19/10/2011

Un géniteur a-t-il un droit à la mort sur ses gosses ?

L'infanticide le fait de tuer ses propres enfants est en passe de devenir un problème de santé publique en Hexagone. La France est -elle malade? Ou y a -t-il une nouvelle loi tacite qui donnerait la vie de ses enfants en gage pour les pères de se venger des mères qui ne voudraient plus rester avec leur mâle dominant ? La rupture quoique douloureuse ou même la trahison éhontée seraient-elles suffisantes pour punir la femme en tuant ce qu'elle a porté pendant 9 mois, pour la plupart des cas ? Le fait d'ôter la vie de ses enfants ne serait il pas devenu une manière lâche et violente de violer sa propre femme de lui déchirer son intimité d'harceler ses hormones d'en planter un sabre rasant et la condamner ainsi à une vie éternelle de misère qui voit son myocarde se dilater, se déchirer pour exploser à compte goûte?

Trois pères de famille française ont ôté la vie de leurs enfants en l'espace record de deux semaines. L'assassinat de sa progéniture serait il la nouvelle panacée en Hexagone pour régler des problèmes sentimentaux ? Le dernier acte a été commis hier, lundi 17 octobre 2011, à Ars-sur-Moselle, un père de famille de 45 ans a tué avec un fusil de chasse ses deux enfants âgés de 12 et 14 ans avant de retourner l'arme contre lui et de se donner la mort. La presse française annonce que ces deux homicides suivis d'un suicide seraient liés à une séparation.

Décompte macabre

C'est le troisième drame familial en deux semaines dans lequel un père de famille tue ses enfants. Le 9 octobre, un homme de 37 ans avait déjà abattu ses deux fillettes. En début de mois, un homme âgé de 33 ans avait, quant à lui, incendié la voiture dans laquelle il se trouvait avec ses enfants dans une station-service de Culoz, dans l'Ain, rappelle Le Monde.

Haro à la lâcheté

La vie de couple n'est pas facile. Aux incompréhensions s'amoncellent parfois des envies de haine qui conduisent au cas échéant si l'on n'est pas fort ou si l'on se place dans une posture hypocondriaquement possessive à vouloir s'approprier l'autre d'en faire son bien exclusivement à soi. Malheureusement la société occidentale ou même la rapide avancée d'un certain modernisme adoubé avec une immense liberté parfois définie à géométrie variable avec leur cortège de repliement sur soi de nucléarisation de nos sociétés d'absence de toute médiation avec l'exclusion quasi normale des familles dans le dialogue du couple sont souvent de nature à détruire le ciment social dont justement la famille est le premier élément fécondant. Se pose dès lors la lancinante question de la protection des enfants ! Comment créer un espace étanche entre l'Amour et la rédhibition d'Amour entre aimés qui ferait que les filles et les garçons issus de cette double relation ou cette relation première ou tout simplement d'un acte sexuel voulu ou isolé puissent survivre aux envies, désirs et desiderata de leurs géniteurs ?

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur du magazine panafricain en ligne (ContinentPremier.Com)

Email : g.ndoye@continentpremier.com

 

00:52 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : france, santé publique, ain, culoz, ars-sur-moselle, vie de couple, sexualité, liberté, infanticide | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

Commentaires

Excellente réflexion.
c'est peut-être aussi la notion de mariage qui a évolué et qu'il faudrait revoir.
Actuellement, comme pour d'autres systèmes, l'individu y voit davantage ses droits que ses devoirs, y compris des droits à être aimé pour toujours et à garder une cellule familiale qui devient plus une assurance "sécurité affective" qu'un milieu où chacun se développe. On ne tient pas compte alors que ce milieu peut se modifier grandement au fil du temps et de l'évolution des individus et déboucher de ce fait sur un éclatement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19/10/2011

Hélas l'infanticide existe depuis longtemps,la paricide d'Abraham tout le monde le connait quand aux secte tuant des enfants pour les offrir au dieu Bale pratiques encore d'actualité tout le monde les connait également .Cela montre bien que l'enfant a toujours été une monnaie d'échange,même en milieu politique combien de fois n'est-il pas mis aux programmes de fausses et belles promesses ne tenant jamais sur le long terme,et n'oublions pas les internements arbitraire qui arrangèrent un certain pouvoir toujours sous le couvert d'un immense amour en faveur de l'enfant.Non le monde est malade de trop d'images destructrices copiées collées en veut-tu en voilà,il faut avoir un psychisme sérieusement stable pour ne pas tomber dans l'acte de folie pure et qui malheureusement ira en augmentant grâce aussi à certaines mouvances sectaires ayant compris comment obtenir des membres qui influencés par la peur sordide seront plus faciles à endoctriner et à manipuler et le serpent de la confusion générale aura un anneau de plus à se mordre

Écrit par : lovsmeralda | 19/10/2011

Horrible épidémie, et la réponse à la question posée est évidemment négative. Tentation de se peindre ces pères comme les avatars d'un seul criminel en série, pour profiler l'esprit criminel; il a déjà fait le choix du suicide pour lui-même; il en est à considérer l'impact; il finira sur le choix de prendre ses enfants avec lui. Punir la mère, certes, et de la façon la plus odieuse, mais aussi peut-être incapacité d'assumer de quitter ses enfants en les laissant sur le pire témoignage de son désamour à leur égard qui se puisse imaginer, et trop d'ego et/ou pas assez d'imagination et/ou de conseil avisé pour camoufler son suicide en accident.
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Une rapide recherche google sur "camoufler suicide en accident", ou l'équivalent anglais, semble indiquer qu'il n'y a pas de page visant directement cette problématique.

Écrit par : k4ntico | 19/10/2011

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