18/01/2012

MARK MULLER AU MAD : Un homme d’Etat à la rencontre du peuple d’en bas !

LAVILLIERS.jpgJe ne voudrais pas disserter de la violence dont on accuse le Conseiller d'Etat. Je pose ici la simple équation de la vie privée, de la vie tout court des femmes et des hommes qui nous dirigent.

Une note du journaliste Pascal Décaillet, sur sa page Facebook en référence à sa participation à l'émission Infrarouge de la Rts,  a fouetté le désir que j'avais de dire ce que je pensais de l'Affaire Muller au MAD. Ce désir a été refoulé par l'organisation du 7ème anniversaire de  ContinentPremier aux Nations Unies. Ce matin, le Mur de Décaillet, journaliste protéiforme et d'une grande générosité attirait mon attention et a fait revenir ce désir enfoui.

Oui, cher Pascal, je suis d'accord avec toi sur ta pensée selon laquelle les hommes politiques ont droit à une vie privée comme tout un chacun surtout dans un pays démocratique, libre et où ces ministres n'ont même pas besoin de gardes du corps. Je n'ai pas encore le temps mais j'avais pensé écrire un article position sur ce sujet.

Le Mad est un lieu public, lieu agréable où se rencontre le petit peuple très souvent et y voir un conseiller d'Etat démontre à souhait l'humilité de cette personne et la sécurité qui règne dans notre canton monde. Ceci dit, je ne juge pas des actes décriés qui pourraient arriver à tout un chacun et surtout quand on est reconnu par des jaloux et des envieux. Toute bagarre est une faiblesse, les conditions qui l'ont induite me sont étrangères mais ce qui est important à souligner c'est aussi de voir un Homme d'Etat qui aurait pu fêter le 31 décembre aux Maldives choisir la rue du Stand!

 Encore d'accord et d'accord avec toi qu'il faudrait plutôt juger les hommes politiques sur leurs actions.

Tu sais Pascal, j'ai vu Mark Muller aller acheter lui même du sable pour son chat à la Coop de Plainpalais. Oh comme tous les Genevois ! Pas de scoop, mon Gorgui, me diras tu ! J'ai échangé avec lui quelques mots car il n'y avait pas grand monde et je venais juste après lui.

Quand, je l'ai reconnu quelques mois plus tard accompagné au concert de Bernard Lavilliers, que j'étais parti couvrir, le mardi 22 novembre 2011 au Château Rouge d'Annemasse bondé de monde, j'ai préféré lui laisser profiter du moment. Il était à trois mètres de moi ! A chaque fois que je sentais qu'il retourner la tête, j'en faisais autant pour qu'il ne me reconnaisse pas.

Certes on aurait souhaité voir nos hommes politiques sans tâches, toujours, tout le temps. Jusqu'à, souvent, les confiner dans des costumes serrés, des tailleurs étroits. Jusqu'à faire de leur diction un ramassis châtié et incompréhensible. Peut-être alors faudrait-il aller chercher nos femmes et hommes politiques dans les couvents dans les synagogues ou dans les mosquées ou autres temples !!!

 Imaginez vous un seul instant un ministre sénégalais au marché public!

 Que dire d'un ministre français entrain de danser en banlieue et en public !

 El Hadji Gorgui Wade Ndoye, directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

Blog tdg: http://continentpremier.blog.tdg.ch/

 

17:38 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mark muller, pascal décaillet, le mad, vie publique, vie politique, genève, conseil d'etat, sénégal, france | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Commentaires

Sympa pour la victime. Grande classe cet article, bravo! Sous prétexte que c'est un homme qui achète de la litière pour chat sans garde du corps il a le droit d'agresser un mec qui fait son travail? Le dossier du MàD étant entre les mains de Muller au 31 décembre, on ne peut pas dire qu'il était présent en tant que simple homme voulant faire la fête. C'est évident qu'une grande part de sa présence sur place ce soir là concernait "l'avancement" du dossier, il était donc bel et bien Homme d'Etat quand il a agressé ce type. Il couvre donc d'opprobe Genève et ça c'est grave. Votre point de vue ne vous honore pas.

Écrit par : Nadal | 18/01/2012

"les hommes politiques ont droit à une vie privée comme tout un chacun"

Oui, tout-à-fait, mais lorsque tout un chacun commet une agression, c'est la police et la justice qui entrent en scène. Adieu la vie privée. Bonjour rapports de police, tribunaux et compte-rendus dans les journaux. Nous sommes en démocratie, non?

Écrit par : Johann | 19/01/2012

DSK a lui tout seul aura aidé aux développements de jeux de mots auxquels beaucoup ont pris part ,peut-être malgré eux .Entre les seins PIP ,du DIP et non du PIB et ceux non pipés d'Anne Sainclair cette histoire prouve qu'il n'est nul besoin d'implants Mamère,pardon mammaires pour se faire respecter .Aussi , accuser sans preuve devient un jeu d'enfant auquel même un animal ne prêterait pas l'oreille

Écrit par : tiendonc | 19/01/2012

Un journaliste qui cire les pompes d'un politicien... c'est très africain!
Bon après faut relativiser. Mark Muller c'est l'échelon cantonal, pas grand chose quoi. Certes, Genève se croit pour le centre du monde, je l'admet.
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L'autre jour, devant une échoppe de fruit et légumes une dame me demande de me pousser aux Pâquis. Je me retourne et tombe nez à nez avec Ruth Dreyfuss ancienne présidente de la confédération! On ne voit cela qu'en Suisse, notre système politique n'est pas un star-système.

Écrit par : Riro | 19/01/2012

Monsieur Gorgui Ndoye,

Si vous faites le panégyrique de l'humilité de Monsieur Müller, c'est que vous avez une fausse idée de la démocratie.
Je m'explique: Dans une vraie démocratie, le peuple ne peut être ni d'en haut ni d'en bas. Il est, tout simplement. Les hommes d'États ne devraient être que les serviteurs des citoyens et non le contraire. Il serait donc plus indiqué de faire la critique des pompeux au pouvoir que des humbles. Les premiers ne sont que des résidus de la monarchie... Et les résidus sont nombreux!

Tout citoyen - Monsieur Müller est un citoyen, pas plus, pas moins- a droit à la protection de sa vie privée. Pourtant, le service à la communauté qui n'est pas fait de "pompes", est fait de devoirs. Parmi ceux-ci, il en est un que résume l'expression "La femme de César ne doit pas être soupçonnée."... Et Monsieur Müller l'a manifestement oublié.

Écrit par : Baptiste Kapp | 20/01/2012

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