporter au renforcement du vivre ensemble et à une meilleure prise en compte des préoccupations des migrants ?

Chacune et chacun parmi nous qui a le droit de vote peut s'y intéresser et surtout devrait aller voter. C'est un acquis de taille de notre Genève multiculturelle qui devrait pouvoir aussi compter sur la mobilisation citoyenne des uns et des autres. Personnellement je n'ai pas de parti politique, je ne sais pas pour qui je vais voter mais j'engage tous les migrants de plus de 8 ans d'aller voter en âme et conscience ! Vive Genève ! Vive la République !


El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste sénégalais, accrédité aux Nations-Unies, Genève, directeur des publications du magazine panafricaine en ligne www.ContinentPremier.Com

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Boko-Haram, Iran, Autisme, argent ville de Genève: Le débat sur Leman Bleu !

Hier sur Léman Bleu, 4 sujets à l'émission Genève à Chaud: Iran avec le Pr Warner, Boko Haram avec votre serviteur, Sous de la Ville de Genève: un bonus de 15 millions avec Sandrine Salerno, et autisme dont la journée mondiale est célébrée ce jour Par Mmes Marjorie de Chastonay et Seyda Benvenuto
Voir ou revoir ici l'émission de Pascal Décaillet qui est ce soir avec toute l'équipe de Leman bleu à la Halle de l'Ile dès 18 heures autour de 14 candidats pour parler des élections municipales

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