13/09/2011

Blaise Lempen, Journaliste et écrivain suisse : « Des porte-parole nommés à Genève ne savent pas le français. Et certains journalistes non plus.»

 

lempen.JPG " Comme les francophones sont, eux, toujours bilingues, l'anglais s'impose, même si l'orateur ou le journaliste est francophone, par respect pour les quelques anglophones qui ne comprennent pas le français ! Genève et la Suisse appartiennent pourtant à la Francophonie. »

Extrait de « Genève, Laboratoire du XXième siècle », Editions Georg », 2010 de Blaise Lempen.

Dans ses chroniques du Palais des Nations Unies entre 2008 et 2010, notre collègue, correspondant de l'agence de presse suisse ATS à Genève depuis 1994, Co-Fondateur de la Presse Embleme Campagne (PEC), diplômé en journalisme, docteur en sciences politiques et auteur de plusieurs autres ouvrages politiques, dont les plus récents : La Mondialisation sauvage (1999), La démocratie sans frontières (2003), Massacres sans témoins (2007), décrit, à la page 25, l'ambiance des conférences de presse à l'ONU.

«  Les muses d'aujourd'hui prennent place sous la fresque, sur la tribune surélevée devant une triple rangée en beau mobilier en noyer. Les muses, ce sont les chargées de communication des agences de l'ONU, environ une vingtaine représentées régulièrement à Genève. Elles sont en majorité féminines, car la communication est devenue un métier féminin. Deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, selon un rituel immuable depuis des décennies, elles se succèdent pour annoncer les évènements de la semaine, faire connaître leurs rapports et communiquées, répondre aux questions. La porte-parole de l'ONU et directrice de l'information à Genève préside les débats ; le poste est réservé à une française depuis des lustres : Corinne Momal-Vanian a succédé le 1er janvier 2010 à Marie Heuzé qui, nommée en 2000, avait « régné » pendant près de dix ans et avait succédé à une autre Française Thérèse Gastaut nommée en 1992. Pour la Francophonie, c'est un atout important. L'anglais a en effet tendance à l'emporter dans les relations internationales. Des porte-parole nommés à Genève ne savent pas le français. Et certains journalistes non plus. Comme les francophones sont, eux, toujours bilingues, l'anglais s'impose, même si l'orateur ou le journaliste est francophone, par respect pour les quelques anglophones qui ne comprennent pas le français ! Genève et la Suisse appartiennent pourtant à la Francophonie. »

Nb : Voir sur le lien plus des images de la présentation du livre « Genève, Laboratoire du XXième siècle », Editions Georg », 2010 de Blaise Lempen, à la Librairie l'Olivier, à Genève. Blaise Lempen avait à ses côtés l'ancien ambassadeur suisse auprès de l'ONU, M. François Nordman, Mme Sandrine Salerno alors Maire de Genève,

http://www.youtube.com/my_videos_timedtext?video_id=R36tO...

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Source: site de l'Observateur de l'utilisation du français à l'ONU

www.Francophonu.org

 

02:04 Publié dans Nations Unies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blaise lempen, écrivain suisse, ats, pec | | |  Facebook | | | | Gorgui Ndoye

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