10/06/2013

Cachemire-Inde: Sardar Amjad Yousaf Khan, Directeur exécutif de KIIR dénonce la violente répression des autorités indiennes.

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Directeur d'une ONG pour les droits de l'Homme au Cachemire, Sardar Amjad Yousaf Khan, a participé aux travaux du dernier Conseil des droits dont le siège est à Genève. Comme beaucoup de défenseurs des droits humains, il pense trouver sur les terres d'Henry Dunant une oreille attentive aux causes de son peuple qui se bat depuis 1947 pour son autodétermination. 

Le conflit opposant l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire est profond, plonge ses racines dans le passé des deux pays et structure leurs relations bilatérales, tumultueuses depuis 1947. Cette rivalité ininterrompue, les trois conflits qu'elle a provoqués ont conduit à figer la situation sur le terrain, au détriment des populations concernées, analysent les spécilaistes.

Dans un dossier écrit en anglais avec des photos très dures montrant des jeunes devenus borgnes à cause de l'utilisation par l'autorité indienne, selon M. Khan, des mitrailleuses à poivre et autres armes non léthales mais dangereuses contre les manifestants Cachemiris. Pour lui, il ne fait aucun doute : " l'Inde teste sur les populations de Cachemire ses armes nocives." C'est pourquoi il en appelle à la communauté internationale notamment au Conseil des droits de l'homme afin qu'ils protègent son peuple. Amnesty international aurait interpellé sur ce sujet le Gouvernement indien.

La Documentation française que nous avons consultée, suggère pour une sortie de la question du Cachemire : 


"Dans le court terme, l'urgence est de favoriser la baisse de la tension pour éviter une guerre ouverte avec le risque nucléaire qu'elle comporte. Il est donc souhaitable de soutenir les tentatives de médiation entreprises successivement par la Russie et par les États-Unis, les deux principaux partenaires, respectivement, de l'Inde et du Pakistan. Il leur revient prioritairement de rétablir les conditions d'un dialogue minimal et de contribuer à établir des mesures de confiance permettant une désescalade, à charge pour le Pakistan de mettre un terme aux infiltrations au Cachemire et pour l'Inde, d'y répondre par des signes tangibles. Dans un second temps, il est souhaitable que des partenaires reconnus puissent les aider à poursuivre ce dialogue pour traiter des problèmes bilatéraux. La position indienne de refus de toute médiation internationale sur le Cachemire semble aujourd'hui dépassée par l'internationalisation de fait du dossier et par la très grande réticence des deux pays à retrouver la voie d'échanges bilatéraux constructifs pouvant aboutir à la résolution du conflit […]. Ni en Inde, ni au Pakistan ne se [dessinent] les grandes lignes d'un compromis acceptable pour les deux parties. En revanche, l'évolution intérieure des deux pays et de la situation internationale pourrait être porteuse d'espoir."

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Directeur des publications du magazine panafricain (ContinentPremier.Com)

19:48 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cachemire, inde, amjad yousaf khan, révolte, nations unies, armes paralysantes | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

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