09/10/2014

André Klopmann, le musée ambulant !

 

M. Klopmann allie rigueur et fantaisie. Il est, sans nul doute, sur les traces d’un Albert Cohen, ou de l’immortel Eric Orsenna grand admirateur de Leopold Sedar Senghor, et tant d’autres encore… André Klopmann est un musée vivant, ambulant, un écrivain prolixe, un fonctionnaire consciencieux au service de l’Etat. Malgré les contraintes liées à sa fonction, il a su garder cette part de liberté et d’imagination créatrice qui font l’écrivain (Rencontre)

ContinentPremier.Com : Vous êtes co –auteur de Genève Sang Dessus Dessous, publié chez Slatkine, comment est né ce livre ?

 André Klopmann : D'une proposition de Pierre Maudet, le ministre de la police, à 5 auteurs genevois. Nous avons accepté et produit chacun une fiction originale. Pas de contraintes, si ce n'est celle-ci: l'obligation d'une intrigue à Genève . Bien normal. Le livre sort en marge du bicentenaire de la police genevoise. À chacun ses thèmes et son époque. Nos histoires se complètent bien. Mes partenaires Corinne Jaquet, Éric Golay, Luc Jorand et Sandra Mamboury sont de fines plumes. Nous nous sommes bien amusés. Le livre est réussi.

 

 

ContinentPremier.Com : Au moment où certains déplorent à tort ou à raison une recrudescence de l’insécurité à Genève, ne pensez-vous pas que ce titre peut participer à la psychose de l’insécurité ?

André Klopmann : C'est un jeu de mots! Le titre indique un détournement. La couverture respecte les codes du polar. La référence fait partie du genre... Aucune crainte, non. Il est aussi écrit: "5 fictions policières", sur la couverture...

 ContinentPremier.Com : Scénariste, romancier, et que sais-je encore, vous avez écrit personnellement au moins 21 ouvrages, participé à plusieurs autres livres, comment vous définir ?

 André Klopmann : Je suis auteur et par ailleurs, fonctionnaire. Je concilie bien car je suis très organisé. Vous savez, adolescent, je fréquentais Albert Cohen. Fonctionnaire, écrivain, et dans le monde international, en plus. Un modèle. Je ne me compare pas mais j'ai appris. Je pourrais en citer d'autres et notamment Orsenna, que j'aime bien. J'aime cette double identité. Rigueur et fantaisie, selon les heures.

ContinentPremier.Com : En tant qu’écrivain vous labourez presque tous les champs de la littérature, comment nait en vous l’idée d’écriture ?

 André Klopmann : Je L'écriture m'est vitale et les sujets me viennent selon les opportunités. Mes trois derniers livres sont des commandes reçues d'éditeurs à Genève et à Paris ; si le projet me plait, et si je le peux, je marche. Si on ne me demande rien, j'écris quand même. Et depuis trente ans que je publie, j'ai de la chance: en général, on ne me refuse pas mes manuscrits.

 ContinentPremier.Com : Vos ouvrages sont un ensemble pourtant assez logique qui se présente comme une découverte ou une ode à Genève, que représente ce Canton pour vous ?

André Klopmann : Un canton ouvert au monde et servant le monde. Des gens de toutes les origines (moi-même, j'en ai quatre). Je l'explore sans relâche, sous toutes ses formes, car je suis curieux de tout. Entre histoire et fictions, je lui restitue ce qu'il m'apporte et partage avec les autres.

 ContinentPremier.Com : Y a t-il un coin, une histoire de Genève que vous ignorez ?

 André Klopmann : Vous! Votre histoire. Vous êtes une figure de Genève mais que savons-nous de vous, au fond?!

 ContinentPremier.Com : Quel est votre rêve pour la Genève de demain?

 André Klopmann : Du travail pour tous et de la culture.

 Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

15:11 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Les commentaires sont fermés.