30/09/2014

L’état de la biodiversité mondiale apparaît pire que jamais ! Avertit le WWF.

WWF, Marco Lambertini, Living Planète, Biodiversité, L’Indice Planète Vivante, qui exprime la tendance suivie par plus de 10 000 populations d’espèces sauvages, a enregistré un déclin de 52 % entre 1970 et 2010. En d’autres termes, l’effectif des populations de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons a diminué en moyenne de moitié environ en 40 ans, ce qui représente un recul beaucoup plus marqué que celui précédemment estimé. Cet écart s’explique pour l’essentiel par l’amélioration de la méthodologie appliquée, désormais plus représentative de la distribution géographique de la biodiversité planétaire, lit-on, dans le Rapport de WWF remis à la presse, ce matin. 

Le Rapport Planète Vivante 2014 est la dixième édition de la publication bisannuelle phare du WWF. Intitulé "Des hommes, des espèces, des espaces, et des écosystèmes", il dresse l’état des lieux des systèmes naturels de la Terre en mesurant l’effectif des populations d’espèces sauvages et en calculant l’empreinte de l’humanité.

La principale conclusion du Rapport Planète Vivante 2014 est la suivante : les populations d’espèces sauvages critiques déclinent tandis que l’Empreinte écologique ne cesse de s’agrandir dans le même temps. Résultat, la demande de ressources naturelles augmente, portée par la croissance démographique, alors même que ces ressources se raréfient. Cela dit, si la santé naturelle de la Terre se dégrade, les opportunités existent pour inverser les tendances à l’œuvre à travers l’action des gouvernements, des entreprises, des individus et de la société civile. De fait, le réel défi exposé dans le rapport consiste à découpler le niveau de développement humain d’une demande strictement insoutenable pour le globe.

 

Si les populations d’espèces sauvages régressent dans toutes les régions de la Terre, les pertes les plus lourdes sont observées sous les tropiques, l’Amérique latine enregistrant le déclin le plus dramatique (83 %). C’est la combinaison de la disparition et de la dégradation des habitats qui constitue la menace la plus grave pour les populations sauvages. L’exploitation par la chasse et la pêche (intentionnelle, à des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires) représente aussi un facteur global notable. Mais la prochaine grande menace commune est sans aucun doute le changement climatique, qui devrait être ressenti de plus en plus fortement par les populations à l’avenir. Les espèces d’eau douce sont les plus durement touchées et voient leur effectif chuter de 76 % entre 1970 et 2010, tandis que celui des espèces marines et des espèces terrestres fondait dans le même temps de 39 %.

Lire plus plus ici: http://continentpremier.com/?article=1970&magazine=78

 

Synthèse- El hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

 

 

 

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25/09/2014

Décapitation: Il y a le Français, il y a aussi un Touareg !

C'est à peine si l'on ne va pas demander aux Musulmans un certificat de virginité ?

La barbarie est monnaie courante dans notre vie de tous les jours ! Hélas !

Nous devons avoir la même ENERGIE et le même ESPRIT de Liberté, d'Egalité, à défaut d'une Vraie Fraternité pour DENONCER tout acte barbare de quelque côté qu'il puisse arriver.

Aux familles éplorées, témoignons notre sincère solidarité. Mais faudrait-il que les Musulmans se lèvent pour dire Non à notre Nom que des Oulémas disent Non à l'Etat dit islamique? Certains le disent. Oui, mais que maintenant ! Comme si les Musulmans venaient seulement de naître, d'exister !

Quels sont les média en Occident qui prennent au sérieux les Musulmans ? Qui font l'effort de comprendre leur Religion née au 7ème siècle quelques jours quand même avant Ben Laden et Al Baghdadi ?

On veut aujourd'hui que les Musulmans justifient qu'ils sont des êtres humains ? Que leur Foi n'est pas meurtrière ? Personnellement, je ne justifierai à PERSONNE le fait que je suis MUSULMAN. 

Osons poser les questions de société en termes de raisons, allons au fond des choses, essayons de comprendre comment ce monde est devenu FOU ! Jugeons tous les criminels d'où qu'ils viennent ! Au nom simplement de notre commune HUMANITE si ce mot a un sens. Tout le reste n'est que DIVERSION !

El hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité aux Nations Unies. Directeur des publications du Magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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18/09/2014

Humeur du jour : Tourbillons d'Amour !

Mieux vaut avoir le regret de la présence que celui de l'absence ! 


La vie se vit ! Avant de renaître dans la mort.
J'aime penser à vivre!


Panser les blessures de la vie!
Célébrer les victoires de la vie !


Vivre, mourir! Vivre !

Eternellement !

 

... El Hadji Gorgui Wade Ndoye...

 

Journaliste sénégalais accrédité au Palais des Nations-Unies à Genève.

Directeur des publications du magazine panafricain en ligne

www.ContinentPremier.Com

 

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16/09/2014

Quel Bonheur ces blogs du Jour : Mettan et Décaillet, deux grosses plumes!

Je n'ai pu m'empêcher de partager avec mes 3.850 ( bien sélectionnés) amies et amis sur Facebook les écrits, de ce jour, de mes deux aînés. Tous les deux s'expriment, avec courage, clairvoyance, lucidité et une belle et exquise plume, sur des sujets sensibles ! C'est mon grand Frère, Jean-François Mabut, le grand patron des blogs, malgré sa modestie, qui doit encore être très content de cette belle moisson !

Quel bonheur ! Aujourd'hui, plus que jamais, la Tribune de Genève nous gratifie d'excellents blogs. Nos aînés sortent la belle et grosse plume ! 

Guy Mettan, Pascal Décaillet, Tribune de Genève, Journalisme, Islam, judaïsme, christianisme, terrorisme, Suisse Guy Mettan sort la grosse plume et dit ses 4 vérités. Député PDC, ancien journaliste à la Tribune de Genève, chroniqueur dans la Julie, le Directeur du Club suisse de la presse ausculte les médias, la presse occidentale et dégaine: Tout est propagande !

Morceaux choisis : " .... Les 3000 morts de Gaza n’ont pas valu une seule réprimande officielle et encore moins de sanctions à Israël alors que les 3000 morts d’Ukraine ont déchainé les critiques de tous les médias et de tous les gouvernements occidentaux bienpensants contre Poutine et la Russie. Dans le conflit ukrainien, les médias n’ont cessé d’accuser la Russie d’invasion, invasion qui n’est jamais venue sauf dans la tête des conseillers en communication américains qui conseillent le président Porochenko. ....

.... Il s’agit juste de démontrer que si nos médias perdent de l’audience, c’est qu’ils ne nous informent plus, ou en tout cas plus assez bien. Pour savoir ce qui se passe désormais, il faut voir la BBC et Al-Jazira, les TV officielles européennes et Russia Today, le Financial Times et les sites alternatifs, CNN et la CCTV chinoise. Car c’est seulement en suivant attentivement la propagande et la contre-propagande qu’on peut espérer se faire une idée pas trop fausse de l’état du monde... "

Eh bien, dis donc Guy ! ( Lire son billet du jour dans son blog: http://guymettan.blog.tdg.ch/archive/2014/09/16/tout-est-... )

Après Guy Mettan, c'est autour de l'excellent Pascal Décaillet de tremper la sienne et c'est pour Rendre Hommage pour ne pas dire Défendre l'Islam et les Musulmans de Suisse. Extraits:  

Respect à nos Musulmans de Suisse !

decaillet.jpg" .... Méconnaissance totale de l’Histoire des religions. Ignorance crasse sur ce qu’est l’Islam. Ou d’ailleurs, le judaïsme, le christianisme. On a le droit, parfaitement, de s’opposer à une religion, il ne saurait en République exister de dogmes, ni de délit de blasphème. Mais par pitié, qu’on le fasse en connaissance de cause. Cela signifie, avant de stigmatiser, connaître. Et pour connaître, il faut s’informer. Apprendre. Lire, et lire encore. Le domaine religieux, qui m’intéresse comme on sait de très près, est l’un de ceux qui supportent le moins l’amalgame ou l’approximation, l’étiquette lestement collée. Je ne parle pas ici de la foi (je ne m’exprime jamais sur ce sujet), mais de l’aspect historique, culturel, textuel qui doit être maîtrisé lorsqu’on s’exprime sur une religion....

.... Mais la manière dont en Suisse on parle aujourd’hui de l’Islam ! Le règne de la confusion. On confond Islam et islamisme, on ne voit l’Islam que dans ses composantes maghrébines, le confondant avec l’arabité, alors que le premier pays musulman du monde est l’Indonésie, et que la grande majorité de nos Musulmans de Suisse sont d’origine balkanique, où l’Histoire de l’implantation islamique, sous la présence ottomane, n’a strictement rien à voir avec celle du Golfe Persique, encore moins celle de l’Afrique du Nord. On profite de l’actualité, en effet abominable, de ces décapitations, pour mettre tous les Musulmans dans le même panier : cet amalgame est non seulement scélérat, mais relève d’une inimaginable inculture...."

Suite ici: (http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2014/09/16/res... )

Résumés proposés par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du Magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

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J'ai un calife, il paraît ! Par Inès El Shikh

ines contributions.jpgGenève- Après la conquête foudroyante de toute une partie de l'Irak, par le groupe djihadiste de l'EIIL et après l'annonce, en début juin,  de l'instauration d'un nouveau "Califat", Abu-Bakr el Baghdadi s'est auto-proclamé Calife. Dans son monde fantasmé, je suis donc devenue une de ses sujettes. Sauf que non, sa déclaration n’engage que lui et ne me concerne pas.

La nouvelle a été accueillie par une multitude de réactions d'ulémas à travers le monde qui ont rejeté publiquement le nouveau Calife et une quantité d'avis de jurisprudence islamique et de fatwas qui ont jugé la chose non seulement invalide juridiquement au sens de la charia mais qui en plus ont statué el Baghdadi déviant d'un point de vue du dogme musulman ("kharidji", ce qui signifie "qui s'exclut soi-même de l'Islam"). Pour le coup, et c'est un fait extrêmement rare, cet avis met même d'accord des soufis et des salafistes. En fait - et ce serait presque drôle si ce n'était pas aussi tragique - même Al-Qaeda s'est distancée du "Calife", trouvant ses méthodes trop violentes.

 

Mais du haut de mon petit confort douillet, il est facile pour moi de rejeter cet appel au ralliement. Mon refus est évident, trivial et sans poids. L'immense majorité des 1.5milliards de musulmans rejettent ce Califat, mais pour presque tous, c'est tout aussi trivial et sans poids. Car ce qui importe, dans cette histoire, c'est que même s'ils  sont en très petit nombre, il y ait des individus qui se sentent inspirés par cet appel. Ils se sentent représentés. Aussi terrible que cela paraisse, ils se sentent aimés et valorisés. Et ce ne sont pas nos dénonciations unanimes qui y changeront vraiment quelque chose. Les avis théologiques et les réactions politiciennes sont stériles. Ce qu’il faut avant tout, c’est comprendre pourquoi et comment les abysses de la déshumanisation exercent une telle attraction sur les personnes qui s’engagent dans de tels groupes.

 

Ces individus séduits par le chant des sirènes djihadistes, en écrasante majorité des hommes jeunes, semblent ne pas avoir conscience de l'extrême violence de l'"utopie" qu'ils cherchent à faire vivre. Et s'ils sont aveugles à la violence, c'est qu'ils y ont été plongés depuis très jeunes. La plupart d'entre eux, nés en Irak entre les deux guerres du Golfe, ont connus les bombardements, la répression d'un tyran, la faim sous l'embargo, l'invasion d'une armée étrangère. Quand on n'a jamais connu la paix, il n'est pas évident de désirer autre chose que la guerre. Leurs rangs sont grossis par des recrues internationales de Syrie et d'ailleurs (dont des Européens, qui restent malgré tout une quantité infime par rapport à la totalité des effectifs) qui ont pour point commun une histoire faite de violence.

N'en déplaisent à certains qui cherchent des explications faciles, nous savons depuis la 2ème guerre mondiale que la barbarie ne requiert que quelques fous psychopathes à quelques postes clés épaulés de professionnels du crime qui dirigent un corpus d'hommes plutôt ordinaires et disciplinés. Banals bien que paumés, le gros des rangs est donc composé de Monsieur-tout-le-monde qui s’insensibilisent par l’habitude et qui deviennent auteurs d’atrocités au fur et à mesure qu’elles leur font monter les échelons d’une structure hiérarchique qui se charge de les déresponsabiliser moralement et leur fournit de quoi empêcher de penser à leurs actes. Des jeunes Allemands de 39-45 comme des jeunes Irakiens de 2003-2014, il serait donc difficile de dire que tous ces jeunes combattants sont des tarés sanguinaires dont la vocation a toujours été le génocide. Les responsabilités individuelles sont engagées bien entendu, mais je me demande parfois s'il ne faudrait pas réfléchir le djihadisme au moins autant en termes de sociologie structurelle et de psychologie des masses qu'en termes de géopolitique ou de sécurité internationale. Ce raisonnement peut être étendu certainement à toutes les branches de la nébuleuse terroriste mondiale, y compris celles oeuvrant sur notre continent africain.

En mai 2014, à l'occasion des 10ans du site africain d'information panafricain basé à GenèveContinent Premier, était organisé un débat où prirent la parole deux intellectuels sénégalais de renom, Boris Boubacar Diop et Pr Souleymane Bachir Diagne. Le premier nous parlât des vingt ans du génocide rwandais et le second du radicalisme religieux en Afrique. A ce dernier, qui entrevoyait comme remède contre l’extrémisme et le djihadisme un retour des Africains à la forme d’Islam la plus proche de la culture traditionnelle (qui a été elle façonnée largement par l’animisme), à savoir les confréries soufies, j’objectais que préconiser le soufisme comme solution était non seulement optimiste mais même un peu chimérique, la majorité des musulmans africains n’étant pas soufis mais sunnites malékites. Nier ce facteur d’appartenance dans l’équation, c’est passer à côté d’une réalité cruciale et risquer de proposer des solutions mal adaptées. Sans compter que le soufisme en lui-même, n’en déplaise à la représentation populaire qui le réduit à un folklore fait de derviches tourneurs et de poèmes de Rumi, sait parfois être un mouvement rigide aux allures sectaires.

Le Pr Diagne répondit à ma critique d’une manière fort inspirée en notant que l’intérêt des confréries soufies résidait en fait dans l’organisation sociale desdites confréries, que c’était moins le soufisme qui était décisif (d’où le fait qu’il ne s’agissait pas de convertir les musulmans d’une école de pensée à une autre) que le fait que dans ces structures, l’individu est intégré à une vie spirituelle, sociale, culturelle, affective, qui l’éloigne de l’extrémisme. Lorsque l’on encouragerait la participation des organisations confrériques à la vie publique, lorsqu’on les inclurait comme acteurs politiques et sociaux, ainsi que comme intermédiaires, elles préviendraient la création du vide et de la misère (sous toutes ses formes) autour des individus, condition sine qua none pour qu’opère la « séduction » des organisations terroristes.

Suite lien 
ici:  http://www.continentpremier.com/?magazine=78&article=...

Source:  Magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

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15/09/2014

Débarquement de Provence : La vérité sur une histoire partagée

Iba Der Thiam, Provence, Débarquement, France, Tirailleurs, Libération, armées, Le 70e anniversaire du débarquement des Alliés en Provence, qui a eu lieu le 15 Août 1944, a été célébré, alors le peuple de France et les peuples d’Afrique, dans leur écrasante majorité, ne connaissent toujours pas, dans le menu détail, le rôle  que notre continent a joué dans la libération de la France sous occupation étrangère.

Jusqu’à présent, aucun effort significatif n’a vraiment été entrepris, pour que soit mentionnée dans les livres d’Histoire et dans les curricula de formation citoyenne,  la part considérable, que les Armées d’Afrique ont prise dans la défaite du militarisme japonais, du fascisme italien et du nazisme allemand.

Si n’importe quel Français, Britannique, Belge ou citoyen d’un pays nordique peut récapituler,  presque par cœur, tout ce qui s’est passé le 6 Juin 1944, sur les plages de Normandie, on ne peut pas en dire autant de ce qui s’est déroulé le 15 Août 1944, sur les plages de Provence.

Et pourtant, ce fut là, que se joua vraiment l’issue de la seconde guerre mondiale et que se dessina, de manière irréversible, la défaite des pays de l’Axe.

Tirant les leçons de la nouvelle carte de l’Europe, que la seconde guerre mondiale venait de dessiner, Sir Wilson Churchill, Ex-Premier Ministre  de Sa Majesté britannique, avait articulé, au cours d’une conférence faite en 1946, dans le Missouri, à Fulton, au Westminster College, le concept de « rideau de fer », pour attirer l’attention sur ce qu’il considérait comme l’expansion inquiétante du Communisme en Europe, après la grande révolution de 1917 et les succès que l’Armée Rouge  et ses Alliés avaient remportés sur les champs de bataille. Lui emboitant le pas, le Président Henri Truman, qui avait remplacé le Démocrate Roosevelt, avait, lui aussi, mentionné qu’il faudrait soutenir tous les pays qu’il qualifiait pour la première fois, de « pays libres » dans les efforts qu’ils déployaient pour ne pas  succomber aux entreprises développées à l’échelle mondiale par le Communisme international au service, selon lui,  de Moscou.

C’était en 1947. Le concept de « Monde Libre » venait de prendre officiellement forme. Mais, lorsqu’on interroge, aujourd’hui, les ressortissants des pays alliés sur les vrais acteurs, dont les sacrifices ont permis l’avènement de ce Monde dit Libre, qui fait la fierté de l’Occident, ils ne citent parmi les auteurs de cet évènement historique, que les pays européens et, tout au plus, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Australie, pour faire bonne mesure, sans jamais faire référence aux pays africains, alors qu’ils comptent, indubitablement, parmi les bâtisseurs de ce qu’on appelle « Le Monde Libre ».

Voilà pourquoi, il est indispensable de rappeler que, si dans son fameux discours du 18 Juin 1940, le Général De Gaulle avait ostensiblement proclamé, 3 fois de suite : « La France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle », il ne fait aucun doute que c’était au continent africain qu’il pensait, d’abord et avant tout.

Les Antilles et la Guyane n’étaient pas des réservoirs humains et n’avaient plus, malgré leur patriotisme et leur courage, une tradition guerrière attestée par l’Histoire, après les effets dévastateurs de la traite négrière sur leurs mentalités.

Au demeurant, il y avait entre elles et l’Europe, « l’épaisseur de l’Atlantique », pour parler comme Pierre Chaunu, dans un contexte où la guerre navale et sous-marine battait son plein.

Certes, l’Indochine, toute seule, était près de 3 fois plus peuplée que les 8 colonies composant l’AOF, mais elle était lointaine et surtout incertaine.

De Gaulle confirme, lui-même, dans ses Mémoires de guerre que : « Dans les vastes étendues de l’Afrique, la France pouvait se refaire une Armée et une souveraineté », parce que le continent africain n’était séparé de l’Europe, que par les péninsules ibérique, italienne et balkanique  et qu’il  constituait, comme tel,  une excellente base de départ pour  pénétrer à l’intérieur de celle-ci.

Plus rares encore sont les personnes qui savent que, quelques jours avant le 18 Juin,  le 16 Juin précisément,  Galandou Diouf, Député du Sénégal, Gratien Candace, Député de la Guadeloupe et Maurice Santineau, avaient adressé au Président de la République française, réfugié à Bordeaux, une requête qui était un acte de foi en l’avenir de la France ; la France qu’ils considéraient comme leur mère-patrie. Dans cette, requête, se faisant l’écho des opinions exprimées par Alpha Bâ de Saint-Louis, Président des Anciens Combattants, l’Amicale des Instituteurs du Sénégal, les Elèves de l’Ecole Normale William Ponty, l’Instituteur Mamadou Dia, les Chefs de Canton Demba War Sall, Thiendella Fall et Bouna Ndiaye, Abdel Clédor Diagne  et d’autres patriotes sénégalais, ils proclamaient publiquement leur volonté de refuser toute forme de capitulation après l’effondrement des Armées françaises et se déclaraient, tous, prêts à continuer la guerre, pour vaincre ou mourir.

Les populations africaines et françaises doivent savoir que ce sont des thématiques proches de celles-là, que le Général De Gaulle a employées dans son Appel historique du 18 Juin 1940.

Dans les faits, lorsque l’homme du 18 Juin décida de quitter l’Angleterre pour doter la France d’une base territoriale susceptible de lui conférer une légitimité incontestable et la France Libre, d’une capitale autre que la Grande-Bretagne, ce fut, concrètement, à l’Afrique qu’il s’adressa. 

N’a-t-il pas porté son dévolu sur le Sénégal, où les Français étaient présents depuis 1659 ? On connait la tentative avortée de débarquement à Dakar  en Septembre 1940, le refus du Gouverneur Général Boisson de l’accueillir, les combats aéronavals  qui s’en suivirent, avec  leur bilan de 471 victimes et la décision du Général De Gaulle, après cet échec douloureux de faire de Brazzaville, la capitale de la France Libre.

Ce fut, en effet, de Brazzaville, que furent datées, le 27 Octobre 1940, l’Ordonnance N°1, portant constitution du Conseil de Défense de l’Empire et l’Ordonnance N°2, portant composition de celui-ci.

Mais, ce fut surtout de l’AEF, du Tchad précisément, que lui parvint le soutien stratégique du Gouverneur Félix Eboué, Guyanais de son état, donc, originaire d’Afrique. Ce fut là, que naquirent, les prémices de la reconquête de la France occupée.

Voilà pourquoi, le Général De Gaulle note, lui-même que : « Brazzaville a été, pendant de terribles années, le refuge de notre honneur et de notre indépendance et… restera l’exemple du plus méritoire effort français ».

Ce fut toujours d’Afrique Equatoriale, que partirent, après 1940, les forces qui engagèrent la bataille du désert en Libye, à Bir-Hakem, El Alamein, Tobrouk, Koufra ; Koufra,  où la 2e Division Blindée, partie du Tchad, fit le serment de libérer Paris et Strasbourg de la domination étrangère,  quel qu’en soit le prix.

On ne dit jamais assez que ce furent sur le sol africain, que se déroulèrent quelques-uns des évènements les plus importants de la seconde guerre mondiale. Non seulement quelques-uns parmi les Généraux les plus illustres des deux camps y  ont opéré : Rommel avec l’Africa Corps, Montgomery, à la tête de la 8e Armée, le Général Leclerc, héros du Fezzan, De Larminat et Koenig, Eisenhower, Delattre de Tassigny et le Général américain Alexander Patch, à la tête d’une armée de 250 000 hommes, mais, ce fut en Afrique, également, que s’étaient réunis, à Anfa, au Maroc, en 1943, Roosevelt, De Gaulle et Churchill, pour aplanir les querelles de leadership opposant les Généraux De Gaulle et Giraud et que De Gaulle eut son premier bain de foule à Fès.

Ce fut, en plus, en Afrique, à Alger, que l’Assemblée  Consultative Provisoire tint sa première séance et qu’a été installé le Comité Français de Libération Nationale.

Ce fut d’Afrique, enfin, que partirent les soldats engagés dans le débarquement  de Provence du 15 Août 1944.  

Et, De Gaulle témoigne, lui-même, qu’« en Juillet 1944, dans les troupes françaises régulièrement constituées et engagées contre l’ennemi, les 2/3 étaient constituées par des Africains ».

Il s’agissait des soldats Nord Africains (Zouaves, Goums, Méharistes du Maroc, de Tunisie, d’Algérie), des soldats d’Afrique au Sud du Sahara (Tirailleurs Sénégalais, appelés, engagés) et d’Afrique Australe.

Ils provenaient, par ordre alphabétique, de l’Afrique du Sud, d’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso  actuel, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, des Comores, de Djibouti, des Etats-Unis,  du Gabon,  de la Guinée, de la Grande-Bretagne, de Madagascar, du Mali  actuel, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad, du Togo et  de la Tunisie. Ils ont, tous, peu ou prou, participé aux guerres de conquête qui ont donné naissance aux empires coloniaux, dans un contexte de domination et d’oppression (Les Saint-Louisiens ne les traitaient-ils pas de mercenaires ?). Mais, cela ne dispense pas de leur rendre l’hommage qu’ils méritent, car les balles ennemies ne faisaient pas de différence entre Blancs et Noirs dans leur combat contre le nazisme, le fascisme et le militarisme.

Ce sont ces troupes, qui ont participé à la libération de Toulon et de Marseille de l’occupation des pays de l’Axe, libéré la Corse, ouvert la route de Rome aux Britanniques et aux Américains et marché vers Belfort, l’Alsace, le Rhin et le Danube.

Ce débarquement en Provence modifia totalement le déroulement du conflit, puisqu’il permit d’injecter dans la guerre, 900 000 soldats,  170 000 véhicules,  4 millions de tonnes de matériel et 600 avions. Désormais, la défaite de l’Allemagne et de ses Alliés   était devenue inéluctable. La jonction pouvait se faire avec les soldats débarqués en Normandie, depuis le 6 Juin 1944 et la reconquête définitive de la France pouvait être amorcée, avec la 2e Division Blindée, partie du Tchad, composée  de troupes africaines, surtout, qui  avaient fait le serment, je le répète, à dessein, de libérer Strasbourg et Paris.

Ces héros allaient gaillardement tenir leurs promesses, n’eût-été l’ordre qui leur fut donné d’arrêter leur progression fulgurante, afin qu’on procédât au remplacement des troupes noires et maghrébines par des troupes blanches, pour que l’Histoire ne retienne pas que la France impériale avait été libérée  par les ressortissants de ses colonies qu’elle tenait encore sous sa domination. Telle est la stricte vérité.

Voilà pourquoi, l’Académicien humaniste M. Eric Orsenna considère que la France doit  à l’Afrique, une « dette » qu’elle ne devrait jamais oublier.

Elle doit sa libération et son indépendance actuelles, entre autres, au sang versé par nos ancêtres, au nom des valeurs du Monde Libre, que sont la liberté, la démocratie, la souveraineté, l’Etat de droit, la dignité, l’égalité  et la justice.

C’est pour tout cela que la coopération entre le peuple de France  et les peuples d’Afrique ne peut pas être traitée à la légère, ni de manière générale, comme on le ferait avec n’importe quel autre continent. Notre coopération doit être privilégiée. Elle trouve ses fondements dans notre Histoire commune et a été arrosée par le sang de nos ancêtres.

 

Par le Professeur Iba Der THIAM

Historien

Député à l’Assemblée Nationale du Sénégal

Source: ContinentPremier.Com, lien de l'article: http://www.continentpremier.com/?magazine=78&article=...

 

 

 

 

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10/09/2014

Hollande et les " Sans dents": La terrible souffrance d'un roi nu!

J'ai envie de le croire, malgré tout ! Voici un extrait de ses propos au Le Nouvel Observateur :

"Je ne veux pas qu'on puisse dire ou écrire que je me moque de la douleur sociale, car c'est un mensonge qui me blesse. Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière.

.... Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent
... J'ai rencontré des gens dans les pires difficultés, usés par la vie. Ils avaient du mal à soigner leurs dents. C'est le signe de la pire misère. Ces gens, je les ai côtoyés, aidés, soutenus.

... Je sais d’où je viens... Vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d'où je tiens mes racines, ma raison de vivre ?"

Valérie T : un reporter à l'Elysée !

val.t.jpgJ'ai défendu V.T quand elle a été cocufiée mais là je suis horrifié !
Dire qu'elle était à l'Elysée comme un Reporter fait froid au dos !
Le journalisme n'est pas un cynisme. J'ai toujours considéré qu'il est qu'il était qu'il devait rester un humanisme. Là on touche le fond partout. 
Certes Hollande est fautif mais est ce une raison de l'assassiner ainsi ?
Et c'est qui qui défend H, la Mme Lepen qui rêve de devenir PM. Et qui sait demain Présidente !
Triste pour la France ! Et dire que j'ai trinqué pour la victoire de H.

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité auprès des Nations-Unies, à Genève, Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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09/09/2014

La Croix-Rouge sur fond Blanc: La dernière trace d'humanité !

croi-rouge, cicr, françois longchamp, genève, yves daccord, conventions de genève, onu, suisseGenève est une fenêtre d'espoir avec sa Croix-Rouge internationale ! La commémoration des 150 ans de de la signature de la Convention de Genève, sept (7) générations après en est le symbole ! Alors que les conflits vont croissants dans un monde complexe, pour beaucoup "de citoyens de notre planète, cette Croix-Rouge sur fond blanc, reste la dernière forme d'espoir dans un monde croissant de conflits", a dit François Longchamp, Président de la République et Canton de Genève devant de très hautes personnalités locales et internationales, parmi lesquelles le DG par intérim des Nations-Unies, les Ambassadeurs des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse auprès de l'ONU, le DG du CICR, le Maire de Genève, le Recteur de l'Université, le Secrétaire général de la FICR ( Fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du croissant-rouge) etc. Un moment solennel de communion, de réflexions au vu de l'histoire du CICR et des défis auxquels ses principes sont aujourd'hui confrontés. 

La Genève internationale s'est retrouvée devant la Salle Alabama dans l'enceinte du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève pour fêter le 150ème anniversaire de la signature de la Convention de Genève, le 22 août 1864, par 12 Etats à la suite de la conférence diplomatique qui a lieu du 8 au 22 août 1864.

Fondé en février 1863, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'attelle depuis sa création à mettre en oeuvre les deux propositions formulées par Henry Dunant dans son Souvenir de Solférino. Il s'agit de créer, en temps de paix et dans chaque pays, une société de secours aux militaires blessés qui aiderait les services nationaux de santé des armées en temps de guerre. Puis de faire en sorte que les Etats reconnaissent ces sociétés et les protègent à travers un traité international. En octobre 1863, une conférence internationale, réunie à Genève, adopte ces deux propositions. Notons que dès la fin 1863, des sociétés de secours virent le jour en Europe.

Le Texte de la Convention de Genève de 1864 insufflant le Droit humanitaire international consacre la neutralité des hôpitaux, des ambulances et du personnel soignant, ainsi que des militaires blessés. Il stipule également que les services de santé et le personnel médical seront reconnaissables grâce à un seul signe distinctif et uniforme: UNE CROIX ROUGE SUR FOND BLANC. 

La Convention de Genève de 1864 révisée en 1906, 1929 et en 1949, est aujourd'hui plus connue sous le nom des Conventions de Genève.

Défi !

Après 7 générations d'existence, les Conventions de Genève sont aujourd'hui remises en cause par des Etats ou des groupuscules armés qui se moquent du Droit et du Droit humanitaire international.

Genève, qui malgré elle, est désignée garante de ces Conventions, a donc un rôle à jouer pour que l'Esprit du Souvenir de Solférino reste éternel.

Le Président du Conseil d'Etat François Longchamp ( video 1) mesure toute l'ampleur de la tâche. Son engagement est salué par le Directeur général du CICR Yves Daccord (vidéo 2) qui lance un appel solennel à la communauté internationale et aux individus pour la sauvegarde de la flamme du droit humanitaire qui a sauvé des millions de vies depuis 1864.

Là où les Conventions ne sont pas respectées, on assiste à des scènes terrifiantes qui défient la raison avec des ambulances prises pour cibles des blessés achevés etc, comme l'explique une responsable du CICR ( video 3)

 

Par El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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Filles détenues par Boko Haram: Contre l'oubli, Miss Sénégal à l'ONU.

14 septembre prochain, les jeunes filles du lycée de Chibok, dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, auront passé 6 mois jour pour jour dans les mains de leurs ravisseurs. Agées de 12 à 17 ans, près de 276 filles ont été kidnappées par Boko Haram qui promettait de les réduire en «  esclaves », de les « vendre » ou de les «  marier de force ». 57 parmi elles ont réussi à s’échapper mais la majorité est encore entre les mains des criminels qui disent vouloir instaurer un Etat islamique.

kathy chimère diaw, chibok, borno, nigeria, boko haram, kidnapping, onuGENEVE-(SUISSE)- Elle ne veut pas qu’on oublie ses sœurs du Nigeria. En visite privée à Genève, Kathy Chimère Diaw, a rencontré une série de personnalités sénégalaise et internationale pour attirer leur attention sur la situation des filles kidnappées depuis le 14 mai dernier par Boko-Haram. Elle venait pourtant de se marier le 1er mai avec un ingénieur informaticien sénégalais, Babacar Charles Ndoye qui vit et travaille en Suisse.

En 2009, elle a 18 ans, quand elle est élue plus belle femme du Sénégal. Pourtant à cet âge, la jeune Kathy Chimère Diaw avait déjà un caractère bien trempé : « je n’aime pas me faire draguer par les hommes mariés », disait-elle, et de renchérir si « mon homme cherche une autre femme, je boude ». Rien d’étonnant, qu’elle vienne à l’ONU, témoigner de sa solidarité avec ses sœurs du Nigeria.

Ce jour-là,  autant les gardes de la sécurité que les habitués du Palais des Nations-Unies et ses visiteurs ont tourné leur regard pour admirer la belle femme sénégalaise. Du haut de son 1m-77, foulard bien noué, Kathy Chimère Diaw avait dans son joli sac à main rouge un message bien clair : « Bringbackourgirls » (Ramener nos filles).

Alors que les yeux du monde sont rivés sur l’Irak avec son Etat dit islamique qui détruit la riche culture mésopotamienne décapite des journalistes étrangers et sur l’épidémie d’Ebola qui a tué des milliers d’Africains en installant une psychose désastreuse en Afrique de l’Ouest, l’ancienne Miss Sénégal nous rappelle aussi qu’en Afrique où les femmes furent des reines et aujourd’hui Présidente de la République ou Premier Ministre, un groupuscule veut en faire des objets sexuels, des esclaves ou des pièces de rechange pour leurs membres prisonniers. 

Suite ici: 

http://www.continentpremier.com/?magazine=76&article=...

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Journaliste accrédité aux Nations-Unies, Directeur des publications du Magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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04/09/2014

EBOLA : Une tragédie pour l’Afrique, une honte pour le monde !

Ebola, tragédie, monde, afrique, santé, omsGENEVE- (Suisse)- Il a fallu qu’un Américain soit atteint d’Ebola pour que le monde dit civilisé s’émeuve ! Une catastrophe sanitaire d’un niveau inégalé s’abat en plein jour sur nous en plein 21ème siècle ! L’Homme qui se vante d’aller sur la lune et qui commence à taquiner Mars est incapable de faire face devant un virus ! Ebola rappelle que la vie d’un Noir africain n’a d’intérêt que si le reste du monde était potentiellement menacé ! le Rwanda n’est pas loin. On a laissé le massacre se déroulait jusqu’à ce que le sang qui coulait des humains, menaçait de confluer vers les autres continents.  Alors on s’est réveillé pour dire «  plus jamais ça ». Comme on avait dit à la suite de l’Holocauste des Juifs !

La maladie à virus Ebola ( EVD) appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola est une maladie grave, souvent mortelle, dont le taux de létalité peut être élevé. Considérée comme l’une des maladies les plus virulentes au monde par l’OMS (organisation mondiale de la santé), sa première apparition remonte en 1976, au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo (RDC). Réapparu, en Guinée, il y a 6 mois, le virus Ebola s’est installé, de manière sévère et meurtrière, dans 4 pays de l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia,  Sierra Leone,  Nigeria).

L’infection se transmet par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou d’animaux infectés. Les personnes gravement malades ont besoin de soins intensifs. Des soins de qualité dans des pays où souvent le plateau technique est faible ou inexistant.  Ebola pose plus que jamais le défi de la souveraineté de l’Afrique. Les conséquences économiques sont actuellement évaluées à plus 1 pour cent sur l’économie du Continent qui se porte relativement bien malgré les différentes crises financière et économique en Occident en tirant même la croissance mondiale vers le haut !

OMS : Une négligence coupable

L’OMS chargée de veiller sur la santé publique de notre Terre a failli. Gravement ! Conséquence, « Six mois après le début de la pire épidémie d'Ebola de l'histoire, le monde est en train de perdre la bataille pour la contenir » s’est indignée, Dr Joanne Liu, Présidente internationale de Médecins Sans Frontières (MSF), le mardi 2 septembre, devant les Etats-membres des Nations Unies réunis sous la houlette du Secrétaire général adjoint pour une séance d’information sur Ebola.  Les dirigeants mondiaux n’arrivent pas à venir à bout de cette menace transnationale. Le veulent-ils ?

Le 8 août, l’OMS a déclaré que cette épidémie représente une « urgence de santé publique de portée mondiale », sans provoquer aucune réaction significative. MSF, quant à elle alertait l’Humanité de la gravité de la situation depuis le mois de mars dernier. Constat : « Les Etats ont rallié la coalition mondiale de l’inaction». 

Entre temps un Américain était infecté. Il sera vitre transféré chez lui et soigné ! Pendant ce temps, le décompte macabre caracolait en Afrique subsaharienne. A la date du 28 août 2014, l’épidémie a causé 1.552 décès. L’OMS compte également 3.069 cas suspectés et avérés depuis l’hiver. Au total, Ebola a fait plus que toutes les autres épidémies combinées en 38 ans ! Au moins 150 membres du personnel soignant sont morts du virus Ebola, tandis que d'autres ont trop peur de retourner au travail. C’est ce qui fait dire à El Hadji As Sy, Secrétaire général de
la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) «  Il est particulièrement important de protéger contre la contamination le personnel de santé des régions affectées. Ces pays ne peuvent se permettre de perdre un seul de leurs médecins et infirmiers. » Prévoyant, Ass Sy préconise «  l’impérieuse nécessité d’un engagement de longue haleine de la part de toutes les parties afin de mettre en place ou de restaurer les capacités locales de riposte et de préparation en prévision de futures crises similaires. »

Plus de solidarité

Tous les acteurs en marche contre Ebola sont d’avis qu’il faut agir rapidement, car il n’y a pas, il n’y a plus de temps à perdre. Par ailleurs les moyens internationaux de réponse aux catastrophes biologiques doivent être mobilisés en urgence, souligne MSF, dans un communiqué.  MSF dénonce l’inaction internationale dans les pays africains frappés par le virus Ebola et appelle tous les Etats disposant de services spécialisés à les déployer immédiatement. 

En réalité, de nombreux pays possèdent des mécanismes de réponse face à un risque biologique tel que  Ebola. En occident, beaucoup de pays ont exhibé à la télé ou dans des journaux leurs équipements sophistiqués ! Aucun d’eux, ne mourra d’Ebola ! Ils peuvent déployer des équipes médicales formées, civiles ou militaires, en l’espace de quelques jours, de manière organisée, et avec une chaîne de commandement capable d’assurer des normes élevées de sécurité et d'efficacité pour soutenir les pays touchés. C’est ce que leur demande MSF au nom de notre commune humanité. Au nom de l’agissante solidarité internationale. Au nom des droits humains !

« L’heure tourne et le virus Ebola est en train de gagner, conclut le Dr Joanne Liu. Le temps des réunions et de la planification est fini. Maintenant il est temps d’agir. Chaque jour d'inaction entraîne davantage de décès et le lent effondrement des pays touchés ».

 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Journaliste accrédité aux Nations-Unies, à Genève, Directeur du Magazine panafricain en www.ContinentPremier.Com

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