20/04/2017

Incendie de Daaka Sénégal: Sergei Lavrov exprime la solidarité du peuple russe.

Sergei lavrov, Mankeur Ndiaye, Senegal, Russie, Daaka, Incendie, MoscouLe deuil national décrété par le Chef de l’Etat Macky Sall à la suite du tragique incendie dans la cité religieuse de «  Daaka » n’a pas laissé indifférent le Président Poutine et le peuple russe.  C’est Sergei Lavrov qui exprimera cette solidarité à l’occasion la visite de travail à Moscou de Mankeur Ndiaye son homologue sénégalais qu’il a invité du 17 au 18 avril.
 
GENEVE- (Suisse)-  "Permettez-moi tout d’abord de présenter mes condoléances au peuple sénégalais à la suite de cet incendie qui a eu lieu il y a trois jours au sud-est du pays ».  Ces en ces mots que Sergei Lavrov a ouvert la séance de travail avec Mankeur Ndiaye.
 
Revenant sur la coopération entre nos deux pays longtemps marquée par l’éducation, la formation et les échanges culturels, le chef de la diplomatie russe a souhaité, à la suite de cette rencontre, que des actions concrètes soient prises pour renforcer les relations en termes économique et commercial.  A ce propos, il a cité des secteurs tels que  la construction navale, l’énergie, le pétrole etc. « Nous avons des occasions pour développer notre coopération militaire et technique », a –t-il également souligné.
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur du magazine panafricaine en ligne ContinentPremier.Com

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12/04/2017

CHAIM NISSIM: Qui était-il? Retour sur la roquette de Creys Malville

RETOUR SUR MALVILLE, CHAIM NISSIM A CŒUR OUVERT

 

 

Chaim Nissim, Noé 21, Il avait promis à sa maman de « Sauver le monde ». Chaïm Nissim, ingénieur informaticien diplômé de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne est aussi un ancien député écologiste au Grand Conseil genevois jusqu’en 2001. Ce Suisse était l’auteur en 1982 de l’attentat au bazooka contre le chantier de la centrale nucléaire de Creys-Malville, qui était un important maillon du complexe militaro-industriel français. Aujourd’hui, il est le principal bailleur de fonds de l’ONG Noé 21 qui cherche à apporter des solutions durables au réchauffement climatique. Noé cherche aussi des partenaires crédibles ( financiers, scientifiques, et autres bonnes volontés) pour que la réduction des émissions des gaz à effet de serre soit une réalité avant la date fatidique de 2050.

On sait que le fondateur de Noé 21 a participé au mouvement pour arrêter le réacteur nucléaire de Malville. Quel rôle a –t- il joué ?

C’est une histoire de 20 ans. C’est un des exemples positifs d’un mouvement qui a réussi à arrêter une centrale qui était à l’époque « inarrêtable » et qui était le fleuron du complexe militaro – industriel. C’était leur génie à eux dans une bouteille. L’idée de ce générateur c’était de consommer beaucoup moins de combustible - uranium 235 enrichi - à la place on avait montré qu’en brûlant du plutonium, on pouvait faire marcher une centrale qui utiliserait septante (70)  fois moins de combustible. Et que si on arrivait à transformer toutes les centrales nucléaires avec ces sur-générateurs, il resterait de l’uranium pour encore 2000 ans. Les protestataires ont eu raison car il reste actuellement de l’uranium uniquement pour encore 30 à 40 ans.

Comment avez – vous fait pour arrêter ça ?

Il y a eu une quarantaine de communes qui avaient engagé des avocats comme Robert Cramer (ndlr actuel ministre de l’environnement Etat de Genève) ou encore Corinne Lepage (devenue aussi ministre en France). Le procès a coûté aux manifestants près d’1 million de Francs suisse. C’est le WWF qui a payé l’essentiel de ce million avec la Ville de Genève une partie. Il y a eu du boulot dont l’un des locomotives était M. Guy Olivier Segond que nous remercions au passage.     

Et quelle est l’histoire de la roquette ?

La roquette ? Oui, il y a eu effectivement un certain nombre d’attentats contre cette centrale. Mais ce ne sont pas ces attentats qui ont fait que la centrale s’est bloquée pour finir. Il se trouve que qu’elle tombait aussi souvent en panne. Donc ces attentats font partie d’un mouvement d’ensemble et chaque petit morceau a eu son importance. Des gens ont tiré à la roquette, par exemple moi. Nous avions trouvé un bazooka chez des terroristes allemands et on a tiré. On a raté le coup car la roquette la plus proche est passée à un mètre pièce importante que nous visions. C’était quand même assez beau. Et symboliquement cela avait sa petite contribution au mouvement d’ensemble.

Aujourd’hui Georges .W. Bush, Sarkozy se font aussi des avocats de l’environnement, pensez – vous que la conscientisation est arrivée à un niveau suffisant pour espérer sauver le monde ? 

Je n’en sais rien. J’espère. Je me bats pour ça. Il y a une chance. Nos théories qui étaient considérées comme émanant d’une bande d’isolés avec nos histoires de CDM reçoivent aujourd’hui des milliards qui leur sont consacrés. Si on regarde la différence il y a deux ans et aujourd’hui, je peux dire qu’on peut espérer.

Profil de Chaim Nissim

Né à Jérusalem, Israël, en 1949. Ecole à Jérusalem, jusqu’à 14 ans,  ensuite nous partons à Genève où mon père a trouvé un emploi de directeur d’une banque Israelienne (discount bank).

Maturité au collège Calvin, diplôme d’ingénieur EPFL en électronique et informatique en 73.

Député écolo au Grand – Conseil de 85 – 2001.

Marié à une femme suisse, 3 enfants de 23, 21 et 14 ans, Sylvia Yael et Talia.

Ingénieur indépendant en informatique depuis 20 ans.

Mais l’essentiel de ma carrière ne se résume pas ainsi.

J’ai toujours pensé que ça ne suffisait pas de dénoncer simplement les dangers du nucléaire, et puis de rentrer chez soi après la manifestation et d’allumer la télé. Je pense au contraire qu’il faut agir selon ce qu’on pense. Si le nucléaire est vraiment dangereux, et à plus forte raison alors les surgénérateurs comme Creys- Malville, qui, avec leurs neutrons rapides, peuvent faire explosion, alors il faut vraiment les empêcher de se construire, par tous les moyens non –violents, y compris des moyens illégaux.

J’ai donc développé pendant 10 ans une pratique clandestine, pylônes tombés à l’explosif, roquettes contre le chantier de  Creys-Malville etc

Je sais qu’il peut paraître bizarre de considérer les roquettes comme un moyen d’action non-violent. Pourtant, nous avons pris toutes les précautions imaginables pour être bien sûrs qu’aucun ouvrier ne risquait d’être touché, nous avons donc commis un attentat non-violent

J’ai écrit un bouquin 20 ans après sur ces évènements passionnants, sur mes rencontres avec des terroristes (qui eux n’étaient pas des non – violents) et les conflits entre nous.

Aujourd’hui je continue le combat sur le front du climat, j’ai préparé une présentation sur le site web de mon association, qui essaye de hiérarchiser, d’évaluer les différentes solutions pour résoudre la crise climatique : Lesquelles sont durables, non polluantes, déjà réalisables ?

Nous cherchons à construire un consensus, à propos des options pour limiter le réchauffement climatique. Nous avons préparé une présentation flash, avec des links vers les différentes solutions. Vous pouvez la voir sous :

http://www.noe21.org/docs/presentation/index.html

Dans cette présentation nous expliquons et essayons d’évaluer les solutions, y compris les instruments du marché, comme les ETS (emission trading system) ou les CDM (clean development mechanism), et les outils plus controversés comme le nucléaire ou le CCS (carbon capture and storage)

 

Article publié : le 04 juillet 2007 par CONTINENTPREMIER.COM

Lien : http://continentpremier.com/index.php?magazine=38&article=1277

 

Par El hadji Gorgui Wade NDOYE – Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

 

 

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Geneve- Nécrologie: Mon ami Chaim Nissim est mort.

Un homme courageux. Un militant d'un développement durable partagé. Il voulait la paix entre Juifs et Musulmans en Israël Palestine. Ancien député genevois, ingénieur diplômé de l'EPFL de Lausanne, il a créé l'ONG Noé21 car il voulait aussi sauver ce monde de consommations à tout va, un monde menacé par la destruction de l'environnement, le nucléaire etc.

Chaim était un agitateur d'idées, parfois très anti conformiste ce qui pouvait agacer. Un homme simple et de convictions est parti. Atteint par la maladie de #Parkinson celui qui voulait rester debout pour se battre décida de s'en aller pour garder le dernier mot. A son extraordinaire épouse Danielle et à ses filles chéries Sylvia, Yayoune et Tati, j'adresse l'expression attristée de mes condoléances émues. Repose en paix cher Chaim. Tu as formé une école autour de Noé 21, ton héritage intellectuel restera!


Ton frère et ami musulman sénégalais El hadji Gorgui Wade Ndoye.

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04/04/2017

57 ans d'indépendance: Que signifient le Drapeau et la devise du Sénégal?

Sénégal, Indépendance, Devise, RépubliqueLe 04 avril 1960, le Sénégal prend son indépendance de la France. Le drapeau de la République du Sénégal sera composé de trois bandes verticales et égales, de couleur verte, or et rouge. Il porte, en vert, au centre de la bande or, une étoile à cinq branches.

Le vert :

Pour les Musulmans, le vert est la couleur du drapeau du Prophète. Pour les Chrétiens, il est le symbole de l’espérance. Pour les Animistes, il est le symbole de la fécondité.

Le jaune :

Signe de richesse, il représente le fruit du travail pour un peuple qui a donné la priorité aux problèmes économiques, dont seule la solution permettra l’élévation du niveau de culture. C’est le second objectif de la Nation Sénégalaise. Or l’Or — le Jaune — est, en même temps, couleur des Arts et des Lettres ; couleur de l’Esprit.

Le rouge :

Il rappelle la couleur du sang, couleur de la vie, donc du sacrifice consenti par toute la Nation, mais aussi la détermination ardente et la force résolue qui anime chacun de ses fils dans la lutte contre le sous développement.

L’étoile :

Elle est un signe assez fréquent dans la symbolique négro-africaine. Elle a cinq branches pour marquer l’ouverture du Sénégal aux cinq continents. Elle représente le ciel et partant les valeurs spirituelles, singulièrement chez un peuple qui ne vit pas seulement de riz et de pain. Elle est verte pour signifier, plus particulièrement, l’espoir qu’exprime la Jeune Indépendance de la République du Sénégal.

La devise de la République du Sénégal est :

" Un Peuple – Un But – Une Foi ".

Elle traduit notre commun vouloir de vie commune, c’est-à-dire notre volonté (Une Foi), d’Unité (Un Peuple), pour la Construction nationale (Un But).

EL HADJI GORGUI WADE NDOYE - ContinentPremier.Com

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24/03/2017

Avenir du FCFA: Hollande renvoie la balle aux pays africains.

Hollande, Afrique, France, CFA, monnaie, Abidjan, France-AfriqueLe Président Hollande ne ferme pas la porte concernant la gestion de la monnaie des 155 millions d'habitants africains dont la parité avec l'euro est assurée par la France. Le Président français attend les propositions des ministres des finances du Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique, Tchad et des Comores qui se réunissent en présence de leur homologue français le 14 avril prochain à Abidjan.
 
En contre partie de la parité du CFA avec l'euro, les pays de la zone Franc CFA déposent 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. En 2015, les réserves sont estimées à 14 milliards d’euros auprès du Trésor français.
 
La patate chaude aux Africains
 
Le président français François Hollande à la suite d'une rencontre avec son homologue ivoirien a déclaré être «ouvert à toutes les propositions» que les 15 pays africains qui ont en partage le franc CFA (Ndlr franc de la Communauté financière africaine - autrefois franc des Colonies françaises d’Afrique) , pourraient formuler au sujet de cette monnaie créée en 1945, lors de leur prochaine réunion prévue le 14 avril.
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité auprès de l'ONU- Directeur du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

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17/03/2017

France: la démocratie malade de ses parrains !

Le futur #Président de #France est François Fillon, à la date du 14 mars 2017 ! Si les votants n'étaient que les élus, l'époux de #Pénélope serait au dessus de la mêlée et serait suivi de loin par Benoît Hamon et Emmanuel Macron serait 3ème sur le podium ! Je reviendrai là dessus. 


En France, les #parrainages ne sont pas du tout démocratiques ! Interrogé par ContinentPremier.Com, le  Général Didier Tauzin (60 parrainages) né à Dakar Sénégal explique qu'il y a des pressions faites sur les élus locaux. L'autre Sénégalaise et Française Rama Yade n'engrange au 14 mars que 217 parrainages ! 


A l'heure où je mets ces lignes, tous les yeux avertis sont rivés vers le Conseil constitutionnel qui doit valider tous les parrainages. Demain samedi 18 mars 2017, la France connaîtra ses vrais candidats à l'élection présidentielle pas uniquement celles et ceux dont les médias mainstream nous parlent jusqu'aux couleurs de leurs culottes ! Notons que Marine Lepen n'arriverait qu'à la 7ème place. 


El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com. Journaliste accrédité auprès des Nations Unies- Genève. 

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16/03/2017

Angelina Jolie à l'ONU: "In defense of internationalism" ( Ici en exclusivité son discours magistral!)

Angelina Jolie, UNHCR, SERGIO DE MELLO, NATIONS UNIES, REFUGEES,  HUMAN RIGHTSContinentPremier.Com vous donne l'intégral du discours de Mme Angelina Jolie à l'occasion de sa conférence magistrale du mercredi 15 mars 2017 dans la grande salle des assemblées du Palais des Nations Unies, à Genève.

Sergio Vieira de Mello Annual Lecture In defense of internationalism

Par Madame ANGELINA JOLIE

United Nations- Geneva (15th March 2017, Geneva), here is the great speech of Angelina Jolie that ContinentPremier.Com your panafrican online magazine is pleased to share with you !   

" We are here in memory of Sergio Vieira de Mello and the 21 other men and women, most of them UN workers, who died with him in the bombing of the UN Headquarters in Baghdad in August 2003.  

We remember all those who died, to acknowledge each valuable life cut short, and the families who share, even today, in their sacrifice. 

We also remember them for the power of the example they set: brave individuals from 11 different countries, working to help Iraqi people, at the direction of the United Nations Security Council, and on behalf of us all.  

This is sometimes forgotten: that in serving under the UN flag they died in our names, as our representatives. 

At their head was Sergio Vieira de Mello, a man of extraordinary grace and ability, as so many who knew him testify. 

A man who gave 30 years to the United Nations, rising from a field officer to High Commissioner for Human Rights and Special Representative to Iraq. 

From Bangladesh and Bosnia to South Sudan to East Timor, he spent the majority of his career in the field, working alongside people forced from their homes by war, and assisting them with his skill as a diplomat and negotiator.  

Perhaps the greatest testament to his contribution, is how much his advice would be valued today.  

As the Syrian conflict enters its seventh year, as we live through the gravest refugee crisis since the founding of the United Nations, as 20 million people are on the brink of death from starvation in Yemen, Somalia, South Sudan and northeast Nigeria, I cannot imagine that there is anyone in the leadership of the United Nations who would not welcome the opportunity to consult Sergio, or send him into the field once more. He is truly missed, even today. 

It is humbling for me to speak tonight in the presence of members of Sergio’s family and his former colleagues. 

I never knew Sergio, but I have stood before the plaque in the place where he died.  

I felt profound sadness at the fact that the conflict in Iraq – the source of so much Iraqi suffering to this day - had claimed the lives of men and women whose only intention was to try and improve a desperate situation. 

But I also saw clearly the value and nobility of a life spent in service of others. 

Sergio was a man who never turned down an assignment, no matter how difficult and dangerous - or as others have put it, was “handed one impossible task after another”. 

He was a man, to borrow the words of Thomas Paine, whose country was the world, and whose religion was to do good. 

He will always remain a hero and inspiration to all who follow in his footsteps.   

The UN’s work did not end there, in the rubble of the Canal Hotel, 14 years ago. 

Hundreds of UN staff have served, and continue to, serve in Iraq, as they do from Afghanistan to Somalia, because the task of building peace and security can never be abandoned, no matter how bleak the situation.   

My thoughts on Sergio’s life and legacy derive from my 16 years with UNHCR, the Agency he spent so much of his career serving and representing.  

But I also speak as a citizen of my country – the United States. 

I believe all of us who work with the UN preserve this duality. The United Nations is not a country, it is a place where we come together as nations and people to try to resolve our differences and unite in common action. 

As a citizen, I find myself looking out on a global environment that seems more troubling and uncertain than at any time in my lifetime. I imagine many of you may feel the same.

We are grappling with a level of conflict and insecurity that seems to exceed our will and capabilities: with more refugees than ever before, and new wars erupting on top of existing conflicts, some already lasting decades. 

We see a rising tide of nationalism, masquerading as patriotism, and the re-emergence of policies encouraging fear and hatred of others. 

We see some politicians elected partly on the basis of dismissing international institutions and agreements, as if our countries have not benefited from cooperation, but actually been harmed by it. 

We hear some leaders talking as if some of our proudest achievements are in fact our biggest liabilities – whether it is the tradition of successfully integrating refugees into our societies, or the institutions and treaties we have built rooted in laws and human rights. 

We see nations that played a proud role in the founding of the International Criminal Court withdrawing from it, on the one hand, and on the other, we see arrest warrants for alleged war crimes issued but not implemented, and other crimes ignored altogether.  

We see a country like South Sudan ushered by the international community into independence, then largely abandoned – not by the UN agencies and NGOs – but effectively abandoned, without the massive support they needed to make a success of sovereignty.  

And we see resolutions and laws on the protection of civilians and the use of chemical weapons, for instance, flouted repeatedly, in some cases under the cover of Security Council vetoes, as in Syria.

Many of these things are not new – but taken together – and in the absence of strong international leadership, they are deeply worrying. 

When we consider all this and more, as citizens, what is our answer? 

Do we, as some would encourage us to think, turn our backs on the world, and hope we can wait for storms to pass?  

Or do we strengthen our commitment to diplomacy and to the United Nations?

I strongly believe there is only one choice, demanded by reason as well as by conscience, which is the hard work of diplomacy and negotiation and reform of the UN.

This is not to say that that is any way an easy road. And there are reasons people feel insecure today.  

The level of conflict and lack of solutions combined with the fear of terrorism; the reality that globalization has bought vast benefits to some but worsened the lot of others; the sense of a disconnect between citizens and governments, or in some countries the lack of governance; the overall feeling that for all our gains in technology and connectedness, we are less in control of forces shaping our lives – all these factors and more have contributed to a sense of a world out of balance, and there are no easy answers. 

And despite the millions of people who have lifted themselves out of poverty in our lifetimes, the difference between the lives of those of us born in wealthy, democratic societies and those born into the slums and refugee camps of the world is a profound injustice. We see it and we know it to be wrong, at a simple human level. That inequality is contributing to instability, conflict and migration as well as to the sense that the international system serves the few at the expense of the many. 

But again, what is our answer, as citizens? 

Do we withdraw from the world where before we felt a responsibility to be part of solutions?

I am a proud American and I am an internationalist. 

I believe anyone committed to human rights is an internationalist.  

It means seeing the world with a sense of fairness and humility, and recognizing our own humanity in the struggles of others.  

It stems from love of one’s country, but not at the expense of others - from patriotism, but not from narrow nationalism. 

It includes the view that success isn't being better or greater than others, but finding your place in a world where others succeed too.  

And that a strong nation, like a strong person, helps others to rise up and be independent.  

It is the spirit that made possible the creation of the UN, out of the rubble and ruin and 60 million dead of World War Two; so that even before the task of defeating Nazism was complete, that generation of wartime leaders was forging the United Nations. 

If governments and leaders are not keeping that flame of internationalism alive today, then we as citizens must.

The challenge is how to restore that sense of balance and hopefulness in our countries, while not sacrificing all we have learnt about the value and necessity of internationalism. 

Because a world in which we turn our back on our global responsibilities will be a world that produces greater insecurity, violence and danger for us and for our children. 

This is not a clash between idealism and realism.  

It is the recognition that there is no shortcut to peace and security, and no substitute for the long, painstaking effort to end conflicts, expand human rights and strengthen the rule of law. 

We have to challenge the idea that the strongest leaders are those most willing to dismiss human rights on the grounds of national interest. The strongest leaders are those who are capable of pursuing both.    

Having strong values and the will to act upon them doesn’t weaken our borders or our militaries – it is their essential foundation.  

None of this is to say that the UN is perfect. Of course, it is not. 

I have never met a field officer who has not railed against its shortcomings, as I imagine Sergio did in his darkest moments.  

He, like all of us, wanted a UN that was more decisive, less bureaucratic, and that lived up to its standards. But he never said it was pointless. He never threw in the towel. 

The UN is an imperfect organization because we are imperfect. It is not separate from us.

Our decisions, particularly those made by the Security Council, have played a part in creating the landscape we are dealing with today.

We should always remember why the UN was formed, and what it is for, and take that responsibility seriously. 

We have to recognize the damage we do when we undermine the UN or use it selectively - or not at all - or when we rely on aid to do the job of diplomacy, or give the UN impossible tasks and then underfund it. 

For example today, there is not a single humanitarian appeal anywhere in the world that is funded by even half of what is required. In fact it is worse than that. Appeals for countries on the brink of famine today are 17%, 7%, and 5% funded, for example.  

Of course, emergency aid is not the long-term answer. 

No one prefers that kind of aid. Not citizens of donor countries. Not governments. Not refugees. They do not want to be dependent. 

It would be far better to be able to invest all our funds in infrastructure and schools and trade and enterprises.

But let’s be clear, emergency aid has to continue because many states cannot or will not protect the rights of citizens around the world.  

It is what we spend in countries where we have no diplomacy or our diplomacy is not working. 

Until we do better at preventing and reducing conflict, we are doomed to be in a cycle of having to help feed or shelter people when societies collapse.  

As another legendary UN leader, who was also killed in the line of duty, Dag Hammerskold, said “Everything will be all right – you know when? When people, just people, stop thinking of the United Nations as a weird Picasso abstraction and see it as a drawing they made themselves”.  

The UN can only change if governments change their policies. And if we as citizens ask our governments to do that.

It is moving, if you think about it: We are the future generations envisaged in the UN Charter. 

When our grandparents resolved to “spare future generations the scourge of war”, as written in the Charter, they were thinking of us. 

But as well as dreaming of our safety they also left us a responsibility. 

President Roosevelt, addressing the US Congress in January 1945, six months before the end of Second World War, said this:

“In the field of foreign policy, we propose to stand together with the United Nations not for the war alone but for the victory for which the war is fought”. 

He went on: 

“The firm foundation can be built- and it will be built. But the continuance and assurance of a living peace must, in the long run, be the work of the people themselves.”

Today, we have to ask ourselves, are we living up to that mission?

They gave us that start. What have we done with it? 

It is clear to me that we have made huge strides. But our agreements and institutions are only as strong as our will to uphold them today.

And if we do not, for whatever reason, we bequeath a darker and more unstable world to all those who come after us. It is not for this that previous generations shed blood and worked so hard on behalf of all of us. 

The memory of those who came before us holds us true to our ideals.  

Resting unchanging in time, they remind us of who we are and what we stand for.  

They give us hope to stay in the fight, as Sergio did, until his last breath.

14 years since his death, there is a stronger need than ever before for us to stay true to the ideals and purposes of the United Nations. 

That is what I hope his memory holds us to today.

We can’t all be Sergios.  But I hope all of us can determine that we shall be a generation that renews its commitment to “unite our strength to maintain international peace and security”, and “to promote social progress and better standards of life in larger freedom.”

But in the final analysis, even if we do not, even if that level of vision eludes us and we continue to simply manage rather than to try to overcome our generation’s challenges, we have to keep working determinedly and patiently.  

And you can be certain, as you do, that you follow the example of one of the UN's finest sons: and that to do even a little of his good, to apply ourselves to the work he left unfinished, in whatever way we can, is a worthy task for any one of us.

Thank you"

By Angelina JOLIE

Photo: El HADJI GORGUI WADE NDOYE - UN accredited journalist. Editor of ContinentPremier.

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15/03/2017

620 millions d’Africains n’ont aucun accès à l’électricité : « Lumières d’Afriques » veut leur apporter l’énergie durable.

Lumières d'Afrique, ONU, Union africaine, Francophonie, Mathias Leridon, Michael Moller, Jean Marie Ehouzou, Corinne Momal Vanian, ODD, ART, SCULPTURE, GENEVE

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Les gens les plus pauvres d'Afrique paient les prix les plus élevés au monde pour l'énergie. En absence d'accès aux sources d'énergie propres, plus de la moitié de la population du continent est contrainte de recourir au bois de chauffage et au charbon de bois – des options économiquement inefficaces et dévastatrices pour l'environnement, constate Michael Moeller, le directeur général des Nations Unies, à Genève, à l’occasion du vernissage de l’exposition « Lumières d’Afriques » qu’abrite le Palais des Nations du 13 mars au 31 mars 2017.  

GENEVE- (Suisse)- Après avoir brillé pour la première fois en prélude à la COP 21 au Palais de Chaillot, lieu mythique pour les Nations Unies (siège éphémère et signature de la charte des Droits de l’Homme), « Lumières d’Afrique » a pour vocation de porter son message d’espoir dans le plus grand nombre de pays africains. Elle a également pour vocation d’exposer à l’ensemble du monde l’incroyable vitalité de la création contemporaine africaine avec ses 54 œuvres lumineuses de 54 artistes africains contemporains. L’exposition illumine depuis le 13 mars et pour trois semaines, le Palais des Nations, à Genève, en pleine session du Conseil des Droits de l’Homme. « Lumières d’Afriques », constitue selon Matthias Leridon, Président de TILDER, un des leaders européens du conseil en communication et initiateur de l’exposition : « un geste politique exceptionnel des artistes en faveur de l’accès durable du continent à une énergie propre ». L’exposition est aussi un symbole fort qui affirme le développement durable des peuples comme un droit de l’Homme fondamental poursuit M. Leridon. L’Afrique a peu contribué au changement climatique mais elle paye un prix élevé quant aux conséquences du réchauffement « certaines grandes villes font face à des coupures d’électricité au quotidien », regrette l’ONU qui en collaboration avec la Francophonie, l’Union africaine et l’ONG African Artists for Development Fund abrite cette magnifique exposition qui s’inscrit dans la poursuite des objectifs de développement durable, notamment l’objectif 7 qui demande «… l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ». 

 

De même dira Michael Moller dans un discours lu par Corinne Momal Vanian « l’énergie est aussi essentielle pour atteindre d’autres objectifs ».  Car l’énergie est au cœur de tous les enjeux du XXIème siècle, analyse Matthias Leridon : « l’énergie, c’est la vie ! Il n’y a pas d’éducation, pas de santé, pas d’environnement durable sans énergie propre. Et l’Afrique vit dans ce domaine un paradoxe unique : ses ressources en matière d’énergie non carbonée sont quasi-illimitées mais la connexion des peuples africains à l’électricité reste encore pour beaucoup à créer ». 

Antoine Barbry, Ambassadeur Représentant par intérim de la Francophonie est du même avis"Les infrastructures énergétiques déficientes sont un frein insupportable au développement de l’Afrique » car dit-il : « c’est une nouvelle frontière qui doit être franchie avec l’aide de tous les partenaires » comme il soutient que : « le geste artistique sans équivalent de cette exposition (54 artistes de 54 pays autour d’un seul thème) ne met pas en place les infrastructures mais il braque les projecteurs, sur ce problème, et sensibilise le grand public qu’un discours purement économique laisse froid ». Pour M. Barbry, la Francophonie partage pleinement le message optimiste transmis par l’exposition. Il a ainsi salué le «dynamisme » du continent africain, « sa jeunesse, son bouillonnement créatif » qui  « peuvent devenir les phares d’un monde tiraillé par des passions contraires ». Le représentant de la Francophonie a remercié très chaleureusement les « Fondations comme celle d’African Artists for Development qui s’engagent pleinement sur ce mot d’ordre avec l’ambition de faire connaître au plus grand nombre les richesses matérielles, mais aussi les richesses humaines et culturelles » du continent africain. 

Un tour à Addis Abeba

Pour l’Ambassadeur Jean Marie Ehouzou : « ce vernissage témoigne de la diversité et de la richesse dont regorge l'Afrique dans le domaine de l'art », ainsi a –il félicité « les 54 Artistes africains qui s'engagent à travers leurs prestations dans une même gestuelle artistique pour révéler au monde entier l'incandescence des arts, de la culture et de la pensée à l'échelle du Continent. » Très ému, l’ancien ministre des Affaires Etrangères du Bénin et représentant permanent de l’Union africaine a recommandé à M. Leridon de montrer les œuvres au siège de l’Union africaine à Addis Abeba : «  ces œuvres devront faire le tour du Continent et faire une escale à Addis-Abeba siège de l'Union Africaine » et de conclure : « En tout cas ce qui est réalisé ici et qui honore le Continent ne sera pas oublié ». 

Aux côtés des huit artistes présents et salués à la mesure de leur travail magistral autour de la thématique de l’énergie, on notait l’intérêt des diplomates, des fonctionnaires internationaux, du nombreux public métissé venus assister au vernissage de l’exposition qui se passe juste à un étage de la salle du Conseil des droits de l’Homme. Et l’invite de Michael Moller retentit encore dans leurs oreilles «  il faut se « mettre au courant de l’Afrique à travers son art moderne. Je vous invite à court-circuiter tous les clichés et à découvrir avec un esprit ouvert ce continent dans toute sa richesse, toutes ses dimensions ». 

El Hadji Gorgui Wade NDOYE – Directeur des publications du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com

Source: www.ContinentPremier.Com

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14/03/2017

Revoir le mandat des casques bleus: Le Sénégal y engage l'ONU lors du segment de haut niveau du Conseil des droits de l'Homme:

Le Conseil des droits de l'Homme poursuit les travaux de sa trente-quatrième session, qui se tient au Palais des Nations à Genève jusqu'au 24 mars prochain. Mankeur Ndiaye, Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur du Sénégal fait partie des 107 hauts dignitaires, du segment de haut niveau, venus du monde entier plaider, dans un monde d’incertitudes, plus de droits humains sur toutes les latitudes.

 
GENEVE – (Suisse)- « L’importance que revêt le respect de tous les aspects des droits de l’homme pour la stabilité du monde doit être réaffirmée par tous les membres de la famille des Nations Unies. », a martelé Mankeur Ndiaye. 
 
Réévaluer le mandat des casques bleus
 
Poursuivant sur cette même dynamique, le Sénégal est revenu sur un débat qu’il a suscité sur la problématique des Operations de Maintien de la Paix dans le contexte des menaces asymétriques avec pour objectif d’amener la Communauté internationale à réévaluer fondamentalement le mandat confié aux casques bleus.  
 
L’actualité récente a montré que de nombreuses et graves violations des droits de l’homme ont été commises dans des zones où interviennent des casques bleus, qui en raison d’un mandat trop restrictif, n’ont pu intervenir au grand dam de victimes innocentes. « Devons-nous dès lors continuer à rester impassible face aux massacres de populations civiles, de viols, de rapts d’enfants dans des zones de conflits ? », s’est interrogé Mankeur Ndiaye pour qui le Conseil des droits de l’homme doit aussi se pencher sur cet aspect au nom de la lutte contre l’impunité et de la responsabilité de protéger. Mais, pour atteindre ce but, « les Etats doivent faire en sorte que le Conseil puisse remplir efficacement sur le terrain le mandat que nous lui avons confié, sur la base des principes convenus d’interdépendance, d’universalité et d’indivisibilité des droits de l’homme », a analysé M. Ndiaye qui a réaffirmé que le Sénégal est pour la Cour pénale internationale.
 
Au titre de la présidence sénégalaise du Conseil de sécurité intervenue au mois de novembre 2016, notons que le Sénégal a initié d’importantes actions portant, notamment sur le financement des Operations de Maintien de la Paix, la lutte contre la rhétorique et l’idéologie extrémiste et le renforcement de la coopération autour de l’Eau, pour un monde plus stable et plus pacifique. 
 
EL HADJI GORGUI WADE NDOYE- 

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08/03/2017

Femme : Je te dirai !

Femme, Egalite, complémentarité, 8 marsJe te dirai : je suis, parce que tu es.

Je te dirai : tu es mon égale supérieure.

Femme tu es faite, comme je le suis, pour être ton complémentaire.

Je te dirai juste je souhaite être ton complice.

Permets moi juste d’être ton compagnon dans le long combat de la vie.

Tu es la Vie.

Dépositaire du souffle divin tu en es la protectrice, la nourricière et la multiplicatrice.

Je te dirai avec force élégance ma faiblesse voilée dans une carapace de muscles.

Je crie fort, je gueule, j’élève la voix car ta douce voix me terrasse et m’éblouit.

Ton regard savant perce mes mystères, comme ton silence secoue comme un tonnerre.

Femme, je serai le chevalier éternel, le soldat au myocarde blessé qui ne mourra pas devant ta magnanime Majesté !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste. Directeur du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com

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01/03/2017

Chrétiens du monde entier: Bon quadragesima !

Que ce  Carême quête pour vous de plus de spiritualité soit accepté. Un long chemin vers Pâques, ce mercredi des Cendres est une date importante dans la foi chrétienne. Vous mangerez moins, serez mieux avec vous, avec les autres et dans l'humilité de la recherche du Seigneur le Tout Puissant.


Je prie avec vous pour que l'Amour habite les humains et que ce monde soit meilleur pour toute l'Humanité sur toutes les latitudes. Amen.


El hadji Gorgui Wade Ndoye.

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28/02/2017

Ne l'oublions pas: Il y a une année les Suisses rejetaient à 58,9% l'initiative inique de l'UDC .

L'Union démocratique du centre dont on attend encore des propositions concrètes justes  et humaines pour une vraie intégration des étrangers pensait se renforcer en portant encore un coup dur aux étrangers. En effet prise dans une foudre rageuse et gonflée des muscles par son succès d'il y avait 4 ans, l'UDC croyait pouvoir marcher sur le Droit international, sur le Droit tout court pour renvoyer de manière automatique tout étranger qui aurait fauté. L'étranger était de facto assimilé au criminel. Inscrire dans la Constitution des écarts était une manière de juger sans aucune forme de procès équitable le "criminel étranger". Une automaticité digne des dictatures que le peuple suisse souverain a enterré doublement par une majorité populaire et une majorité des cantons. Le dimanche 28 février 2016, la Suisse a échappé à inscrire sur sa constitution le lynchage automatique de ses étrangers. Et pire, même s'il est né en Suisse ou a des enfants à charge, le renvoi aurait été sans appel. Un bannissement qui aurait pu s’appliquer en outre aux “secondos”, les étrangers de deuxième génération nés sur le sol helvétique.


Je disais à l'époque qu'aucune personne censée ne valide les actions criminelles mais que personne ne devait jouer avec le Droit qui protège tout humain. Pensées solidaires et respectueuses à toutes celles et à tous ceux qui s'étaient battus pour la justice, pour la dignité humaine. Ils étaient des millions de femmes et d'hommes qui ont ont été, qui sont justes. Je les salue.


El Hadji Gorgui Wade Ndoye. ContinentPremier.Com

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23/02/2017

Inscription sur les listes électorales : Grande mobilisation des Sénégalais de Genève

 
L’ambassadeur Coly SeckL’ambassadeur Coly Seck
 

Les Sénégalais résidents en Suisse se sont mobilisés a été notée, avant-hier, à Genève qui abrite l’Ambassade du Sénégal. Une grande satisfaction auprès des représentants diplomatiques, des fonctionnaires du ministère de l’intérieur dépêchés que des représentants des partis politiques et de la Cena.

Dans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales en perspective des élections législatives du 30 juillet 2017, l'ambassade du Sénégal en Suisse qui a informé largement la communauté sénégalaise a été envahie par nos compatriotes qui saluent cette présence de l’Etat auprès d’eux  pour qu’ils accomplissent leur devoir citoyen. La commission accueillie le 22 février à Genève, séjournera en Suisse jusqu’au 02 mars 2017. Une tournée dans les grandes villes est prévue notamment à Berne, Zurich, Lausanne, Bâle. La révision concerne le maintien du statut, une nouvelle inscription, une modification d’adresse ou de circonscription électorale. Cette opération concerne les électeurs résidents en Suisse inscrits dans le fichier général, précise une note de l’ambassadeur Coly Seck dont les services ont travaillé de 9 heures à 21 heures 30. Ces inscriptions intéressent également tous les électeurs ayant 18 ans révolus ou qui auront 18 ans le jour du scrutin du 30 juillet 2017. Nos compatriotes accueillis dans les nouveaux locaux de l’ambassade du Sénégal se sont présentés devant la commission administrative.

Selon l’ordre d’arrivée, un ticket est remis et le citoyen attend son tour jusqu’à la délivrance du quitus d’inscription qui a lieu après avoir rempli dûment un dossier, la prise de photo, la capture décadactylaire des empreintes et de la signature. La carte d’identité biométrique CEDEAO qui sera délivrée fait également office de carte d'électeur.

Le président du décénat, Dr Ibrahima Guissé ainsi que le représentant du PDS, Aldiouma Diallo ont salué la grande mobilisation de nos compatriotes et les efforts fournis par l’ambassade qui n’a ménagé aucun effort pour l’accueil de la Commission électorale.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (correspondance particulière)

- See more at: http://www.lesoleil.sn/component/k2/item/61795-inscription-sur-les-listes-electorales-grande-mobilisation-des-senegalais-de-geneve.html#sthash.z8R6eEPg.dpuf

Article de votre serviteur en appel à la UNE - LE SOLEIL DE DAKAR de ce jour.

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21/02/2017

SANS PAPIERS: Allô le monde, Genève a entamé la régularisation !

Sans papiers, régularisation, Pierre Maudet, Martine Brunschwig Graf, Ruth Dreifuss, Genève, Henri Dumant, Humanisme, La ville d'Henri Dunant veut effacer de sa face l'hideuse image que traînent beaucoup de grandes villes en donnant une dignité, une existence officielle aux Sans-Papiers. Merci au Conseil d'Etat notamment au jeune Capitaine Conseiller d'Etat, Pierre Maudet qui a dirigé avec élégance l'opération "Papyrus" nom de code de cette volonté étatique de régulariser les Sans papiers.


Clin d'oeil également à deux grandes Dames, l'infatigable Ruth Dreifuss, elle mériterait bien de porter le nom de Mère Royaume pour sa combativité et bien sûr à Mme Martine Brunschwig Graf que nous avions choisie comme la Femme de l'Année pour ContinentPremier. Vous voyez nous savons dire les meilleurs parmi nous, ces femmes et hommes qui savent lire le monde avec humilité et qui s'engagent pour le triomphe de l'humanisme intégral.  


Bravo #Genève: Je suis fier de ce Canton pour ce geste si juste et si noble. Et les mots pour le dire sont clairs comme l'eau de roche : «Il s'agit de mettre fin à une hypocrisie et de valider ce que la réalité a déjà établi», a expliqué le conseiller d'Etat Pierre Maudet, cité par la Tribune de Genève 
(Photo: L. Fortunati)

 

El Hadji Gorgui Wade Ndoye - Directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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21 février:Des étudiants réclamaient la reconnaissance de leur langue maternelle, ils ont été massacrés

Le 21 février est une Journée mondiale  que nous devons au sang versé par des étudiants pour la reconnaissance de leur langue maternelle. Oui, aujourd'hui la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la langue maternelle pour promouvoir la diversité linguistique, culturelle le multilinguisme et ce, depuis février 2000 !

En 1952, de jeunes étudiants sont abattus par la police à #Dhaka, la capitale de ce qui est maintenant le Bangladesh car ils réclamaient la reconnaissance de leur langue le #Bangla, comme l'une des deux langues nationales du #Pakistan.


Je m'incline devant leur mémoire et salue chacune et chacun d'entre vous dans sa #langue #maternelle.


El hadji Gorgui Wade Ndoye - ContinentPremier.

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17/02/2017

Importante information aux Sénégalais de Suisse: Révision exceptionnelle des listes électorales.

SENEGAL, ELECTIONS, SUISSE, DIASPORA, CEDEAO, LEGISLATIVES, GENEVE, BERNE, ZURICHBIOMETRIQUEDans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales en perspective des élections législatives du 30 juillet 2017, l'Ambassade du Sénégal en Suisse informe dans un document envoyé à ContinentPremier.Com les citoyens sénégalais que la commission séjournera en Suisse du 22 février au 02 mars 2017.

 
La révision concerne le maintien du statut, une nouvelle inscription, une modification d’adresse ou de circonscription électorale.
 
Maintien du statut :
 
Cette opération concerne les électeurs résidents en Suisse, déjà inscrits dans le fichier général.
 
Nouvelle inscription :
 
Ces inscriptions intéressent tous les électeurs ayant 18 ans révolus ou qui auront 18 ans le jour du scrutin du 30 juillet 2017 n’ayant jamais été inscrits sur une liste électorale.
 
Modifications
 
Elles sont relatives aux demandes de changement de juridiction (une personne inscrite sur les listes électorales dans un pays autre que la Suisse et qui veut y voter lors des législatives de 2017) ou de localité de vote dans la juridiction.
 
Rappel
 
Tout électeur qui se présente devant la commission administrative doit obligatoirement présenter sa carte d’identité ou sa carte d’électeur ou passeport numérisé ou extrait de naissance ainsi que la photocopie de la pièce
présentée.
 
La présence physique est obligatoire pour les besoins de la prise de photo, de la capture décadactylaire des empreintes et de la signature.
 
NB : La carte d’identité biométrique CEDEAO fait également office de carte d'électeur.
 
Présence de la Commission dans ces différents lieux avec le contact des personnes ressources et le lieu d'inscription.

 

GENEVE - 
 
Mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 février 2017
 
OÙ:
 
Mission Permanente/Ambassade du Sénégal
20 Route de Pré-bois 1215 Genève
Immeuble ICC Bâtiment H, étage 4
 
Contact: Monsieur Mouhamedine SALL
 
Président des Sénégalais de Genève
36 Chemin des Crêts de champel, 1203
GENEVE - Email : mouha2sall@gmail.com
 
LAUSANNE ----- Samedi 25 février 2017
 
OÙ:
Timbereng school
Rue de Genève 77, CH-1004 Lausanne
 
Contact: Monsieur Assane Diop
Timbereng school
Tel: 0787486837

ZURICH ----- Dimanche 26 février 2017
 
OÙ:
 
Sozialzentrum Bachwiesenstrasse 40

8047 Zürich

 
Contact: Monsieur Célestino Rodrigues PREIRA
Président de l’Association des Sénégalais de Zurich
Eugen Huber-strass 110, 8048
ZURICH
 

BERNE ---- Mardi 28 février 2017

 
OÙ:
 

Muristrasse 75, 3006 Bern

 

Contact: Monsieur Ismaïla DAFFE
Président des Ressortissants et
Sympathisants Sénégalais de Berne
Bahnhoheweg 38, 3018
BERNE
 
 

 EL HADJI GORGUI WADE NDOYE - ContinentPremier.Com

 

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16/02/2017

Sale temps pour la presse romande !

L'hécatombe se poursuit. Après la mort de l'Hebdo qui a signé son acte de décès le 2 février 2017, des licenciements à la Tribune de Genève, le journal Le Temps doit faire face, à "la plus forte restructuration de l'histoire" du canard, a t-on appris aujourd'hui ! Près d'une trentaine de postes à la trappe.


A ce rythme, dis-je, on aura plus que les banquiers, les politiciens et les policiers pour informer le public!


Vraiment, une très mauvaise météo pour le journalisme suisse romand. 


J'exprime ma vive solidarité avec les collègues concernés par tous les licenciements opérés ces derniers temps et à venir.


EL HADJI GORGUI WADE NDOYE -ContinentPremier.Com

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13/02/2017

Léa Suter, la bloggeuse suisse pour la paix.

LEA SUTER, PAIX, PEACE, PEACE BLOGGING, LIBAN, MALILa Suisse alémanique de 32 ans est au Mali après un séjour au Liban. Lea fait le tour du monde pour mettre en avant les histoires de réussite dans la construction et la promotion de la paix accomplies par d’autres personnes souvent peu connues du grand public. Elle a mis en place PeacePrints-Blogging for peace qui lui sert de relais. Madame Suter vise à travers son projet de rappeler aux gens d’origines et de statuts divers que tout le monde fait partie du projet monde. Elle inspire et donne envie de s’engager en montrant que chacun peut contribuer à la paix à quel que niveau que ce soit. (Entretiens)-

 

Pourquoi ce voyage au Mali ?

Dans la rubrique « international » il nous manque des nouvelles positives. Nous sommes inondés par les informations et images de conflit et destruction. Afin d’avoir une image plus holistique du monde et donc plus proche de la réalité il est important d’inclure également les histoires de réussite dans notre perspective/focus. Donner plus de visibilité aux projets de succès ne sera non seulement plus juste par rapport à ces personnes derrière ces projets qui font un travail extraordinaire et dont on ne parle presque jamais.

Raconter ces histoires positives redonnera de l’espoir à la population et l’ encouragera à suivre ces exemples et à participer à la construction d’un monde/co-existence en paix (Peaceful living together). 

Les médias et les politiciens ne voient cela pas comme leur mission de parler du positif, c’est pour ça que j’ai créé une initiative citoyenne PeacePrints- Blogging for peace. En une année je vais voyager en tant que « reporteur de paix » dans douze pays fragiles (d’après-guerre) afin d’y collectionner des histoires de réussite et de les partager sur mon blog avec un public international. Le Mali est ma deuxième destination après le Liban.

S’engager pour la paix, n’était ce pas une utopie ? 

La paix dans le monde nous concerne tous. Par contre les informations que l’on reçoit très réguliérement sur tous les maux qui assaillent notre terre nous mettent dans un état de résignation et renforcent la tendance de vouloir se retirer du monde et de s’isoler. Ainsi nous laissons les discours de peur prendre de plus en plus d’espace dans notre vie. Pour lutter contre le mal y compris la guerre il ne suffit pas de l’ignorer ou de lutter contre. Le plus efficace et constructive est de diffuser des histoires alternatives et de créer une image de ce que nous voulons à la place en nous imprégnant des images de ce que nous ne voulons pas.  

Suite ici: 

http://www.continentpremier.com/?article=2136&magazin...

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Directeur des publications Magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

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10/02/2017

Théo: les dérives du profilage ethnique avec leur cohorte d'humiliation et d'insultes!

A suivre les développements de cette Affaire sordide et la masturbation hypocondriaque de certains hommes politiques dans les commentaires et dans la gestion de cette sale mascarade et bourde policière, j'aimerais dire aux Français: ces policiers là ne sont pas l'incarnation d'une République normale ! Un mot d'abord pour ce gamin et sa famille: Courage, vous n'êtes pas seuls !

L'humiliation et l'insulte sont des armes des faibles et malheureusement ces indignes là sont sous le couvert de la puissance publique ! Mais le Droit et la Morale seront avec la détermination des humains de valeur des armes indestructibles ! Théo a été maltraité, humilié, insulté, violé par une cohorte de policiers qui n'ont rien à faire dans une police digne de ce nom.

Français, vous devez dire Non à l'insulte faite aux grandes Dames et aux grands Hommes de votre pays qui ont essayé de donner à la France le visage d'un pays respectable. Que vous soyez Blancs, Noirs ou ce que vous voulez l'Histoire vous somme d'arrêter ces bandits de grand chemin et de barrer la route au Front National qui semble sans aucune forme de dignité et de compassion et même de réserve s'émouvoir qu'un gamin puisse subir sur cette terre d'Alexandre Dumas, de Césaire, de Lafayette, de Voltaire, de Sartre une telle ignominie ! Ils veulent une guerre entre Français, engranger des points pour gagner une élection: vos visages d'humains ne les intéresse pas.


J'ai bien peur pour vous et décidément j'ai pitié pour vous peuples de France car oui en disant "racailles" d'un côté et " défenseurs de la nation" d'un autre, ils visent à créer un hiatus.


Ils veulent lyncher dans leur corps et dans leur âme des enfants de cette République qui malgré ses difficultés réelles est encore debout sur le terrain de l'Humanisme.


On n'efface pas à coup de karcher l'Histoire des peuples ! Marine Le Pen n'est pas avec sa famille le visage de la noble France. S'attaquer à des enfants les salir les humilier comme on viole en terre de guerre des dames devant leur mari est ce donc cela le nouveau visage de ce pays qui s'appelle la France, fille aînée de l'Eglise, Terre des Droits humains. Est ce donc cela le pays d'Hugo, de Montesquieu, de l'Abbé Pierre, de Germaine Tillion, d'Aragon ?
Honte, honte, honte à celles et à ceux qui tuent la France en assassinant poignard au dos ces mômes qui ont comme tous les enfants du monde les mêmes rêves: Grandir en sécurité et conquérir leur Bonheur !


Non, en réalité, le Front National n'est pas la panacée pour la France, ce sera une plaie béante, une belle pourriture qui ne mérite pas de remplacer ce cher Hollande qui malgré tout a un coeur! Merci François d'avoir été au chevet de Théo !

El Hadji Gorgui Wade NDOYE- ContinentPremier.Com.

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09/02/2017

Birmanie : Des femmes et des filles Musulmanes violées par les forces de sécurité

De nouveaux témoignages ont fait état d’attaques systématiques sur la base de l’origine ethnique et de la religion selon ce communiqué de Hurman Rights Watch. 

(New York, le 6 février 2017) – Fin 2016, les forces de sécurité birmanes ont commis des viols et d’autres violences sexuelles à l’encontre de femmes et de jeunes filles rohingyas, dont certaines n’avaient que 13 ans , lors d’opérations sécuritaires menées dans l’État de Rakhine dans le nord du pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le gouvernement birman devrait autoriser rapidement une enquête internationale indépendante sur les allégations d’abus dans l’État de Rakhine, notamment au sujet des viols systématiques des femmes et jeunes filles appartenant à l’ethnie Rohingya.


Des membres de l’armée birmane et de la police des frontières ont pris part à des viols, des viols collectifs, des fouilles corporelles invasives et des agressions sexuelles dans au moins neuf villages dans le district de Maungdaw entre le 9 octobre et mi-décembre, a affirmé Human Rights Watch. Des survivants et des témoins, ayant identifié des unités de l’armée et de la police des frontières grâce à leurs uniformes, leurs foulards, leurs brassards et leurs écussons, ont décrit des attaques en groupe par les forces de sécurité, certains d’entre eux maintenant les femmes à terre ou sous la menace d’une arme tandis que d’autres les violaient. De nombreux survivants ont déclaré avoir été insultés et menacés à cause de leur appartenance ethnique ou religieuse au cours des attaques.

« Ces agressions horribles menées par les forces de sécurité contre des femmes et des jeunes filles rohingyas constituent un nouveau chapitre violent du long passif répugnant de l’armée birmane en matière de violences sexuelles contre les femmes », a déclaré Priyanka Motaparthy, chercheuse senior sur les situations d’urgence à Human Rights Watch. « Les commandants de ces unités de l’armée et de la police devraient être tenus responsables de ces crimes s’ils n’ont pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour y mettre fin ou pour punir les personnes impliquées. »

De décembre 2016 à janvier 2017, les chercheurs de Human Rights Watch ont interrogé 18 femmes au Bangladesh, dont 11 avaient survécu à des agressions sexuelles, ainsi que 10 hommes. Dix-sept hommes et femmes, y compris des femmes ayant survécu aux attaques, ont été témoins de violences sexuelles, notamment contre leurs épouses, leurs sœurs ou leurs filles. En tout, Human Rights Watch a répertorié 28 viols et autres agressions sexuelles, certains incidents impliquant plusieurs victimes. Un rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) le 3 février a révélé que plus de la moitié des 101 femmes interrogées par les enquêteurs de l’ONU ont déclaré avoir été violées ou avoir subi d’autres formes de violence sexuelle. D’après un total de 204 entretiens, le rapport a conclu que les attaques, dont les viols et les autres violences sexuelles, « semblaient avoir été étendues et systématiques, signe de la perpétration très probable de crimes contre l’humanité ».

Après les attaques menées par des militants rohingyas contre des postes de gardes-frontières le 9 octobre 2016, l’armée birmane a lancé une série d’« opérations de nettoyage » dans l’État de Rakhine au nord. Les forces de sécurité ont exécuté sommairement des hommes, des femmes et des enfants, ont pillé des propriétés et ont brûlé au moins 1 500 maisons et autres bâtiments. Plus de 69 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh, tandis que 23 000 autres ont été déplacés à l’intérieur du pays dans la division de Maungdaw.

Plusieurs femmes ont décrit la façon dont les soldats ont cerné leurs villages ou leurs domiciles, puis ont rassemblé les villageois à l’extérieur, séparant les hommes des femmes, et les ont détenus pendant de nombreuses heures. Les soldats ont souvent abattu les villageois et violé, séparément ou collectivement, les femmes et les jeunes filles. « Ayesha », femme rohingya d’une vingtaine d’années, a déclaré à Human Rights Watch : « Ils ont rassemblé toutes les femmes et ont commencé à nous battre avec des bâtons de bambou et à nous donner des coups de pied avec leurs bottes. Après nous avoir battues, les militaires ont emmené 15 femmes de mon âge environ [et moi] et nous ont séparées... [Les soldats] m’ont violée à tour de rôle, déchirant mes vêtements. »

Au cours de ces descentes dans les maisons, les forces de sécurité ont fréquemment battu ou tué les membres des familles et violé les femmes. « Noor », femme d’une quarantaine d’années, a déclaré que 20 soldats avaient envahi sa maison et les avaient saisis, elle et son mari : « Ils m’ont emmenée dans la cour de la maison. Deux autres ont placé un fusil contre ma tempe, ont déchiré mes vêtements et m’ont violée... Ils ont assassiné [mon mari] devant moi avec une machette. Puis trois autres hommes m’ont violée... Au bout d’un moment, j’ai commencé à saigner gravement. Je souffrais d’une douleur sévère dans le bas-ventre et tout mon corps me faisait mal. »

Les violences sexuelles ne semblent pas s’être produites de manière aléatoire ou opportune, mais relever d’une attaque coordonnée et systématique contre les Rohingyas, en partie à cause de leur appartenance ethnique et de leur religion, a précisé Human Rights Watch. De nombreuses femmes ont déclaré à Human Rights Watch que les soldats les avaient menacées ou insultées en proférant des paroles axées sur leur statut de musulmanes rohingyas ; ils les ont traitées de « salope de bengali » ou de « salope de musulmane » tout en les battant ou en les violant. Une femme a entendu des soldats lancer cette menace : « Nous allons vous tuer parce que vous êtes musulmans. » D’autres femmes ont rapporté que les forces de sécurité leur avaient demandé si elles « abritaient des terroristes », puis les avaient battues et violées lorsqu’elles avaient répondu non. Une femme d’une vingtaine d’années, ayant déclaré que des soldats avaient essayé de la violer dans sa maison, a ajouté qu’ils lui avaient dit : « Tu élèves tes enfants pour nous tuer, alors nous allons tuer tes enfants. »

Les autorités birmanes n’ont pris aucune mesure concrète pour enquêter sérieusement sur les allégations de violences sexuelles ou d’autres abus signalées par des organisations non gouvernementales, dont Human Rights Watch. Une commission d’enquête nationale sur la situation dans le district de Maungdaw, dirigée par le premier vice-président et composée de représentants du gouvernement actuels et passés, a publié un rapport intermédiaire le 3 janvier 2017. Elle affirme avoir traité les allégations de viols et « interrogé les villageois et les femmes localement à l’aide de diverses méthodes... [mais les preuves récoltées sont] insuffisantes pour intenter des actions en justice à ce jour. » De plus, contrairement aux conclusions des groupes de défense des droits humains, la commission a rejeté les récits d’abus graves et de persécution religieuse et déclaré qu’il n’y avait aucun cas de malnutrition.

Le 26 décembre 2016, le Comité d’information de la Conseillère d’État Aung San Suu Kyi a publié un communiqué de presse portant sur « les rumeurs selon lesquelles des femmes avaient été violées au cours des opérations de nettoyage menées par les forces de sécurité à la suite des violentes attaques dans le canton de Maungdaw ». Annexé d’une image titrée « Faux viol », le communiqué affirmait que la commission d’enquête avait interrogé deux femmes dont les témoignages étaient contradictoires sur le fait qu’elles avaient été violées et que les chefs de village avaient réfuté leurs récits par la suite. Cependant, la vidéo de la visite de la commission montre un enquêteur posant à l’une des femmes des questions sur les violences subies par d’autres femmes auxquelles elle avait assisté, et non sur son expérience personnelle. Rien dans le témoignage vidéo ne suggère qu’elle ait menti au cours de l’entretien. Celui-ci semble agressif et non conforme aux directives agréées de conduite d’entretiens auprès de victimes de violences sexuelles. Les circonstances problématiques dans lesquelles les autorités ont mené ces entretiens, ainsi que les risques encourus par les femmes, notamment lorsque les autorités ont dévoilé leurs noms et leurs identités aux médias, soulèvent de sérieux doutes sur la crédibilité du communiqué de presse du Comité d’information.

 « Le gouvernement devrait cesser de contester ces allégations de viol et offrir plutôt aux survivants un accès au soutien nécessaire, aux soins de santé et à d’autres services », a déclaré Priyanka Motaparthy.

Les Rohingyas victimes d’agression sexuelle sont confrontés à un accès limité aux soins de santé d’urgence, y compris pour éviter toute grossesse non désirée à la suite d’un viol et toute infection par le VIH, et pour traiter d’autres maladies sexuellement transmissibles, a déclaré Human Rights Watch. Bien que le gouvernement birman ait permis à certains secours d’atteindre l’État de Rakhine au nord, il continue d’empêcher l’aide internationale d’accéder à la population civile. Nous ne savons pas combien de rescapées de viol se trouvent toujours dans la région et si elles ont reçu les soins de santé adéquats. Aucune des femmes interrogées par Human Rights Watch n’a eu accès à des installations médicales avant d’atteindre le Bangladesh. Nombre d’entre elles ont rapporté qu’elles manquaient d’informations sur les services disponibles au Bangladesh, ou qu’elles ne pouvaient pas faire soigner leurs enfants ni se payer le transport jusqu’à une clinique.

« L’échec du gouvernement à enquêter sur les viols et les autres crimes commis contre les Rohingyas devrait faire comprendre aux amis de la Birmanie et aux bailleurs de fonds qu’il faut absolument une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur ces abus effroyables », a conclu Priyanka Motaparthy.

Pour en savoir plus sur d’autres cas de violences sexuelles dans l’État de Rakhine documentés par Human Rights Watch, veuillez consulter la version en anglais de communiqué :
https://www.hrw.org/news/2017/02/06/burma-security-forces...

Ces témoignages seront prochainement mis en ligne en français sur cette page :
https://www.hrw.org/fr/news/2017/02/06/birmanie-des-femme...

Pour consulter d’autres communiqués ou rapports de Human Rights Watch sur la Birmanie, veuillez suivre le lien :
https://www.hrw.org/fr/asia/burma

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